Continental Sarreguemines

La grève chez Yuzer continue

Brève
14/09/2019

Commons - user Pulsar

Commencée mercredi 11 septembre à 14h dans le secteur des Poudres, la grève des ouvriers de Yuzer, entreprise sous-traitante de Continental à Sarreguemines se poursuit. Dans ce secteur, les ouvriers réalisent la pesée des poudres qui serviront à la préparation des mélanges nécessaires à la confection des pneus. Ils sont de fait exposés aux produits les plus dangereux de l’usine et les salaires sont à la traine depuis des années, bien en deçà des salaires de leurs camarades embauchés par Continental. Le groupe Continental, dont les bénéfices accumulés ces dix derniers années ont fait de la principale actionnaire l’une des plus grandes fortunes d’Allemagne, utilise la sous-traitance pour tirer les salaires au plus bas et se dédouaner de conditions de travail déplorables. 

Par leur grève, les ouvriers de Yuzer ont engagé la lutte pour une augmentation de salaire et de meilleures conditions de travail, contre leur patron et au-dessus de lui, les donneurs d’ordre de Continental. Ils donnent suite aux grève engagées en 2015 et 2017, bien conscients que c’est le seul moyen pour eux de se faire entendre.

Moselle

La Cour de cassation donne raison aux mineurs

Brève
13/09/2019

Commons

En 2017, un arrêt de la cour d’appel de Metz avait débouté les mineurs qui demandaient qu’on leur reconnaisse le droit au préjudice d’anxiété au motif que seul l’amiante était concerné. Cet arrêt vient d’être cassé. La Cour de cassation a même étendu ce droit à tous les salariés exposés à des substances toxiques.

Il reste à plaider, individuellement, le cas de 732 mineurs (!) mais cette décision est encourageante. De tribunal en tribunal, les mineurs ne lâchent pas l’affaire et réclament justice. Une justice qui traine volontairement comptant sur le temps et la lassitude. Mais ils tiennent bon.

Nancy

Débrayage à l’Ehpad des deux cygnes

Brève
12/09/2019

Commons - auteur Zaraterman

À l’appel de la CGT une bonne partie des aides-soignantes ont débrayé toute la journée de mardi. Elles protestent contre le manque de personnel, et le non-remplacement des absents, ce qui les amène à donner les médicaments à la place des infirmières ou amène les assistantes de direction et les secrétaires à donner un coup de main pour le petit déjeuner.

Les conditions de travail du personnel se dégradent, ainsi que les conditions de vie des résidents.

Cet établissement appartient au groupe Orpea qui fait régulièrement parler de lui pour ce genre de raisons.

En faisant payer un prix de pension élevé, en réduisant ses dépenses de personnel, le groupe Orpea a réalisé l’an dernier un bénéfice net de 220 M, près de 2,5 supérieur à celui de 2017. et en payant 1300 euros un aide-soignant il peut se permettre de payer 200 000 euros le directeur général (2 400 000 euros par an) !

Blénod-lès-Pont-à-Mousson (54)

Encore une victime du capital

Brève
11/09/2019

Source Commons

La centrale au charbon de Blénod-lès-Pont-à-Mousson a été progressivement arrêtée entre 1995 et 2014, et est actuellement en cours de déconstruction.

C’est dans le cadre de ces travaux qu’a eu lieu lundi un accident mortel. Pendant la mise en place d’une grue, celle-ci a chuté, heurtant un ouvrier qui n’a pas survécu.

Chaque année, un demi-millier de travailleurs meurent au travail, sans compter ceux dont la mort est en lien avec le travail.

Mais comme l’a déclaré cyniquement Macron en 2016 : la vie d’un entrepreneur est « souvent plus dure que celle d’un salarié » car lui, il « prend des risques ».

Bar-le-duc

Alstom reconnu responsable

Brève
10/09/2019

Le 3 septembre 2019, le tribunal de Bar-le-Duc a rendu son jugement dans le dossier du TER Alstom.

Alstom Transport a été condamnée à une amende de 100 000 euros et CEF (filiale d’Alstom) à une amende de 50 000 euros.

L’accident avait coûté la vie à trois ouvriers travaillant sur le ballast, au moment d’un essai ferroviaire, le 1er décembre 2011 à Willeroncourt.

Lors de ce procès qui s’est déroulé près de huit ans après ce drame, il est apparu que pour Alstom, la priorité était d’assurer la réussite de cette présentation, porteuse de juteux contrats, alors que depuis le début des tests, toutes les procédures de sécurité avaient été négligées, voire absentes.