SKF Rouvignies (59)

Les travailleurs se mobilisent contre les attaques de la direction

Brève
23/02/2021

En mettant à pied à titre conservatoire deux ouvriers de l’usine, dont un délégué CGT, pour des motifs futiles, la direction de l’usine SKF de Rouvignies dans le Valenciennois veut faire monter d’un cran sa pression contre tous les salariés du site.

La réponse des travailleurs ne s’est pas fait attendre. Avec l’appui des syndicalistes CGT, CFDT, FO et CFE-CGC de l’usine, des débrayages regroupant la quasi-totalité des ouvriers en équipe ont démarré dès lundi 22 février.

Mardi 23 février, un rassemblement a eu lieu devant SKF où les ouvriers de l’équipe du matin en arrêt de travail ont été rejoints par des militants des usines PSA, Bombardier, Toyota…

Les travailleurs sont ensuite rentrés en cortège dans l’usine et la décision a été prise de reconduire les débrayages tous les jours dans chaque équipe.

L’avis est unanime dans les ateliers : la direction doit abandonner ces procédures de licenciement et réintégrer les deux ouvriers menacés !

ONET Valenciennes

Nouveau revers pour Onet malhonnête

Brève
05/02/2021

Suite à la grève de décembre dernier où elle a dû concéder des primes, des embauches et une augmentation du temps consacré au nettoyage de chaque chambre du Centre Hospitalier de Valenciennes, la direction d'Onet a tenté de prendre sa revanche sur les salariés

Elle l'a fait en convoquant Johan Valin, militant syndical et participant de la grève afin de le menacer de licenciement pour faute lourde. Il lui a été reproché le non port du masque, le non respect des distances de sécurité, le blocage des locaux pendant la grève et même d'avoir fait usage de violence ! Un exemple de mauvaise foi patronale !

La direction d'Onet est mal placée pour parler de sécurité, elle qui a récemment exigé que ses agents aillent laver des serpillères potentiellement contaminées au Covid dans une laverie publique au détriment de toutes les règles de sécurité. Quant au blocage des locaux, c’est elle-même qui fait enfermer les salariés d’ONET dans l'hôpital durant leur grève en désactivant leurs badges d'accès. Enfin pour ce qui est de la violence, les vigiles d'ONET et de l'hôpital, flanqués de la police, ont également brillé en s'en prenant aux travailleurs et même aux journalistes !

Cette nouvelle procédure d'intimidation s'est faite en présence de la DRH de l'hôpital de Valenciennes, complice sur toute la ligne de ces patrons voyous. A l'annonce de la convocation, plusieurs agents se sont mis en grève et des dizaines de militants se sont retrouvés devant de siège d'ONET pour soutenir Johan durant son entretien. Une mobilisation qui a payé puisque la direction a fini par abandonner sa procédure quelques heures après l'entretien.

Face à la dictature patronale, la force des travailleurs est dans les réactions collectives de ce genre !

Donner aux riches, c’est la politique du gouvernement

Brève
11/01/2021

Sous le titre « plan de relance : l’Etat soutient le développement de Macopharma » à Tourcoing, La Voix du Nord indiquait que cette entreprise, dédié à la fabrication de matériel médical et appartenant à la famille Mulliez, 6ème fortune de France, investirait 3,6 millions d’euros. L’État lui accorderait une subvention, donc non remboursable, de près d’un quart de la somme : 800 000 euros !

Darmanin avait soutenu ce dossier de subvention quand il était au ministère de l’économie, avant même la pandémie et avant de devenir ministre de l’intérieur… Copains, coquins, il a refilé le dossier à la secrétaire d’Etat à l’industrie qui déclare : « notre objectif est clair : favoriser la résilience de notre industrie en renforçant sa compétitivité ». Elle aurait dû écrire : en renforçant les profits des Mulliez !

Les licenciés d’Auchan et d’Alinéa, virés du groupe Mulliez, apprécieront !

2ème grève des chauffeurs de bus PLACE (Valenciennois)

La direction reste sourde, les travailleurs se font entendre

Brève
08/01/2021

Pour la 2eme journée d’appel à la grève de la CGT, le lundi 4 janvier dès 4h30, une trentaine de salariés sur 130, de PLACE Mobilite, entreprise d’autobus dont le siège est à Somain, étaient plus nombreux que lors de la journée du 11 décembre. Leur détermination ne faiblit pas malgré le chantage et l’intimidation que la direction exerce.

Le DRH de PLACE déclare à la presse que « les revendications ne sont pas claires » : or, les plannings sont fait au jour le jour, ce qui est illégal ; l’amplitude de travail est énorme, et malgré ces conditions de travail déplorables le salaire avoisine le SMIC.

Voulant garder une bonne image, vis à vis de ses clients (Eveole, Arc-en-ciel), la direction tente de minimiser ce mouvement "sans réelles revendications". N’empêche qu’elle en a oublié de desservir des lignes !

L’entreprise Place met en avant ses difficultés, dues à la crise sanitaire pour justifier les mauvaises conditions de travail et de salaire. Les travailleuses nombreuses dans la lutte et les travailleurs de PLACE ne sont pas dupes, car ces conditions de travail insupportables existaient avant la pandémie.

Alors ils ont raison de ne pas se laisser faire. Résister à la dégradation des conditions de travail nous concerne tous.

ONET (Hôpital de Valenciennes)

Les grévistes ont fait reculer la direction !

Brève
26/12/2020

Après une semaine de grève déterminée, en plus du scandale des conditions de travail et d’hygiène révélés par la télévision, la direction a été contrainte de céder en partie sur les revendications des agents : augmentation de la prime, embauche d’un tiers des CDD, plus de temps pour faire les chambres...

Les patrons ont dû réactiver les badges des grévistes qu'ils avaient désactivés pour les empêcher de sortir de l'hôpital ou d'y accéder.

C'est un recul important dans un bras de fer général qui dure depuis des années. Les travailleurs sont conscients que la bataille n'est pas finie mais c'est un exemple qui pourrait faire des émules parmi les centaines de milliers de travailleurs du groupe ONET et, espérons-le, plus largement. Seule la lutte paye !