Municipales à Metz

"Changeons le système pas le climat"

Brève
12/03/2020

Plus écolo tu meurs… Les politiciens qui se disputent la mairie de Metz du RN, aux différentes variétés de droite, de LREM et de gauche ont tous signé le Pacte pour la transition écologique. La belle affaire !

Les politiciens qui aspirent à gérer la Mairie s’affichent tous plus vert que vert. Mais quel est le pouvoir des Maires sur le climat ? Même interdire le glyphosate trop près des habitations, ils n’en ont pas le pouvoir, empêchés qu’ils sont par les Préfets ! Sans même parler de la fonte des pôles et des menaces qui pèsent sur le vivant !

Ce qui est la racine des maux sociaux, économiques et écologiques qui mènent l’humanité et la planète à sa perte, c’est la domination du grand capital sur la société. C’est le système capitaliste qu’aucun des prétendants à la mairie ne remet en cause : ils veulent le gérer.

« Changeons le système pas le climat » scandaient les jeunes dans leur marche pour le climat. Seuls les travailleurs ont la force de renverser la table, de changer le système capitaliste, s’ils ont conscience de leur rôle dans la société. C’est tout l’objet de notre campagne : faire entendre le camp des travailleurs.

 

Ex-Sogerail Hayange

Les vautours sont perchés sur les arbres autour de l’usine

Brève
09/03/2020

L’usine de rails, ex-Sogerail, d’Hayange est à vendre suite à la défaillance de son ancien propriétaire British Steel. 4 candidats sont sur les rangs : ArcelorMittal (qui a déjà des installations similaires et est renommé pour la fermeture des hauts fourneaux), Saarstahl (chez qui il y a des licenciements), Greybull (un ancien actionnaire de l’usine qui n’a jamais rien investi), et enfin Liberty House (un fonds d’investissement qui rachète tout ce qu’il peut) ! Il semblerait en tout cas que la reprise ne se fera pas par le groupe Jingye qui a repris British Steel : il n’aurait pas apporté toutes les garanties demandées par le gouvernement.

Beaucoup de repreneurs vautours rodent autour de l'usine. Ils veulent soit faire une bonne affaire, soit se débarrasser d’un site concurrent, soit racheter pour revendre avec bénéfices... les travailleurs auront à se défendre que que soit le nom ou l'origine du repreneur : leur seul point commun, la finance.

Sarrebruck, Hornbach (Allemagne)

Non aux licenciements chez MTD

Brève
07/03/2020

Le groupe MTD, multinationale américaine des équipements de jardin (tondeuse, tracteur, etc.) menace de licenciements près de 300 ouvriers travaillant sur deux sites logistiques à Sarrebruck et Hornbach en Allemagne, à quelques kilomètres de la frontière française.

Les deux fermetures annoncées pour octobre 2020 font suite à la fermeture d’un site de production à Sarrebruck il y a 7 ans. À cette occasion, le groupe avait transféré une partie de la production en Hongrie en divisant les salaires par 10 pour le même travail, multipliant ses profits par autant. Des profits déjà bien juteux puisqu’en 15 ans, la production à Sarrebruck était passée de 200 tondeuses par jour en 1998 à 500 en 2013, sans effectifs supplémentaires.

La seule proposition faite aux plus anciens : accepter leur licenciement pour toucher le chômage, le groupe promettant de compléter ce dernier pour atteindre une paye complète… pendant 1 an, en attendant ensuite 65 ans pour toucher une retraite bien amputée. Aucun des travailleurs n’est prêt à accepter de tels sacrifices et de telles combines, bien conscients que le groupe MTD a largement les moyens de payer et de maintenir les emplois.

ArcelorMittal part, la pollution reste

Le pollueur doit payer

Brève
29/02/2020

Après avoir fermé plusieurs sites dans la vallée de la Fensch, ArcelorMittal s’est engagé à les remettre en état. Une remise en l’état « compatible avec un usage industriel ». Autrement dit en procédant à une dépollution superficielle ­ donc partielle ­ qui interdirait la construction d’habitat ou d’équipements publics.

Et le représentant de l’État accepte cela.

Les édiles, eux, dénoncent cette situation et écrivent au président. Mais une simple lettre ne suffira certainement pas.

Hôpital de Boulay

Au travail... 50 heures de suite !

Brève
24/02/2020

Un médecin, chef de pôle à l’hôpital de Boulay, dénonce dans la presse les conditions de travail : un médecin de service a été contraint de rester à son poste plus de 50 heures !

Quel que soit le dévouement des soignants, une telle situation menace évidemment la sécurité des patients. Qui plus est, la souffrance au travail provoque de nombreux départs, ce qui aggrave la situation.