CHRU de Nancy :  Une catastrophe sanitaire

Echo d'entreprise
20/04/2021

L'hôpital d'enfants lui-même doit faire de la place pour les malades Covid

Face à la vague épidémique, c’est le sauve-qui-peut au CHRU. Les étudiants, les retraités sont appelés au secours. Il a été fait appel à des médecins anesthésistes (5) des cliniques privées. Le groupe Elsan a mis à disposition 6 infirmiers. Le Groupement hospitalier de territoire prête 41 agents. Le 12 avril la réserve sanitaire a envoyé 6 soignants, infirmiers et aides-soignants, venus d'autres régions.

Des patients sont envoyés en Alsace.

Des salles d'opération sont fermées pour faire place à des réanimations improvisées, de nombreuses interventions sont reportées.

Et, maintenant, même les enfants hospitalisés sont touchés par la grave pénurie de moyens. L'hôpital d'enfants a dû déprogrammer 25 % des opérations qualifiées de « non urgentes » pour… accueillir à leur place des patients adultes Covid.

Voilà le désastre auquel on est confronté, parce que tous les gouvernements ont fait la sourde oreille quand les hospitaliers revendiquaient haut et fort des effectifs et des lits.

 

PSA Trémery :  Semi-conducteurs, maxi-profits !

Echo d'entreprise
29/03/2021

Pas mal d’usines sont à l’arrêt et à PSA Trémery des ateliers sont arrêtés à cause du manque de semi-conducteurs, qu’on trouve dans les puces électroniques. Pourquoi ?

Comme pour les vaccins, les médicaments… les capitalistes n’ont pas investi pour satisfaire la demande croissante. Ce qui les intéresse c’est de faire du profit, pas de satisfaire les besoins. Et la pénurie fait monter les prix… c’est tout bénéf pour eux !

Pour les semi-conducteurs, ce sont des usines à l’arrêt. Pour les vaccins, ce sont des morts supplémentaires et le risque de l’apparition de nouveaux variants. Mais le profit capitaliste passe avant tout.

CHRU de Nancy :  Une salle d’opération ouverte sur deux…

Echo d'entreprise
23/03/2021

La fermeture d'une salle d'opération sur deux entraine le report d'interventions et la perte de chances pour les malades

A Brabois une salle d’opération sur deux par spécialité chirurgicale est fermée, car des médecins anesthésistes et des infirmiers ainsi que des respirateurs ont été affectés aux réas proches de la saturation en raison du Covid.

Comme il y a toujours des patients à opérer impérativement et des interventions reportées qui ne peuvent attendre indéfiniment, les journées de travail s’allongent. Les programmes opératoires se terminent bien après 20 heures et, ensuite, il faut enchaîner sur les urgences ! Résultat : les nuits d’astreinte sont souvent des nuits blanches.

C’est ce qui s’appelle être exploité !

 

CHRU de Nancy :  L’odieux chantage

Echo d'entreprise
10/03/2021

Tous les métiers de l'hôpital sont indispensables au bon fonctionnement du CHRU

En plus des suppressions de postes déjà effectives, la direction veut encore en supprimer 150 dans les services administratifs et techniques.

Elle promet qu’en contrepartie elle va créer 135 postes de soignants par « un système de vases communicants », selon son expression !

Opposer les agents les uns aux autres pour supprimer des postes, c’est tout ce qu’elle sait faire.

Comme si les collègues administratifs et techniques ne servaient à rien dans l’hôpital !

CHRU de Nancy :  Une pression insupportable sur les hospitaliers

Echo d'entreprise
10/03/2021

La direction sait que les conditions sont intenables, mais elle poursuit imperturbablement sa politique de restructurations

Avec la nouvelle progression des hospitalisations, le DG et le président de la CME ont adressé un courrier aux médecins et aux cadres de santé leur demandant « d’être très attentifs à l’impact sur vos équipes » : « fatigue », « usure », ils disent que cela « porte sur le moral et parfois la santé »

Ils savent parfaitement que nous travaillons dans des conditions au-delà du supportable !

PSA Metz-Borny et Trémery :  On n’est pas des chevaux !

Echo d'entreprise
02/03/2021

Dans les aires d’UEP (Unité Elementaire de Production), dans le cadre du protocole sanitaire, la direction a installé des cloisons pour séparer tous les salariés qui cassent la croute. Même pas en plexiglass !

Cela donne de véritables mangeoires, où les travailleurs sont bien isolés les uns des autres.

Une raison de plus pour avoir envie de ruer sérieusement dans les brancards.

Boulot, dodo, et même plus voir les copains à la pause, ras le bol !

 

CHRU de Nancy :  Le résultat des conditions de travail

Echo d'entreprise
26/01/2021

Un cluster s'est déclaré dans le bâtiment de Neurologie à l'Hôpital Central. A ce jour 490 membres du personnel du CHRU ont été testé positifs au Covid depuis le début de la pandémie.  Cela montre toute la dangerosité du travail à l’hôpital dans les conditions qui sont les nôtres : manque de lits, manque de personnel, improvisation permanente à la fois dans la gestion des effectifs et l'affectation des malades dans les services. Tout cela concourt à augmenter les sources de contamination.  

Avec leur politique d'économies au détriment de l'hôpital, ils nous font risquer notre peau !

Fusion PSA-Fiat :  Stellantis, des étoiles en or

Echo d'entreprise
20/01/2021

A l'entrée de l'usine PSA de Trémery en Moselle

Lundi matin, les salariés de PSA ont découvert à la porte une grande banderole Stellantis, le nouveau nom du groupe issu de la fusion de PSA et Fiat-Chrysler. Fini PSA… le boulot ne change pas, la paye non plus.

Pour les actionnaires, c’est du tout bon : le titre a pris 7% à la bourse lundi, le nouveau groupe est basé dans le presque paradis fiscal, les Pays-Bas. Et les deux patrons de Fiat et PSA vont toucher le pactole pour cette fusion qui fait réver les actionnaires !

Autant dire qu’il y a du pognon et que les 400 000 salariés du nouveau groupe savent où aller le chercher : pas dans les étoiles, mais dans les caisses de Stellantis !

ArcelorMittal France ou AMAL :  Les pollueurs ne veulent pas être les payeurs

Echo d'entreprise
18/01/2021

ArcelorMittal a été condamné pour la pollution de la Fensch. Des hydrocarbures y ont été déversés à maintes reprises, laissant des traces olfactives. Cela lui a valu une amende de 150 000 euros, peanuts pour un groupe qui brasse des milliards ! Et les deux directeurs incriminés, celui du site comme celui de la cokerie, ont été relaxés.

Dans un autre procès, décidément ArcelorMittal les cumule, celui dénoncé par le lanceur d’alerte concernant le déversement de déchets illicites sur le crassier, ArcelorMittal dit « c’est pas moi » grâce à un petit tour de passe-passe juridique : la société s’appelait AMAL (ArcelorMittal Atlantique Lorraine) à l’époque des faits. Elle a été absorbée par la société ArcelorMittal France en 2019 qui nie toute responsabilité pour ce qui s’est passé avant cette date !

Ils puent, ils polluent, et ils ne veulent pas payer. Décidément, laisser les usines aux mains des capitalistes est dangereux à tous les points de vue.

CHRU de Nancy :  Du grand n’importe quoi

Echo d'entreprise
12/01/2021

Impossible de soigner correctement. Les patients et le personnel font les frais d’une désorganisation poussée à l’absurde avec le Covid.

La direction improvise, les malades sont transférés d’un service à l’autre avec des changements incessants, les soignants toujours en sous-effectif parent au plus pressé. Résultat : les familles sont mécontentes, les agents sont épuisés physiquement et psychologiquement.

Cette situation catastrophique, on la doit à tous ceux qui ont démantelé l’hôpital pour y imposer le règne de la finance et de la rentabilité.