Groupe PSA

9% aux salariés + 91% aux actionnaires = 100 % en colère !

Brève
16/02/2011

Le groupe PSA a annoncé un bénéfice net de 1,13 milliard d'euros. 91 % sont réservés aux actionnaires et, royalement, la direction en reverse 9 % sous forme de participation et intéressement aux salariés du groupe.

Voila qui remet au gout du jour la fameuse conjugaison : je participe, tu participes, il participe, nous participons, vous participez... ILS PROFITENT !

ArcelorMittal

Bénéfices records et subventions publiques

Brève
10/02/2011

Juste après avoir annoncé un bénéfice de 2,15 milliards d'euros pour l'année 2010 - multipliant par 19 son bénéfice de 2009 -, le trust ArcelorMittal passe à la caisse des subventions publiques.

Pour le projet de captation du CO2 émis par le haut-fourneau P6, ArcelorMittal espère, selon le Républicain du jour, 9,3 millions d'euros de l'Agence de l'environnement et de maîtrise de l'énergie, 150 millions de l'Etat français, 30 millions de la Région Lorraine, 256 millions du programme européen NER 300. Enfin, le consortium Ulcos - qui promeut la production d'acier avec peu de dégagements de CO2 et rassemble les cinq principaux producteurs - assurerait le financement du solde autour de 178 millions.

On ne sait si tout cela aboutira à diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Mais on est sûr que c'est une nouvelle manne de subventions publiques que récolte les patrons de la sidérurgie.

Prud'hommes de Metz

Kiffer : l'incendiaire crie au feu

Brève
09/02/2011

Condamné une centaine de fois aux Prud'hommes de Metz, auteur d'arrêtés complètement illégaux, le Maire de droite d'Amnéville Jean Kieffer tente de se faire passer pour une victime et entacher ses jugements de suspicion. Il a porté plainte pour intimidation, pression, extorsion escroquerie à l'encontre d'un magistrat. Une "affaire" sortie dans le Républicain lorrain de lundi.

En effet, une conseillère prud'hommale prétend avoir subi des pressions pour changer un jugement condamnant des salariés du Pôle Thermal d'Amnéville à versé 90 000 euros de dommages et intérêts. Malgré les prétendues "pressions" le jugement défavorable aux salariés a quand même été rendu.

Un maire qui parle de chasser "la peste rouge", voire fait référence au nom de la commune d'Amnéville lors de l'occupation nazie, est très certainement un éminent spécialiste en matière de décelage de pressions...

Hébergement d’urgence à Metz

Le scandale du manque de moyens

Brève
07/02/2011

Les salariés de l'association Le Relais qui gère le foyer d'hébergement d'urgence du Pont-des-Grilles à Metz sont en grève depuis le mercredi 2 février.

La goutte d'eau qui a fait déborder le vase, c'est l'agression d'un surveillant de nuit le 24 janvier. Cette nuit là, le surveillant était seul avec un stagiaire de 20 ans pour gérer les hébergés. C'est notoirement insuffisant et la CGT, à l'initiative du mouvement, réclame que les surveillants soient en binôme avec un éducateur, plus un stagiaire. Ils réclament aussi la titularisation de trois emplois aidés en CDI.

Bien sûr, la direction se retranche derrière le fait que les crédits avec lesquels fonctionnent ces associations sont des subventions d'État et que celles-ci sont largement en diminution. Non seulement le gouvernement accroit la misère en supprimant des emplois, mais il ne donne même plus les moyens aux associations de faire un peu face à celles-ci en lui retirant des moyens. C'est d'urgence qu'il faudrait changer les choses.

« Agir pour l’industrie »… ou pour les actionnaires ?

Brève
01/02/2011

Le PDG Varin a donné une interview au journal patronal Les Échos pour expliquer que si l'on voulait sauver l'industrie en France il fallait s'en prendre au coût du travail, trop cher par rapport à l'Allemagne, en transférant les cotisations sociales des entreprises vers les ménages.

En clair, en augmentant les taxes et impôts de toutes sortes pour les particuliers, de manière à diminuer les versements des entreprises. Un petit chantage vis à vis des pouvoirs publics qui vont, au nom de la défense de l'emploi, s'empresser de donner suite aux propos de Varin.

Mais dans ce qui coûte cher aux entreprises, Varin, c'est sûrement un oubli, ne mentionne pas le poids des actionnaires et des dividendes qu'il faut leur verser. Des dividendes si élevés qu'un Robert Peugeot en est à entasser ses lingots dans sa salle de bain...