Lidl, Cora et la grande distribution

Dévoués… à leurs bénéfices !

Brève
17/03/2020

Macron en appelle au dévouement de certaines catégories de travailleurs. On pense aux soignants, mais aussi aux caissières, employés de logistique, etc. des supermarchés.

Dans un certain nombre d’entre eux à Sarreguemines, comme ailleurs, ces salariés subissent à la fois la ruée des clients, la pression aux heures supplémentaires… et n’ont en même temps ni gants, ni masques, ni gel parfois, ou en quantité insuffisante, pour faire face à l’afflux et aux cadences infernales !

Les patrons de la grande distribution rassurent les clients à qui mieux-mieux sur leurs stocks, mais ils mettent leurs travailleurs en première ligne pour faire exploser leurs profits !

MTD (Hornbach-Allemagne)

Au comble de l’hypocrisie

Brève
17/03/2020

En pleine crise, en Allemagne comme en France, MDT a rappelé les ouvriers au travail lundi 16 mars sur son site de logistique à Hornbach. Elle a fait parvenir à ceux des travailleurs qui habitent en France un laissez-passer pour franchir la frontière.

Ce laissez-passer a le culot de préciser que le site est « indispensable afin de sécuriser les activités et le fonctionnement de l’entreprise ainsi que de respecter les délais de livraison ».

Comme si la livraison de pièces de rechange pour tondeuses était une urgence prioritaire sur la santé des ouvriers et de leurs proches !

Rappelons enfin que MTD prévoit de licencier 200 ouvriers sur ce site en octobre 2020, sous prétexte d’une baisse d’activité !

Continental

Leurs profits et notre santé

Brève
17/03/2020

Lundi soir, c’était l’annonce de l’arrêt de l’usine à Sarreguemines, à partir de mercredi mais certains salariés devraient travailler jusqu’au 20 mars inclus. Côté direction, Continental avait pourtant pris les devants et annulé, dès le 13 mars, sa grande messe des actionnaires du 30 avril. Eux se calfeutrent et les salariés devraient continuer à produire leurs pneus ?

Car la production a continué plusieurs jours. Les arrêts étaient acceptés, en cas d’enfants à garder, mais la direction faisait planer des menaces sur les primes.

Ils ont donc fait poireauter tout le week-end pour connaître le résultat des réunions à huis-clos. Aucun grand chef n’a pris la peine ni le risque de se déplacer pour venir s’expliquer dans les ateliers. Eux sont restés dans leurs grands bureaux aérés, tout en demandant aux travailleurs de produire leurs pneus, dans des ateliers où l’on manquait de masques et d’équipements pour se protéger des produits, mais aussi du coronavirus.

CHRU de Nancy

Mobilisation générale des étudiants… pour remplacer les postes supprimés

Brève
17/03/2020

C'est dans le Bâtiment Philippe Canton à Brabois que sont soignés les malades du coronavirus

Les 480 étudiants de l’Institut de formation en soins infirmiers de la rue Lyonnois sont réquisitionnés et un tiers d’entre eux vont renforcer les équipes médicales du CHRU de Nancy dès le mercredi 18 mars.

Cet ordre de mobilisation a été étendu aux aides-soignants en formation, ainsi qu’aux étudiants manipulateurs radio de 3ème année. Les étudiants en formation d’assistants de régulation médicale avaient déjà été réquisitionnés dans les centres d’appels dédiés au Covid-19.

Ainsi les étudiants en formation sont jetés dans la bataille sans qu’ils aient encore toutes les compétences nécessaires. Même s’ils ne sont pas envoyés en première ligne face au coronavirus, ils remplaceront des soignants dans les services. On n’imagine pas le stress qui sera le leur de devoir travailler dans cette situation tendue sans l’encadrement nécessaire !

Ces centaines d’étudiants envoyés en renfort correspondent à peu près aux centaines de postes qui ont été supprimés au CHRU ces dernières années…

Après le premier tour des élections municipales

Le camp des travailleurs, l'affirmation d'un courant minoritaire certes mais bien vivant

Brève
16/03/2020

Nous remercions les 831 électeurs qui ont voté pour les 6 listes « Lutte ouvrière – Faire entendre le camp des travailleurs » en Lorraine : 245 à Metz, 132 à Thionville, 102 à Sarreguemines, en Moselle et 165 à Nancy, 112 à Vandoeuvre, 75 à Frouard en Meurthe-et-Moselle.

En votant pour les listes Lutte ouvrière, présentes dans 240 villes à l'échelle du pays, les électrices et les électeurs du monde du travail ont pu exprimer leur rejet des partis au gouvernement et leur refus des partis d’opposition qui convoitent leur place. Les uns comme les autres ont en commun de préserver l’ordre social fait pour enrichir toujours plus ceux qui sont déjà riches de l’exploitation de leurs salariés et pour pousser vers la pauvreté ceux qui ne possèdent rien sauf leur capacité de travail. Lorsqu’ils sont à la tête de l’État, les uns comme les autres gouvernent au profit de la classe privilégiée.

Le vote des électeurs de Lutte ouvrière est un geste politique important pour l’avenir. Il témoigne de la présence, dans un certain nombre de villes, d’un courant politique qui conteste la dictature du grand capital et qui est convaincu qu’il est nécessaire de la renverser. Ce courant reste modeste, mais sa présence est un gage pour la renaissance d’un mouvement ouvrier révolutionnaire.

Le seul moyen d’empêcher le capitalisme en crise d’entraîner toute la société dans sa faillite est que renaisse le mouvement ouvrier révolutionnaire, pour combattre jusqu’au bout le pouvoir de la grande bourgeoisie et de son État. La société ne peut pas éviter la plongée dans la barbarie en continuant à être guidée par la course au profit des plus riches, qui s’oppose aux intérêts les plus élémentaires de la collectivité.

L’épidémie de coronavirus elle-même, que les hommes finiront par maitriser, met en lumière les ravages de l’organisation capitaliste de la société. En France comme dans de nombreux pays, la course à la rentabilité et aux économies affaiblit depuis de longues années le système hospitalier au point de l’asphyxier. Il est de moins en moins à même de faire face à ses tâches ordinaires et, à plus forte raison, à l’imprévu.

Le gouvernement réduit aujourd’hui les activités sociales et éducatives. Mais, dans l’industrie, par exemple dans l’automobile, les chaînes de production continuent de tourner, au mépris de la santé des salariés qui prennent les transports et sont regroupés, parfois à plusieurs milliers, pour le profit de Renault, PSA ou Toyota. On manque de masques, de gel hydro-alcoolique, de respirateurs, mais il faut produire des voitures ! Ce mépris de classe provoquera peut-être l’explosion sociale.

La crise boursière découlant de l’agitation spéculative des groupes financiers, est une menace plus grave encore que le coronavirus. Elle est l’expression de la faillite du système économique et social actuel.

La renaissance d’un mouvement ouvrier révolutionnaire, indispensable pour combattre et vaincre la dictature du capital, n’est pas une affaire électorale. Elle exige l’irruption des exploités sur la scène politique.

Lutte ouvrière fait appel à tous ceux qui se sont reconnus dans la politique qu’elle a défendue, pour qu’ils apportent leur contribution à ce que le « camp des travailleurs » se donne un parti qui représente ses intérêts de classe et qui se donne pour but l’émancipation de la société.