L’« école à la maison » ? Pas la même pour tout le monde

Brève
01/04/2020

Le discours de Blanquer est bien hypocrite : le ministre de l'éducation nationale a prétendu qu'aucun enfant ne serait laissé de côté lors du confinement et de la fermeture des établissements scolaires. Dans les faits, il n'en est rien. Dans les quartiers populaires, c’est une catastrophe.

L’annonce de fermeture des établissements scolaires au dernier moment n’a pas permis aux enseignants de s’organiser : de créer des adresses mail avec les élèves, de leur laisser des livres, des consignes, mais également de prendre les contacts et de garder un lien direct avec les familles.

Le fait de fermer les écoles, collèges et lycées sans que chacun puisse s'organiser a donc été perçu comme un coup de massue, par les enseignants, les familles, les élèves.

Tout cela fait ressortir plus violement encore toutes les inégalités de la société.

Déjà que dans les quartiers ouvriers le confinement est bien souvent un enfer : des logements trop petits, pas de jardin pour s’aérer et dès qu’on met un pied dehors on risque les propos insultants de la part de certains policiers qui font du zèle.

Alors lorsque le gouvernement parle de « classe à la maison » et d’« égalité pour tous les élèves », c’est un mensonge. Car la situation n’est évidemment pas la même pour les élèves de villes ouvrières et pour les enfants de riches. Les élèves des quartiers populaires ne possèdent pas leur propre ordinateur, leur propre bureau, une chambre à eux ; bien souvent il y a qu’un ordinateur par foyer, dans la pièce commune et les cartouches d’encre et le papier coûtent cher.

Déjà en temps normal le gouvernement ne donne que très peu de moyen pour l’éducation dans les villes ouvrières. Avec le confinement ce gouvernement au service des riches ne montre que du mépris pour les travailleurs et leurs enfants. Cette situation est révoltante, le gouvernement devra rendre des comptes.

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