Camille Fournet – Tergnier (Aisne)

Non aux licenciements

Brève
27/11/2020

L’entreprise Camille Fournet qui fabrique des bracelets de montres de luxe a déjà licencié six salariées depuis le début de la pandémie. Elle en a de nouveau convoquées huit ce mois ci pour des licenciements soi-disant économiques au prétexte qu’il y aurait moins de travail du fait de la pandémie.

Ces salariées, majoritairement ce sont des femmes, ont été informées que leur poste était supprimé alors qu’elles avaient été placées en chômage partiel.

De ce fait elles n'étaient pas dans les ateliers entre le moment où elles ont pris connaissance de leur licenciement et de leur convocation.

Des salariés mettent en doute les raisons données par la direction car des périodes de chômage partiel sont imposés pour faire face à la baisse des commandes que déclare la direction.

Pendant ces périodes, les salariées sont de fait en grande partie payées par l'État. De plus l'entreprise est en plein développement.

Aujourd'hui la direction dit qu'elle en a fini avec les licenciements mais en fait elle se sert des salariées comme variable d'ajustement.

Le virus a bon dos !

Vallourec - Saint-Saulve

Les licencieurs à l'offensive

Brève
24/11/2020

Dans la foulée de l'annonce par Vallourec de la fermeture programmée de l'usine de Déville-les-Rouen en Normandie (190 salariés sans compter les sous-traitants), des annonces ont été faites, notamment sur le site de Saint-Saulve. Une vingtaine de postes y seraient supprimés. Des salariés de production seraient poussés vers la retraite anticipée et la direction annoncerait aux cadres des mutations à venir. Des cadres du site d'Aulnoye-Aymeries seraient désignés pour les remplacer en travaillant à cheval sur les deux sites...

Les effectifs de l'usine de Saint-Saulve, qui étaient autour du millier il y a encore cinq ans, ont fondu au fil des plans de licenciement et de la découpe des secteurs, comme celui de l'aciérie, revendue à Ascoval. Cette dernière est depuis lors régulièrement menacée de fermeture. Avec ce nouveau plan, les salariés de Vallourec présents sur le site passeraient de 124 à 104.

Le groupe met en concurrence ses différents sites dans le monde et veut presser les salariés comme des citrons, user le matériel et les hommes jusqu'à la corde avant de s'en débarrasser. Le capitalisme n’apporte plus rien à la société, sinon le chômage et le développement de la misère.

Il n’y a pas de possibilité de s’en sortir sans se défendre collectivement contre les licenciements et la baisse des revenus.

CHRU Lille

Les manipulateurs radio dénoncent leurs conditions de travail et de salaire

Brève
19/11/2020

Mardi 17 novembre, une vingtaine de manipulateurs en radiologie ont manifesté avec des banderoles dans la cour de l’hôpital Huriez au CHR de Lille. Leurs slogans rappelaient la pénibilité de leurs conditions de travail, ainsi que leur faible reconnaissance qu’ils dénoncent régulièrement depuis plusieurs mois.

La seconde vague de Covid n’a fait qu’aggraver les problèmes déjà récurrents : manque de matériel, diminution des effectifs, salaires insuffisants… problèmes qui sont les mêmes pour toutes les catégories du personnel hospitalier et, plus largement pour bien des travailleurs.

Les manips radio ont raison d’exprimer leur colère !

Aides à domicile – Calais

Ce n’est pas de charité dont on a besoin, mais d’un salaire décent !

Brève
16/11/2020

Suite au déconfinement il y a plusieurs mois, dans une entreprise d’aides à domicile du Calaisis, la direction avait annoncé que les hauts cadres et dirigeants se priveraient d’un mois de salaire « par solidarité dans cette période difficile ». Ils prévoyaient que 50 000 euros seraient ainsi récoltés et distribués aux salariées.

Quel mépris ! La direction paye des salaires de misère, qui ont encore diminués pendant le confinement, et voilà qu’elle jouait au grand et généreux seigneur !

Récemment, alors que les salariées étaient sans nouvelle des 50 000 euros depuis des semaines, une assistante sociale de l’entreprise leur a fait subir un entretien individuel de plusieurs heures pour lister tous leurs revenus et leurs dépenses… Certaines se sont entendu dire qu’elles « dépassaient le plafond », et n’auraient donc droit à rien !

Non seulement les patrons voudraient que les travailleurs mendient une aumône mais en plus ils s’arrogent le droit de décider de ce dont ils ont besoin ou pas. Les 50 000 euros et l’ensemble des profits de l’entreprise, ce sont bien les salariées, en particulier les plus mal payées, qui les ont fabriqués par leur travail !

Carambar Marcq-en-Barœul (Nord)

En grève pour le maintien des salaires

Brève
16/11/2020

Vendredi 13/11, les salariés de l’usine Carambar, de Marcq-en-Barœul, se sont mis en grève. Ils protestent contre les conditions de leur déménagement annoncé à l’usine Lutti de Bondues. Le patron veut rassurer, en parlant de transférer la plus grande partie des 115 salariés.

Mais les contrats des ouvriers de Carambar déplacés à Bondues seraient cassés et réécrits à la sauce Lutti… où les salaires sont plus bas de 25 % et sans les primes.

Il n’y a aucune raison que les salariés de Carambar fassent les frais de cette réorganisation !