Les Mulliez

Fabricants de chômage !

Brève
12/05/2021

La presse évoque la future implantation à Neuville-en-Ferrain dans le Nord d'une usine ultra-mécanisée de fabrication de jeans, qui créerait de nouveaux emplois. Les investisseurs de cette entreprise sont la famille Mulliez, le nombre d'emplois s'élèverait à... 105.

Cette famille de capitalistes, à la tête entre autres d'Auchan, a supprimé depuis des années des milliers d'emplois, dans le petit commerce qui n'a pas tenu la concurrence, dans ses propres magasins et entrepôts de vêtements (Jules, Pimkie, Promod, etc), et aussi dans les autres enseignes du groupe : Alinéa, près de 1000 emplois détruits, Flunch plus de 1300 sont menacés...

Les dirigeants du groupe parlent de “relocalisation” à grand renfort de baratin sur le "produire local" qui ouvre, sans nul doute, à de larges subventions.

Un coup de publicité à pas cher, mais cela ne fait pas oublier comment les Mulliez se sont construits : tirer du profit des travailleurs un temps et ensuite fabriquer du chômage, quand cela ne leur rapporte plus assez !

Roquette Lestrem (62)

Non aux suppression d’emplois !

Brève
07/05/2021

Le groupe Roquette (3 400 salariés), géant de l'agroalimentaire, annonce sa volonté de supprimer des emplois sur 2 ans, en utilisant des ruptures conventionnelles. Un syndicat évoque près de 200 suppressions.

La direction déclare que ce seraient des "départs volontaires". Elle ne se cache pas de chercher "à consolider sa position d'acteur majeur". En langage patronal, ça veut dire "faire plus de profit", en se débarrassant du maximum de travailleurs et en surexploitant ceux qui restent.

Mais supprimer des emplois en période de crise est criminel... et aggrave la crise.

La famille Roquette affiche plus de 3 milliards d'euros de fortune, tirée de l'exploitation de générations de travailleurs. De l'argent, elle en a pour maintenir les emplois.

G.E NORD Villeneuve d’Ascq

Une « association », main dans la main avec les patrons

Brève
07/05/2021

Mardi, plusieurs salariés se sont réunis devant le siège de l’« association » G.E Nord (ex-GEL) pour soutenir une collègue menacée de licenciement. G.E Nord est un Groupement d’Employeurs et met des salariés en CDI à disposition des entreprises adhérentes pour des contrats plus ou moins courts.

Dernièrement, l’employée convoquée a courageusement dénoncé le harcèlement sexuel dont elle avait été victime dans une des entreprises adhérentes. Sa mission dans cette entreprise a été arrêtée et aucune suite à ce harcèlement n’a été donnée à ce jour, ni par l’entreprise ni par le G.E.

Au contraire, la salariée est désormais menacée de licenciement pour des motifs futiles par le GE ! Pour les salariés présents au rassemblement, ces méthodes sont dans la continuité de ce que fait le groupement d’employeurs : mettre au placard les travailleurs quand ils exigent leur dû et précariser toujours plus tous les salariés.

Travaillant sur différents sites, des salariés échangent pourtant entre eux et réfléchissent à répondre collectivement. C’est la seule voie efficace face aux patrons et à l’association qui les défend.

La Poste

Non aux menaces de licenciement et de sanction

Brève
04/05/2021

Un militant CGT, facteur à Lille, est convoqué pour un entretien préalable à sanction pouvant aller jusqu’au licenciement.

Avec ces menaces, la direction de la Poste veut faire baisser la tête à tous les postiers. À travers ce militant, ce sont tous ceux qui refusent la dégradation de leurs conditions de travail et de salaire qui sont visés.

Pour réclamer le retrait des menaces de sanction et de licenciements, la CGT et SUD appellent à un rassemblement devant la direction (UD2, rue Henri Noguères à Lille) le vendredi 7 mai à 8h.

Gojob intérim

New start-up, vieille exploitation

Brève
04/05/2021

Gojob est une plate-forme sur internet pour les intérimaires. Avec l’application téléchargeable sur téléphone, le patron de cette société n’a quasi plus de frais d’agence.

Gojob promet 3000 emplois dans la région dans la distribution de courriers et de publicités. Ce seront des contrats de courte durée et très précaires.

À l’entrepôt logistique Dispéo, près d’Armentières, des dizaines d’intérimaires passent déjà par Gojob. Tout passe par SMS : le renouvellement ou non du contrat mais aussi des remontrances sur les retards, même quand ce n’est pas le cas…

Quant aux versements des salaires, ils sont régulièrement entachés d’erreurs : des « trop-perçus » sont retirés le mois suivant sans prévenir, des heures supplémentaires ne sont pas payées. À Dispéo, Gojob a dû détacher une personne au sein de l’entreprise pour gérer tous les problèmes et parfois la queue devant son bureau s’allonge.

Il paraît que rien n’arrête le progrès ? Si, l’exploitation.