Somme

Sucrerie - Eppeville : les travailleurs débraient

Brève
05/06/2019

La quasi totalité des salariés a fait grève le mardi 4 juin devant le refus de la direction d'accorder des primes pour la dernière campagne sucrière avant la fermeture de la sucrerie. Ils exigent des primes de départ et des primes pour compenser les trajets supplémentaires que tous ceux qui seront mutés à Roye devront faire.

Il s’agit en moyenne de 50 kilomètres supplémentaires. Entre le prix de l’essence, les frais sur la voiture et la fatigue engendrée, les travailleurs font leur compte et ne veulent pas que cela pèse sur leur revenu.

C’est en comptant sur eux mêmes et par leur solidarité que les travailleurs pourront obtenir satisfaction.

Rassemblement à Lille

Non à la violence contre les femmes !

Brève
04/06/2019

Jeudi 30 mai, à l’appel de la Maison des femmes, de plusieurs associations féministes, dont le Planning familial, un rassemblement s’est tenu, place de la République.

Alors que 31 femmes ont été tuées depuis le début de l’année et trois jours après l’enlèvement et le meurtre d’une femme à Lille par son ex-mari, une centaine de personnes se sont mobilisées pour dire non aux violences exercées à l’encontre des femmes.

Pourtant Macron et son gouvernement avaient déclaré la lutte contre les violences faites aux femmes « grande cause 2018 ». Mais la réalité ce sont les réductions des budgets des associations qui accompagnent les femmes victimes de violences conjugales. C’est aussi la réduction du nombre d’hébergements susceptibles d’aider les femmes battues à trouver un refuge.

Rien de surprenant d’un gouvernement qui est à la botte du grand patronat qui fabrique la misère touchant majoritairement les femmes. Elles sont principalement concernées par le chômage, la précarité, le temps partiel imposé, les bas salaires et les petites retraites e souvent la seule chargée de famille.

Il y a toutes les raisons de protester contre les crimes et violences sexistes, produits de la société capitaliste fondée sur les injustices et les inégalités !

Somme

Whirlpool-Amiens : la mascarade de Macron se conclut par la fermeture

Brève
03/06/2019

Le tribunal d'Amiens a placé l'ex-usine Whirlpool en redressement judiciaire.

Macron était venu juste avant le second tour de l'élection présidentielle promettre qu'il n'y aurait pas de licenciement.

Il y a un an, un petit industriel local, Nicolas Decayeux, propriétaire d'une usine de fabrication de boites aux lettres et patron du Medef du département, réembauchait sur le site 162 ex-salariés de Whirlpool.

Un an plus tard, le rideau tombe sur cette farce et la nouvelle est tombée juste après les élections européennes, comme pour Alsthom-Belfort.

Et c'est l'État, au travers de son préfet, qui a signifié la fin de la partie. L’État a décidé de ne plus soutenir Decayeux et de s'orienter vers la recherche de reclassement des salariés.

C’est la mobilisation des salariés qui avaient braqués les projecteurs sur eux lors de la campagne présidentielle.

Pour lutter contre les licenciements, les travailleurs ne peuvent compter sur le bla-bla-bla de politiciens en recherche de publicité.

C’est tous ensemble que les travailleurs, par leurs luttes collectives, pourront faire reculer le patronat et contester le pouvoir qu’il a de licencier à son gré en jetant les travailleurs au chômage.

Aisne

Crèche – Saint-Quentin : pas de bébés à la consigne

Brève
26/05/2019

Dans le cadre de la journée de grève nationale du 23 mai, les professionnelles d'une crèche de Saint-Quentin se sont mobilisées contre le projet de réforme qui détériore les conditions d'accueil des tous petits.

La place moyenne octroyée à chaque enfant passerait de 7 m² à 5,5 m², les places en micro crèche augmenteraient de 10 à 16 avec le même nombre d'encadrants et dans les crèches, une petite modification tenant compte uniquement de l'âge des enfants mais pas de leur capacité à marcher, réduirait le nombre de professionnelles nécessaires.

Lorsqu'un gouvernement parle de priorité à l'éducation...il vaut mieux se méfier.

Oise

Beauvais : la famille Tashchyan ne sera pas expulsée !

Brève
24/05/2019

La famille Tashchyan, arrivée en France en 2012, dont les enfants sont scolarisées à Beauvais depuis 7 ans, a enfin obtenu sa régularisation et ne sera pas expulsée.

Le préfet avait ordonné son expulsion en décembre dernier, ce que le tribunal administratif d’Amiens avait confirmé en avril.

Mais la mobilisation impulsée par le Collectif Solidarité Migrants et d’autres organisations l’a emporté et le préfet a dû revenir sur sa décision !

Tous les travailleurs doivent s’en réjouir ! Car pour un travailleur, le droit de déplacement et d’installation est une nécessité fondamentale !