La Poste - Calvados

Une journée réussie

Brève
20/05/2021

Mardi 18 mai, journée de mobilisation nationale à La Poste, la grève a été largement suivie dans le Calvados. Les grévistes étaient nombreux, notamment dans les bureaux. La Poste elle-même avoue des chiffres de 25 à plus de 30 % de grévistes dans les bureaux, ce qui veut dire souvent plus de 50 % de grévistes parmi les facteurs titulaires, et parfois, dans certains bureaux autour de Caen notamment, presque tous les facteurs étaient en grève, et beaucoup venaient ensemble au rassemblement sous les fenêtres de la direction régionale à Caen. Au total, 350 postiers de tout le département et au-delà se sont retrouvés.

 

Le mécontentement est général : la goutte d'eau qui a fait déborder le vase est l'annonce qu'il n'y aurait pas de prime d'intéressement cette année. Mais le vase était bien plein : ras-le-bol des bas salaires, ras-le-bol des manques d'effectifs, des réorganisations et des suppressions d'emploi permanentes, etc. Alors crier sa colère sous le nez du patron, c'est une bonne façon d'entamer le déconfinement !

Agglomération de Caen

Contre la politique de La Poste, y compris localement...

Brève
20/05/2021

Un contexte local a augmenté l'envie de participer au rassemblement : autour de Caen, La Poste prévoit de regrouper le centre de tri (PIC) avec le bureau assez important de Colombelles, à l'est de l'agglomération, pour faire une "plate-forme multiflux". Une grande partie du tri serait fait ailleurs. Bien sûr tout le monde craint que ce soit le prétexte à de nouveaux sales coups de La Poste. Et ce ne sont pas les paroles lénifiantes du directeur de la PIC, disant "ne vous inquiétez pas, on n'a pas prévu de faire un plan social", qui rassurent qui que ce soit. Au contraire, les speechs du directeur ont convaincu les hésitants de rejoindre la grève.

Les premiers concernés, les postiers de la PIC et de Colombelles étaient nombreux au rassemblement. Un bon précédent pour se préparer à combattre les plans de La Poste.

CHU de Caen

À bas les économies sur la santé

Brève
20/05/2021

Le mardi 18 mai, les techniciens de laboratoires étaient appelés à débrayer, et au CHU de Caen le rassemblement a été une réussite.

Parmi toutes les bassesses du gouvernement pour refuser d'augmenter le budget consacré à la santé publique, il y a les détails du "Ségur de la santé" : après avoir traîné pendant des semaines à accorder une prime et une revalorisation des rémunérations, le gouvernement a fait un tri pourri pour différencier la prime ou les avancements suivant les catégories de personnel, histoire de payer le moins possible au total, tout en divisant les personnels et les problèmes.

La politique de Macron suscite des mobilisations : elle le mérite, et cela ne peut qu'augmenter. Quand on voit les profits intacts des grandes entreprises, arrosées par les milliards distribués par l'Etat, on ne peut qu'être révolté par son refus de payer pour les salaires et les embauches nécessaires dans les hôpitaux.

Agglomération Dieppe-Maritime (Seine Maritime)

A Dieppe, il n’y a pas que les poubelles qui débordent !

Brève
20/05/2021

Le 12 mars, un premier mouvement de grève avait paralysé le ramassage des ordures à Dieppe. Mais après deux jours de grève rien n’était réglé. Une prime de 50 euros brut avait été obtenue, ainsi que le paiement des deux jours de grève et … l’ouverture des négociations sur le reste des revendications, aussi importantes que :

  • les relations avec une partie de la hiérarchie,
  • des problèmes d’équipement, d’hygiène (gants anti-coupures, placards séparés entre vêtements “civils” et de travail ...),
  • la prime Covid qui n’a pas été versée en 2021,
  • une prime non pas de 50 euros brut, mais de 100 euros (à Rouen pour le même travail elle est de 120 euros).

La grève a repris le 18 mars, les négociations promises n’ayant pas débouché. Les travailleurs sont bien décidés à ne pas se contenter de vagues promesses. Ils veulent de vraies réponses à leurs revendications.

Santé (Seine-Maritime)

Une mobilisation réussie qui en appelle d'autres

Brève
14/05/2021

Mardi 11 mai, à l’appel d’un collectif national, des soignants des services de Réanimation du Chu de Rouen, d’Elbeuf, de Dieppe et des cliniques de l’agglomération se sont retrouvés à plus de 200 avec banderoles, animations et slogans au théâtre des Arts pour dénoncer les conditions de travail dégradés depuis des années : fatigue, stress, manque de moyen, turn-over des collègues usés par la situation.

Depuis plus d’un an le gouvernement se moque des soignants en promettant l’ouverture de lits et des renforts. A chaque vague épidémique les lits sont éphémères, ils apparaissent et disparaissent, tout comme les renforts, eux aussi éphémères…car c’est en transformant des unités et en fermant des blocs opératoires qu'il est possible de les ouvrir.

Leurs revendications sont claires : une revalorisation salariale, la titularisation de tous les contractuels, une augmentation des effectifs, et des formations appropriées avec des moyens matériels à la hauteur des besoins.

Le cri de colère des réanimations en appelle d’autres, car aujourd’hui c’est toute la santé qui a besoin de moyens, et c’est aux travailleurs de ce secteur qu’il revient d’imposer, par leur lutte, d’autres priorités aux gouvernements qui se succèdent, que de soigner les seuls profits.