Conduent-Roubaix

Colère et débrayage

Brève
06/03/2020

Conduent-Roubaix est une plateforme téléphonique chargée du conseil clients pour PSA.

En 2017, PSA avait obtenu l’exclusivité du sous-traitant pour son service après vente et avait promis plus de 600 embauches lors de son installation à Roubaix. Trois ans plus tard, l’entreprise est prête à mettre les 318 travailleurs du site de Roubaix sur le carreau pour faire plus de profits et payer encore moins des salariés ailleurs.

Alors que les bruits de PSE à Conduent courent depuis plusieurs mois (l’annonce a été rendu officielle la semaine du 24/02/2020), ce qui a déclenché la colère des travailleurs et un débrayage massif c’est les déclarations de Carlos Tavares PDG de PSA. Prétextant le travail des salariés de Conduent insuffisant et de mauvaise qualité, il justifie par ces mensonges la fermeture du site. Les conséquences pour les salariés : peu retrouveront du travail et les autres subiront les nouvelles mesures gouvernementales sur le chômage.

PSA est un groupe multimilliardaire qui a cumulé plus de 10 milliards de profits depuis 2014 et licencié des milliers de travailleurs. La famille Peugeot est la 20 ème fortune de France.

Cette société dingue gouvernée par une poignée d’actionnaires et de familles ultrariches mènent tout le monde à la catastrophe. Fermer une entreprise à Roubaix « la ville la plus pauvre de France » et perdre son emploi dans une société ravagée par la crise et le chômage est criminel.

Les travailleurs de Conduent, s’ils ne peuvent pas empêcher la fermeture du site, peuvent faire payer très cher leurs licenciements aux patrons de Conduent et à la famille Peugeot.

Débat des municipales à Lille par Sciences-Po

Entre défenseurs du capitalisme

Brève
26/02/2020

Un débat pour les élections municipales de Lille a été organisé mardi 25 février par Sciences-Po et diffusé sur plusieurs chaînes de télévision. La liste « Lutte ouvrière - Faire entendre le camp des travailleurs » avec sa représentante Nicole Baudrin n’y a pas été invitée.

Ce fut donc un débat entre partisans d’un ordre injuste, responsable de crises et de guerres, qui aspirent tous à servir le capitalisme.

Sciences-Po veut « former les futurs acteurs du pouvoir économique et politique », lit-on sur son site. Piétiner les droits élémentaires de la démocratie, en limitant le débat entre candidats aux élections, fait donc partie de la formation de ces « futurs acteurs du pouvoir ».

Quant à nous, nous appelons tous ceux que le capitalisme révolte, jeunes et moins jeunes, étudiants ou salariés à s’organiser et se préparer à renverser ce système sans avenir. Ce sera aussi le sens du vote pour les listes « Lutte ouvrière - Faire entendre le camp le camp des travailleurs » le 15 mars 2020.

Et nous vous invitons à participer à la réunion publique de Lutte Ouvrière à Lille, mercredi 11 mars à 20h, salle du Gymnase place Sébastopol, où l’entrée est libre.

Macron à AstraZeneca

Loin des manifestants, tout près du capital

Brève
21/01/2020

Macron est venu lundi 20 janvier à Dunkerque comme le porte-parole de l’entreprise pharmaceutique AstraZeneca qui dit vouloir investir dans de nouvelles lignes de production 200 millions d’euros en cinq ans et embaucher une centaine de personnes.

Il a expliqué d’où vient toute une partie de cet argent en vantant les mesures gouvernementales de baisse de la fiscalité et de subventions diverses au patronat. AstraZeneca en a été, dès son implantation en 1993 dans la zone d’entreprise défiscalisée, un bénéficiaire avide puisqu’à l’époque chacun des emplois créés lui rapportait 607 000 euros par an en baisse d’impôt, selon un rapport officiel.

Pendant que Macron faisait le job de président des patrons dans une usine transformée en bunker, plusieurs centaines de manifestants syndicalistes, gilets jaunes et avocats manifestaient contre sa politique. Ils furent toute la matinée tenus loin de l’usine par des policiers en grand nombre qui les repoussèrent à plusieurs reprises et les contrôlèrent.

Même les journalistes présents à la cérémonie ne purent poser des questions à Macron. Rien ne devait gâcher cette rencontre avec les grands patrons qu’il sert.

Toyota-Onnaing

L’autre face du miracle Toyota

Brève
17/01/2020

Un nouveau véhicule à Onnaing ! 400 CDI en plus ! Magnifique ! Pourtant le bilan publié de Toyota-Onnaing est déficitaire ? Et l’annonce n’a pas été accueillie par des applaudissements dans les ateliers !

C’est que le « miracle » Toyota repose sur une exploitation féroce des ouvriers. Un véhicule toutes les 57 secondes ça veut dire de violentes tendinites après trois mois de travail, le dos cassé, l’épuisement chaque jour.

C’est aussi des salaires au rabais, inférieurs au chômage touché en Belgique. Et le licenciement de travailleurs usés après 10 ans de travail…

En mettant artificiellement l'usine en déficit, les actionnaires de Toyota se sucrent aussi en évitant l’impôt sur les bénéfices et la prime de participation due aux travailleurs.

Et cerise sur le gâteau, Toyota s’est ainsi payé une publicité gratuite dans la presse et à la télévision !

Réunion publique LUTTE OUVRIERE à Lille, Vendredi 17 janvier à 20 h

Brève
13/01/2020

salle du Gymnase,

place Sébastopol à LILLE

Métro République

"Comment les militants ouvriers révolu-tionnaires du 19ème siècle ont permis la formation du prolétariat en une classe sociale consciente. Ces militants contestaient le pouvoir économique de la bourgeoisie au travers des syndicats, des grèves. Et ils menaient aussi le combat politique, au travers des élections pour que la classe ouvrière conteste le pouvoir de la bourgeoisie sur la société. "

Entrée libre

Illustration: Henri Carette, maire socialiste de Roubaix, dans son estaminet (en haut à droite on distingue le portrait de Louise Michel).

Très jeune, Henri Carette travaille en tant qu’ouvrier tisserand. Rapidement militant syndicaliste puis politique, il est licencié. Aucun patron ne voulant de lui, il ouvre un estaminet pour pouvoir vivre.
En 1892, à Roubaix, les ouvriers révolutionnaires du Parti Ouvrier remportent les élections municipales. 22 des conseillers municipaux tiennent également des estaminets, ce qui est la marque des militants ouvriers licenciés.