Saint-Etienne-Du-Rouvray (Seine-Maritime)

Les professeurs veulent les moyens d’enseigner

Brève
12/02/2019

Depuis trois semaines les 26 professeurs d’informatique de l’Université des sciences et techniques de Saint Étienne du Rouvray sont en grève pour dénoncer le fait qu’ils ne sont pas en mesure de pouvoir assurer l’ensemble des cours.

Depuis plusieurs années, ils réclament des postes supplémentaires, mais en vain.

Pour ne pas avoir à choisir à quels élèves ils feront cours ou pas, ils ont décidé de faire grève afin d’obtenir 5 à 8 postes supplémentaires pour assurer les 500 heures de cours nécessaires aux 400 élèves de L2, L3 et master 1 en informatique.

La seule préoccupation qui guide le gouvernement est de dépenser toujours moins d’argent pour l’éducation publique.

Et pourtant ce n'est pas l'argent qui manque, quand l’on voit les profits des entreprises, et d'abord ceux des plus grandes, qui battent des records.

Dieppe (Seine-Maritime)

36 licenciements à la santé de VIVALTO

Brève
09/02/2019

Le feuilleton de l’agonie de la clinique des Aubépines et le mépris avec lequel on traite son personnel va connaître lundi 11 février un nouveau développement. En effet c’est à cette date que le tribunal de commerce de Dieppe a autorisé le transfert des activités de chirurgie et de cancérologie à la clinique Mégival.

Déjà le service de Maternité des Aubépines avait été fermé en novembre dernier sur ordre de l’Agence Régionale de Santé, ce qui avait entraîné la mise en redressement judiciaire de la clinique.

Les dessous de cette fermeture ont peu de choses à voir avec la sécurité sanitaire qu’avait invoqué l’ARS à l’époque. En effet le groupe de cliniques privées Vivalto-Santé qui voulait racheter les Aubépines pour pouvoir fusionner ses activités avec celles de la clinique Mégival dont il était déjà propriétaire, n’était pas du tout intéressé par la maternité. De là à penser que l’ARS a facilité la tâche à Vivalto…

Au bout du compte, il ne subsistera plus aux Aubépines qu’une activité de consultations médicales libérales, et c’est 36 licenciements qui vont en découler, puisque seules 6 personnes seront transférées à Mégival.

Honteux !

Le Havre

Mobilisation aux urgences de l'hopital

Brève
04/02/2019

Depuis le 19 janvier, les salariés des urgences du Groupement hospitalier du Havre se mobilisent pour obtenir davantage de moyens. Comme dans de nombreux services d’urgence du pays, la situation y est catastrophique. Au Havre, depuis 2010, le nombre de passages aux urgences est passé, par an, de 30 000 à 46 800. Deux infirmières, citées par Le Havre libre (1er février), racontent : « Plusieurs personnes peuvent attendre quarante minutes en salle d’attente, couchées, avant de pouvoir aller uriner, car nous nous occupons déjà d’une [personne]… Comme ce monsieur, en crise de tétanie qui aura dû, durant dix minutes, rester allongé à même le sol, en salle d’attente, entre les deux portes des toilettes, faute de brancards. » Le temps d’attente avant une prise en charge médicale peut atteindre 7 heures.

Alors qu’il manque 20 infirmières et 24 aides-soignantes, la direction envisage de créer… 3,5 postes. Les personnels demandent également du matériel et des locaux adaptés : « les brancards déjà rouillés n’ont, pour certains, plus de revêtement plastique, la mousse est apparente… ». En grève lundi 28 janvier, ils ont assuré un service minimum. Devant l’inertie de l’Agence régionale de santé, ils comptent bien remettre cela.

Normandie

Non aux fermetures de gare

Brève
24/01/2019

Plusieurs projets de suppression de gares sont en cours dans la région. La gare de Virville-Manneville en Seine-Maritime a fermé fin 2018 ainsi que celles de Carantilly-Marigny et Pont-Hebert, dans la Manche, qui avaient été refaites à neuf peu de temps auparavant. Pour 2020 une douzaine de gares devraient subir le même sort.

Hervé Morin, président de la région, avait promis qu’il allait améliorer le transport ferroviaire. Macron avait dit que la ruralité était une chose importante mais quand la direction de la SNCF parle budget, tous ces beaux principes volent en éclat.

À la gare de Pont de l’Arche-Alizay, dans l’Eure, un collectif d’usagers a mis en place une pétition pour s’opposer au projet avec plus de 1500 signatures réunies. Il fait valoir qu’avec plus de cadencement et une amplitude d’horaire plus grande, le train serait une bonne solution alternative à la voiture individuelle.

Les autres gares concernées seraient Saint-Pierre-du-Vauvray (27), Foucart et Bolbec-Nointot (76)… Pour Bolbec et Foucart, il est question de mettre en place des bus ! Et pour les autres : « En voiture (individuelle) les voyageurs » disent la SNCF et Morin !

Grand-Bourgtheroulde (Eure)

Macronshow sous état de siège

Brève
16/01/2019

Gaz lacrymogènes face aux manifestants à Grand Bourgtheroulde

Mardi 15 janvier, c’est dans une commune investie par des centaines de CRS, policiers et gendarmes que s’est déroulé le lancement du « grand débat », l’opération de diversion voulue par Macron pour essayer de mettre fin à la crise des Gilets jaunes. Celui-ci a péroré devant un parterre de maires de Normandie et continué ses provocations habituelles comme il l’avait fait dans la matinée au conseil municipal de Gasny, une petite commune de l’Eure. Ainsi, à propos de son soi-disant « plan pauvreté », il a évoqué parmi les plus pauvres ceux « qui déconnent » qu’ « on va davantage responsabiliser ».

A Bourgtheroulde, avant même que Macron débute son opération d’enfumage, les forces de l’ordre gazaient les quelques manifestants qui avaient réussi à entrer dans le village. Plusieurs centaines d’autres étaient bloqués à l’extérieur, ce qui ne les a pas empêchés d’exprimer leur colère contre le « président des riches ». Pour eux, le débat a déjà eu lieu et les conclusions sont claires : ils veulent pouvoir vivre dignement en obtenant une augmentation générale des salaires, des pensions et des allocations. Et ils comptent bien l’imposer par la lutte et non par du blabla !