Cokerie de Sérémange (57)

ArcelorMittal précipite la fermeture pour maintenir ses profits

Brève
09/05/2020

Après les hauts-fourneaux et l'aciérie, c'est maintenant la cokerie qui est fermée par ArcelorMittal

Mercredi 6 mai le dernier défournement de coke a eu lieu à la cokerie de Sérémange-Erzange et les 64 fours à charbon ont été éteints. Après l’arrêt des hauts-fourneaux en 2012, la cokerie alimentait encore les hauts-fourneaux de Dunkerque et devait fonctionner jusqu’en 2022. Mais, pour maintenir ses profits dans un contexte de recul de la production, ArcelorMittal a décidé de fermer la cokerie dès maintenant.

Les 170 salariés en CDI de la cokerie seront sans doute reclassés tant bien que mal, mais ce sont 170 emplois qui sont supprimés dans l’usine sidérurgique de Florange. Et il faut ajouter tous les licenciements silencieux des intérimaires et des sous-traitants qui vont y perdre leur travail.

L’aggravation de la crise par l’épidémie de coronavirus met plus que jamais à l’ordre du jour les revendications d’interdiction de tous les licenciements et de maintien des emplois en prenant sur les montagnes de profits accumulés par les actionnaires.

Moselle-Est

Il faut encore passer la frontière

Brève
06/05/2020

Quand la frontière est fermée

Le gouvernement allemand, tout comme le gouvernement français, a décidé de prolonger jusqu’au 15 mai la fermeture de ses frontières avec les cinq pays limitrophes. Seul quelques postes-frontières étant ouverts, les travailleurs frontaliers ont vu leurs trajets rallongés, avec en plus de longues files d’attente pour le contrôle des attestations…

On comprend que les autorités allemandes veuillent protéger leur population, d’autant que l’épidémie a été bien plus catastrophique en France, particulièrement dans la région Grand Est. Mais cela c’est aussi le résultat de l’absence d’une réponse commune face au coronavirus.

Non seulement la fermeture de la frontière représente une gêne pour les frontaliers et pour les habitants des deux pays, mais elle montre qu’après 60 ans de « construction européenne » les bourgeoisies européennes n’ont toujours pas été capables de bâtir une véritable union.

L’Europe ne pourra se construire qu’en supprimant la concurrence capitaliste !

Nouvelle carte scolaire de Meurthe-et-Moselle

Encore 19 classes supprimées !

Brève
06/05/2020

Pour la rentrée de septembre, le Conseil départemental de l’Éducation nationale (CDEN), présidé par le préfet, a décidé la fermeture de 19 classes du 1er degré dans des villes de plus de 5 000 habitants.

Ce ne sont pas les 36 ouvertures de classes dans d’autres communes ou d’autres quartiers qui contrebalanceront les regroupements d’élèves dues à ces fermetures de classes. Et cela s'appliquera à un moment où il sera toujours impératif d'éloigner les élèves les uns des autres pour éviter qu'ils se transmettent le virus.

Le prétexte à ces fermetures de classes est la baisse prévue du nombre d’écoliers dans le département. Pour un gouvernement qui se vante de faire des classes à effectifs réduits, cela aurait pu être l’occasion d’alléger les effectifs ailleurs qu’en CP et en CE1. Mais non, il faut faire des économies quoi qu’il en coûte… pour les enfants !

Tram de Nancy

Le dispositif de sécurité électrique avait été débranché !

Brève
04/05/2020

Le tram Bombardier est alimenté par une ligne électrique de 750 volts

Des documents de l’entreprise Transdev qui exploitait alors le tram de Nancy montrent qu’en 2018 des rames ont roulé sans dispositif de détection des défauts d’isolement électrique. Comme le système de sécurité se déclenchait, il avait été volontairement débranché pour que le maximum de véhicules puisse circuler ! Le Comité d’hygiène et de sécurité de l’entreprise avait alors émis une alerte de danger grave et imminent.

Ainsi les usagers et les conducteurs apprennent aujourd’hui qu’ils ont été délibérément mis en danger.

Pour la sécurité comme pour le reste, on ne peut pas faire confiance aux entreprises capitalistes.

Metz

Tout ne s'achète pas...

Brève
27/04/2020

Richard Lioger, ex-dirigeant PS, député LREM, ex-premier adjoint au maire de Metz et vice-président de Metz Métropole, a quitté Metz juste après le 1er tour des élections municipales - où il était candidat macroniste officiel - pour vivre le confinement dans sa propriété du Lubéron, dans le Midi.

Comme cela a fait scandale, il vient, « en réponse aux critiques » explique-t'il, de faire un chèque de 3 000 euros au Secours populaire. Tout ne s’achète pas mais on a parfaitement compris que, pour ce politicien, se faire élire c'est un moyen de faire carrière, et de s'assurer une place au soleil...