Ascoval Saint-Saulve

Chantage et racket patronal

Brève
13/07/2021

Un an après le dernier repreneur-margoulin Liberty Steel, Ascoval change à nouveau de propriétaire. Le groupe Saarstahl veut racheter Ascoval.

Saarstahl a exigé que la communauté d'agglomérations Valenciennes-Métropole abandonne 7,2 millions de dettes que lui devait l’entreprise, c’est-à-dire que l’ancien prêt accordé se transforme en cadeau. Il veut aussi faire annuler les dettes d’Ascoval envers la Région et l’État, soit au total 67 millions d’euros.

« C’est ça ou pas de reprise et donc des licenciements », tel est le chantage de la direction de Saarstahl. Ces 67 millions de cadeaux représentent plus de 250 000 euros par salarié.

Les élus du Valenciennois, dans leur immense majorité ont approuvé ce cadeau, même si cet argent public, issu en grande partie des impôts de la population, manquera dans les budgets des villes ouvrières.

Les actionnaires d’Ascoval passent et se ressemblent. Ils se comportent comme l’ensemble de la bourgeoisie : des maîtres-chanteurs et des racketteurs d’argent public.

Hénin-Beaumont

Urgence absolue aux Urgences

Brève
10/07/2021

Cet été, les urgences à Hénin-Beaumont seront fermées la nuit, faute de personnel.

Si aujourd’hui il manque la moitié de l’équipe pour assurer le service des urgences, c’est parce que depuis des années les budgets des hôpitaux sont rognés, qu’il n’y a pas d’embauches et que les agents en congés annuel ou en arrêt ne sont pas remplacés.

En cas d’urgence, les patients devront donc aller à Lens ou à 20 km de chez eux, comme à Seclin ou Douai, dans des services eux aussi surchargés. En pleine crise sanitaire, dans une région où on manque déjà de médecins, fermer des services est criminel.

Alors que cette année le grand patronat s’est gavé de milliards, les hôpitaux n’ont même pas les moyens d’embaucher, de former et d’augmenter les salaires du personnel. Pour cela, il faudra prendre l’argent sur les comptes des capitalistes.

Arras

JCDecaux fait les poches des municipalités

Brève
10/07/2021

L'entreprise de publicité JCDecaux, qui gère les panneaux publicitaires dans bien des villes, a exigé de la ville d'Arras une remise de 66 000 € sur la redevance de 180 000 € qu'elle doit verser à la ville pour ses espaces publicitaires. JCDecaux prétexte des pertes avec le confinement.

La crise a bon dos : entre 2020 et 2021, la famille Decaux, au 25e rang des fortunes françaises, a augmenté la sienne de 3,9 à 5 milliards d'euros ! En réalité, comme tous les capitalistes, JCDecaux utilise le chantage pour extorquer de l'argent public et augmenter ses marges.

S'enrichir de plus d'un milliard en un an et venir ensuite faire les poches des municipalités alors que la crise frappe les milieux populaires, belle publicité pour le capitalisme.

Jeumont Electric

Une victoire des travailleurs

Brève
09/07/2021

Depuis vendredi dernier, les travailleurs de Jeumont Electric se mobilisent pour exiger des augmentations de salaires.

La direction refusait toute augmentation et prime et voulait imposer sa loi.

Les travailleurs ont fait grève et organisé un piquet. Devant leur mobilisation, la direction a dû reculer ce vendredi et a accordé une prime de 800 euros et une augmentation de salaire de 1,5 %.

La force des travailleurs, c'est la grève.

Flunch

Prendre sur la fortune des Mulliez

Brève
07/07/2021

Le plan de licenciements chez Flunch, annoncée en janvier 2021, devient réalité. Sur les 227 restaurants de la chaîne, 57 sont menacés de fermetures. Parmi ces 57, la presse a révélé récemment que 39 restaurants seraient définitivement fermées à partir d’août 2021. Ce sont dès cet été, près de 900 travailleurs qui perdent leur travail.

La direction de Flunch met en avant la crise sanitaire. Ce n’est pas une raison : les actionnaires de Flunch sont la famille Mulliez, riches de dizaines de milliards érigés sur l’exploitation des travailleurs de tout le groupe.

C’est sur cette fortune qu’il faut prendre pour que chacun garde un emploi et un salaire. Car licencier en période de crise, pousser des centaines de travailleuses et travailleurs vers le chômage, c’est criminel.