L’Abeille de la Ternoise :  Toujours «travailleurs, travailleuses...» !

Article de presse
12/03/2010

De gauche à droite : Nathalie Hubert (tête de liste du Pas de Calais), Eric Pecqueur (tête de liste régionale) et Jean-Paul Wallard

La lutte ouvrière, le combat quotidien pour la défense des travailleurs, le combat permanent contre l'argent sale. Bref, le grand soir, Jean-Paul Wallard de Bours y croit. Il est en 18ème sur la liste soutenue par Arlette Laguiller. A l'heure actuelle les ouvriers subissent de plein fouet la course pour le profit : fermetures d'usines, baisse du pouvoir d'achat. M. Wallard milite pour une juste répartition de l'argent, un accès pour les salariés aux comptes de leur entreprise afin qu'ils puissent aussi s'exprimer sur la stratégie générale.

Militant pour Lutte Ouvrière depuis 1995, cet électromécanicien mesure au plus près du terrain les problèmes qui touchent les ouvriers. Il juge indécent que les travailleurs, qui sont aussi des producteurs de richesses, soient exclus du conseil de direction et soient les premiers à subir la crise. M. Wallard revient sur le contexte économique difficile qui a des conséquences directes sur le pouvoir d'achat des ouvriers. Sa révolte concerne aussi ces entreprises qui réalisent des profits conséquents et décident malgré tout de licencier. Lutte Ouvrière appelle donc tout simplement à interdire tous les licenciements. Pour ce faire, les travailleurs doivent exprimer leur colère, ils doivent dénoncer ce système inéquitable qui profite toujours aux plus riches. Jean-Paul Wallard ne manque pas de souligner au passage que le fossé entre les riches et les pauvres se creuse jour après jour : «il y a de plus en plus de pauvres et les riches sont de plus en plus riches». Pour Lutte Ouvrière, le travail est un droit qui doit sous-entendre un salaire convenable et une juste répartition des richesses. Dans ce climat de libéralisme, M. Wallard précise que ce n'est pas une fatalité, qu'il est possible de changer ce système au profit d'une politique en faveur des travailleurs. Ses fonctions de délégué syndical lui permettent aussi d'être en rapport direct avec les ouvriers et d'être ainsi au plus près du monde du travail. M. Wallard est revenu sur la crise en se demandant au passage si celle-ci n'est pas qu'une stratégie politique.

Il ajoute que «ce sont toujours les salariés les premiers touchés par cette crise même lorsque l'entreprise en question réalise des bénéfices. Le changement de notre société passe inévitablement par l'opposition entre le patronat et les salariés» conclut Jean-Paul Wallard.

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