Académie de Rouen (Haute-Normandie)

Blanquer sabote l'éducation, des enseignants répondent par la grève

Brève
08/07/2019

Dans l'académie de Rouen, du mercredi 3 au vendredi 5 juillet, une trentaine d'enseignants s'est mis en grève. Ce mouvement fait suite aux nombreuses mobilisations durant l'année et à la grève de surveillance du baccalauréat du lundi 17 juin. Ils dénoncent entre autres les réformes des lycées, les très nombreuses suppressions de postes, la hausse des effectifs d’élèves par classe et l'aggravation des inégalités entre établissements.

Malgré les intimidations de Blanquer, ils ont décidé de ne pas rendre les copies du baccalauréat qu'ils avaient corrigées, perturbant ainsi les résultats de l'examen. Ils ont été soutenus par de nombreux autres enseignants, certains décidant de ne pas siéger dans les jurys de délibérations, d'autres refusant d'appliquer les consignes du ministre, leur demandant de remplacer les notes manquantes par celles du contrôle continu, voire d'en inventer.

Décidant démocratiquement de la manière de mener leur grève, et rendant tous ensemble leurs copies le vendredi 5 juillet, ils sont partis la tête haute, plus soudés que jamais et fiers d'avoir mené cette lutte. Ils ont prouvé leur détermination à se battre jusqu'au bout et se donnent rendez-vous à la rentrée de septembre pour poursuivre le combat.

 

Rouen (Seine-Maritime)

New Look mais… vieille politique patronale

Brève
27/06/2019

Le fonds d’investissement sud-africain BRAIT qui contrôle la société anglaise de prêt-à-porter New Look a décidé de fermer la trentaine de magasins qu’il exploitait en France et ainsi de mettre à la porte les 400 personnes qui y travaillent.

Après la fermeture en septembre 2018 du magasin de la rue du Gros-Horloge à Rouen, c’est maintenant au tour de celui des Dock 76, dont le bail se termine le 30 juin. Depuis le vendredi 21 juin le personnel de ce magasin se relaie jour et nuit pour occuper les locaux. Quatre autres magasins de la chaîne sont, à ce jour, également occupés.

New Look, qui a touché 1 million d’€ au titre du CICE, censé favoriser l’emploi, non seulement supprime des emplois mais en plus à l’intention de proposer un « plan social » qui se contente du minimum. Les employés se battent pour arracher des indemnités supplémentaires et ils ont bien raison de ne pas se résigner devant la rapacité de leur employeur.

Villers-Écalles (Seine-Maritime)

Neuf jours de grève ont fait plier Ferrero !

Brève
06/06/2019

Du mardi 28 mai au 5 juin, une centaine des 400 ouvriers de l’usine Ferrero de Villers-Ecalles (Seine-Maritime) se sont mis en grève contre les conditions de travail, les pressions exercées par certains chefs, ainsi que pour réclamer des augmentations de salaire. Un piquet de grève était organisé dans une ambiance fraternelle devant la grille de l’usine.

 

Les grévistes réclamaient, entre autres, le versement d’une prime de 900 € (en fait la prime gilet jaune que la direction a choisi de ne pas verser), une augmentation générale de 4,5 % ainsi qu’une majoration pour les heures de nuit.

 

Voyant que les grévistes ne cédaient pas, la direction a tenté une manœuvre d’intimidation en faisant venir un huissier et en les menaçant d’une astreinte de 1000 € par heure et par gréviste présent au piquet. Cette manœuvre grossière, loin de faire cesser la protestation, semble avoir accentué la combativité.

 

En définitive, Ferrero a bien dû reculer en cédant une prime de 800 € et des hausses de salaires de 3 % englobant cependant les augmentions individuelles.

Le matin du 5 juin, les grévistes, satisfaits des reculs de la direction, ont décidé de mettre fin à la grève.

 

Rouen (Seine-Maritime)

Des économies à La Poste sur le dos des usagers

Brève
24/05/2019

            La direction de La Poste ne se contente plus de déserter les zones rurales ou péri-urbaines insuffisamment rentables à ses yeux. Elle s’attaque aussi aux bureaux de Poste des centres-villes ! C’est ainsi qu’elle a annoncé son intention de fermer le bureau près de la Gare de Rouen en septembre, et celui de la rue Orbe, près de l’Hôtel de ville à la fin de l’année.

            Elle prend prétexte d’une prétendue baisse de la fréquentation des bureaux, et a le culot de dire que ces fermetures seront « une réadaptation aux besoins des consommateurs », dont d’ailleurs on ne demande pas l’avis.

            Elle prétend remplacer ces bureaux par des « Points de contact » implantés chez des commerçants, mais ces points ne pourront pas assurer toutes les opérations d’un vrai bureau de Poste ! Du coup les services bancaires seront regroupés pour, selon la direction, « offrir un pôle d’expertise au client ». Lequel client se verra invité à faire la queue devant des guichets devenus plus rares et plus éloignés, et de plus en plus devant des automates...

            Le personnel, quant à lui, comme la pratique est déjà bien établie, ira d’un bureau à un autre au gré des besoins de la direction.

           

Rouen (Seine-Maritime)

Les AESH : sous-payées mais sur-exploitées !

Brève
16/05/2019

            Répondant à un appel national, des Accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) se sont rassemblés mercredi 15 mai devant le Rectorat. Ils dénoncent les conditions qui leur sont faites au sein de l’Éducation nationale.

            Ce personnel, le plus souvent féminin, indispensable à la scolarisation de nombreux élèves, refuse de se voir maintenu dans une situation des plus précaires sans aucune garantie d’emploi. De plus la plupart subissent un temps partiel imposé qui ne peut leur assurer un salaire permettant de vivre décemment.

            La secrétaire d’État chargée des handicapés a bien annoncé des promesses pour la rentrée de septembre. Il serait question de leur assurer un Contrat à durée déterminée (CDD) de trois ans, renouvelable une fois et pouvant déboucher sur un CDI. Au bout de six ans ! Quand aux mesures salariales envisagées, elles découleraient d’une augmentation de la quotité de temps de travail qui passerait par la prise en charge de plusieurs élèves, pas forcément dans le même établissement, ni même dans la même commune ! Ce que le ministère appelle pompeusement les « Pôles inclusifs d’accompagnement localisés » permettaient au Rectorat de déplacer les AESH comme bon lui semble.

            Toutes ces mesures prévues dans la loi Blanquer ne sont vraiment pas de nature à rassurer les AESH ni à calmer leur colère…