Rouen (Seine-Maritime)

La politique de la matraque.

Brève
07/12/2018

Jeudi 6, malgré les tentatives d'intimidation du recteur, un peu plus d'un millier de lycéens de l’agglomération rouennaise ont manifesté dans les rues de la ville. Ils revendiquaient la suppression de la réforme du lycée prévue pour la rentrée 2019, ainsi que celle de parcours sup', le système de sélection des bacheliers pour l'accès aux études supérieures.

 

Dès 8 heures, des blocages ont été mis en place dans un certain nombre d'établissements, puis les lycéens se sont retrouvés pour manifester pendant plus de deux heures dans les rues de Rouen aux cris de "Macron démission !". Ils ont été rejoints par un vingtaine de gilets jaunes et quelques salariés de l'usine Renault - Cléon venus leur prêter main forte.

 

Arrivés devant la place de la gare, la police, écharpe tricolore déployée, les a délogés à grand renfort de gaz lacrymogène, ce qui a choqué bon nombre d'entre eux. Cela ne les a pas découragés et ils ont reconstitués le cortège un peu plus loin, pour poursuivre leur manifestation.

 

De nombreux échanges et discussions ont eu lieu pendant cette manifestation dynamique et un certain nombre de lycéens réclament une suite à cette journée.

Renault Cléon (Seine Maritime)

Renault Cléon : une action commune entre gilets jaunes et travailleurs de Renault

Brève
05/12/2018

Le 30 novembre, devant l’usine Renault Cléon, dans la région de Rouen, des gilets jaunes et des travailleurs de Renault Cléon ont mené une action commune. Cette action avait été décidée conjointement par la CGT de Renault Cléon et des gilets jaunes, qui pour certains, se connaissent depuis longtemps ou qui se côtoient depuis ces dernières semaines sur les blocages. La CGT du site avait appelé à la grève pour ce jour-là, sur les salaires et contre la précarité.

Nous nous sommes retrouvés devant l’usine à environ 200 sur la journée. Il y avait des travailleurs de Cléon, une centaine de gilets jaunes, ainsi que des délégués d’entreprises des alentours telles que Carrefour ou la CARSAT.

Ayant eu vent de l’action, la direction avait mis la moitié des ateliers en RTT forcée. La quasi-totalité des salariés qui travaillaient ce jour-là tenaient à montrer leur sympathie. Toute la journée, les discussions ont été nombreuses et l’ambiance fraternelle. Aucun camion n’est entré dans l’usine de 4 heures du matin à 16 heures.

Les journalistes de BFM présents essayaient à toute force de faire dire aux uns et aux autres que la CGT cherchait à récupérer le mouvement. Les seules réponses furent : on est au coude à coude, on a décidé cette action ensemble. Comme le disait un gilet jaune : « Notre combat est le même : les gens veulent vivre et pas survivre ».

Agglomération de Rouen

Contre la vie chère : plus que la lutte contre les taxes, il faut imposer l'indexation des salaires, pensions et revenus sociaux sur les prix !

Brève
18/11/2018

Ce week-end, comme dans tout le pays, des milliers de manifestants se sont installés sur les principaux accès à l'agglomération de Rouen. La zone commerciale de Tourville la rivière ainsi que celle de Barentin n'ont pas pu fonctionner de la journée de samedi. Au rond point des Vaches, un des principaux de la zone industrielle, le grand espace de pelouse au milieu du rond point était envahi par des centaines de personnes dès 7h le matin et jusqu'à dimanche soir. Avec les tables organisées par des familles ou des militants syndicaux où l'on pouvait trouver du café chaud, des sandwichs et des gâteaux, cela prenait un peu l'air d'un immense pique-nique familial.

Mais au delà de l'aspect convivial, tout le monde était d'abord là pour exprimer sa colère contre la chute du pouvoir d'achat mais aussi contre le mépris dont le gouvernement fait preuve à l'égard des plus pauvres. Bien des discussions ont tourné autour de la suite à donner à ce week-end, sur la meilleure façon de faire reculer le gouvernement et les revendications à mettre en avant.

Maromme (Seine-Maritime) Vironvay (Eure)

Mamie Nova patron de combat !

Brève
15/11/2018

Prétextant la baisse de consommation des produits laitiers, le groupe Andros (qui entre autres commercialise les marques Bonne Maman, Mamie Nova, Saint-Michel…) a décidé de baisser sa production de yaourts dans son usine Novandie de Maromme qui emploie 191 personnes.

Depuis cette annonce début juillet (voir notre brève du 04/07/18), le personnel a multiplié les actions en dénonçant le projet de supprimer plus de la moitié des emplois de ce site.

Lors d’un Comité central d’entreprise qui s’est tenu le 8 novembre, la direction a présenté un mal nommé Plan de Sauvegarde des Emplois(PSE) qui supprime 109 postes à Maromme et 45 à Savigné-l’Evêque dans la Sarthe. Et il s’est trouvé des prétendus syndicalistes pour approuver ce PSE dans le dos des travailleurs et des syndicalistes du site !

En réplique, plusieurs dizaines de travailleurs de Maromme sont allés lundi 12 novembre au soir bloquer la plateforme logistique du groupe à Vironvay, empêchant toute entrée ou sortie de camion. Au bout de 38 heures de blocage la réponse de la direction fut très claire : une assignation en référé devant le tribunal d’Évreux ! Novadis, la filiale qui gère la logistique réclamait 5 000 € et le remboursement des frais de justice. Elle a finalement été déboutée par le juge.

Le siège de la plateforme de Vironvay a tout de même été levé. Mais la grève continue à Maromme.

Rouen (Seine-Maritime)

Non au délabrement de la psychiatrie !

Brève
15/11/2018

Au printemps et au début de l’été, deux mouvements de grève prolongés s’étaient déroulés dans les hôpitaux psychiatriques de Saint-Étienne-du-Rouvray et du Havre. Le ministère avait alors reculé un peu en accordant quelques embauches de personnel, d’ailleurs toujours en cours de recrutement… mais sans régler les problèmes de fond de la prise en charges des patients.

Dans son annonce du 18 septembre dernier des 54 mesures de son « Plan Santé pour les 50 prochaines années » Macron a superbement ignoré le secteur psychiatrique La ministre de la Santé Agnés Buzyn a même parlé ouvertement de transférer la psychiatrie vers les hôpitaux généraux, non dans le but de mieux soigner, mais dans celui de moins dépenser !

Venus du Havre, de Caen, d’Evreux, et d’Amiens, des délégations de personnel d’établissements psychiatriques se sont retrouvés jeudi 15 novembre au Centre Hospitalier du Rouvray pour dénoncer le délabrement du secteur de la Santé mentale. Ils ont ensuite défilé dans les rues de Rouen en distribuant un tract d’information à la population.