Toyota-Onnaing

L’autre face du miracle Toyota

Brève
17/01/2020

Un nouveau véhicule à Onnaing ! 400 CDI en plus ! Magnifique ! Pourtant le bilan publié de Toyota-Onnaing est déficitaire ? Et l’annonce n’a pas été accueillie par des applaudissements dans les ateliers !

C’est que le « miracle » Toyota repose sur une exploitation féroce des ouvriers. Un véhicule toutes les 57 secondes ça veut dire de violentes tendinites après trois mois de travail, le dos cassé, l’épuisement chaque jour.

C’est aussi des salaires au rabais, inférieurs au chômage touché en Belgique. Et le licenciement de travailleurs usés après 10 ans de travail…

En mettant artificiellement l'usine en déficit, les actionnaires de Toyota se sucrent aussi en évitant l’impôt sur les bénéfices et la prime de participation due aux travailleurs.

Et cerise sur le gâteau, Toyota s’est ainsi payé une publicité gratuite dans la presse et à la télévision !

Réunion publique LUTTE OUVRIERE à Lille, Vendredi 17 janvier à 20 h

Brève
13/01/2020

salle du Gymnase,

place Sébastopol à LILLE

Métro République

"Comment les militants ouvriers révolu-tionnaires du 19ème siècle ont permis la formation du prolétariat en une classe sociale consciente. Ces militants contestaient le pouvoir économique de la bourgeoisie au travers des syndicats, des grèves. Et ils menaient aussi le combat politique, au travers des élections pour que la classe ouvrière conteste le pouvoir de la bourgeoisie sur la société. "

Entrée libre

Illustration: Henri Carette, maire socialiste de Roubaix, dans son estaminet (en haut à droite on distingue le portrait de Louise Michel).

Très jeune, Henri Carette travaille en tant qu’ouvrier tisserand. Rapidement militant syndicaliste puis politique, il est licencié. Aucun patron ne voulant de lui, il ouvre un estaminet pour pouvoir vivre.
En 1892, à Roubaix, les ouvriers révolutionnaires du Parti Ouvrier remportent les élections municipales. 22 des conseillers municipaux tiennent également des estaminets, ce qui est la marque des militants ouvriers licenciés.

La Poste – PIC de Lille – Lesquin (59)

5 décembre : les postiers dans la grève et la manifestation

Brève
09/12/2019

Différents services de la PIC (Plateforme Industrielle de Courrier) de Lesquin, ainsi que des postiers de différents service de Lille et des environs, ont défilé lors du cortège contre la nouvelle réforme des retraites du gouvernement Macron.

Alors qu'à la Poste, les conditions de travail se dégradent à chaque réorganisation, avec des services en sous-effectif, et ce, pour un salaire à peine au-dessus du SMIC, et des départs en retraites en dessous de 1 000 euros, la nouvelle réforme de retraite ne passe pas.

C'est lors d'une heure d'information syndicale, qu'une petite équipe a décidé de se mettre en grève le 5 décembre et d'aller en manifestation. Conscients que c'est le nombre qui fait le rapport de force, ils sont allés discuter avec les autres collègues des différents sites. Pendant 2 semaines, les discussions allaient bon train sur les salaires trop bas et le besoin imminent d'embaucher en CDI les collègues en contrats précaires. Comment avoir une retraite décente sinon ? Les postiers déjà décidés à faire grève ont convaincu les hésitants à participer et à s'organiser pour participer au cortège. Le fait de défiler en postier : « même manteau, même patron » a permis de mettre en avant que malgré les multiples divisions de services (facteurs, tri, collecte...), c'est tous ensemble qu'on veut se battre, avec les cheminots, les travailleurs de la santé et l'ensemble des travailleurs.

Certains pour la première fois, se sont retrouvés au défilé, fiers et enthousiastes d'être présents, au milieu d'autres travailleurs du privé et du public. La PIC a obtenu un taux record de grévistes, et certains services ont atteint quasi 100% de grévistes.

Une assemblée générale d'une cinquantaine de grévistes s 'est tenue à la fin de la manifestation, le constat étant la réussite de cette journée et la nécessité de reconduire une grève, mais avec encore plus de collègues.

Cargill

Encore 183 emplois supprimés pour que les riches deviennent encore plus riches

Brève
27/11/2019

Les patrons de Cargill veulent une part encore plus grande du gâteau

160 000 salariés dans le monde et un bénéfice de 2 milliards, mais ça ne suffit pas, les patrons de Cargill en veulent toujours plus !

Alors, reconversion vers l’amidon de blé ou transfert vers un autre pays, l’amidon à base de maïs ne serait plus fabriqué à Haubourdin, et près de 200 travailleurs perdraient leur emploi. La plupart risquant de rester des années au chômage ou de retrouver un travail plus précaire et moins payé.

« On sait par expérience, qu’on ne peut pas faire reculer une entreprise qui prend ce type de décision, mais on peut faire pression pour qu’elle mette des moyens d’accompagnement dignes de ce nom », a déclaré Sébastien Huyghe, député LR. En réalité les députés LR, comme ceux de LRM, du RN et de la plupart des autres partis au parlement, ne VEULENT pas faire reculer une entreprise qui licencie ! Car les profits capitalistes, c’est leur religion !

Alors il reste aux travailleurs de défendre eux-mêmes leurs intérêts.

Avec tous ceux qui sont licenciés en ce moment, ou menacés de licenciement dans les mois qui viennent, plus tous ceux qui l’ont été, ça fait du monde pour créer un rapport de forces en faveur des travailleurs.

Lille

Mobilisation des AESH : rassemblement devant le Rectorat

Brève
21/11/2019

Depuis septembre, sous prétexte d’améliorer l’accès à la scolarité des élèves en situation de handicap et de pérenniser les emplois, le gouvernement a modifié l’organisation du travail des personnes aidant à la scolarisation des jeunes en situation de handicap (AESH).

Cette restructuration, sous forme de pôles de regroupement de dizaines d’établissements scolaires allant de la maternelle au lycée, a surtout eu comme conséquence de limiter les embauches alors que les besoins sont criants et que des parents se battent pour que leur enfant en situation de handicap soit scolarisé avec une aide.

Les conditions de travail des AESH se sont dégradées. Avec les nouveaux contrats, ils sont amenées à se déplacer sur plusieurs établissements ; certains contrats n’ont pas été renouvelés, ont été modifiés sans en avoir averti le salarié, ont été perdu dans les nouveaux méandres administratifs. De plus, les salaires sont extrêmement bas et certains ont été versés très en retard. Les congés maternité ou arrêts maladie ne sont pas remplacés.

Pour dénoncer ces nouvelles conditions de travail, la précarité et les bas salaires, des dizaines d’AESH se sont rassemblés devant le rectorat, mercredi 20 novembre.