Hôpital de Calais

Ras-le-bol chez les ouvriers

Brève
16/10/2019

Mardi 15 octobre, durant toute la matinée, les agents titulaires des services techniques du CHC étaient en grève à 100%, mouvement auquel participaient par solidarité d’autres salariés de l’hôpital. Avec l’aide des militants de la CGT, ils ont déployé leur banderole « en grève » et installé une structure devant l’entrée : ils tenaient à ce que ça se sache : la commission de sécurité étant de passage ce jour-là, ils ne voulaient pas qu’elle conclut, comme à chaque fois, que tout va bien. Ils dénoncent haut et fort la diminution incessante des effectifs qui entraîne de lourds dysfonctionnements dont ils ne sont pas responsables.

Ils rappellent à la direction qu’un hôpital ça fonctionne aussi grâce au travail des électriciens, des plombiers, des menuisiers… à condition qu’ils soient en nombre suffisant et équipés du matériel adéquat.

Hôpitaux

Manifestation à Tourcoing

Brève
16/10/2019

Plus de 150 personnes du personnel soignant des hôpitaux de la région sont venus manifester à Tourcoing mardi 16 octobre pour crier leur colère face au manque croissant de moyens et de personnel dans les hôpitaux, qui s’est traduit dernièrement par la fermeture de la maternité à l’hôpital de Tourcoing.
Le maire de la ville, LREM, également président du conseil de surveillance du CH Tourcoing s’est senti obligé de venir rencontrer les manifestants. Dès ses premiers mots les manifestants ont scandé ''des actes ! Pas des paroles !'' Sur la défensive, il a repris la propagande de ses amis du gouvernement en rejetant la faute sur les malades qui viennent aux urgences « pour le moindre problème » provoquant la saturation. Après les malades fautifs il a attaqué les médecins ''défaillants'' !
Mais il a dû vite remballer ses mensonges devant la colère des manifestants qui sont bien au courant de la situation sur le terrain. Ils ont rappelé le manque de personnel dans tous les hôpitaux et la surcharge de travail qui poussent le personnel à bout. Ils ont rappelé qu'une ville comme Lens est resté sans SMUR pendant plusieurs jours, qu'aux urgences les malades viennent parfois de l'autre bout du département tant les services manquent de personnel partout.
Après l'intervention d'un militant CGT, le maire a voulu reprendre la parole. Le militant a demandé à ses collègues s'ils voulaient entendre ce que le maire avait à dire. Le non a été unanime.
En se quittant les manifestants ont scandé « Du pognon pour l’hôpital », tous déterminés à poursuivre la mobilisation.

Suicide d'une directrice d'école

Une juste colère des salariés de l'Éducation

Brève
05/10/2019

À Lille, comme dans d’autres villes, de nombreux salariés d'écoles primaires et maternelles ont fait grève ce jeudi 3 octobre. Des manifestations ont eu lieu, devant l’hôtel académique ou dans le centre-ville de Lille.

La tristesse s’y exprimait mais aussi la colère, suite au suicide sur son lieu de travail de Christine Renon, directrice d’une école maternelle de Pantin. Les grévistes ont voulu montrer leur indignation et protester contre les conditions de travail de plus en plus difficiles dans les écoles, les collèges et les lycées.

Face à ces difficultés, il n’y a pas d’autres solutions que d’embaucher largement : des secrétaires, des assistants, des agents, des enseignants. Pour financer, il faudra prendre sur les profits des parasites capitalistes, car ce sont eux qui pompent l’argent de la collectivité, aidés par tous les gouvernements qui claironnent que tout va bien…

Droit à l’avortement

Lille, rassemblement samedi 28 septembre

Brève
28/09/2019

A l’initiative du Planning Familial, une centaine de personnes se sont rassemblées pour la défense du droit à l’avortement à Lille, sur la place du Vieux Marché au Chevaux.

Partout dans le monde, le droit à l’avortement est attaqué. En France, si le droit à l’IVG existe dans le texte, dans la réalité celui-ci est entravé. Les différents gouvernements qui se sont succédé ont mené des politiques de santé visant à fermer les petits hôpitaux de proximité, des services entiers dans les centres hospitaliers. Cette politique de réduction des moyens pour l’hôpital public a eu également pour conséquence la fermeture de centres dans lesquelles l’IVG était pratiquée.

De plus, avec la montée des idées réactionnaires, de plus en plus de médecins font valoir la clause de conscience, faisant ainsi obstacle à une droit reconnu par la loi.

Enfin, les démarches administratives sont véritablement trop longues par rapport aux délais de l’IVG, si bien que plusieurs milliers de femmes ont été contraintes d’avorter à l’étranger, pour celles qui en ont les moyens.

Les raisons ne manquent pas de continuer à se mobiliser pour que l’avortement ne soit pas un droit « creux », inscrit dans la loi mais de moins en moins dans la réalité.

Maternité de Tourcoing

Arrêt des accouchements faute de médecins !

Brève
26/09/2019

Depuis mercredi 25/9, les femmes ne peuvent plus accoucher à Tourcoing, car il n’y a plus de médecin en bonne santé à la maternité. Comme le disent les obstétriciens de la métropole à la Voix du Nord, « c’est une grosse catastrophe qui était annoncée depuis un moment ». Car la situation est catastrophique dans la plupart des maternités de la Région, et malheureusement aussi dans tout le pays.

C’est à Tourcoing le résultat direct, visible, choquant, de la politique des gouvernements successifs, quelle que soit leur couleur politique, celui de Macron- Buzin n’ayant fait qu’accentuer, avec beaucoup de zèle, les restrictions de crédits pour les Hôpitaux publics ; pour mieux engraisser les grands groupes capitalistes.

Imposer que les Maternités, les Urgences, les Hôpitaux plus généralement, puissent fonctionner normalement ne pourra se faire que si la population s’en mêle aux côtés des personnels soignants mobilisés.