Rassemblement à Lille

Non à la violence contre les femmes !

Brève
04/06/2019

Jeudi 30 mai, à l’appel de la Maison des femmes, de plusieurs associations féministes, dont le Planning familial, un rassemblement s’est tenu, place de la République.

Alors que 31 femmes ont été tuées depuis le début de l’année et trois jours après l’enlèvement et le meurtre d’une femme à Lille par son ex-mari, une centaine de personnes se sont mobilisées pour dire non aux violences exercées à l’encontre des femmes.

Pourtant Macron et son gouvernement avaient déclaré la lutte contre les violences faites aux femmes « grande cause 2018 ». Mais la réalité ce sont les réductions des budgets des associations qui accompagnent les femmes victimes de violences conjugales. C’est aussi la réduction du nombre d’hébergements susceptibles d’aider les femmes battues à trouver un refuge.

Rien de surprenant d’un gouvernement qui est à la botte du grand patronat qui fabrique la misère touchant majoritairement les femmes. Elles sont principalement concernées par le chômage, la précarité, le temps partiel imposé, les bas salaires et les petites retraites e souvent la seule chargée de famille.

Il y a toutes les raisons de protester contre les crimes et violences sexistes, produits de la société capitaliste fondée sur les injustices et les inégalités !

Auchan

Aux Mulliez à payer

Brève
24/05/2019

Suite à un rassemblement, jeudi 23 mai, de militants syndicaux devant le siège social d’Auchan à Croix, pour dénoncer la revente des 21 sites Auchan et la menace sur les 700 emplois directs, la direction d’Auchan s’est fendue d’une déclaration pour défendre la famille Mulliez. Elle a expliqué que la famille Mulliez n’aurait touché des magasins Auchan « que » 930 millions d’euros de dividendes entre 2013 et 2018.

Rien que cette somme suffirait à embaucher 700 travailleurs, payés mensuellement à 1 800 euros net (cotisations sociales incluses) pendant… 30 ans. Et puis la fortune de la famille Mulliez est passée entre 2013 et 2018 de 19 à 38 milliards d’euros, selon le magazine Challenges.

La fortune de ces capitalistes repose sur l’exploitation de dizaines de milliers de travailleurs d’Auchan et des autres enseignes du groupe, les pressions à la baisse sur les prix des petits fournisseurs et à la hausse sur les clients.

Alors, interdiction des licenciements en prenant sur les fortunes des capitalistes. Les Mulliez peuvent et doivent payer.

Manifestation à Lille

Pas de bébés à la consigne

Brève
24/05/2019

Suite à l’appel national du collectif « Pas de bébés à la consigne » et des syndicats de la petite-enfance, 200 manifestantes se sont rassemblées sur la grande Place de Lille, ce jeudi 23 mai.

Elles y ont dénoncé les ordonnances à venir du gouvernement qui dégraderont les conditions de travail et d’accueil dans les crèches. Le gouvernement n’a rien d’autre à proposer face au manque criant d’accueil en crèche, que d’ « augmenter les capacités », ce qui voudra dire : réduire la superficie disponible par enfant et augmenter le nombre d’enfants par adulte

La société crève du capitalisme : l’argent coule à flot pour gaver les grosses fortunes et pendant ce temps des nourrissons aux personnes âgées, des pans entiers de la population n’ont pas accès à des soins et un accueil dignes de ce nom, alors que des dizaines de milliers de travailleurs disponibles et qualifiés sont maintenus au chômage.

Arques – Pas-de-Calais

Grèves des employés municipaux pour dire : « ça suffit » !

Brève
23/05/2019

Mardi 21 mai, une centaine d’employés municipaux sur 141 se sont mis en grève. Profitant du jour de marché, ils ont distribué un tract à la population pour faire connaître leurs revendications : embauches d’une dizaine de salariés précaires et remplacement des employés en congé maladie ou à la retraite. Ils ont également dénoncé des conditions de travail qui se dégradent et une ambiance détestable dans les services.

Dans la matinée, ils se sont rassemblés devant la mairie où la seule proposition de la maire (LREM) a été de proposer des réunions à venir, se refusant à discuter sous la pression des grévistes.

Les employés municipaux ont bien raison de ne pas vouloir se laisser faire et n’ont pas dit leur dernier mot.

ArcelorMittal

Protectionnisme vert et politique patronale

Brève
17/05/2019

Damien Carême, le maire de Grande-Synthe (Dunkerque), en troisième position sur la liste écologiste EELV, a récemment dit : « Si ArcelorMittal investit pour émettre moins de CO2, tant mieux. Mais ça renchérit les coûts et il est hors de question que dans le même temps, les Chinois ou les Russes viennent nous vendre leur acier, je me battrai pour un protectionnisme vert en Europe ». Il est mieux inspiré quand la municipalité de Grande-Synthe fait tout ce qu’elle peut pour accueillir et héberger humainement les migrants.

Car ses propos protectionnistes sont les mêmes que ceux du trust sidérurgique qui vient de réduire sa production en Europe en incriminant la concurrence russe et chinoise, tout en demandant de nouvelles mesures protectionnistes à l’Union européenne. Si ces mesures sont prises, elles ne protègeront que les profits d’ArcelorMittal mais ne protègeront ni les emplois ni les salaires des travailleurs.

Le « protectionnisme vert », comme tous les prétextes avancés pour justifier l’augmentation des droits de douane, est une politique patronale qui ne sert que les patrons.