Cateau Cambrésis - SASA Demarle

Les travailleurs défendent leurs intérêts

Brève
09/06/2022

Dans cette entreprise qui fabrique des moules pour les boulangeries et pâtisseries industrielles, les salaires n’ont pas été augmentés depuis 6 ans.

Depuis le début de l’année, la direction a annoncé vouloir modifier le système des primes qui conduirait à une perte de 300 à 400 euros par mois pour la majorité des ouvriers.

Depuis plusieurs mois, les travailleurs ont débrayé pour dénoncer cette mesure et exiger de meilleurs salaires. La semaine dernière tous les jours il y a eu des débrayages.

La direction faisant la sourde oreille, hier les ouvriers se sont mis en grève.

La direction avait annoncé appliquer son nouveau protocole jeudi 9 juin mais elle est tombée sur un os : la résistance des travailleurs. Ils montrent l’exemple et parlent le seul langage que comprennent les actionnaires: celui des débrayages et grèves.

Orpea - Saint-Quentin (Aisne)

Salariées en grève!

Brève
03/06/2022

Les salariées des maisons de retraite Orpea se sont mis en grève dans tout le groupe pour exiger la prime d intéressement de 750 euros que la direction refuse de leur verser cette année.

À Saint Quentin comme à Beaurevoir le personnel dénonce le mépris des directions locales, des pressions voire des insultes qu'elles s'autorisaient.

La situation se dégradait pour le personnel avec des charges de travail souvent intenable et des responsabilités accrues.

Celles qui ont lu « les Fossoyeurs » reconnaissaient leur situation et découvraient l'ampleur des manipulations financières dénoncées dans le livre.

Face à la baisse des entrées de nouveaux résidents , la seule réponse de la direction est d'écraser encore les revenus des salariés.

Ce qui a provoqué la colère et la détermination à ne pas céder devant les voyous de grands chemins qui sont à la tête de ce groupe.

Transdev Béthune

En grève pour les salaires

Brève
02/06/2022

Lundi 30 mai, le patron a mis le feu aux poudres en déclarant que l’augmentation de salaire ne serait que de 0,9 %, et c’est tout, en quittant la réunion. Plusieurs salariés, notamment les plus jeunes, ont appelé à faire grève. 92 chauffeurs se sont retrouvés devant l’entreprise.

Le mouvement de grève continue encore jeudi 2 juin pour réclamer 15 % d’augmentation pour tous. Les salaires et les conditions de travail sont parmi les pires du groupe Transdev : pour 13 heures d’amplitude horaire, seules 5 heures sont parfois payées. Des salariés avec des dizaines d’années d’ancienneté ne touchent pas plus de 1 300 € par mois, en prenant leur service à 5h et en rentrant chez eux vers 19h. Les apprentis ne touchent que 1 000 € pour un volume horaire de 45 heures par semaine.

C’est un ras le bol général qui s’exprime face au mépris du patron, qui a fait installer des boîtiers mouchards dans les bus pour surveiller la conduite des salariés.

Les grévistes ne veulent pas se laisser faire sans rien dire, ils ont bien raison !

Reydel-Motherson (Gondecourt)

La direction n’a pas d’argent… mais quand on fait grève elle en trouve !

Brève
02/06/2022

Mardi 31 mai, la direction a commencé à expliquer qu’elle ne pouvait pas payer la prime d’intéressement de 300 € ajoutant que ce n’était pas grave car les salaires étaient plus gros en été, grâce à diverses primes versées.

Toute l’usine s’est arrêtée. Presque tous les travailleurs étaient en grève.

Mercredi en fin d’après-midi, la direction cédait 405 € nets en plusieurs fois et une prime de fin de conflit de 100 € bruts, ce qui faisait plus que l’intéressement prévu.

Les travailleurs ont gagné mais beaucoup disent qu’ils auraient préféré une augmentation de salaire et qu’il faudra recommencer !

EPDSAE du Nord

Des augmentations et des locaux salubres !

Brève
31/05/2022

Une cinquantaine d'agents de l'EPDSAE (Établissement public départemental pour soutenir, accompagner, éduquer) du Nord se sont mis en grève ce mardi 31 mai et sont allés manifester devant leur siège à Lille.

Bon nombre d'entre eux travaillent dans des structures qui accueillent des enfants en difficulté mais une partie seulement a été concernée par la prime Ségur de 183 euros pour le domaine médico-social annoncée par le gouvernement suite à la pandémie de Covid. Les veilleurs de nuit, agents d'entretien, personnels administratifs, etc... qui touchent pourtant les salaires les plus bas ne touchent pas cette prime.

À cela s'ajoute l'état lamentable des bâtiments d'accueil qui ne sont pas entretenus. Les photos apportées par les grévistes ont empêché la direction de se réfugier dans le déni.

Pour que les promesses d'intervenir deviennent réalité, il faudra que la mobilisation continue car à l'heure du scandale ORPEA, on peut mesurer quelle considération cette société capitaliste a pour les plus fragiles et pour les revendications des travailleurs.