Gondecourt (Nord) :  La grève a fait céder la direction

Echo d'entreprise
30/08/2021

Les travailleurs de SMRC, ex-Reydel,  sous-traitant automobile, ont fait grève du  mercredi soir 25 août au samedi 28 au matin. Depuis plusieurs mois, la colère couvait dans l’usine car tout le monde savait que la direction préparait des mauvais coups.

La majorité des salariés refusait de perdre quoi que ce soit. La direction voulait surtout imposer 40 heures supplémentaires obligatoires annuelles payées au tarif normal. Quand les travailleurs ont appris cela, la grève s’est déclenchée tout de suite.  La grève a été très majoritaire dans les ateliers, même des team-leaders ont cessé le travail, les intérimaires étaient très solidaires. Les grévistes  refusaient tout et ont ajouté le paiement des heures de grève !

Face à leur détermination, lundi 30, la direction est revenue en arrière sur toutes ses attaques, et a dû lâcher une prime de 250 €. Les travailleurs ont eu raison : seule, la grève a pu faire céder la direction.

Wattrelos-La Redoute :  Débrayage de soutien pour une collègue

Echo d'entreprise
07/07/2021

Lundi 5 juillet, une travailleuse de La Redoute-Quai 30 est revenue d’un arrêt longue maladie, suite à un drame familial terrible.

La direction lui a signifiée que 9 jours sur ses congés étaient supprimés.

La réaction de ses collègues de travail a été unanime : ils ont débrayé collectivement.

Alors que toutes les publicités de la Redoute rabâchent le soi-disant amour de la famille, la vérité est là : il n’ y a rien à attendre de ceux qui ont un coffre-fort à la place du cœur et du cerveau.

La vraie solidarité ne peut venir que des travailleurs.

Usine d’Arc (Arques – Pas de Calais) :  Le retour à l’avant Covid, rien de bon pour les travailleurs

Echo d'entreprise
04/07/2021

Ces derniers mois, les patrons d’Arc ont bénéficié à plein de l’argent public mis à disposition des entreprises, dont un plan de soutien de plus de 100 millions d’euros. Ils ont aussi utilisé massivement le chômage partiel, y compris en faisant passer les arrêts maladies et les temps de formation dans ce système mis en place par le gouvernement.

Aujourd’hui, les dirigeants déclarent que les carnets de commandes sont pleins. Et pour faire la même production , ils continuent pourtant à mettre certains salariés jusqu’à deux jours au chômage par semaine, tout en faisant pression sur d’autres pour qu’ils travaillent plus. Suppression de postes, augmentation des cadences, recours à des travailleurs intérimaires mis sur les chaînes sans aucune formation : le résultat, c’est la fatigue, les accidents et les blessures qui augmentent.

Face aux attaques patronales, l’avant Covid avait été marqué par une mobilisation importante des travailleurs d’Arc. Une dose de rappel est manifestement nécessaire.

Renault Douai :  Beaucoup plus fort que le Bon Coin !

Echo d'entreprise
22/06/2021

En 1970, l’usine Renault Douai s’installait sur 280 hectares de terrains mis gracieusement à disposition par des communes du Douaisis. Elles n’étaient pas encore regroupées dans la CAD (Communauté d’Agglomérations du Douaisis) mais elles voulaient toutes faire un cadeau à Renault.

En 2013, Renault, privatisé depuis 1996, revendait 70 hectares de ces terrains à la CAD pour 3,5 millions d’euros. Deuxième cadeau d’argent public.

Et en 2021, alors que Renault-Douai devient « Renault-ElectriCity » et décide de compacter son usine, troisième cadeau : la CAD rachète 148 hectares pour 35 millions d’euros. Comme il reste des bâtiments désaffectés, la CAD, toujours sympa, se charge de les détruire et de dépolluer pour 5 millions de plus…

Message de Renault à la CAD et à tous les organismes publics : « ce que tu m’as donné, je te le vends… et je te le revends. Mais il ne faut surtout pas que ça t’empêche de me faire d’autres chèques d’argent public à l’avenir, pour remplir les poches de mes actionnaires ! »

Hôpital de Valenciennes :  Publicité mal'Onet

Echo d'entreprise
17/06/2021

L’hôpital de Valenciennes est en train de se payer une campagne d'affichage, en ville et sur le tramway du réseau Transvilles, avec le slogan "liberté, égalité, fraternité" coloré de bleu-blanc-rouge. Le directeur veut-il faire oublier la publicité critique de la gestion de l'hôpital lors de l'émission " Cash investigation" du 10 décembre 2020, intitulée "services publics : liberté, égalité, rentabilité ?". En effet, cet l'hôpital est un exemple de gestion favorisant les capitalistes, avec des économies réalisées sur la peau du personnel et des salariés sous-traitants !

Les travailleuses d'Onet qui assurent le nettoyage à l'hôpital en savent quelque chose, elles qui ont dû faire grève à plusieurs reprises contre des conditions de travail et de rémunération indignes ! Pour la "liberté, l'égalité et la fraternité", ce sont les travailleuses et les travailleurs qui font grève pour leur droits et leur dignité qui montrent la voie.

Affaire de la clémentine La Redoute :  Une victoire morale contre l’arbitraire patronal

Echo d'entreprise
31/05/2021

En 2018, un salarié de la Redoute, à l’usine Quai 30, à Wattrelos, avait mangé, lors d’une micro-panne, une clémentine à proximité de son poste de travail.

La direction avait accusé ce salarié de soi-disant enfreindre le règlement qui interdit de manger sur son poste de travail et lui avait infligé une journée de mise à pied avec perte de salaire.

Les travailleurs de la Redoute s’étaient mobilisés collectivement contre cette sanction. Y compris, au siège social, des employés arboraient ostensiblement sur leur bureau des clémentines face à la direction. L’affaire avait été poursuivie en justice.

La cour d’Appel de Douai vient d’estimer la sanction disproportionnée au regard du fait reproché. C’est une victoire morale pour toutes celles et tous ceux qui veulent s’opposer collectivement à l’injustice de l’exploitation et à l’arbitraire patronal.

Pinault et son musée :  Envie de lui rentrer dans le « l’Art »

Echo d'entreprise
28/05/2021

François Pinault, l’ancien patron de la Redoute, a inauguré à Paris son nouveau musée, dans l’ancienne Bourse du commerce, temple désaffecté du capitalisme, qu’il a obtenu grâce à l’aide d’Anne Hidalgo, maire « socialiste » de Paris.

Il a été subventionné par l’État… de Macron. Tout ça, à deux pas de l’appartement qu’il avait prêté aux Chirac… Trentième fortune du monde, il a les politiques à ses pieds et les médias le font passer pour un généreux mécène.

Mais les travailleurs de la Redoute savent comment le prédateur Pinault a constitué sa fortune : sur leur dos et sur celui des tous les travailleurs de son groupe Kering.

Ainsi, à la Redoute qu’il a siphonnée par ses manœuvres financières, l’effectif est passé de près de 7 000 à… 1 400 salariés. Lors du dernier plan de licenciement en 2014, c’est la mobilisation des travailleurs qui l’a forcé à verser les 500 millions qui ont permis qu’ils ne soient pas sur le carreau.

La seule œuvre d’art contemporain que parait-il, il n’appréciait pas du tout, c’était son portrait sur fond de flammes, le « diable » avec deux belles petites cornes, qui était brandi dans toutes les manifestions !

Française de Mécanique (PSA Douvrin) :  Rassemblement contre la fermeture

Echo d'entreprise
07/05/2021

Jeudi 6 mai, à l’appel de la CGT et de la CFDT, plus de 300 personnes se sont rassemblées contre les projets de la direction d'arrêter la production de moteurs sur l'usine. Après un premier rassemblement le 10 avril, la direction avait finalement annoncé qu'elle allait maintenir un moteur sur les trois produits actuellement.

Ceux qui se sont rassemblés jeudi voulaient crier leur colère et dénoncer la tentative d'enfumage de la direction, car le seul moteur promis ne permettra pas d'assurer du travail à tous.

Cela fait des années que la direction demande des efforts aux salariés, au nom de la compétitivité, et maintenant, c'est sous prétexte de transition énergétique qu'elle veut virer 1 500 travailleurs.

PSA est riche à milliards. Ses promesses ne valent rien, aucun salarié, aucun intérimaire, aucun CDD ne doit perdre son travail et son salaire.

Réseau Transvilles Valenciennois :  Attention aux pickpockets de haut vol

Echo d'entreprise
04/05/2021

Depuis quelques jours, les chauffeurs de Transvilles reçoivent de la direction des lettres de mise en demeure dans le style de celles d’un huissier. Il y est réclamé des sommes délirantes, parfois s’élevant à plus de 1000 euros.

Les machines qui servent habituellement à recevoir l’argent de la vente des tickets par les chauffeurs sont hors-service depuis des mois et la direction prétend qu'ils n’auraient pas reversé l’ensemble des ventes des tickets. Le total des sommes réclamées est de l'ordre de 50 000 euros. La direction voudrait, par ce chantage, récupérer son soi-disant manque à gagner. Mais les chauffeurs ne sont ni responsables de la baisse des ventes, ni de l’absence de maintenance des machines de la part de la direction.

Comme disent certains travailleurs : « Nous n’avons pas à rendre notre salaire » ou « bientôt, nous bosserons pour rien ». Ils ont raison de refuser collectivement que la direction joue aux picpockets de haut vol.

Stellantis :  Elle en croque, la famille du lion !

Echo d'entreprise
29/04/2021

Les membres de la famille Peugeot viennent d’empocher 72 millions d’euros. Juste en participant à une réunion de quelques heures sur internet, une réunion appelée « Assemblée générale des actionnaires de Stellantis ». Pour un ouvrier, il faudrait 2 000 ans pour gagner ça.

C’est notre travail qui les enrichit. Alors cette somme serait bien plus utile si elle servait à la collectivité, plutôt qu’à payer des caprices de riches à des parasites qui ne font jamais rien d’utile.