Alors que des étudiants galèrent à se nourrir, les patrons sont gavés d’argent public

Brève
21/04/2021

Dans la région, à cause de la crise, beaucoup d’étudiants se retrouve dans une situation d’extrême précarité ; en particulier les étudiants étrangers, qui, depuis un an, ont perdu le petit job qui leur permettait de vivre.

Des initiatives sont prises pour aider des étudiants de l’université d’Artois, pour qu’ils puissent notamment manger. Par exemple des restaurateurs à Béthune ou le secours populaire à Arras organisent des distributions de repas. Heureusement que ce genre de solidarité existe.

Mais pendant ce temps-là, les mêmes patrons qui ont licencié ces milliers de jeunes sont choyés par le gouvernement qui, sous prétexte de crise, les aide à coup de milliards.

Commandes publiques

Le capitalisme sous perfusion permanente

Brève
21/04/2021

L'État déplore la baisse des « commandes publiques » en 2020. Les commandes publiques, ce sont les rénovations des écoles, les réparations des routes jusqu'aux équipements d'un hôpital : des services souvent utiles, mais qui assurent au passage des profits conséquents aux entreprises privées. Et plus elles sont grosses, plus le profit à la clé est juteux. Des entreprises d’État pour assurer la même activité seraient moins coûteuses.

Dans les Hauts-de-France, la baisse de 20 % est la plus importante, conséquence de revenus des habitants, et donc des municipalités, parmi les plus bas. Municipalités subissant aussi les baisses d’impôts locaux des entreprises, voire leur suppression quand elles ont fermé ! Et l’État continue de baisser les dotations aux collectivités locales.

Face à la crise l’État voudrait que les collectivités de la Région injectent plus de 8 milliards de commandes publiques d’ici 2023.

Le capitalisme est un système économique malade, sous perfusion permanente avec les subventions, les cadeaux fiscaux et les commandes publiques.

Flunch

Dividendes à volonté, licenciements à la clé

Brève
20/04/2021

La famille multimilliardaire Mulliez a placé en janvier 2021 le groupe Flunch en « procédure de sauvegarde ». Elle a annoncé la fermeture ou la revente de 57 restaurants, et menace 1244 travailleurs de licenciements.

Les Mulliez mettent en avant la crise sanitaire et la fermeture des restaurants. Pourtant, à la demande de militants syndicaux, une expertise comptable a été réalisée et révèle qu’en 2018 et 2019, le groupe Flunch a fait remonter 134 millions d’euros aux Mulliez et a vidé ainsi sa trésorerie. Flunch était-il visé par les méthodes des Mulliez comme ils l’ont fait pour les 3 Suisses, Promod, Pimkie ou Alinéa… ? Des méthodes de brigandage consistant à vider les caisses d’une entreprise pour ensuite, au nom du déficit créé, licencier.

Alors quelle que soit la situation, crise sanitaire ou non, aucun licenciement n’est justifié. Il faut prendre sur les fortunes accumulées des capitalistes comme Mulliez pour maintenir les emplois et les salaires.

Résidences du CROUS Villeneuve d’Ascq

Insalubrité et détresse à tous les étages

Brève
14/04/2021

Depuis dix ans, un programme de rénovation a été entamé sur le campus de Cité scientifique. Mais un nombre important d’étudiants, principalement étrangers, continuent à habiter des résidences du CROUS totalement insalubres.

Ce sont des chambres exiguës, mal isolées, envahies par les cafards et la moisissure, des sanitaires parfois condamnés et peu ou pas d’équipements collectifs. Voilà les logements étudiants que propose l’État d’un des pays les plus riches de la planète.

Trouver un travail devient impossible, le recours aux Restos du cœur se généralise. Des étudiants ont alerté le CROUS pour demander une baisse des loyers. Demande restée sans réponse.

Les richesses s’accumulent à un pôle de la société, l’État déverse des milliards dans la poche des capitalistes, tout cela a un coût : celui d’accentuer la précarité de la jeunesse.

Celle-ci doit se préparer à lutter pour contester le pouvoir de la classe capitaliste responsable de ce naufrage.

Pollution dans le canal de l’Escaut

Capitalisme irresponsable

Brève
14/04/2021

Il y a un an, un bassin de rétention de la sucrerie Tereos se déversait dans l’Escaut. Les substances déversées ont tué 90% des poissons et se sont propagées jusqu’en Belgique.

Au moment de la catastrophe, tous les habitants des environs savaient d’où cela venait. Des photos de poissons morts sur les réseaux sociaux remontaient jusqu’à la sucrerie. Pour les travailleurs de la sucrerie, ce n'était pas une surprise : ce n’était pas le premier accident.

Un rapport du ministère de l’Environnement a été publié récemment. Il « s’étonne du manque de réactivité » des pouvoirs publics face à la catastrophe. Mais, ils avaient été très réactifs à l’époque... pour expliquer pendant des semaines qu’il n'y avait aucun lien avéré entre Tereos et la pollution du canal.

La (petite) remise en cause aujourd’hui ne fait pas oublier que dans leur recherche du profit, les capitalistes sont irresponsables et qu’ils trouvent des appuis dans les pouvoirs publics, au garde-à-vous pour protéger cette recherche du profit.