Lille

Les étudiants étrangers aujourd’hui, tous les autres demain

Brève
14/09/2019

Pour les étudiants non-européens qui s'inscrivent cette année à l'université de Lille, les frais d'inscription varient de 2770 euros en licence à 3770 en master. Plus de 16 fois le montant appliqué jusqu'à aujourd'hui ! C’est le gouvernement qui impose ce racket… pour soi-disant attirer davantage d’étudiants. Et celui-ci ne recule devant aucun cynisme puisqu’il intitule son opération : « Bienvenue en France ».

Il faudrait être bien naïf pour croire que ses intentions se limiteront à celles et ceux qui vivent en dehors de la communauté européenne.

Lille

Non à la chasse aux sans-papiers !

Brève
19/08/2019

Mohamed Lakel, militant connu et reconnu du CSP 59 (Comité des Sans-Papiers qui manifeste tous les mercredis à Lille depuis 20 ans pour réclamer la régularisation de tous les sans-papiers) a été arrêté le 6 août alors qu’il sortait de chez lui. En France depuis 2012, toutes ses demandes de régularisation ont été rejetées. Pour protester contre cette arrestation, et l’obligation de quitter le territoire, le milieu syndical, associatif et politique de Lille s’est mobilisé. Plusieurs manifestations et rassemblements ont eu lieu, notamment le samedi 17 août où il y a eu une marche de Lille à Lesquin (où se trouve le centre de rétention) avec plus de 200 personnes. Ce lundi 19 août il a été expulsé vers l’Algérie. Lutte Ouvrière s’associe à toutes les initiatives de protestation contre l’expulsion de ce militant. Liberté de circulation et d’installation de tous les sans-papiers !

Vautours

Les vautours de la finance à l’œuvre

Brève
28/07/2019

Depuis quelques temps, un "bureau de conseil en investissement" situé dans le centre-ville de Maubeuge, propose d’investir dans l'immobilier à Détroit, aux USA.

Sur une dizaine d'affichettes, il est expliqué que la crise immobilière américaine puis économique mondiale de 2008 ayant poussé à la rue des milliers de familles, il y a de bonnes affaires à réaliser!

Il n'est pas question ici de s’expatrier pour aller vivre en Amérique. L'objectif est de devenir propriétaire à distance afin de "s'affranchir d'un certain nombre de charges fiscales" et "d'optimiser au maximum sa rentabilité" comme l'affiche ouvertement une des plaquette.

A Détroit, ancienne capitale de l'industrie automobile américaine, en faillite et ravagée par le chômage, des familles campent toujours à quelques mètres de leur ancienne maison, saisie par les banques et dont l’accès est condamné. A Maubeuge aussi, le taux de chômage dépasse les 30% et la ville se dépeuple.

Proposer à quelques-uns de faire leur beurre sur les catastrophes sociales que produit son économie folle, voilà qui résume bien les ambitions du système capitaliste.

Roubaix

Quelques grandes fortunes dans une des villes les plus pauvres du pays

Brève
10/07/2019

Le magazine Challenges a publié son classement des fortunes du pays. La bourgeoisie, originaire de Roubaix et des proches environs y tient une bonne place. Sans surprise, ce sont très souvent des héritiers des anciens patrons du textile. Ces familles n'ont pas subi la crise du textile, elles en sont d'ailleurs en partie responsables.

Après avoir volé et engrangé le fruit du travail de plusieurs générations d'enfants, de femmes et d'hommes, ces patrons ont fermé les usines. Ils ont placé cet argent dans le commerce ou d'autres domaines, laissant le chômage derrière elles.

On retrouve quelques familles aux croisements multiples : Mulliez, Dewavrin, Despatures, Pollet et Verspieren… Sans oublier Arnault, d'une autre branche de la bourgeoisie roubaisienne mais qui s'est aussi enrichi sur les travailleurs du textile.

La richesse de quelques-uns à un bout, la pauvreté de beaucoup à l’autre, l'un ne va pas sans l'autre.

Calais

La venue du patron de la SNCF ne passe pas inaperçue

Brève
09/07/2019

Ce matin, mardi 9 juillet, à la gare de Fréthun, une trentaine de militants, surtout des cheminots CGT de Calais, mais aussi de Boulogne, et de Sud Rail, des militants CGT de l’hôpital ou des retraités, ont fait un comité d’accueil à Pépy, le dirigeant de la SNCF, qui arrivait par train pour une entrevue avec la maire de Calais.

Suite à la réforme de la SNCF imposée par le gouvernement -suppressions massives de postes, en particulier aux guichets, alourdissement de la charge de travail, manquements à la sécurité et au service rendu aux usagers-, la direction mène la guerre aux cheminots. Et elle veut leur faire payer leur résistance.

Alors, les militants ne voulaient pas que la venue de ce zélé commis de l’État et grand patron passe en catimini, au moment même où les dysfonctionnements de la SNCF font la une des médias. Interpellé sur la passerelle au-dessus des lignes de chemin de fer par le délégué CGT, Pépy a dû s’arrêter pour l’entendre dénoncer les conditions de travail dégradées des cheminots qui « viennent travailler la boule au ventre ». Bien sûr qu’il remercie, serre les mains et qu’il s’en moque, mais ça fait du bien de le dire, et que ça se sache. Question aussi de dignité.