Renault Batilly

La santé passe avant les profits

Brève
24/04/2020

Commons

Comme un peu partout, la direction de Renault Batilly voudrait bien remettre ses ouvriers au travail.

Mais devant la défiance de ceux-ci, elle y va prudemmemt : sur 2 800 salariés, elle dit envisager d’en faire reprendre dans l’immédiat moins de 100.

Elle veut d'abord faire redémarrer les travailleurs du contrôle et des retouches pour terminer le millier de Master en attente de finitions. Il est évident que pour le patron, ce premier pas sera suivi d’un autre, et que ce qui est en vue, c’est la reprise généralisée.

Ehpad de Mars-la-Tour

Près de la moitié des résidents sont décédés

Brève
21/04/2020

L'Ehpad de Mars-la-Tour

22 résidents sur 51 sont morts depuis le 2 avril dans l’Ehpad de Mars-la-Tour, dans le nord de la Meurthe-et-Moselle. 95 % des résidents ont été testés positifs et un tiers du personnel a été contaminé.

Le manque de masques et l’absence de tests pour détecter les personnes contaminées ont facilité la flambée du virus, entrainant une catastrophe en quelques jours.

CHRU de Nancy

La grande misère de l'hôpital

Brève
21/04/2020

Dessin de Lupo

La direction du CHRU de Nancy a lancé un appel sur Facebook. Elle recherche 200 volontaires pour assembler des surblouses.

Qu’un établissement éminent comme le centre hospitalier régional universitaire en soit réduit à faire appel au bénévolat pour un équipement de protection de base en dit long sur l’état de délabrement du service public de santé et sur la démission de l’Etat.

Aide à domicile

Quand l’épidémie du profit se rajoute à celle du covid-19...

Brève
16/04/2020

Dans les entreprises d’aide à domicile de Sarreguemines, au même titre que dans les Ephad ou dans les hôpitaux, l’épidémie de covid-19 révèle le manque de moyens, le mépris vis-à-vis du personnel, bien souvent précaire, qui assure tant bien que mal, grâce à son dévouement, le travail vital pour des personnes âgées ou dépendantes.

Dans l’une d’elles, le personnel ne dispose toujours pas de protection et doit laver son linge chaque jour pour ne pas contaminer les patients, ni leur propre famille. Quant aux masques, ils sont rationnés à 2 par semaine alors que les patrons de la région se vantent d’en avoir suffisamment en stock pour pouvoir en distribuer 2 par poste à chaque ouvrier… tout ça pour produire des boîtes de vitesse ou des pneus !

Question rémunération, le personnel est payé au smic horaire, 8,03 euros net de l’heure alors que le patron touche une vingtaine d’euros de la part des patients. Pas étonnant que la société affiche des bénéfices en hausse qui permettent au patron d’étendre son groupe comme son patrimoine immobilier. Malgré tout, le patron n’envisage même pas de verser la prime de 1000 euros, suggérée par Macron.

Cette réalité c’est celle de la logique du profit qui gangrène bien des structures censées assurer un service social avec l’argent et la complicité publique des départements et de l’Etat.

Aide sociale à l’enfance

Abandonnés par les pouvoirs publics

Brève
16/04/2020

En France, plus de 341 000 enfants font l’objet de mesures de protection et sont actuellement pris en charge dans des structures d’aide à l’enfance gérées par les départements. La moitié de ces enfants sont placés dans des familles d’accueil. La situation sanitaire exceptionnelle liée à l’épidémie de covid-19 a transformé une situation déjà difficile pour ces enfants et les éducateurs qui les prennent en charge en véritable catastrophe.

Dans bien des foyers d’accueil, en particulier dans la région Grand Est, une partie du personnel est tombé malade. Environ 30% du personnel des équipes d’accueil aurait été touché sans pouvoir être remplacé, sachant que bien des foyers tournaient déjà avec un manque de personnel criant. Un éducateur a de 20 à 30 enfants à sa charge en moyenne, jusqu’à 60 dans certains départements. À Amnéville, l’ensemble de l’équipe éducative a dû être remplacée. D’autres foyers ont carrément dû fermer et les enfants ont été renvoyés dans leur famille avec tous les traumatismes et les risques que cela comporte.

A ces difficultés se rajoutent les difficultés du quotidien dans un contexte de confinement. Le centre départemental de l’enfance de Metz gère par exemple plus de 700 enfants confinés dans son établissement prévu pour en accueillir 351. En l’absence d’école, comment assurer l’éducation numérique de ces enfants lorsque le foyer ne dispose que d’un seul ordinateur dédié au travail du personnel ? Comment faire accepter à ces enfants présentant parfois des troubles psychiques d’être enfermés jour et nuit dans des bâtiments souvent exigus, avec ou sans espace extérieur où se défouler ?

Dans ce secteur comme dans celui de la santé, l’épidémie de covid-19 jette une lumière crue sur les politiques abjectes d’économie menées depuis des années par les différents gouvernements qui se sont succédé.