Transmanche

DFDS a de quoi maintenir l’emploi et les salaires de tous

Brève
21/09/2020

En août, la compagnie de ferries DFDS a annoncé la suppression de 142 postes, dont la majeure partie concerne les navigants sur les lignes de Calais et de Dieppe. La compagnie justifie les licenciements par des difficultés financières dues à la crise sanitaire. Le coronavirus a bon dos. Bien sûr le trafic a baissé. Mais les millions de profits qu’elle a encaissés les années précédentes, comme tous les requins du Transmanche, n’ont pas coulé dans le Détroit. DFDS a largement de quoi payer !

Avec le confinement, la compagnie a continué à exploiter ses salariés. Alors qu’un tiers des effectifs était présent, surtout des navigants, elle leur a imposé un alourdissement de la charge de travail, une augmentation des cadences et de la polyvalence pour des tâches pour lesquelles ils ne sont pas qualifiés. Manque de sécurité, stress et fatigue, voilà ce qu’engendre le sous-effectif sur les ferries.

La compagnie paie le même salaire pour un personnel en activité qui fait plus de travail. Quant au chômage partiel auquel ont été contraints deux tiers des salariés, c’est l’État qui finance, c’est-à-dire nos impôts !

Calais

Surenchère de démagogie xénophobe et sécuritaire

Brève
18/09/2020

Suite à sa rencontre avec le Ministre de l’intérieur le 10 septembre, la maire de Calais, Natacha Bouchart (LR), a obtenu un arrêté préfectoral interdisant la distribution de repas aux réfugiés dans un large périmètre du centre-ville, distribution assurée jusque-là par des organisations non gouvernementales.

Mais la seule association acceptée officiellement par l’État, la Vie Active, ne reçoit pas, à dessein, les moyens suffisants pour répondre aux besoins de la totalité des migrants. La maire a également obtenu une augmentation du nombre de CRS sur la ville.

Laisser les réfugiés errer sans abri et sans nourriture, c’est inhumain.

Un appel à la mobilisation contre cet arrêté honteux a été lancé pour le 26 septembre à Calais Rendez-vous à 16h au rond-point près de l’hôpital et départ à 17h vers le parc Richelieu.

Liberté de circulation et d’installation pour tous les exilés !

Non à la fermeture de l'usine Bridgestone !

Les profits du groupe doivent servir à maintenir tous les emplois !

Brève
16/09/2020

Coup de massue aujourd’hui à Bridgestone (Béthune), le PDG a annoncé la fermeture prochaine de l'usine, 863 travailleurs seraient jetés à la rue. Depuis plusieurs années déjà, beaucoup ont été virés ou pas remplacés et combien de centaines de travailleurs intérimaires ne sont même pas comptabilisés ? Mais la productivité, elle, n'a pas arrêté de grimper.
Alors, on entend dire : « il y a des surcapacités », « il n'y a pas eu assez d'investissements », « l'usine n'est pas performante » « il y a des problèmes de marché » tout cela, c'est le point de vue patronal et cela veut dire : l'usine ne rapporte pas assez aux actionnaires ! Et pour le groupe Bridgestone – qui est n°1 mondial pour la fabrication de pneus – il faut fermer l'usine, pour maintenir ses profits. Voilà la logique patronale. Même si leur bénéfice en 2019 était à 2,5 milliards d'euros pour un chiffre d'affaires à 27 milliards d’euros et si pour 2020, malgré le Covid, malgré la concurrence des marchés. le groupe Bridgestone prévoit un bénéfice équivalent.
Pour nous travailleurs, l'important, c'est d'avoir un travail et un salaire pour vivre.
Cette fermeture d'usine, comme toutes les autres, est inacceptable !
Ce n'est pas une fatalité.
C'est une question de rapport de force entre les travailleurs et les capitalistes.
Les bénéfices présents et passés doivent servir à maintenir les emplois, les salaires... quitte à travailler moins pour travailler tous !
C'est la seule façon de sauver nos vies ! Nous ne sommes pas les seuls aujourd'hui à être jetés à la rue, c'est tous ensemble qu'on pourra faire reculer les capitalistes et leur logique qui répand le chômage et la misère.

Contre les licenciements

Rassemblement à Lille

Brève
11/09/2020

150 salariés se sont rassemblés ce vendredi matin à Lille face à la préfecture du Nord.

Une partie d'entre eux travaille à l'usine Agfa-Gevaert à Pont-à-Marcq. Le groupe Belge qui vend pour 2 milliards d’euros de matériel photo par an veut se débarrasser de l'usine de Pont-à-Marcq, menaçant directement 175 emplois, ainsi que d’une usine à Leeds en Angleterre menaçant là encore 76 emplois. Complice de ces licenciements annoncés, le gouvernement français garantit aux capitalistes propriétaires du groupe qu’ils n’auront pas à débourser un seul centime pour la dépollution du site de 15 hectares s’ils trouvent un repreneur.

L’autre partie des salariés présents travaillent sur le site Cargill d’Haubourdin. Il y a un mois, l’État a validé un PSE permettant au géant de de l’agrobusiness (100 milliards de chiffre d’affaires annuel) de licencier 186 personnes sur les 300 que compte le site. La direction veut abandonner l’activité d’extraction d’amidon de maïs, qu’elle prétend être déficitaire, et se « repositionner » sur la deuxième activité du site, celle de la transformation de l’amidon en ingrédient industriel.

Dans les deux cas, ces groupes sont riches et continuent à accroître leur fortune tout en détruisant l’emploi. Ils seront sans doute mêmes récompensés par les milliards du plan de relance offerts par le gouvernement… Les travailleurs ont bien raison de dénoncer le camp des exploiteurs, refuser les licenciements et mettre en avant leurs intérêts communs. S’il y a moins de travail, il faut le partager entre tous, sans perte de salaire.

 

SMUR

Les SMUR du 62 en danger

Brève
25/08/2020

En moins d’un an, 7 médecins sur 18 ont quitté le service des urgences de l’hôpital Duchenne, à Boulogne-sur-Mer. Cet été, cette pénurie d’urgentistes a entraîné la fermeture ponctuelle du service mobile d’urgences et de réanimation (SMUR). Les SMUR des villes alentours ont pris le relais, avec forcément, des délais d’intervention plus longs. Et ceux de Lens et de Saint-Omer ont eux aussi été contraints de faire ce choix, pour les mêmes raisons.

Des horaires toujours plus lourds, des conditions de travail dégradées : voilà ce qui explique la fuite des urgentistes, hors de l’hôpital public.