CHRU de Nancy

Officiellement suspendues pendant la pandémie, les suppressions de postes et les fermetures de lits continuent

Brève
10/03/2021

Le plan avait été validé par le Copermo en juillet 2019 pour une durée de cinq ans ; il est appliqué plus vite que prévu alors qu'il est toujours officiellement suspendu !

Selon la direction du CHRU, 275 équivalents temps plein sur les 598 qui avaient été programmés lors du Copermo et 81 lits sur 178 ont été supprimés au CHRU ces deux dernières années.

Rappelons-nous, après les déclarations provocatrices du directeur de l'ARS d'alors qui avaient déclenché un scandale, le ministre de la santé Véran avait assuré : « Tous les plans de réorganisation sont évidemment suspendus à la grande consultation qui suivra [la pandémie] ». On voit ce qu'il en est des promesses ministérielles : près de 50 % des restructurations prévues sont déjà effectives.

Pour le directeur général du CHRU, ces suppressions de postes et de lits permettent de dégager « un gain de marge brute d’environ 40 millions d’euros sur deux ans ».

Mais, en pleine pandémie, elles se paient par de nombreuses déprogrammations d’interventions et par conséquent une aggravation de l’état de santé de bien des malades.

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De Moselle-Est au Luxembourg

A bas les frontières !

Brève
05/03/2021

Pour les travailleurs frontaliers de Moselle Est dont l’emploi est au Luxembourg et qui avaient l’habitude de passer par l’Allemagne, l’exigence d’un test Covid négatif pour passer par l’Allemagne rend le quotidien infernal : ils doivent faire un détour de 50 à 80 kilomètres et passer par Metz et Thionville et une A31 complètement saturée. Quant aux habitués du train Sarrebrück Luxembourg, ils doivent y renoncer. Bref un temps de transport supplémentaire de près de 2h par jour.

Le virus se moque bien des frontières et, d’ailleurs, on a appris que le variant brésilen (majoritaire en Moselle avec le variant sud-africain, pays avec lesquels la Moselle n’a pas de frontières) était arrivé par... un militaire français revenant de Mayotte !

Incapables de faire face à l’épidémie et incapables d’une action commune, les gouvernements multiplient les tracasseries pour les travailleurs. Y compris les frontaliers qui vont directement en Allemagne, et où cela devrait être le boulot des employeurs d’organiser les tests. Mais là bas comme ici, les patrons n’en ont rien à faire.

Contrôles aux frontières

Chacun pour soi, le virus pour tous

Brève
02/03/2021

Les autorités allemandes ont renforcé les contrôles à la frontière avec la France. Pour les travailleurs frontaliers de Moselle, le casse-tête est garanti.

Le gouvernement français aussi impose aux ressortissants européens de présenter des tests négatifs à leur arrivée.

Pour masquer leur impuissance, les gouvernements européens voudraient rejeter la faute sur les populations voisines. Quant à la collaboration contre le virus par-delà les frontières qui serait nécessaire, l’Europe capitaliste en est incapable.

Explosion de variants en Moselle

Le gouvernement brasse de l’air

Brève
15/02/2021

Face à la situation sanitaire en Moselle avec la diffusion inexpliquée de variants du virus, le ministre de la Santé est venu en urgence à Metz vendredi 12 février... et il est reparti comme il est venu ! Beaucoup de cinéma, beaucoup de vent et rien.

Ce n'est pas le déblocage ce week-end d’un lot de 2 000 doses de vaccin, et maintenant la promesse de 28 000 doses supplémentaires (pour un département d’un million d’habitants !) et l’annonce d’une accélération de la campagne vaccinale qui peuvent être qualifiées de mesures d’urgence. Une fois injecté le vaccin commencera à produire ses effets au mieux dans un mois. Et aujourd'hui quasiment impossible en Moselle comme ailleurs de dénicher un rendez-vous de vaccination.

Pas de gel, pas de masques, pas de tests, pas de vaccins... maintenant c'est pas de séquençage du virus pour voir de quoi il s'agit. La faillite d'une santé publique exangue du fait de la politique de tous les gouvernements - y compris ceux soutenus par Grosdidier qui fait aujourd'hui des moulinets - et la concurrence capitaliste qui fait que les firmes gardent leurs secrets de fabrications aggravent considérablement les conséquences de la pandémie.

Réseau de transports du Grand Nancy

La fin surprise d’un tramway nommé désir

Brève
14/02/2021

Au terme d'une carrière pour le moins chaotique, le tram sur pneu de Nancy est arrivé en fin de vie

Klein et sa majorité à la métropole du Grand Nancy ont décidé de ne pas réaliser le tram sur rail durant leur mandature. Selon eux, l’état des finances ne le permettrait pas.

Peut-être mais, lors de sa campagne, Klein s’était bien gardé de le dire. Alors même qu’il était dans l’opposition, il avait voté la déclaration d’utilité publique pour le projet. La seule chose qui comptait pour lui c’était d’être élu.

Il promet un tram tout beau pour après 2028...

En attendant, ce sera encore la galère pour les usagers.