Manifestations des salariés de l'éducation nationale

Brève
14/11/2018

Ce lundi, 12 Novembre les salariés de l'Éducation nationale étaient appelés à faire grève par toutes leurs organisations syndicales contre le manque de personnel, et notamment la suppression de 2 650 postes d’enseignants et de 400 postes de personnels administratifs dans le secondaire.

A Calais, le matin la manifestation a rassemblé entre 150 et 200 personnes. Puis l’après midi à Lille, la manifestation régionale a rassemblé 1700 personnes. Les cortèges étaient dynamiques et animés par de nombreux slogans : « Retrait des réformes Blanquer ! » , « Fonctionnaires en colère, on ne va pas se laisser faire ! ».

Face à une offensive générale du patronat et du gouvernement contre le monde du travail, qui se décline dans l’Éducation nationale par des suppressions de postes, ceux qui se mobilisent ont raison ! Cette journée est un point d’appui pour les mobilisations à venir contre les différents projets du gouvernement en matière d’Education et de Fonction Publique.

Maubeuge

Macron n’était pas le bienvenu !

Brève
10/11/2018

« Vous n’êtes pas le bienvenu, monsieur Macron ». C’est ce que Macron a pu entendre à l’usine MCA de Maubeuge où il était venu parader, jeudi 8 novembre, au côté du Pdg de Renault, Carlos Ghosn. C’est aussi ce qu’ont tenu à lui dire plusieurs centaines de travailleurs des usines ou des services publics de la ville et des environs qui, au même moment, ont défilé dans le centre-ville de Maubeuge après avoir été bloqués, dans un premier temps, par un cordon des forces de police.

Les manifestants étaient contents d’avoir pu exprimer leur rejet de toutes les attaques anti-ouvrières, menées par le gouvernement au service des plus riches et par le patronat qui augmente ses profits en détruisant massivement les emplois et en tirant tous le salaires vers le bas.

ArcelorMittal Dunkerque

la mobilisation des pompiers a payé

Brève
08/11/2018

Les pompiers du site sidérurgique ArcelorMittal de Dunkerque étaient 75 en 2008. Ils sont seulement 29 en CDI et il y a 14 intérimaires et 3 contrats de qualification. Cela sur un site classé Seveso haut ! Aussi, ils se sont mobilisés ces derniers jours et ils ont obtenu qu’à terme, il y ait 9 pompiers en CDI sur chacune des cinq équipes, par l’embauche des intérimaires et des contrats de qualification à l’issue de leur formation. Ils ont obtenu aussi la remise en état des locaux du centre de secours et la création d’un réfectoire, la fourniture d’équipement pour la totalité des intérimaires…

La mobilisation des pompiers a payé et c’est un encouragement pour tous les travailleurs du site.

Ascoval (Saint Saulve)

Les travailleurs face au rapace Vallourec

Brève
26/10/2018

Ce vendredi matin, plusieurs dizaines de salariés de l’aciérie Ascoval située à Saint-Saulve ont bloqué le site de production de tubes Vallourec d'Aulnoye-Aymeries, à 30km de là. La multinationale Vallourec, propriétaire à 16% de l'aciérie de Saint-Saulve s'oppose actuellement au plan de reprise du site par un énième candidat potentiel.

Malgré les milliards d'euros de dividendes versés aux actionnaires ces dernières années et un chiffre d'affaire en hausse, Vallourec refuse d’investir quoi que ce soit pour l'avenir du site de Saint-Saulve, ce qui le menace de fermeture.

L’État, actionnaire et complice de Vallourec à qui il ne veut surtout rien imposer paiera-t-il l'addition à sa place, sur le compte de l'argent public ? Dans tous les cas, en ciblant Vallourec, les travailleurs s'en prennent au vrai responsable et profiteur de la situation. Leurs collègues du site d'Aulnoye-Aymeries, dont les effectifs ont fondu ces dernières années en savent quelque chose.

Face aux capitalistes sans scrupules, les travailleurs ne peuvent compter que sur leur lutte.

Arques, Pas-de-Calais

Débrayages à Arc

Brève
18/10/2018

Les 4, 8 et 11 octobre, de 70 à 100 ouvriers et ouvrières ont débrayé à l’appel de FO et de Sud.

Au-delà des revendications, primes, jours de RTT perdus, salaires…, le ras-le-bol a motivé les salariés qui ont débrayé et se sont rassemblés devant l’usine.

Depuis des années, les conditions de travail se dégradent : accélération des cadences, postes supplémentaires imposés, bruit, vapeurs de toutes sortes, poussières, pressions de l’encadrement. Ces derniers mois, après avoir été exploités pendant des années, plusieurs dizaines de salariés en invalidité ont été licenciés. La précarité est la règle dans cette entreprise où 1 000 salariés sur 5 500 sont intérimaires ou en contrat.

Tout cela dans une ambiance où les actionnaires, les anciens comme les nouveaux font planer le doute sur la viabilité de l’usine.

Alors les travailleurs qui ont tenu à dire leur ras-le-bol ces jours-là ont eu raison. Ils ont peut-être été minoritaires mais ils montrent le chemin à suivre. Ce n’est qu’un début, le combat continue…