Sambre-Avesnois

Fermeture programmée du planning familial : scandaleux !

Brève
18/06/2018

Pour cause de réductions de subventions, le planning familial de la région de Sambre-Avesnois est menacé de fermeture à partir du 30 juin.

Ce sont neuf salariés qui risquent de perdre leur emploi et des centaines de femmes qui ne pourront plus accéder à ce service.

Rien qu'en 2017, 400 femmes, souvent jeunes et issues des milieux populaires, ont pu venir consulter. Ce sont aussi des milliers de jeunes filles et garçons qui ont eu accès aux informations nécessaires sur la sexualité, la contraception et l'avortement. De plus, une halte garderie itinérante, les P'tits Loups, dépendante du planning familial est aussi menacée de fermeture.

Scandaleux quand l'argent existe dans la société : il « ruisselle » à grands flots pour les milliardaires.

Mawda assassinée

Brève
01/06/2018

Samedi 26 mai, un rassemblement de protestation contre la mort par un tir de la police belge d’une enfant kurde irakienne de 2 ans, Mawda, s’est tenu à Dunkerque. La famille de Mawda avait vécu dans le gymnase ouvert par la mairie de Grande-Synthe, une commune proche de Dunkerque. Elle y avait tissé des liens avec les autres réfugiés et avec les associations d’aide aux migrants
A cause des contrôles de plus en plus draconiens de la police française, passer en Angleterre est devenu toujours plus difficile pour les migrants. La famille de Mawda essayait le jeudi 17 mai avec une trentaine de migrants d’y parvenir par la Belgique. 
Des policiers ont pris en chasse leur fourgonnette. A Maisières, un policier a fait feu sur le véhicule. Mawda est morte d’une balle dans la tête, victime de la politique anti-migrants des gouvernements belge et français et de leur police. 

Artmadis : les charognards et les rois de la jungle capitaliste

Brève
01/06/2018

Artmadis, spécialiste de la vente en gros des arts de la table, compte trois sites à Arques et Wasquehal, dans le Nord-Pas-de-Calais et à Parthernay, dans les Deux-Sèvres.
Mercredi 23 mai 2018, la majorité des employés d'Artmadis des trois sites, se sont mis en grève. La colère les a pris la veille, quand ils ont appris que l'entreprise était placée en redressement judiciaire. 198 emplois sont menacés. 
En 2012, Arc International alors propriétaire d’Artmadis l’avait vendu au groupe Mutares, spécialisé dans le rachat de secteurs considérés comme non rentables et dont les grands groupes veulent se débarrasser. C’est ainsi que Mutares avait déjà racheté Eupec, spécialisé dans le revêtement des pipelines, à Arcelor-Mittal. À Eupec, ce rachat s’était traduit par un plan de licenciement d'un tiers des salariés. Aujourd’hui, ce sont les travailleurs d’Artmadis dont les emplois sont menacés.
Mutares gagne des millions en tant que charognard de l'économie capitaliste. Mais les premiers rapaces ce sont les groupes qui sous-traitent ainsi les licenciements. Cette situation est le fait d’Arc. C’est donc à Arc et à Mutares de garantir emplois et salaires aux travailleurs d'Artmadis !

Arques

Les serres des Hauts-de-France récoltent des subventions

Brève
07/05/2018

Récemment installées sur la commune d’Arques, elles produisent des tomates et ont bénéficié de subventions de la CAPSO (Communauté d’Agglomérations du Pays de Saint-Omer).

Cette entreprise et celle chargée de la commercialisation des tomates, REO Veiling, ont aussi reçu des subventions de l'agence de développement économique SOFIE (Saint-Omer Flandre Interface d'Entreprises). Celle-ci a pour objectif de subventionner les entreprises qui s'installent sur le territoire du Pays de Saint-Omer et de la Flandre Intérieure. Alimentée par les communes, elle reverse ainsi aux entreprises plus de 835 000 euros d'argent public chaque année.

Qu’il s’agisse de tomates ou d’autres activités économiques, la récolte d'argent public est toujours bonne pour les patrons.

Vallourec Saint-Saulve

Grève à la Tuberie

Brève
01/05/2018

Une grande partie des 410 ouvriers de la Tuberie Vallourec sont en grève, la production est à l'arrêt et 80 grévistes se relaient en deux équipes devant les entrées du site. L'aciérie Ascoval où la menace de fermeture plane sur les 300 salariés restants est aussi bloquée.

L'annonce de 164 suppressions d'emplois à la tuberie, ainsi que l'arrêt de la ligne chaudière, ne sont pas acceptés. Les travailleurs ont fait circuler une pétition qui a recueilli une écrasante majorité : pour une prime de 150 000 euros par salarié licencié, largement payable par Vallourec. Pour 164 personnes, c'est moins de 2% de ses bénéfices en 2014 et 2015 !

Une prime de licenciement de seulement 30 000 euros et des mesures privant les travailleurs de moins de 10 ans d'ancienneté de certaines garanties financières en cas de licenciement, discutés par les syndicats, ne sont pas non plus acceptées.

Avec la grève la direction a dû rediscuter en urgence avec les syndicats.

Les grévistes sont déterminés et ont déjà gagné une partie : ne pas se laisser virer sans réagir.