Rue Rochambeau à Metz

Les pouvoirs publics font des discours sur l'hygiène... ça reste des discours !

Brève
15/05/2020

Les habitants de la Tour Rochambeau géré par l’OPH Metz métropole en ont ras-le-bol : cela faisait 3 semaines que la société censée nettoyer les communs de l’immeuble et s’occuper des poubelles n’était pas passée. Le vide-ordure était bouché et les poubelles de l’immeuble pas traitées. Les ascenseurs, leurs boutons et les parties communes ne sont quant à elle toujours pas nettoyé. Cela alors que Metz et tout le département de Moselle sont classés comme zone rouge.

Tous les jours le gouvernement et les médias font la morale concernant les distances de sécurité, le port de masque, la responsabilité individuelle, etc… Et là, plusieurs centaines de personnes devaient vivre dans des conditions d’hygiène indigne alors qu’elles payent leur loyer ! C’est l’OPAC qui, il y a plusieurs années, a supprimé les emplois de concierge : on en voit le résultat, c’est catastrophique !

Et après cela, la direction de l’OPH a le culot de laisser dans le hall d’immeuble des affiches vantant le maintien des « services essentiels et de premières nécessité ». Qu’est-ce qu’on dit déjà sur ceux qui osent tout ?

 

Manifestation à Metz

40 dans la rue c’est interdit, mais 400 dans une usine c’est bien ?!

Brève
14/05/2020

Une quarantaine de manifestants se sont retrouvés colonne Merten à Metz lundi dernier pour "exprimer la gratitude aux personnels de première ligne". C’était à l’appel des Gilets jaunes et de militants politiques et syndicaux.

Leur identité a été relevée et ils devraient recevoir chacun un PV de 135 euros. Selon la police nationale, "ces personnes se mettent en danger et mettent en danger les personnels tenus d'encadrer et de disperser ce type de regroupement".

On attend avec impatience l’intervention des CRS contre les patrons qui ouvrent les usines où s’entassent des centaines de travailleurs… mais on risque d'attendre longtemps.

Ces PV doivent être annulés sans délais !

 

Coronavirus

Les mineurs avaient bien des raisons de réclamer un préjudice d’anxiété !

Brève
14/05/2020

Selon le Républicain lorrain qui cite ces chiffres, il y a eu 70% de décès supplémentaires chez les anciens mineurs. C’est la Carmi-Est (caisse régionale de sécurité sociale dans les mines) qui donne ce chiffre à comparer avec une surmortalité de 39% pour le Grand-Est, sur la même période de mars-avril.

Bien sûr il s’agit d’une estimation pour l’instant, mais la tendance est confirmée par la caisse de sécurité sociale des mineurs.

Depuis des années les mineurs se battent pour faire reconnaitre le préjudice d’anxiété pour les mineurs, exposés qu’ils ont été à l’amiante et aux produits cancérogènes. Les tribunaux font trainer les procédures, mais la réalité est là.

La reprise dans les écoles

Sous le signe de la méfiance

Brève
13/05/2020

D’après le Rectorat, un élève sur dix avait repris le chemin de l’école en Lorraine ce mardi 12 mars. A l’école du Placieux par exemple, près du quartier d'Haussonville à Nancy, où le maire, le recteur et le préfet avaient donné rendez-vous à la presse, 15 enfants seulement étaient présents sur 70 élèves concernés (trois classes sur sept étaient ouvertes).

L’école est bien loin d’avoir raccroché tous les enfants qui auraient grand besoin d’être rescolarisés. Mais, après tous les mensonges gouvernementaux, les parents n’ont pas confiance et hésitent à confier leurs enfants.

Au pays des trois frontières...

Les frontières empêchent le ravitaillement

Brève
10/05/2020

Le préfet de Moselle l’a sèchement rappelé dans un tweet : « Il n’est pas possible de se rendre en Allemagne ou au Luxembourg pour faire ses courses ! ». Depuis le début de l’épidémie, les frontières sont fermées et les contrôles donnent lieu à de nombreuses contraventions.

Or c’est une vraie difficulté pour les populations vivant à proximité de la frontière. Car depuis des années, les taxes réduites côté luxembourgeois ont fait fermer les supermarchés, tabacs et stations-services côté français. Il faut parfois faire des kilomètres pour trouver de quoi se ravitailler en produits de première nécessité. Et c’est la même chose le long des frontières belge et allemande.

Même dans l’espace Schengen, les frontières restent un archaïsme que la bourgeoisie n’a jamais su totalement dépasser. Et ça n’est jamais aussi visible que lorsqu’elles se referment…