Chine, Bangladesh...

Les profits du textile suintent le sang

Brève
28/04/2021

Lundi 11 avril, des associations ont déposé plainte contre des multinationales du textile pour crime contre l’humanité et travail forcé des Ouïghours en Chine.

Mais l’exemple du drame du Rana Plaza au Bangladesh, il y a précisément 8 ans, nous rappelle à quel point les lois ont peu de poids face aux multinationales. 1138 ouvrières y sont mortes et 2 000 autres ont été blessées.

Auchan, dont le siège social est dans la région, a été mis en accusation deux fois par des associations au tribunal de Lille, pour le Rana Plaza. En vain. Pourtant, des étiquettes de la marque textile d’Auchan « In Extenso » avaient été retrouvées dans les débris du Rana Plaza.

Huit ans après, une enquête est toujours en cours : selon des associations, il y aurait blocage du dossier de l’instruction à un haut niveau.

Pour en finir avec toute forme d’exploitation des travailleurs, il faudra abolir la domination des capitalistes.

Accident mortel à la sortie d'Amazon

Victimes de l'avidité patronale

Brève
27/04/2021

Deux personnes sont décédées des suites d'un accident de voiture en quittant la zone d’activité. Ils ont percuté un camion qui était garé, comme tant d'autres, sur une voie de circulation.

C’était malheureusement prévisible, Amazon, Kiabi et les autres de la zone ne se préoccupent pas de donner aux travailleurs les moyens d’accéder au site en sécurité. Les camions se garent où ils peuvent, les parkings sont trop petits, les intérimaires doivent trouver une place sur les ronds-points ou les pistes cyclables.

Avec leurs milliards, les champions de la logistique auraient largement les moyens d’aménager la zone pour assurer la sécurité de ceux qui viennent créer leurs profits.

Mais il faudra que les travailleurs se mobilisent pour l’imposer.

Site de Bridgestone (Béthune)

Même sur les friches, du profit à se faire

Brève
27/04/2021

Malgré ses 2,5 milliards de profits en 2019, Bridgestone ferme définitivement son site de Béthune le 30 avril, supprimant des centaines d’emplois directs et indirects.

Le site va être racheté par SIG, filiale de l'entreprise de logistique Log's, possédée par la famille Grimonprez. Log’s s’est déjà installé sur d’anciennes friches, comme celle de la Redoute-Martinoire à Wattrelos ou Usinor à Denain.

Après avoir tiré tout ce qu’ils pouvaient des travailleurs et profité des budgets des collectivités sous prétexte d'emplois, les grandes entreprises laissent sur le carreau des milliers de travailleurs... et les carcasses de leurs industries.

Alors viennent certains capitalistes profitant à nouveau des aides publiques au nom de l’emploi à recréer. Au mieux, quelques dizaines d'emplois créés, quand ce n’est pas l’activité de logistique d’ailleurs délocalisée sur ce nouveau site.

Le capitalisme l’enrichissement pour quelques-uns, le chômage, l’exploitation… et les friches pour tous les autres.

Lille Manifestation 23/04

Contre les attaques sur l'assurance chômage, c'est aux capitalistes de payer leur crise !

Brève
23/04/2021

À Lille, plusieurs centaines de manifestants se sont retrouvés pour dénoncer les attaques contre l'assurance chômage.

Des travailleurs des hôpitaux, du spectacle, de Carrefour ou des travailleurs sans-emploi, tous dénonçaient la politique du gouvernement.

En durcissant les conditions d'accès aux allocations et en les réduisant, le gouvernement va pousser encore plus dans la misère, ceux que les patrons ont licenciés.

Faire les poches des chômeurs, de ceux qui travaillent en intérim ou en cdd est d'autant plus révoltant qu'à l'autre bout de la société, les milliardaires n'ont jamais été aussi nombreux, et aussi riches !

Cette manifestation était en soi un succès, beaucoup partageaient cette conviction : qui sème la misère, récoltera la colère.

Synthexim - Calais

Quand les vautours poussent des cocoricos

Brève
23/04/2021

L’Etat va donner au groupe chimique Axyntis 800 000 € de subventions, auxquels s’ajoutent 1,6 millions en prêt théoriquement remboursable pour ses usines de composants pharmaceutiques Synthexim (ex-Calaire) de Calais et de Pithiviers.

Ce cadeau est justifié au nom de l’indépendance nationale dans les approvisionnements pour des médicaments contre les cancers, ou utilisés en réanimation et en anesthésie. L’entreprise promet, avec ces aides, une trentaine d’embauches.

Mais derrière ces cocoricos et autres fariboles, le PDG d’Axyntis est bien connu des travailleurs. En 2013, il avait racheté pour 5 euros symboliques au groupe chimique de l’époque, le site de Calais, placé en liquidation judiciaire. Il avait licencié une centaine de travailleurs.

Derrière les discours nationalistes, l’objectif du PDG est-il vraiment d’assurer la santé de la population, et de créer de l’emploi, ou bien, ayant reniflé l’odeur des aides, il s’agit de toucher à nouveau le jackpot ?