Usine Arc (62)

De nouvelles attaques en perspectives

Brève
17/02/2019

La forte mobilisation des travailleurs de la cristallerie d’Arques a contraint les actionnaires à ravaler leur plan de modification des horaires de travail et de suppression de jours de RTT. Mais, à peine sortis par la porte, les patrons tentent de revenir par la fenêtre. Sous prétexte de trouver 9 millions d’euros pour, disent-ils, être à même de payer les salaires de mars, ils ont obtenu un accord de tous les syndicats sur le principe de gel des salaires pendant deux ans et de perte du paiement des jours de carence (sauf un par an).

Dans la fable qu’ils inventent de toute pièce pour faire accepter de nouveaux sacrifices aux travailleurs, ils poussent le souci du détail jusqu’à proposer la suppression du café gratuit !

L'entreprise appartient aujourd'hui à des fonds d'investissement qui pèsent des milliards de dollars.

L'actionnaire majoritaire Dick Cashin est à la tête du fond d'investissement OEP qui, sur son site internet, annonce concentrer 5 milliards de dollars. D’autres fonds d’investissement sont au capital du groupe Arc. Le russe RDIF affiche sur son site internet être à la tête de 10 milliards de dollars de placements. Quant au fonds saoudien PIF, il pèse lui, d’après le journal Les Échos, 360 milliards de dollars d'actifs.

Et ils osent venir faire faire les poches des travailleurs pour 9 millions d’euros et le café à 33 centimes ?

Liévin - Auxiliaires de vie en colère

Association de soins et services à domicile

Brève
15/02/2019

Les auxiliaires de vie de l'ASSAD ont manifesté devant le siège à Liévin, jeudi 14 février. Elles protestent contre le non-paiement des heures supplémentaires. Elles dénoncent également les journées à rallonge, les temps de trajet non payés, les plannings modifiés à la dernière minute.

La direction vient de reculer en partie en acceptant de payer un tiers des heures. Mais les salariés ne s'en contentent pas et veulent poursuivre leur action. Elles ont raison.

Nestlé

Non aux suppressions d’emplois

Brève
14/02/2019

La direction de l’usine Nestlé-Purina de Marconnelle, dans le Pas-de-Calais, a annoncé 18 suppressions de postes. En France, 231 postes en tout seraient supprimés sur 5 sites de production de nourriture animale. A Beauvais, dans l’Oise, ce sont 500 emplois qui sont supprimés par la fermeture d’une usine de crème glacée Nestlé-Froneri. Les salariés se sont battus pour que Nestlé paye et ils ont obtenu quelques concessions.

La multinationale Nestlé a engrangé pas moins de 5 milliards d’euros de bénéfices rien que pour le 1er semestre 2018. Elle a largement de quoi payer pour maintenir les emplois.

Ascoval - Saint Saulve

Aides publiques en cascade pour les actionnaires

Brève
12/02/2019

Le jeudi 07 février, les élus du Conseil Communautaire de l'agglomération de Valenciennes Métropole ont voté le prêt de 10 millions d'euros à Altifort, le repreneur de l'usine Ascoval de Saint Saulve. Altifort a déjà bénéficié en décembre d'un prêt de 25 millions d'euros de la part de l'Etat et d'un autre de 12 millions de la Région. Des prêts qui ne sont pas sûr du tout d’être remboursés…

Vallourec, qui s'est débarrassé d'Ascoval en 2018, avait lui touché 600 millions de l'Etat… pour maintenir le site et les emplois. Bilan : le nombre de salariés est passé de 1 600 à moins de 300. Au passage les actionnaires se sont engraissés. Au service de qui les pouvoirs publics ?

Métropole lilloise

On ne nous transporte pas, on nous roule

Brève
09/02/2019

Une coûteuse campagne d’affiches gigantesques fleurit à tous les coins de rue, montrant des usagers ravis pour faire connaître Ilévia, le nouveau nom du réseau de transport en commun de la MEL (Métropole Européenne de Lille).

C’est l’image inverse de la satisfaction des utilisateurs : suppression d’arrêts et de lignes de bus, baisse du nombre de navettes… Alors la grogne monte !

La raison de cette galère des usagers ? La majorité des élus de la MEL a voté une baisse de 10% (17 millions) du budget pour les transports. Par contre le changement de nom va coûter 2 millions d’euros. Et la MEL va dépenser 60 millions d’euros pour mettre en place des portiques anti-fraude dans toutes les stations de métro d’ici 2020.

Donc l’argent des contribuables plutôt que d’aller à un meilleur service public des transports est dilapidé en contrôle accru des usagers, et en arrosant des entreprises privées.