Usine d’Arc (Pas-de-Calais)

Les prix augmentent ? Les salaires doivent suivre !

Brève
25/10/2021

Pour les patrons d’Arc, groupe international dans la fabrication de verre, tous les prétextes sont bons pour réclamer toujours plus d’argent public. L’an dernier, c’était le Covid et récemment, ils ont invoqué la hausse des prix du gaz et de l’électricité.

Le problème de l’augmentation du prix de l’énergie est d’abord un problème pour les salariés de cette usine dont beaucoup doit faire plusieurs pleins par mois, uniquement pour venir travailler en voiture. Et dans cette usine, beaucoup de salaires sont très bas : nombre d’ouvriers finissent leur carrière avec un salaire inférieur à 1 500 euros.

Face à la hausse des prix, les dirigeants politiques de la région, de l’extrême droite au PCF, réclament une nouvelle fois des aides pour les actionnaires d’Arc. Mais c’est plutôt aux actionnaires millionnaires que les travailleurs devront imposer une vraie hausse des salaires et leur indexation sur l’augmentation des prix à la consommation.

Revalorisation des aides à domicile

Prendre sur les profits et fortunes capitalistes !

Brève
23/10/2021

Une revalorisation des aides à domicile du milieu associatif est prévue à partir du mois d’octobre. Sauf que le gouvernement ne compte la financer qu’à la hauteur de 70% (puis 50% à partir de 2022), laissant le reste à la charge des départements.

Le département du Nord a pour l’instant refusé de participer. Les associations devraient donc se débrouiller avec leurs budgets déjà insuffisants !

Ainsi à l’ADAR Flandre Métropole, la direction envisage de ne verser l’augmentation que dans quelques mois, de manière rétroactive... quand elle aura trouvé les financements. Et si elle ne les trouve pas, que fera-t-elle ?

Le coût de la vie augmente déjà et les factures d’essence et de gaz n’attendront pas quelques mois. C’est maintenant qu’il faut augmenter les salaires !

Les milliards coulent à flot dans les mains des capitalistes, et l’Etat continue à les arroser. C’est sur cet argent là qu’il faut prendre pour augmenter les salaires de tous et les indexer sur les prix. La mobilisation massive des travailleurs peut l’imposer.

DCX Chrome. Marly

Une trentaine de travailleurs en grève

Brève
22/10/2021

Environ 30 travailleurs de DCX Chrome sont en grève depuis mardi midi contre les salaires insuffisants. Le site comprend environ 70 travailleurs. Les grévistes réclament, entre autres, une augmentation de salaire de 350 € net et une prime de 1500 € pour tous, intérimaires compris. Plusieurs travailleurs font grève pour la première fois.

Depuis mardi, quasiment aucun camion n'a pu être chargé faute de produit fini... et faute de bras pour charger les camions.

Les travailleurs en lutte ont rédigé un tract et l'on distribué devant l'entreprise, ce qui leur a valu le soutien de nombreux automobilistes auxquels ils ont expliqué leur grève. Un chauffeur roumain a salué la grève et l’a fait connaître sur les réseaux sociaux.

L'entreprise appartient au groupe Delachaux, qui exploite 3 000 travailleurs dans le monde. Stéphane Delachaux et sa famille sont les 128ème plus riche de France. Ils ont vu leur fortune personnelle augmenter de 75 millions d'euros en un an, en pleine crise.

Les grévistes ont fait connaître leur grève à d'autres travailleurs du groupe : les sites Pandrol à Douai et à Raismes... et jusqu'à un site en Italie où la grève est connue.

Démocratiquement, les grévistes ont reconduit la grève pour lundi, jugeant les propositions du patron insuffisantes.

Apperton Liévin

Les travailleurs de la stérilisation en grève

Brève
18/10/2021

Les salariés d’Apperton stérilisent les instruments chirurgicaux, pour plusieurs hôpitaux de la région dont Hénin-Beaumont et Divion. Le patron a perdu l’appel d’offre pour renouveler le contrat, il a décidé de fermer le site de Liévin.

La quinzaine de salariés qui refusent d’être reclassés à l’autre bout de la France, seront licenciés au 31 décembre avec les indemnités du minimum légal après 12 à 15 ans au sein de la société.

Depuis mercredi, tous les opérateurs du site sont en grève : ils refusent d’être jetés à la rue comme des chiens. Le patron a trouvé quelques volontaires, dont des cadres venus d’autres sites, pour fournir quelques dispositifs médicaux.

Vendredi, devant l’hôpital d’Hénin-Beaumont, les grévistes ont fait connaître leur lutte, en alertant le personnel et les patients : les lots livrés n’ont pas été assurés par les salariés habituels, ceux expérimentés dans les processus de stérilisation. Cela ne choque ni le patron, ni visiblement la direction de l'hôpital.
Les seuls qui se sentent responsables de la sécurité sanitaire de tous, sont les travailleurs en grève d’Apperton. Ils sont d’autant plus légitimes à défendre leur emploi et leur salaire.

Calais

Personnel de la petite enfance en colère

Brève
06/10/2021

Les personnels des crèches, des cantines, les ATSEM (Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles), ont saisi l’occasion de la journée de grève et manifestation du 5 octobre, appelée par des syndicats, pour se mobiliser. Elles étaient présentes en nombre parmi les manifestants pour exprimer leur ras-le-bol. Et comme elles sont toutes employées par la mairie, elles sont allées en plus manifester devant l’hôtel de ville, sans se laisser arrêter par le déluge de pluie.

Elles dénoncent la pénurie de personnel et la multiplication des tâches qui leur incombent. Elles tiennent à faire savoir leur révolte de ne pas avoir les moyens de faire leur travail correctement alors qu’elles ont à cœur de bien s’occuper des enfants. Elles doivent faire 10 heures par jour, sans avoir le temps souvent de prendre leur demi-heure de pause. Les ATSEM par exemple qui ont un rôle éducatif, voient celui-ci réduit au minimum car assurer la propreté des enfants est une nécessité qui prend tout leur temps.

En réponse à leur demande de reconnaissance de la pénibilité de leur travail, la mairie n’a cessé de les lanterner. Elles exigent leurs droits. Elles ont bien raison.