Bridgestone Béthune

leur accord de compétitivité, c'est la guerre contre les travailleurs

Brève
18/04/2019

Des salariés de Bridgestone ont fait grève contre le plan de compétitivité de la direction, qu’elle ose appeler « accord de performance collective ». Cet accord se traduirait par 14 jours de travail supplémentaire non payés, des suppressions de poste et des horaires plus flexibles. Bref, la performance, ce serait aux salariés de la payer, et ce sont les actionnaires de Bridgestone qui empocheraient.

Tous les grands groupes sont en guerre pour augmenter toujours plus leur profit. Les actionnaires de Bridgestone ont empoché 2 milliards d’euros de profits en 2017 et ceux-ci étaient encore en hausse début 2018. Ils ont les poches pleines mais en veulent encore plus. Alors face à ces requins, pour les travailleurs, il n’y a pas d’autre choix que de défendre leurs intérêts, c'est à dire leur peau avec le seul moyen efficace : la mobilisation et la grève.

XPO logistics : les travailleurs ont obtenu leur dû

Brève
17/04/2019

Sur Marck, près de Calais, les chauffeurs de XPO Logistics ont gagné après deux de jours de grève le paiement d'arriérés de primes que la direction ne voulait pas verser depuis 3 ans. Même pour se faire payer ce que le patron leur doit, il a fallu que les salariés fassent grève. Pourtant XPO logistics est un des géants mondiaux de transport et affichent des bénéfices en hausse croissante.

Alors pour imposer de véritables augmentations de salaires que ce groupe capitaliste a largement les moyens de payer, et qui sont vitales pour les travailleurs, la voie est indiquée : c’est l‘arme de la grève qu’il faudra utiliser.

La violence de la société !

Brève
16/04/2019

Fin mars, une femme SDF a accouché dans la rue près d’un chantier à côté de la gare Lille-Flandres ; son bébé est mort ; elle a été mise en examen pour « délaissement d’enfant ayant entraîné la mort » et placée en détention provisoire. N’avait-elle pas plutôt besoin d’une aide, d’un lit à l’hôpital puis d’un toit pour s’en sortir ?

Bien des journalistes se demandent encore aujourd’hui comment un tel drame est possible. Mais la misère et la rue guettent tous ceux qui deviennent pauvres ou chômeurs ; en témoignent les milliers de SDF dans les rues. Les associations d’hébergement d’urgence sont débordées et manquent de moyens. Des centaines de SDF meurent dans la rue, tous les ans, condamnés par le capitalisme barbare.

Macron avait dit dès son élection : « Je ne veux plus personne dans les rues d’ici la fin de l’année », Jospin et Sarkozy l’avaient dit, eux aussi, en leur temps. Ces gouvernants trouvent toujours des milliards pour les actionnaires des grands groupes, par contre ils trouvent que les pauvres coûtent trop cher… et certains en crèvent !

Dunkerque

La loi blanchit ArcelorMittal

Brève
10/04/2019

Entre 2001 et 2005, un trafic de déchets toxiques – du fuel naphtaliné – provenant de l’usine sidérurgique de Sollac Dunkerque a finalement été jugé…14 ans plus tard !

Ce fuel toxique devait être traité par la société Sonolub et revendu ensuite comme du fuel domestique. Mais Sonolub ne traitait rien et fournissait un faux certificat de nettoyage de ce fuel pourtant cancérigène ! Puis il était exporté vers Anvers avec la complicité d’un douanier. Là il était utilisé comme carburant par les cargos.

Le tribunal correctionnel de Dunkerque a condamné l’ancien douanier, Sonolub et son directeur à diverses amendes et peines de prison avec sursis. Sollac n’a pas été mis en cause, car Sollac a disparu, rachetée par ArcelorMittal en 2007 ! Pour la loi des patrons,cela éteint toute poursuite…

Brexit ou non, A bas les frontières !

Brève
04/04/2019

Pour cause de Brexit à venir, de nouveaux systèmes de contrôle seront installés à l'entrée du Tunnel sous la Manche : des nouveaux détecteurs de rythme cardiaque pour traquer dans les camions d'éventuels réfugiés, des sas « PARAFE » ultra-modernes avec détection des empreintes digitales pour les passagers des cars, des rangées supplémentaires pour les files d'attente des véhicules.

Bref, des millions d'euros vont être gaspillés pour matérialiser une frontière et traquer ceux à qui la liberté de circulation est refusée. Et tous, passagers légaux comme clandestins, subiront et paieront pour ces contrôles.

Le capitalisme à bout de souffle développe le nationalisme, il mobilise des trésors de technologies et gaspille des millions d'euros pour renforcer des barrières d'un autre âge.

Liberté de circulation et d'installation pour tous !