Total Carling

La mort d’un jeune ouvrier ne vaut pas cher pour Total… et pour la justice

Brève
26/09/2019

En 2009, deux jeunes ouvriers intérimaires trouvaient la mort lors de l’explosion du vapocraqueur à l’usine Total de Carling, huit autres étaient blessés.

Il a fallu des années de procédures pour que les familles des victimes fassent reconnaitre la responsabilité de Total Petrochemicals France (TPF). En 2016, TPF a été reconnu pénalement responsable pour avoir, dès 1995, sciemment contourné les règles de sécurité, selon le tribunal correctionnel de Sarreguemines, qui avait souligné une « défaillance inadmissible » de la part de Total.

En avril 2018, la cour d'appel de Metz avait condamné Total à verser 159 000 € à 23 parties civiles, membres de la famille de l'employé, dont 50 000 à Véronique Germain, la mère du jeune Maximilien, au titre du préjudice moral.

« Une somme particulièrement modeste au vu des circonstances tragiques du décès de son fils », avait alors dénoncé son avocat. Mme Germain avait demandé 500 000 € au titre du préjudice moral, mais également quelque 750 000 € liés à des pertes de revenus, ayant presque totalement arrêté son activité professionnelle après les faits.

La cour de cassation vient de débouter Mme Germain de ses demandes, estimant que la mort de son fils ne devait pas coûter plus de 50 000 € à Total qui, pourtant, « avait sciemment contourner toutes les règles de sécurité ». Et donc, pour un quasi assassinat, la plus riche entreprise de France n’aura à s’acquitter que d’une aumône. Justice de classe ? Oui !

Le Maire en visite à PSA Trémery

Du cirque pour faire oublier la réalité

Brève
22/09/2019

Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, est venu à Trémery vendredi 20 septembre promettre un milliard d’euros pour l’installation d’une usine de batterie qu’il souhaite voir installée dans l’Est. Le tout bien sûr au nom de la création d’emplois.

Avec la direction PSA, il a fait tout un cinéma autour des créations d’emplois grâce au moteur électrique.

Cinéma car la ligne de production de ce moteur n’emploie que 60 personnes !

La réatité c'est que, depuis 2012, 1 146 emplois en CDI ont été supprimés à Trémery ainsi que 409 CDD et intérimaires.

Procès de l'erreur médicale à l'hôpital de Mercy

Les vrais coupables n’ont pas été jugés

Brève
20/09/2019

L'hôpital de Mercy (CHR de Metz-Thionville)

Une infirmière de l’hôpital de Mercy vient de passer en jugement pour une erreur médicale. Le tribunal correctionnel de Metz l’a déclarée coupable mais l’a dispensée de peine. Le 28 janvier 2015 elle s’était trompée de seringue pour une patiente atteinte d’un cancer du sein.

Celle-ci avait été grièvement brûlée à la cuisse et avait dû subir deux greffes et des complications. Elle en a gardé des douleurs et des séquelles. Elle a dû mener un long combat judiciaire pour obtenir une indemnisation du CHR et, cette fois, pour faire reconnaître son statut de victime par la justice pénale.

Mais, dans ce procès, les vrais coupables, ceux qui décident ou appliquent les suppressions de personnel et imposent une surcharge de travail aux infirmiers, n’étaient pas sur le banc des accusés : la direction du CHR, le directeur de l’ARS, la ministre de la Santé n’ont pas été inquiétés…

Varangéville

Non à la fermeture du guichet

Brève
20/09/2019

La direction de la Sncf veut fermer le guichet de la gare de Varangéville le 28 septembre. Il n’y a personne qui passe à la gare ? Point du tout, 800 voyageurs y transitent. Cgt et élus ont manifesté contre cette fermeture scandaleuse.

Fermeture des bureaux de Poste, des trésoreries, des guichets de gare, des hôpitaux… pour satisfaire la soif de pognon des groupes financiers qu'il aide et qui se goinfrent avec la dette, l’Etat taille dans les services publics.

Non au service du fric, oui aux services publics !

Hauts fourneaux de Florange

Le dernier cadeau d’ArcelorMittal

Brève
20/09/2019

Après l’officialisation de la fermeture des hauts fourneaux d’ArcelorMittal et les centaines de suppression d'emplois qui l'ont accompagnée, se pose la question de la dépollution du site.

Arcelor veut seulement dépolluer pour un usage industriel, c’est-à-dire à minima. Et ce qui s’est passé dans les autres sites fermés a de quoi inquiéter. L'aciérie de Gandrange (fermée en 2009 et toujours en cours de démantèlement) est un exemple, comme la Société métallurgique de Knutange (SMK) où trente ans après la démolition, on en est au début d'un commencement d'aménagement.

Les patrons ferment les usines et laissent le chômage et leurs crottes à la population et aux générations futures. Et après ils vont parler d’écologie, de politique environnementale !