Saint-Omer Hôpital d’Helfaut

la Santé est malade… du capitalisme

Brève
24/12/2022

La direction du centre hospitalier d’Helfaut a annoncé qu’elle pourrait refuser des patients arrivant aux Urgences si leur cas n’était pas considéré comme urgent.

Depuis des années, les gouvernements attaquent les services hospitaliers. Dans le même temps, il y a de moins en moins de médecins généralistes dans le secteur de Saint-Omer et que ceux qui restent ne prennent plus de nouveaux patients.

Le système capitaliste montre chaque jour un peu plus qu’il est incapable de répondre aux besoins de la population. L’urgence, c’est de le renverser !

« La Poste », on a tout à y perdre !

Contre la fermeture de deux bureaux de poste à Villeneuve d’Ascq (Flers-Breucq et Ascq)

Brève
20/12/2022

Il y a eu - depuis plusieurs années - de nombreuses protestations des salariés, des habitants des quartiers concernés et des élus.

Aujourd’hui, La Poste décide, au mépris de tous, de fermer ces bureaux et de les remplacer par des « points de contact » bien moins utiles à la population mais qui ne lui coûtent quasiment rien.

En fait c’est l’État, et en dernier lieu le gouvernement Macron, qui décident de ces fermetures contraires aux intérêts de la population et des agents.

Pourtant La Poste n’est pas en déficit, elle a même distribué 724 millions d’euros de dividendes à ses deux actionnaires, la Caisse des dépôts et l’Etat. L’intérêt général, il y a longtemps que l’État l’a oublié, il ne connait que la rentabilisation sur notre dos à tous.

Nous avons tous de plus en plus de raisons de refuser cette politique dévastatrice.

Carelide Mouvaux

Aucun travailleur à la rue, c’est à la famille capitaliste Mulliez de payer

Brève
18/12/2022

Plus de 500 travailleurs (embauchés et intérimaires) de Carelide, à Mouvaux, sont menacés de perdre leur emploi après le placement en redressement judiciaire de l’entreprise, entreprise qui fabrique des poches de perfusion.

La famille Mulliez a possédé le site de Mouvaux pendant 24 ans. En 2019, les Mulliez ont cédé l’entreprise à Franck Ullman et lui ont même donné 34 millions d’euros. C’était une façon pour un grand requin de sous-traiter les licenciements à un petit requin.

Ullman a mis début novembre l’entreprise en redressement judiciaire après avoir pu en tirer tout ce qu’il pouvait.

L’Etat et des politiciens locaux se posent en défenseurs des salariés en faisant mine de rechercher un éventuel repreneur. D’autres politiciens, comme Ruffin proposent que l’Etat impose aux hôpitaux l’achat des poches de perfusion « françaises », Carelide étant la seule entreprise située en France produisant des poches de perfusion.

Tout cela est ridicule : l’Etat ne sert que les actionnaires et il ne défend que le profit de ceux-là.

Tout le concert de paroles, des uns et des autres, ne sert qu’à faire oublier la responsabilité de la famille Mulliez dans la situation. C’est à cette famille, riche à milliards, de payer pour qu’aucun travailleur de Carelide ne se retrouve à la rue.

"Migrants" - Beauvais (Oise)

nuit de migrants

Brève
14/12/2022

Dans le cadre de la journée mondiale des migrants, Le Comité Solidarité Migrants de Beauvais organise ce vendredi 16 décembre à 17h30 rue Saint Pierre une manifestation de protestation contre le sort scandaleux réservé à ceux que l’on appelle des migrants.

Le 6 décembre dernier, 14 personnes, 9 femmes et 5 enfants entre 5 et 13 ans, attendaient à la gare de Beauvais le passage du Samu social dans l’espoir d’être hébergées pour la nuit. Aucun homme : ils n’y ont pas droit.

Chaque nuit, des jeunes scolarisés sont envoyés dormir dans les rares places d’hébergement du département de l’Oise : certains à Creil ou Compiègne, à une heure de route. Le lendemain, ils doivent être à l’école à 8h30. Ils arrivent le ventre vide, et, heureusement, des enseignants s’organisent pour leur assurer un petit déjeuner.

Les hommes ne sont pas les seuls à dormir dans la rue. C’est arrivé récemment à une jeune femme enceinte, échouée sur un banc du square de la gare. Une jeune fille de 17 ans, expulsée d’un foyer de l’Aide Sociale à l’Enfance, l’ASE, après un test osseux – à la fiabilité plus que douteuse- selon lequel elle aurait dépassé l’âge couperet de 18 ans, risque bien de subir le même sort. Pour l’instant, une chaîne de solidarité s’organise pour lui assurer un toit nuit après nuit, en attendant que son dossier soit réexaminé.

Un jeune homme avait trouvé du travail, mais… pas de paye. Il est allé réclamer son dû à son patron. Il a obtenu un violent coup de poing. Il lui a fallu du courage pour oser porter plainte.

Cela se passe dans une ville ordinaire de la 7ème puissance mondiale, fief du marchand d’armes milliardaire Dassault, et de l’ex-ministre mais toujours fortunée Cayeux. Il y a de quoi être révoltés et manifester vendredi avec le comité Solidarité Migrants.

Bondues (Nord)

Lamy-Lutti/Carambar : Débrayage pour des augmentations de salaires

Brève
10/12/2022

Jeudi 8 décembre, à l’usine Lamy-Lutti/Carambar de Bondues, des travailleurs ont débrayé pendant que les organisations syndicales étaient en négociations annuelles obligatoires. Le débrayage parti de l’équipe du matin s’est poursuivi avec l’équipe d’après-midi.

La direction ne proposait que 4 % d’augmentation en mars 2023. Le compte est vite fait ! Avec des salaires au SMIC ou proches, 4 % ce n’est rien face à l’augmentation des prix et des factures. Les produits de base ou alimentaires connaissent des augmentations largement supérieures. Le talon proposé de 90 euros permet tout juste de faire un plein d’essence.

Cela est d’autant plus révoltant que le fond d’investissement Eurazeo qui a racheté et fusionné Carambar et Lamy-Lutti empoche les profits. Il appartient à des capitalistes riches à souhait, comme les familles JC Decaux ou David-Weill. Elles sont dans le classement des 500 familles les plus riches du pays.

Les travailleurs de Lamy-Lutti/Carambar ont mille fois raison de chercher le rapport de force pour imposer des augmentations de salaire. La force des travailleurs, c’est la grève.