Wizernes

Reprise du site d'Arjowiggins, qui sont les vrais assistés ?

Brève
24/09/2018

La papeterie d'Arjowiggins a officiellement été rachetée par Henri Breban. Ce dernier a déjà racheté, il y a quelques années, l'activité emballage de la verrerie Arc, connue aujourd'hui sous les noms d’Express Découpe et Express Packaging.

Il se vante de prendre des risques et d'investir. Mais pour le moment, d’après la presse locale, il n’aurait mis que 250 000 euros pour la reprise, alors qu'il devrait toucher près de 3,2 millions d'euros d'aide publique !

Les patrons n'ont même pas besoin de « traverser la rue », pour être gavés d'argent public.

Saint-Omer

Mobilisation contre les expulsions

Brève
24/09/2018

Charlène, une jeune femme congolaise de 19 ans, réfugiée en France, et ses deux filles scolarisées en maternelle à Saint-Omer sont menacées d’expulsion. Elle est aujourd'hui assignée à résidence et doit pointer trois fois par semaine au commissariat. Son crime ? Avoir fui un des pays les plus pauvres et les plus dangereux au monde.

La mobilisation s'organise contre leur expulsion. Un comité de soutien s'est constitué, a fait des actions sur le marché de Saint-Omer et une pétition réunit déjà plus d'un millier de signatures. C’est bien la preuve que la politique qui vise à opposer les pauvres, les travailleurs, les uns contre les autres est loin de faire l’unanimité.

En tous cas, ceux qui se mobilisent contre ces exactions du gouvernement ont raison !

Lille

Davantage de bidonvilles

Brève
24/09/2018

Les bidonvilles de Lille, Roubaix et Villeneuve d’Ascq qui ont été démantelés cet été, ont été reconstitués, ailleurs, parfois dans les mêmes endroits évacués.

Le collectif Solidarités Roms estime qu'il y a aujourd'hui dans l’agglomération lilloise environ 25 bidonvilles. Les expulsions et l’exclusion sont les seules réponses des responsables et de la préfecture. Les familles expulsées sont laissées sans solution.

Résultat : il y a davantage de bidonvilles et les familles y vivent dans des conditions de plus en plus insalubres. Ce constat révoltant est significatif d’une société capitaliste incapable de permettre à tout le monde de travailler, avec un salaire permettant de se loger dignement.

Les postiers en ont ras-la-sacoche !

Brève
22/09/2018

Mardi 18 septembre, environ 300 postiers grévistes de toute la région – en majorité des facteurs – se sont retrouvés devant le centre de tri postal de Lesquin, près de Lille. Ils protestaient contre la réorganisation que la direction de La Poste veut leur imposer en 2019.

Les changements d'organisation de travail que la direction de La Poste veut mettre en application ont pour but de supprimer toujours plus de postes de travail, ce qui a pour conséquence une aggravation des conditions de travail des postiers.

La direction de La Poste veut changer leurs horaires de travail et leurs tâches : certains facteurs ne feraient que du tri, d’autres ne feraient que de la distribution avec des horaires étalés sur toute la journée et une grande coupure non payée le midi, 6 jours sur 7 samedis compris ; beaucoup de postiers sont très en colère.

C’est partout que les dirigeants du public et du privé aggravent de plus en plus les conditions de travail des salariés pour supprimer de plus en plus d’emplois. C’est pourquoi, les postiers se sont donné rendez-vous aux manifestations contre la politique du gouvernement et du patronat le mardi 9 octobre. Tous ensemble, on peut les faire reculer !

Licenciements à Chauss’expo

Les actionnaires doivent payer

Brève
22/09/2018

Mercredi 19 septembre, une cinquantaine de salariés du groupe Desmazières (magasins et entrepôts Chauss’expo) se sont rassemblés au siège de l’entreprise à Lesquin, à l’appel des syndicats. Des salariés avaient aussi organisé des actions dans 20 magasins : grèves, distributions de tracts… Alors que l’entreprise est en redressement judiciaire depuis janvier, l’administrateur a annoncé 116 suppressions d’emplois et la fermeture de 35 magasins.

Les travailleurs de Chauss’expo se sont mobilisés pour montrer qu’ils ne sont pas prêts à tout accepter. Ils ont bien raison. Que l’entreprise soit « en difficulté » ou pas, ce n’est pas à eux de payer les pots cassés, ils n’en sont pas responsables !

La famille Desmazières qui est propriétaire de cette entreprise a accumulé des profits pendant des années sur leur dos. C’est à elle de payer aujourd’hui pour qu’aucun salarié ne se retrouve sur le carreau.