Vallourec - Saint-Saulve

Les licencieurs à l'offensive

Brève
24/11/2020

Dans la foulée de l'annonce par Vallourec de la fermeture programmée de l'usine de Déville-les-Rouen en Normandie (190 salariés sans compter les sous-traitants), des annonces ont été faites, notamment sur le site de Saint-Saulve. Une vingtaine de postes y seraient supprimés. Des salariés de production seraient poussés vers la retraite anticipée et la direction annoncerait aux cadres des mutations à venir. Des cadres du site d'Aulnoye-Aymeries seraient désignés pour les remplacer en travaillant à cheval sur les deux sites...

Les effectifs de l'usine de Saint-Saulve, qui étaient autour du millier il y a encore cinq ans, ont fondu au fil des plans de licenciement et de la découpe des secteurs, comme celui de l'aciérie, revendue à Ascoval. Cette dernière est depuis lors régulièrement menacée de fermeture. Avec ce nouveau plan, les salariés de Vallourec présents sur le site passeraient de 124 à 104.

Le groupe met en concurrence ses différents sites dans le monde et veut presser les salariés comme des citrons, user le matériel et les hommes jusqu'à la corde avant de s'en débarrasser. Le capitalisme n’apporte plus rien à la société, sinon le chômage et le développement de la misère.

Il n’y a pas de possibilité de s’en sortir sans se défendre collectivement contre les licenciements et la baisse des revenus.

CHRU Lille

Les manipulateurs radio dénoncent leurs conditions de travail et de salaire

Brève
19/11/2020

Mardi 17 novembre, une vingtaine de manipulateurs en radiologie ont manifesté avec des banderoles dans la cour de l’hôpital Huriez au CHR de Lille. Leurs slogans rappelaient la pénibilité de leurs conditions de travail, ainsi que leur faible reconnaissance qu’ils dénoncent régulièrement depuis plusieurs mois.

La seconde vague de Covid n’a fait qu’aggraver les problèmes déjà récurrents : manque de matériel, diminution des effectifs, salaires insuffisants… problèmes qui sont les mêmes pour toutes les catégories du personnel hospitalier et, plus largement pour bien des travailleurs.

Les manips radio ont raison d’exprimer leur colère !

Aides à domicile – Calais

Ce n’est pas de charité dont on a besoin, mais d’un salaire décent !

Brève
16/11/2020

Suite au déconfinement il y a plusieurs mois, dans une entreprise d’aides à domicile du Calaisis, la direction avait annoncé que les hauts cadres et dirigeants se priveraient d’un mois de salaire « par solidarité dans cette période difficile ». Ils prévoyaient que 50 000 euros seraient ainsi récoltés et distribués aux salariées.

Quel mépris ! La direction paye des salaires de misère, qui ont encore diminués pendant le confinement, et voilà qu’elle jouait au grand et généreux seigneur !

Récemment, alors que les salariées étaient sans nouvelle des 50 000 euros depuis des semaines, une assistante sociale de l’entreprise leur a fait subir un entretien individuel de plusieurs heures pour lister tous leurs revenus et leurs dépenses… Certaines se sont entendu dire qu’elles « dépassaient le plafond », et n’auraient donc droit à rien !

Non seulement les patrons voudraient que les travailleurs mendient une aumône mais en plus ils s’arrogent le droit de décider de ce dont ils ont besoin ou pas. Les 50 000 euros et l’ensemble des profits de l’entreprise, ce sont bien les salariées, en particulier les plus mal payées, qui les ont fabriqués par leur travail !

Carambar Marcq-en-Barœul (Nord)

En grève pour le maintien des salaires

Brève
16/11/2020

Vendredi 13/11, les salariés de l’usine Carambar, de Marcq-en-Barœul, se sont mis en grève. Ils protestent contre les conditions de leur déménagement annoncé à l’usine Lutti de Bondues. Le patron veut rassurer, en parlant de transférer la plus grande partie des 115 salariés.

Mais les contrats des ouvriers de Carambar déplacés à Bondues seraient cassés et réécrits à la sauce Lutti… où les salaires sont plus bas de 25 % et sans les primes.

Il n’y a aucune raison que les salariés de Carambar fassent les frais de cette réorganisation !

Bridgestone Béthune (Pas-de-Calais)

Non à la fermeture de l’usine !

Brève
13/11/2020

Après avoir fait semblant d’étudier les propositions du gouvernement, des avocats et de l’intersyndicale, les actionnaires de Bridgestone ont confirmé leur décision de fermeture de l’usine de Béthune où travaillent encore 863 salariés et qui fait vivre bien des travailleurs dans la région.

Ils refusent même le « plan de sauvetage » du gouvernement, payé en grande partie par l’État – c’est-à-dire avec nos impôts – qui prévoyait de supprimer la moitié des emplois environ. Les actionnaires de ce trust riche à milliards – encore 2,4 milliards de bénéfice en 2019 – jugent que ça ne leur rapporterait pas assez !

La ministre de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, ou Xavier Bertrand, le président de Région, adeptes du capitalisme débridé, se sentent obligés de critiquer l’attitude de la direction de Bridgestone, face au profond mécontentement et la colère des travailleurs menacés de chômage. Mais dans toute leur carrière, ils ont accompagné les patrons qui licencient, tout en leur apportant des millions de subventions. La ministre de l’industrie a elle-même été une des directrices chez Faurecia, grand licencieur s’il en est.

L’intersyndicale et son avocat ont semé des illusions sur la direction et le gouvernement pour éviter la mobilisation des travailleurs. Ils se disent maintenant « déçus et en colère », ou « écœurés », mais quand on mise tout sur les menteurs capitalistes et les dirigeants politiques, il ne faut pas s’en étonner. Quant aux dirigeants de gauche, du PC au PS, en passant par FI, tous mettent en avant des arguments nationalistes ou protectionnistes, sur la « souveraineté industrielle », pour dénoncer Bridgestone. Marine Le Pen parle d’« un drame pour toute la région », mais elle défend elle aussi le capitalisme, elle était elle-aussi partisane que le gouvernement subventionne les actionnaires de Bridgestone !

Face à tous ces actionnaires qui dévastent des régions entières pour maintenir leurs profits dans cette période de crise, il n’y a pas d’autre solution qu’une lutte commune de tous les travailleurs – et pas entreprise par entreprise – pour partager le travail existant, en prenant sur les fortunes capitalistes pour payer les salaires.