À Calais, LO mise sur la colère des Européens

Article de presse
25/04/2019

J. P. J. P.

Françoise Millot défend une nouvelle fois le camp des travailleurs pour les Européennes.

Françoise Millot, militante pour Lutte Ouvrière (LO), défend une convergence de la colère des travailleurs.

Les colères doivent s’étendre et s’entendre car « les ennemis ne sont pas les travailleurs des pays d’à-côté mais les patrons » qui tirent les ficelles du grand capital. C’est le message lancé depuis Calais par Françoise Millot (LO) pour les élections européennes du 26 mai prochain. La liste de Lutte Ouvrière pour cette élection est portée par Nathalie Arthaud et Jean-Pierre Mercier. Et si la Calaisienne n’en fait pas partie, cela ne l’empêche nullement de faire campagne « sur les marchés, aux abords des supérettes ou devant les entreprises » pour appeler à construire un grand parti communiste révolutionnaire européen et préparer les luttes à venir. « LO est le seul parti à dénoncer la dictature du capital » défendu selon la Calaisienne depuis l’Élysée par Emmanuel Macron, qui n’est qu’un « fusible du système » .

« La première violence, c’est la violence sociale »

LO veut profiter de cette élection pour « réveiller la conscience ouvrière » qui sommeille et qui a commencé à se manifester en France avec le mouvement des Gilets Jaunes. « C’est un mouvement que je salue car il porte la colère des travailleurs et des retraités pauvres qui vivent dans l’indignité. Je ne vais pas pleurer sur les vitrines cassées de quelques banques… La première violence, c’est la violence sociale. »

Et les ouvriers européens doivent se rassembler pour y mettre fin en renversant le capitalisme. « Les travailleurs européens n’ont pas besoin des actionnaires qui spéculent en bourse. Ce sont eux qui font la richesse des entreprises » alors que « le capitalisme conduit au chaos et à la barbarie » , ajoute Françoise Millot.

Cette campagne doit donc servir à défendre le pouvoir d’achat « des classes laborieuses et toujours plus nombreuses » , au-delà des frontières. « La colère est là. Il faut une prise de conscience. Qui voyait le mouvement des Gilets Jaunes possible ? Tant que les choses n’existent pas, elles ne sont pas possibles » conclut-elle.