Synthexim (ex-Calaire)

Patrons irresponsables

Brève
18/08/2023

Jeudi 17 août, pour la deuxième fois depuis le début du mois, un incident chimique a eu lieu à l’usine Synthexim de Calais provoquant un dégagement de fumées toxiques. Il s’agirait de fumées acides provenant d’un fût endommagé contenant des résidus d’acide. Cette usine, classée Seveso seuil haut, produisait des molécules pour l’industrie pharmaceutique.

Depuis le 21 juin dernier, tous les salariés ont été licenciés et le site a été laissé à l’abandon avec des tonnes de produits dangereux à l’intérieur. Un des anciens ouvriers a déclaré à la presse que le site est une « bombe à retardement ». D’autant plus qu’elle est située au milieu d’habitations, au bord d’un canal et à proximité d’une autre usine classée Seveso.

Ni les actionnaires du dernier groupe ayant exploité l’usine, ni l’État ne mettent les moyens financiers et humains nécessaires pour mettre en sécurité le site et le dépolluer. Ce faisant, ils menacent la vie et la sécurité des habitants.

Evonik Rexim – Ham (Somme)

Neutre en carbone et en dépense

Brève
24/07/2023

Une banderole annonce à l’entrée de l’usine : « Evonik en marche vers le carbone neutre ! »

Le groupe allemand Evonik est un géant de la chimie et le site de Ham est le plus grand de France d'où, d'après son directeur, « l'importance de réduire son empreinte environnementale ».

Cela a demandé des investissements comme par exemple le remplacement du brûleur de la chaudière.

Celui-ci a été financé à 70 % par les finances publiques.

Quant aux dépenses supplémentaires liées à l’utilisation d’électricité dite verte et de « biogaz », la direction dit qu'elles sont répercutées sur les clients, les grosses entreprises pharmaceutiques qui s'en offusquent d'autant moins qu'elles-mêmes les reporteront sur les utilisateurs.

La transition écologique, c'est important pour Evonik et les patrons, à condition que cela ne leur coûte pas trop cher.

Emmaüs Saint-André-Lez-Lille

Des travailleurs sans-papiers en grève contre le mépris et l’exploitation

Brève
07/07/2023

Des compagnons d’Emmaüs, à Saint-André, près de Lille, sont en grève depuis le mardi 4 juillet. La principale revendication des grévistes est la régularisation de tous, car ce sont des travailleurs « sans-papiers ». La direction leur avait promis qu’après 3 ans de travail, ils seraient régularisés. Certains sont là depuis déjà 5 ans, et la direction leur a fait comprendre qu’elle ne ferait rien pour leur régularisation.

Ils sont aussi aussi en grève contre l’ensemble des conditions de travail. En « échange du gîte et du couvert », ils travaillent cinq jours par semaine, pour moins de 200€ par mois. En cas de maladie ou de blessure, la direction fait pression pour qu’ils ne prennent pas d’arrêt. Les congés se limitent à deux semaines par an. À tout cela s’ajoutent les réflexions racistes et le mépris de la direction envers ces travailleurs d’origine africaine. Alors comme le dit un gréviste : « là, on a atteint notre point de fusion ».

Ces travailleurs sont déterminés à se battre pour leurs droits et leur dignité. Ils ont mille fois raison.

Aésio mutuelle – Amiens (Somme)

Grève également à Amiens

Brève
29/06/2023

Une majorité de la trentaine de salariés du site amiénois ont cessé le travail le 29 juin. Ce jour là, le directeur national est venu discuter de l'avenir de l'antenne locale. La direction a prévu 9 licenciements et un reclassement pour tous les autres à Valencienne … à 130 kilomètres et 3 heures de route aller-retour ! Autant dire que bien des salariés perdront leur emploi.

29 des 44 sites administratifs doivent fermer dans le pays.

Aésio fait parti du groupe Aéma, quatrième assurance française qui fait des bénéfices et possède également la Macif, Abeille Assurance et une société de spéculation, Ofi Invest, qui capitalise 182 milliards d'euros (fin 2022).

La volonté du groupe, maquillé sous le faux prétexte de difficultés financières, est d'économiser sur la masse salariale et d'augmenter la charge de travail des salariés qui resteront.

Les débrayages se développent sur les différents sites et c'est bien le seul moyen de faire reculer la direction.

Manifestations

Revaloriser les métiers de l’Humain

Brève
29/06/2023

Le 28 juin 2023, des milliers de manifestants et manifestantes issues du monde médico-social (salariés comme employeurs), ainsi que des familles, ont défilé dans les rues de plusieurs grandes villes afin de faire entendre leurs revendications. Comme à Lille où plusieurs associations venues de toute la région (notamment l'APEI de Saint-Omer, Dunkerque ou Calais ; association accompagnant des personnes en situation de handicap) se sont retrouvées devant le siège de l'ARS, avant de défiler dans les rues.

Parmi les revendications : le manque de moyens mais aussi la nécessité de reconnaître tous ces métiers de l'Humain, oubliés (ou "exclus") des différentes réformes post-crise sanitaire et qui ont visé le personnel soignant.

En effet, malgré toutes les promesses politiques émises au moment de la crise sanitaire, beaucoup de travailleurs et travailleuses n'ont pas pu bénéficier de certains "coups de pouce" de l'État (notamment primes Ségur et Laforcade). Aujourd'hui, ces métiers sont en crise, le manque de moyens attribués entraine un grand nombre de démissions et de reconversions professionnelles... Ce qui accentue encore le manque de personnels !

Les premières victimes de ces restrictions sont les personnes accompagnées et leurs familles. Sans l'octroi de revalorisations salariales significatives, nul doute que le problème continuera d'empirer...