Épinal et Remiremont

Non à la dégradation des soins

Brève
08/10/2019

Plusieurs associations : l’ADEMAT-H (pour la défense de l’hôpital et de la maternité de Remiremont), le collectif inter-urgences ainsi que la CFDT et la CGT appellent à un rassemblement place du Champ de Mars samedi 12 octobre à 14 h 30 pour continuer à protester contre le prétendu plan de « performance » en cours, qui n’est rien d’autre qu’un plan de fermeture de lits et de suppression de postes.

Et comme les autorités sont jusqu’à présent sourdes à leurs revendications, le rassemblement sera rythmé par un concert de casseroles.

Continental (Sarreguemines)

La direction condamnée suite à un licenciement pour « inaptitude »

Brève
06/10/2019

Avec 155 millions de pneus vendus et 2,9 milliards de profits en 2018, combien de TMS et de travailleurs licenciés pour inaptitude ?

La justice prudhommale vient de condamner l’entreprise Continental de Sarreguemines à payer plus de 30 000 euros d’indemnités à un travailleur qu’elle avait licencié en octobre 2017 pour inaptitude alors que ses arrêts faisaient suite à un accident du travail avec fracture et à une tendinopathie à l’épaule ayant fait l’objet d’une déclaration de maladie professionnelle à la CPAM.

Certes ce jugement ne fait pas obligation à l’employeur de réintégrer le salarié sur un poste adapté, alors qu’il est responsable de la dégradation de son état de santé, et Continental peut encore faire appel de cette décision. Mais c’est une bonne chose qu’une entreprise soit condamnée pour ce type de licenciement si répandu.

Menaces sur Saint-Gobain Pont-à-Mousson

Les requins capitalistes

Brève
03/10/2019

L'usine Saint-Gobain de Pont-à-Mousson

Une étude prospective faite à la demande de la Région Grand Est décrit un scénario noir qui pourrait faire suite au rachat de Pont-à-Mousson par le groupe chinois Xin Xing. Cette perspective a déjà été largement évoquée depuis l’annonce du projet de cession mais, depuis le début, la direction de Saint-Gobain garde le secret absolu sur les négociations en cours. Ce ne serait pas la première fois qu’un groupe capitaliste rachète une entreprise pour éliminer un concurrent, lui prendre son nom, ses brevets, son carnet de commandes...

Entre le groupe Saint-Gobain qui est en train de vendre ses entreprises qu’il estime pas assez rentables pour en racheter d’autres plus juteuses dans le cadre d’une « stratégie d’optimisation de son portefeuille » et tous les autres prédateurs capitalistes, il y a un point commun : la recherche du profit maximum.

Les travailleurs n’ont rien de bon à attendre des arrangements entre capitalistes : l'emploi ne sera pris en compte que s'ils se mobilisent pour se défendre.

 

Après la fermeture de la maternité de Bar-le-Duc (Meuse)

Une femme accouche dans sa voiture

Brève
27/09/2019

La maternité de l'hôpital de Bar-le-Duc a été fermée le 24 juin dernier.

Tout juste trois mois après la fermeture définitive de la maternité, une jeune femme de Bar-le-Duc a accouché sur la banquette arrière de sa voiture lundi 23 septembre vers 1 h 30. Prise de contractions, elle avait été conduite par son conjoint vers la maternité de Toul où la naissance était prévue mais, au bout de quelques kilomètres, à Longeville-en-Barrois, il avait fallu arrêter la voiture et appeler les secours. Une ambulance et le Samu sont rapidement arrivés sur place et c’est une femme-pompier qui l’a aidée à accoucher. Fort heureusement la maman et sa petite fille s’en sont bien sorties.

La direction du groupement hospitalier dont faisait partie la maternité de Bar-le-Duc se défausse en disant que l’accouchement était prévu à Toul. Certes mais, dans cette urgence, la jeune femme aurait pu être conduite plutôt à la maternité de Bar-le-Duc… si celle-ci n’avait pas été fermée.

Pollution du crassier de Hayange-Marspich (Moselle)

Pour la justice : Circulez, il n’y a rien à voir

Brève
27/09/2019

L'usine sidérurgique d'ArcelorMittal à Hayange

Dans l’affaire des déversements d’eaux de nettoyage industriel sur le crassier de Marspich dénoncés par l'ouvrier intérimaire lanceur d’alerte Karim Ben Ali, le tribunal de Thionville vient de relaxer ArcelorMittal. Si la pollution n’avait pu être prouvée, les prélèvements ayant été faits bien après, cinq infractions avaient tout de même été retenues et le parquet, c’est-à-dire le représentant de l’Etat, avait vivement dénoncé les pratiques d’ArcelorMittal et requis une amende de 50 000 euros mais, au final, le tribunal a estimé qu’il n’y avait là rien d’illégal et n’a retenu aucune charge contre le géant de la sidérurgie !

La défense d’ArcelorMittal a consisté à nier toute implication de l’entreprise dans le déversement du contenu de la cuve B711 sur le crassier et même à laisser entendre qu’il pouvait s’agir d’une mise en scène ! Les magistrats ont préféré retenir cette version plutôt que les preuves vidéo fournies par l’ouvrier de l’entreprise sous-traitante chargée de l’élimination des déchets…

Une preuve de plus de la servilité de la justice à l’égard des puissants.