Urgences du CHRU de Nancy

Rien n’est réglé

Brève
31/10/2019

Rassemblement devant l'hôpital Central le 2 juillet dernier

La direction du CHRU de Nancy se prévaut de ce qu’elle appelle un « accord » aux urgences. Pour ne pas risquer le moindre désaccord, elle s’est bien gardée de le proposer aux syndicats.

Pour l’essentiel, six postes d’aide-soignant ont été débloqués, qui devront permettre la présence d’un AS à l’accueil 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, de quoi soulager un peu les équipes. La mise en place d’une unité médicale polyvalente est prévue, mais ce ne sera pas avant la fin du premier semestre 2020 et la direction tient à préciser que cela « ne revient pas sur les perspectives de suppressions de lits validées dans le cadre du Copermo ».

Cela veut dire que la fermeture de 179 lits et la suppression de 600 postes dans les quatre ans à venir ne sont pas remises en cause. Avec de moins en moins de lits dans les services pour accueillir les patients, le problème de l’engorgement des urgences et des tensions que cela provoque ne risque pas d’être réglé !

Au niveau national le mouvement des urgences continue. Le collectif inter-urgences a prévu une journée de mobilisation le 14 novembre avec une manifestation à Paris.

Banque RBC Belval Luxembourg

Profits records et licenciements massifs...

Brève
31/10/2019

Une filiale Banque Royale du Canada (RBC), RBC Investor & Treasury Services, va licencier 305 salariés sur 1 170 emplois à Belval au Luxembourg. Et cela après avoir supprimé 210 emplois en 2013. D'ailleurs, la direction n’exclut pas une nouvelle vague de licenciements.

Des difficultés ? Nenni ! cette filiale a réalisé un résultat record de 5,7 milliards d’euros et augmenté son chiffre d’affaires !

Dans tous les secteurs, industriels ou financiers, les capitalistes suppriment des emplois pour enrichir les actionnaires, même quand ceux-ci ne savent plus quoi faire de leurs profits. Leur arracher le pouvoir... il n’y a pas d’autre solution si on veut les empêcher de nuire.

 

Annulation de la venue de Pepy à Vittel

Une semaine après le mouvement de retrait, le PDG de la SNCF pratique l’esquive

Brève
28/10/2019

La gare de Vittel : les trains de voyageurs ont été remplacés par des bus

Alors qu’il devait inaugurer à Vittel vendredi 25 octobre une nouvelle locomotive pour VFLI, la filiale de fret privée de la SNCF qui assure les transports pour Nestlé-Waters, Guillaume Pepy a annulé sa venue au dernier moment. Selon le communiqué de VFLI, c’est à cause de la manifestation prévue par la CGT Cheminots du secteur Toul-Neufchâteau et des associations de défense des usagers contre les suppressions de postes, de trains et de lignes, notamment la ligne Nancy-Vittel-Merrey.

Une semaine après l’accident ferroviaire dans les Ardennes et le droit de retrait massif contre le danger que représentent les TER sans contrôleur, un face à face avec les cheminots et les usagers aurait gâché la belle opération de communication de la SNCF !

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Quatre jours de grève à la Centrale Emile Huchet (Carling)

Les travailleurs veulent des garanties pour leurs emplois

Brève
28/10/2019

La Centrale Emile Huchet à Carling

Les travailleurs de la centrale thermique Emile Huchet ont fait grève de lundi 21 au vendredi 25 octobre à l’appel des syndicats car ils sont inquiets pour leur avenir.

Uniper, la société qui exploite la centrale, a été rachetée par le groupe tchèque EPH en juillet dernier et les 135 salariés sont toujours sans nouvelles de ce qui les attend. Des reconversions énergétiques sont en projet, il est prévu de fermer la tranche 6 au charbon avec la fin programmée de l’utilisation du charbon et le groupe veut revendre à Total les tranches 7 et 8 du cycle combiné gaz, la direction se retranchant derrière "la confidentialité du rachat" pour éluder la question du maintien des emplois !

Les travailleurs ont toutes les raisons d’être méfiants et de se mobiliser car les capitalistes ne songent qu’à l'augmentation de leurs profits.

Usines de PSA de Metz et de Trémery (Moselle)

Travailleurs de tous les pays, unissons-nous (Karl Marx)

Brève
28/10/2019

A PSA Borny lors d'un débrayage en février dernier

PSA s’est offert une double page de publicité gratuite dans le Républicain Lorrain de jeudi 24 octobre avec ce gros titre : « PSA forme et embauche des réfugiés ».

En fait, sur l'ensemble des deux usines de Trémery et de Borny, cela concerne en tout et pour tout… 9 ouvriers en intérim. Comme pour les centaines d’autres intérimaires, ce sont des salaires au plus bas, des postes de travail pénibles et une situation précaire.

PSA ne fait pas dans l’humanitaire mais dans l’exploitation des ouvriers. Alors c’est en luttant tous ensemble, quelle que soit leur origine, que les travailleurs pourront améliorer leur condition.