Le Havre (Seine-Maritime)

Les salariés des écoles et de l’établissement Helen Keller en grève contre la Mairie

Brève
29/11/2020

Vendredi 20 novembre, les agents municipaux étaient en grève, dénonçant des effectifs qui sont passés de 588 à 355 agents en deux ans : - 40 % ! Il y a aujourd'hui, à peine 2 agents d’entretien par école. Les grévistes dénonçaient également le grand nombre de temps partiels, avec des salaires diminués d’autant, majoritairement pour des femmes.

Jeudi 26 novembre, une partie des 250 salariés de l’établissement pour handicapés Hélène Keller se sont mis en grève parce qu'ils ne bénéficient pas de l’augmentation mensuelle de 183 euros décidée par le Ségur de la santé, comme tout le personnel médico-social, et bien qu'ils soient agents hospitaliers. Cette injustice a lieu avec la bénédiction du maire du Havre Edouard Philippe, dont un représentant préside le conseil d’administration. Les salariés dénoncent ce mépris et réclament 300 euros d’augmentation.

Contre l’exploitation et les mauvaises conditions de travail, contre l’hypocrisie des politiciens, les grévistes ont mille fois raison.

Vallourec Déville-lès-Rouen (Seine-Maritime)

Les travailleurs sacrifiés aux actionnaires

Brève
24/11/2020

Le groupe Vallourec est spécialisé dans la production de tubes en acier sans soudure, destinés principalement à l’industrie pétrolière et gazière. En raison de la crise de ce secteur, Vallourec se trouve extrêmement endetté et, pour pouvoir rembourser, propose à ses créanciers des actions en échange de 50 % de sa dette.

Pour faire bonne mesure, Vallourec met dans la balance la suppression de plus de 1000 emplois dans le monde sur les près de 20 000 que compte le groupe. C’est ainsi qu’après avoir supprimé 900 emplois en Amérique du Nord récemment, il s’apprête à en supprimer 200 en Allemagne, 500 au Brésil et 350 en France.

L’usine de Déville-lès-Rouen, qui n’assure plus que le traitement thermique après voir vu fermer un laminoir avec 200 licenciements en 2016, est promise à la fermeture pure et simple en juin 2021, laissant sur le carreau ses 190 employés.

Avec 4 milliards de chiffre d’affaire en 2018, Vallourec n’est pas à l’agonie mais veut rétablir ses profits pour complaire à ses futurs actionnaires. À l’annonce du plan de licenciements, l’action Vallourec a grimpé de 20 %. Éloquent…

Dieppe

A la Foir’Fouille, on trouve de tout, même un patron de choc.

Brève
22/11/2020

Le responsable local de la CGT de Dieppe est attaqué en justice par le patron du magasin la Foir'fouille. Il s’estime diffamé pour un discours prononcé en juillet dans un rassemblement de soutien à deux salariés menacés de licenciement, dont une représentante syndicale de l’entreprise. Cette dernière était accusée de vol pour avoir, un jour de manifestation de soutien au personnel hospitalier (en juin), payé avec retard 13,40 euros de toile utilisée pour une banderole. Elle a depuis été licenciée à la fin de son mandat syndical.

Le patron du magasin réclame maintenant 30 000 euros de dédommagement et 3 000 euros de frais de justice au responsable local de la CGT. Il faut exiger l’arrêt des poursuite contre la CGT, et surtout la réintégration de l’employée licenciée pour des broutilles !

Yvetot (Seine-Maritime)

Lycée Raymond Queneau : en grève pour plus de sécurité sanitaire

Brève
09/11/2020

 Jeudi 5 novembre, les enseignants se sont mis en grève pour obtenir de meilleures conditions sanitaires pour faire face à l’épidémie de Coronavirus. Rejoints par les lycéens, ils ont manifesté dans la cour puis devant l’établissement. Tous étaient conscients des dangers pour eux et leurs proches de continuer les cours dans des conditions si scandaleuses : des classes à plus de 30 élèves, un réfectoire où 400 jeunes mangent sans distanciation sociale, sans compter que l’énorme majorité des lycéens sont obligés de s’entasser dans les cars de ramassage scolaire. Tous les éléments étaient réunis pour faire du lycée d’Yvetot un nouveau cluster.

 

Face à ce risque, les enseignants avaient décidé qu’il n’y avait qu’une solution pour appliquer les mesures sanitaires nécessaires : mettre en place un fonctionnement en demi-groupes. Devant le refus du rectorat et du gouvernement, ils se sont mis en grève avec la volonté de la reconduire tant qu’ils n’auraient pas obtenu satisfaction.

 

Dans la soirée du 5 novembre, Blanquer reculait devant la mobilisation des lycéens et des enseignants de nombreux autres établissements en annonçant la mise en place de demi-groupes dans les lycées. Enseignants comme jeunes ont ainsi fait l’expérience que seule la lutte paie !

Renault Sandouville (Le Havre)

Contrôles à la chaîne

Brève
08/11/2020

Il y a quelques semaines, il a été demandé à certains intérimaires de venir prendre leur poste de l’équipe du matin une heure plus tôt que d’habitude, c’est-à-dire à 4h20 pour désinfecter les machines, tandis que le restant de l’équipe arrive à 5h20. Lundi 2 novembre, aux huit, voire neuf heures de production, s’est ajouté, pour trois cars ramenant les travailleurs chez eux … un contrôle de gendarmerie.

Le valeureux peloton de militaires était en embuscade sur le rond-point le plus fréquenté de la zone industrielle. Or à 13h30, tout le monde sait que les cars qui circulent, et qui par ailleurs sont très bien identifiés de l’extérieur par des pancartes indiquant leurs destinations, transportent uniquement les ouvriers de l’usine. Comme disait d’ailleurs l’un d’entre eux, « on ne va pas faire du tourisme sur la zone industrielle à cette heure-là ! ».

Bien sûr, le commandant de gendarmerie de la région, a dit que des voitures de particuliers avaient aussi été contrôlées. Mais le même n’a pu s’empêcher de justifier l’opération par la nécessité des contrôles d’attestation, des contrôles contre les stupéfiants et même de la lutte anti-terroriste… rien que ça.

A quand un contrôle des képis débridés sur les comptes frauduleux des grands patrons qui trichent avec le chômage partiel ?