Lille

Rassemblement des infirmières et infirmiers libéraux

Brève
20/02/2024

Samedi 17 février, une vingtaine d'infirmières libérales se sont mobilisées contre la faible augmentation de leur indemnité de déplacement, la non-revalorisation du tarif des actes depuis 2009 et la dégradation de leurs conditions de travail.

Ces infirmières et infirmiers font partie de la grande chaîne du soin et les problèmes de l'hôpital, ils et elles les vivent aussi : « le nombre de patients qui sortent de l’hôpital le vendredi soir avec ordonnances mais sans médicaments ! Et qui doit gérer ça ? C'est nous ! »

Ces infirmières à domicile sont aux premières loges pour mesurer l'augmentation de la précarité : « on a les doigts gelés pour faire nos piqûres chez des gens qui ne chauffent plus leur maison ! » ; « On retrouve des gens tout pâles et quand on veut leur donner un verre d'eau on s'aperçoit que leur frigo est vide ! ».

Pendant ce rassemblement, les infirmières ont distribué des tracts pour expliquer les raisons de leur mobilisation. Elles ont trouvé un large soutien. De nouveaux rassemblements vont être organisés nationalement et localement dans les prochaines semaines parce qu’elles veulent continuer à se battre ensemble face aux attaques du gouvernement.

L'Ecole au gaaaarde à vous ?

Brève
18/02/2024

L'Inspe de Lille (l'école destinée à former les enseignants) organise une journée d'études à destination des professeurs au mois de mars. Le lieu : une caserne militaire de Lille. Le thème : le "lien entre l’École et la Défense", c'est-à-dire l'armée française. Les invités seront sous le commandement du gouverneur militaire de Lille, le général Gardy, vétéran des opérations militaires en Côte d'Ivoire et en Afghanistan.

Pousser les enseignants à livrer la jeunesse à l'armée impérialiste française, voilà le rôle que les responsables de l’Éducation nationale et de l'armée veulent faire jouer aux enseignants.

Mais tous les jeunes et les enseignants ne sont pas prêts à obéir aux galonnés, le doigt sur la couture du pantalon.Et c'est tant mieux.

Alstom (Valenciennes)

Débrayage pour les salaires

Brève
16/02/2024

Le jeudi 15 février, malgré les tentatives d’intimidation et de division de la part de la direction, plusieurs centaines de travailleurs des sites d'Alstom Petite-Forêt et de Crespin dans le Valenciennois ont cessé le travail et se sont réunis à la porte des usines.

Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO), la direction a proposé une "augmentation" de 1,6 %. Un premier débrayage avait eu lieu le 8 février pour contester ces miettes, qui ne représentent même pas la moitié de l'inflation officielle, volontairement sous-estimée par le gouvernement.

Après négociation, la direction a annoncé le chiffre de 2%, qui revient dans les faits à une baisse de salaire réel ! Face à cette attaque, il n’y a que le rapport de force imposé par une grève déterminée qui permettra d’obtenir de vraies augmentations.

Simoldes Plasticos, Onnaing (59)

Une grève victorieuse pour augmenter les salaires.

Brève
16/02/2024

Simoldes Plasticos est un groupe portugais d’injection plastique, sous-traitant de l’industrie automobile, Toyota, Renault, Stellantis. Le patron, Antonio Da Silva Rodrigues qui possède 20 usines dans le monde est la 7ème fortune du Portugal avec un patrimoine de 1, 4 milliards d’euros.

L’usine Simoldes d’Onnaing compte 300 salariés, elle se trouve à quelques centaines de mètres des chaînes d’assemblage de Toyota qu’elle alimente en flux tendu. C’est un maillon essentiel de toute la chaîne de la production automobile pour Toyota mais aussi Renault et Stellantis.

Dans le cadre des Négociations Annuelles Obligatoires (NAO), les ouvriers ont fait grève pour obtenir des augmentations de salaires. Et ils ont gagné !

Le vendredi 9 février lors d’une réunion avec les syndicats la direction a proposé des augmentations bien en dessous de ce que voulaient les travailleurs. Ils ont alors utilisé l’arme de la grève, la seule qui peut peser dans le bon sens pour les travailleurs.

La grève a donc démarré le vendredi 9 février, en équipe d’après-midi, s’est poursuivie la nuit, le samedi et le lundi matin. Au total une centaine de salariés sur les trois équipes ont participé à la grève.

Simoldes a la particularité de compter de nombreux travailleurs portugais et la direction a toujours cherché à diviser les travailleurs en fonction de leurs origines. Mais lors de la grève, quelle que soit leur origine, les travailleurs ont trouvé le moyen de s’unir face à leur patron.

Avec une production quasi à l’arrêt, le patron a cédé le lundi matin. Cette grève « éclair » a permis d’obtenir un minimum de 200 euros brut d’augmentation pour les salaires les plus bas et 8% d’augmentation pour les autres. Avec en plus, une prime d’assiduité de 90 euros brut par mois.

Après la dernière réunion de fin de conflit, la direction a décrété qu’elle n’appliquerait pas les augmentations de salaires aux intérimaires. Cela est illégal comme l’a confirmé l’inspection du travail après que les délégués CGT l’ont informée de la manœuvre.

Les ouvriers restent donc vigilants pour contrôler les prochaines fiches de paye.

ASSAD Liévin

Face à l’ASSAD de Liévin en liquidation judiciaire, les auxiliaires de vie se mobilisent

Brève
11/02/2024

L’ASSAD association de soins à domicile dont le siège est à Liévin a été placée en liquidation judiciaire le 1er février avec continuité de l’activité reconductible. L’association comporte près de 400 salariées(és) et s’occupent de plus de 2000 personnes dépendantes.

L’ASSAD est gérée par le groupe AVEC, qui réunit en France pas loin de 400 établissements dans la santé et le médico-social. Ce groupe fait régulièrement parler de lui dans la presse, pour sa gestion financière douteuse et son dirigeant a été poursuivi pour prise illégale d’intérêt en début 2023.

Inquiètes sur le fait de devoir continuer à travailler sans être sûres d’être payées, ce jeudi 8 février, une quarantaine de travailleuses, en colère, se sont déplacées au siège pour demander des comptes et des garanties.

Déjà que le mois de Décembre n’a pas été payé entièrement et que les frais kilométriques n’ont pas été remboursés, il n’était pas question de continuer à bosser sans être sûres d’être payées correctement et sans retard, y compris toutes les heures supplémentaires que l’on nous doit pour l’année 2023. On a déjà du mal à finir les fins de mois, on ne va pas en plus mettre le carburant de notre poche.

La Directrice qui a dû répondre en vidéo sur un portable avait l’air de découvrir que c’était un problème préoccupant ! Pour elle, le boulot devrait être fait et les régularisations se feraient plus tard. Ben voyons !

Pour les salariées s’il y avait de quoi être contentes de ce premier rassemblement, il y a toutes les raisons de rester mobilisées. Pas question de se faire plumer, le boulot, les déplacements et les heures supplémentaires sont faits … ils doivent être payés !