Mineurs de Lorraine

Selon que vous serez…

Brève
29/07/2021

Malgré une décision en janvier dernier de la cour d’appel reconnaissant définitivement le préjudice d’anxiété pour 726 mineurs, après dix années de mobilisation et de procédure, le gouvernement n’a toujours pas versé l’indemnité de 10 000 euros qu’il doit à chacun.

Les députés LREM ont fait un communiqué pour dire que l’argent serait versé… et ils ont versé des larmes sur les mineurs qui ont tant donné etc…

Ce qu’on peut juste constater, c’est que pour donner des sous qui sont dus, ça traine plus pour les ouvriers que pour aider à coups de milliards les groupes capitalistes !

Hôpital de Boulay

Le ras le bol du personnel éclate

Brève
29/07/2021

Le quart du personnel de l’hôpital et de l’Ehpad de Boulay a fait grève lundi 26 contre le manque de personnel. Dans le Républicain lorrain une aide soignante proche de la retraite témoigne : « Quand j’ai commencé, il y avait cinq infirmières et six aides-soignantes pour 45 patients. Aujourd’hui pour 23 patients dans mon service, on se retrouve parfois à une infirmière et deux aides-soignantes. »

Une autre ajoute : « Donner à manger aux patients âgés au lance-pierre, je n’appelle pas ça un repas. » Un soignant de l’Ehpad poursuit : « Ce week-end, il y avait deux soignants pour 62 résidents. Résultat : les personnes âgées sont restées au lit. On croit qu’on va leur redonner goût à la vie ? »

Le manque de personnel, criant avant la pandémie, devient insupportable. Qu’a fait le gouvernement ? Brandir le bâton contre les travailleurs, il sait faire mais embaucher dans les hôpitaux et les Ehpad et augmenter les salaires… il faudra l’y contraindre.

Hambach

L’argent coule à flots pour les multinationales

Brève
13/07/2021

La construction d’une usine de panneaux solaires à Hambach serait, selon la presse, sur une bonne voie. L’avenir le confirmera ou pas, comme il confirmera ou pas la création de 1 500 emplois pour les fabriquer.

Ce qui est acquis, c’est que les fonds publics sont ouverts pour que des entreprises privées fassent du profit : l’Etat apporte 50 millions et garantira tout ou partie d’un prêt bancaire de 300 millions ; la Caisse des dépôts apporte 40 millions ; l’Union européenne apporte 100 millions au titre de la « transition énergétique », la Région, les collectivités locales verseront au pot. Bref, les aides publiques coulent à flots.

En attendant on manque de personnel dans les hôpitaux de Sarreguemines. L’argent public n’arrête pas d’arroser les entreprises privées et il manque à ce qui est utile à la collectivité - et l’exemple de la Smart est là pour montrer que cela ne garantit en rien les emplois malgré les centaines de millions engloutis pour Mercedes.

Rimma Veolia (Grand Nancy)

L’arme des travailleurs c’est la grève !

Brève
03/07/2021

Très rapidement les ordures ménagères s’étaient amoncelées dans les rues de Nancy

Après quatre jours de grève suivie à 100 %, les éboueurs reprennent le travail ce samedi 3 juillet. Ils ont fait reculer Veolia sur leurs revendications concernant leurs conditions de travail et des embauches.

Comme les soignants, les rippeurs ont été applaudis par la population pendant le confinement, mais ils ont été vite oubliés par leur employeur et par le gouvernement. Et pourtant ils sont toujours aussi indispensables au bon fonctionnement de la société.

Alors ils ont utilisé le seul moyen efficace qu’ils ont pour se faire entendre, la grève.

 

CHRU de Nancy

Bilan financier positif, bilan négatif en matière de santé

Brève
03/07/2021

La fonction d’un hôpital est de soigner la population, pas d’être rentable

La direction du CHRU vient d’annoncer le retour à l’équilibre financier avec, pour l’année 2020, un excédent de 5 millions d’euros. Après quinze ans de déficits, elle présente cela comme une bonne nouvelle. Il n’en est rien.

Dans un courrier de sortie de crise Covid, le directeur général et le président de la CME préviennent les divers responsables que « la réalité doit être regardée en face ». Ils assurent qu’il n’est pas possible de reprendre une activité habituelle et que le CHRU a besoin d’un temps de « reconstruction ». En cause, selon eux, l’épuisement des personnels, l’augmentation du nombre d’arrêts maladie et de postes vacants, tous les services étant impactés. Ils annoncent que les patients en attente depuis des mois ne pourront être pris en charge rapidement.

En supprimant des centaines de lits et de postes pour faire des économies, la direction du CHRU – et les gouvernements successifs qui lui ont assigné ces objectifs – portent une lourde responsabilité dans ce désastre sanitaire.