Usine d’Arc – Pas de Calais

Aggravation de l’exploitation pour les ouvriers et subventions publiques pour les patrons

Brève
18/05/2017

Depuis quelques jours, la presse nationale se fait à nouveau l’écho des prétendues difficultés que connaîtrait le groupe Arc, un groupe mondial qui produit de la vaisselle. L’accent est mis sur le site de production français d’Arques, qui emploie plus de 5 000 salariés, et ne serait pas assez rentable.

Cela rappelle la campagne médiatique de 2014 qui avait précédé la reprise du groupe, alors entre les mains de la famille Durand, par un fonds d’investissement dirigé par Dick Cashin, un millionnaire américain, maintenant propriétaire à 80 %.

Ce rachat, présenté comme un « sauvetage » dont Macron se vante encore aujourd’hui, s’est traduit par deux cents licenciements et une restructuration de la production qui a eu pour conséquences des changements horaires, le vol de jours de RTT, une aggravation des conditions de travail et un recours important à la main d’œuvre intérimaire.

Bien qu’il soit impossible de chiffrer les aides que les actionnaires, les nouveaux et les anciens, avaient alors touchées, elles se comptent par centaines de millions d’euros : entre les banques privées qui effacent les dettes, l’effacement par l’État de la dette fiscale, plus des aides directes de l’État, la Région et les Communautés de Communes. Tout cet argent est allé dans les poches des actionnaires.

Et comme ils aiment ça, ils en redemandent, certains qu’ils sont que le président Macron sera aussi généreux avec eux que le ministre de l’économie Macron.