Calais

Un pas de plus dans l’ignominie contre les migrants

Brève
29/10/2019

La municipalité a prévu des festivités publiques dans les semaines à venir qui pourraient attirer des habitants et touristes. Alors la maire, Natacha Bouchard, a décidé par arrêté d’interdire aux migrants de stationner dans le centre-ville. Ainsi la distribution des repas organisée par des associations humanitaires dans la zone de la gare sera interdite, sous prétexte qu’elle génèrerait des nuisances et des troubles à l’ordre public.

Cette mesure scandalise à juste titre les bénévoles qui dénoncent la volonté de chasser les migrants durant ces festivités. Le créateur d’une des attractions, François Delarozière, a tenu à manifester son désaccord avec cet arrêté.

Imposer à des réfugiés qui fuient la misère et la guerre de survivre dans des conditions indignes, en plus d’être traqués tous les jours par la police, et les forcer à disparaître du paysage en les accusant d'être cause d’insécurité et d’insalubrité, c’est vraiment une infamie !

Aciérie et laminoir LME Trith-Saint-Léger

Les ouvriers stoppent l'attaque du patron

Brève
26/10/2019

La direction voulait imposer aux travailleurs un accord de performance. En fait un recul important : selon les équipes, perte jusqu'à 14 jours de RTT, suppression de la plupart des primes, possibilité pour le patron de changer les horaires quasiment du jour au lendemain, obligation de travailler le week-end pour les postés du laminoir.

Mais la grève a démarré spontanément mercredi 23 octobre avec l'équipe du matin et s'est ensuite transmise d'équipe en équipe pendant 2 jours. Vendredi, la direction a annoncé l'abandon de son accord de performance.

Première bataille gagnée ! Mais beaucoup d'ouvriers restent méfiants. On sait ce que cherche le patron...

Hôpital de Calais

Ras-le-bol chez les ouvriers

Brève
16/10/2019

Mardi 15 octobre, durant toute la matinée, les agents titulaires des services techniques du CHC étaient en grève à 100%, mouvement auquel participaient par solidarité d’autres salariés de l’hôpital. Avec l’aide des militants de la CGT, ils ont déployé leur banderole « en grève » et installé une structure devant l’entrée : ils tenaient à ce que ça se sache : la commission de sécurité étant de passage ce jour-là, ils ne voulaient pas qu’elle conclut, comme à chaque fois, que tout va bien. Ils dénoncent haut et fort la diminution incessante des effectifs qui entraîne de lourds dysfonctionnements dont ils ne sont pas responsables.

Ils rappellent à la direction qu’un hôpital ça fonctionne aussi grâce au travail des électriciens, des plombiers, des menuisiers… à condition qu’ils soient en nombre suffisant et équipés du matériel adéquat.

Hôpitaux

Manifestation à Tourcoing

Brève
16/10/2019

Plus de 150 personnes du personnel soignant des hôpitaux de la région sont venus manifester à Tourcoing mardi 16 octobre pour crier leur colère face au manque croissant de moyens et de personnel dans les hôpitaux, qui s’est traduit dernièrement par la fermeture de la maternité à l’hôpital de Tourcoing.
Le maire de la ville, LREM, également président du conseil de surveillance du CH Tourcoing s’est senti obligé de venir rencontrer les manifestants. Dès ses premiers mots les manifestants ont scandé ''des actes ! Pas des paroles !'' Sur la défensive, il a repris la propagande de ses amis du gouvernement en rejetant la faute sur les malades qui viennent aux urgences « pour le moindre problème » provoquant la saturation. Après les malades fautifs il a attaqué les médecins ''défaillants'' !
Mais il a dû vite remballer ses mensonges devant la colère des manifestants qui sont bien au courant de la situation sur le terrain. Ils ont rappelé le manque de personnel dans tous les hôpitaux et la surcharge de travail qui poussent le personnel à bout. Ils ont rappelé qu'une ville comme Lens est resté sans SMUR pendant plusieurs jours, qu'aux urgences les malades viennent parfois de l'autre bout du département tant les services manquent de personnel partout.
Après l'intervention d'un militant CGT, le maire a voulu reprendre la parole. Le militant a demandé à ses collègues s'ils voulaient entendre ce que le maire avait à dire. Le non a été unanime.
En se quittant les manifestants ont scandé « Du pognon pour l’hôpital », tous déterminés à poursuivre la mobilisation.

Suicide d'une directrice d'école

Une juste colère des salariés de l'Éducation

Brève
05/10/2019

À Lille, comme dans d’autres villes, de nombreux salariés d'écoles primaires et maternelles ont fait grève ce jeudi 3 octobre. Des manifestations ont eu lieu, devant l’hôtel académique ou dans le centre-ville de Lille.

La tristesse s’y exprimait mais aussi la colère, suite au suicide sur son lieu de travail de Christine Renon, directrice d’une école maternelle de Pantin. Les grévistes ont voulu montrer leur indignation et protester contre les conditions de travail de plus en plus difficiles dans les écoles, les collèges et les lycées.

Face à ces difficultés, il n’y a pas d’autres solutions que d’embaucher largement : des secrétaires, des assistants, des agents, des enseignants. Pour financer, il faudra prendre sur les profits des parasites capitalistes, car ce sont eux qui pompent l’argent de la collectivité, aidés par tous les gouvernements qui claironnent que tout va bien…