Ilévia

Les salariés veulent une paye qui permette de vivre !

Brève
04/06/2021

Vendredi 4 juin, une grande partie des salariés d’Ilévia, l’entreprise de transport de la métropole lilloise se sont mis en grève : une seule ligne de métro marchait au ralenti, de nombreuses lignes de bus n’ont pas fonctionné et les tramways tournaient comme un dimanche.

Cette colère qui s’exprime par cette grève massive, vient de ce que la direction a osé proposer 0,2% d’augmentation de salaire ! Elle se plaint d’avoir perdu de l’argent avec la pandémie. Mais le groupe Kéolis se gave avec l’argent public, et n’a pas diminué les versements à ses actionnaires. Alors pas question que les salariés des transports se serrent la ceinture. Les factures continuent à tomber et tous les prix grimpent, dont le prix de l’électricité qui explose !

Les salariés qui tenaient des piquets, sur des airs de samba, devant leurs différents dépôts, ont été choqué d’apprendre que des cars de CRS étaient stationnés devant le siège, quand les syndicats se sont présentés aux négociations.

C’est un signe que l’Etat craint la mobilisation des grévistes !

Sysco

Le capital dans les assiettes bio

Brève
04/06/2021

Un certain nombre de conseils régionaux, généraux, des municipalités font le choix de mettre du « bio » dans les assiettes des élèves. Ils avancent comme arguments que le bio, c’est local et éloigné de la finance. Mais, dans la réalité, nombre de cantines de la région (et d’ailleurs) se fournissent auprès de Sysco. Cette entreprise américaine, leader mondial pour les professionnels de la restauration, réussit à contrôler toute la chaîne depuis la production jusqu’à la distribution. Ce trust mondial réalise un chiffre d’affaire de 58.7 milliards de dollars.

Le « bio », comme tout ce qui existe dans cette économie capitaliste, est un marché sur lequel ce sont les plus gros qui l’emportent !

Conseil régional des Hauts-de-France

Prêts gratuits pour riches patrons et actionnaires

Brève
29/05/2021

Pendant toute la durée de leur mandat, les conseillers régionaux sortants des Haut-de-France, de la droite comme du Rassemblement National ont voté pour plus de 100 millions d’euros de prêts gratuits à diverses entreprises de la région. La gauche auparavant pratiquait la même politique. Ainsi, les grandes entreprises comme Arc et Ascoval, avec des actionnaires à la tête, ont chacune touché 12 millions d’euros.

Rien qu’en prenant en compte l’inflation, prêter gratuitement de l’argent est une manière de subventionner, avec les impôts de la population, les actionnaires des grandes entreprises.

Conseil régional des Hauts-de-France

Hautes subventions pour grandes entreprises

Brève
29/05/2021

Lors du dernier budget de décembre 2020 du Conseil régional des Hauts-de-France, les subventions aux entreprises sous différents prétextes ont encore été recensées. Quelques exemples de grandes entreprises capitalistes qui les ont touchées :

Arc (Arques) 125 000 €, PSA-Sevelnord (Hordain) 800 000 €, Harrys (Onnaing) 200 000 €, les Cartonneries de Gondardennes (Wardrecques) 621 000 €, Toyota (Onnaing) 1 944 000 € et son sous-traitant Novares (Libercourt) 150 000 €, Aluminium-Dunkerque 756 000 €.

Dans cette liste non-exhaustive, se trouve aussi Bridgestone (Béthune) avec 114 000 €, qui a annoncé l'année dernière la fermeture de son usine et la suppression des centaines d’emplois.

La Région est une vache à lait pour capitalistes, déjà gavés de profits.

Boulogne-sur-mer

Brexit, concurrence, nationalisme, épuisement des ressources : à bas le capitalisme !

Brève
25/05/2021

Depuis plusieurs semaines, des patrons pêcheurs de Boulogne mènent des actions pour empêcher les bateaux hollandais de décharger leur poisson à quai.

Le Brexit a pour effet de réduire les zones de pêches des bateaux européens et le nombre de licences pour pêcher en zone britannique. Dans cette concurrence exacerbée, les fileyeurs et chalutiers hollandais sembleraient rafler un peu plus la mise.

Voilà la concurrence capitaliste : la guerre commerciale s’aggrave, les plus petits patrons sont mangés par les plus gros et les réserves de poissons s’épuisent pour tout le monde.

L’État français, comme l’Union européenne n’ont aucune solution à apporter : l’un et l’autre défendent les capitalistes et, dans le secteur de la mer, surtout les gros actionnaires de l’industrie de transformation du poisson.

L’avenir est dans la planification d’une économie, organisée non pas pour le profit mais pour les besoins de tous. C’est la seule façon de respecter les réserves de poisson, comme le travail de chacun, quelque soit sa nationalité. Les travailleurs au pouvoir, partout dans le monde, auraient cette capacité.