Gojob intérim

New start-up, vieille exploitation

Brève
04/05/2021

Gojob est une plate-forme sur internet pour les intérimaires. Avec l’application téléchargeable sur téléphone, le patron de cette société n’a quasi plus de frais d’agence.

Gojob promet 3000 emplois dans la région dans la distribution de courriers et de publicités. Ce seront des contrats de courte durée et très précaires.

À l’entrepôt logistique Dispéo, près d’Armentières, des dizaines d’intérimaires passent déjà par Gojob. Tout passe par SMS : le renouvellement ou non du contrat mais aussi des remontrances sur les retards, même quand ce n’est pas le cas…

Quant aux versements des salaires, ils sont régulièrement entachés d’erreurs : des « trop-perçus » sont retirés le mois suivant sans prévenir, des heures supplémentaires ne sont pas payées. À Dispéo, Gojob a dû détacher une personne au sein de l’entreprise pour gérer tous les problèmes et parfois la queue devant son bureau s’allonge.

Il paraît que rien n’arrête le progrès ? Si, l’exploitation.

Carrefour en grève

Ne pas se laisser faire !

Brève
03/05/2021

Vendredi 30 avril, des travailleurs de Carrefour Mi-Voix (Calais) ont tenu un piquet de grève devant le supermarché : « On refuse d’être moins payés, moins nombreux et plus polyvalents ».

En effet, c’est sur leur dos qu’est prévue la mise en « location gérance » du magasin : les précaires seraient virés, la 6ème semaine de repos perdue, et des primes supprimées, ce qui ferait près de 2300€ en moins par an. Par cette manœuvre, Carrefour espère se dégager par avance de ses responsabilités en cas de suppression d’emploi ou d’attaques contre les conditions de travail.

Contre ce groupe vorace qui affiche des profits records depuis des années, les salariés ont bien raison de refuser de se laisser brader.

Nathalie Arthaud

Tweet à propos de la manifestation du 1er mai à Paris

Brève
02/05/2021

BlackBloc ou pas, l'agression de la CGT en fin de cortège est odieuse. Preuve que derrière la pseudo radicalité, il peut se cacher une violente hostilité au monde ouvrier et à ses militants !

Solidarité avec les militants blessés de la CGT.

Xavier Bertrand

Toute honte bue

Brève
02/05/2021

Xavier Bertrand, président de la Région Hauts-de-France et candidat de la droite aux régionales, est venu à Fourmies le 1er mai.

Mettre la main sur la commémoration des 130 ans de la fusillade des travailleurs de Fourmies fait partie de sa cuisine politicienne, lui le candidat putatif aux élections présidentielles et héritier politique des fusilleurs de Fourmies. Plusieurs fois ministre, dont celui de la Santé, dans des gouvernements qui ont supprimé des lits d’hôpitaux, aujourd’hui, il justifie la délocalisation du bloc opératoire de l’hôpital public local vers une clinique privée.

Toute honte bue, son soi-disant bain de foule était surtout parmi les siens, le préfet et autres politiciens, de nombreux policiers les protégeant.

Officier méritant du patronat

Patrons, curés et officiers, unis contre les ouvriers : une vieille tradition

Brève
30/04/2021

À Lille, une rue et une caserne militaire portent le nom du général Négrier.

François de Négrier, et la particule a son importance chez ces gens-là, a participé aux exactions lors de la conquête de l’Algérie après 1831 : dévastations de villages, enfumades, têtes d'enfants exhibées sur pointes de sabres...

La carrière de ce barbare galonné fut stoppée net, par une balle perdue tirée par un de ses soldats, lors de la répression de juin 1848 à Paris, où des milliers d’ouvrières et ouvriers furent exécutés.

Négrier fut élevé au rang de martyr par tous les tenants de l’ordre social. Son cœur fut mis aux Invalides à Paris et le reste enterré à Lille.

La Gazette, journal lillois catholique, proche des industriels du textile, le décrivait ainsi : « Vainqueur des barbares d’Afrique, il vous restait à combattre et à vaincre, au cœur même de la patrie, des barbares d’une bien pire espèce. », c’est-à-dire les ouvriers révoltés contre leur exploitation.

Généraux d’hier ou d’aujourd’hui, ils sont biberonnés de cette tradition : sabre et goupillon, unis pour la défense du capitalisme.