Rouen (Seine-Maritime)

Mouvement chez les cheminots

Brève
18/10/2019

Forte mobilisation mardi 15 octobre chez les contrôleurs de Rouen, Le havre et Dieppe. Entre 85 et 90 % de grévistes. Réunis en Assemblée générale à Rouen, chacun a pu s’exprimer sur un cahier de doléances.

Avec les salaires, le manque d’effectifs, il y a toute une série de revendications sur les conditions de travail et la division orchestrée par la direction.

Pour l’instant cela s’appelle « l’acte 1 », les contrôleurs préparent « l’acte 2 » qui devraient s’étendre aux conducteurs et tous les agents des gares.

 

Vendredi matin, suite à un accident avec un camion  dans un train à agent seul dans l’Est,  il y a deux jours, un mouvement « surprise » national de droit de retrait pour situation « catastrophique de sécurité » est en cours.

Un conducteur blessé et tout seul n’a pas pu s’occuper de la douzaine de voyageurs blessés. Tous les cheminots, qui l’avaient déjà dit, veulent montrer la dangerosité de ces conduites, pour eux comme pour les usagers.

A force de réduire les effectifs sur tous les postes, pour faire plus de profit, la SNCF se retrouve devant un mouvement important, et comme partout en France, toutes les lignes normandes sont touchées.

Rouen (Seine-Maritime)

Lubrizol coupable et responsable essaie de ne pas payer !

Brève
15/10/2019

Lundi 14 octobre, le Préfet de la Seine-Maritime a levé les restrictions qui touchaient la collecte du lait sur 112 communes du département, et qui obligeaient les producteurs à jeter le produit de leur traite depuis 15 jours. Alors que les résultats des analyses connues depuis vendredi 11 ne montraient pas, selon l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSES), de « dépassement des teneurs maximales réglementaires », il aura encore fallu attendre trois jours de plus pour que toutes les paperasses soient dûment tamponnées. Si les vaches peuvent retourner brouter dans les herbages, la consignation n’est toujours pas levée pour les œufs, le miel et les légumes qui devront encore attendre quelques jours.

Les dommages directs causés par l’incendie de Lubrizol sont chiffrés « à la louche » entre 40 et 50 millions, comprenant les pertes des agriculteurs ainsi que celles des restaurateurs et commerçants d’un centre-ville envahi, au gré des vents pas les odeurs nauséabondes de produits soufrés (mercaptan et hydrogène sulfuré).

Le « hic » c’est que Lubrizol ne s’est engagé qu’à « participer » à la réparation des dégâts dont elle continue à nier sa responsabilité. Le montant d’un fonds de 50 millions provisionné par Lubrizol, annoncé par le ministre de l’agriculture, a été démenti par l’entreprise !

Il faut que la multinationale Lubrizol paie intégralement toutes les conséquences de l’incendie de son usine !

Rouen (Seine-Maritime)

Les mensonges de Lubrizol

Brève
11/10/2019

Dix jours après l’incendie qui a ravagé l’usine Lubrizol de Rouen jeudi 26 septembre, l’incertitude règne toujours sur ses conséquences pour la population. Et le fait que la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, ait annoncé que les résultats des dosages de dioxines étaient rassurants n’y change rien.

Vendredi 4 octobre, une semaine après la catastrophe, la préfecture a révélé que, en plus des 5 253 tonnes d’hydrocarbures et additifs qui avaient brûlé chez Lubrizol, une quantité indéterminée de produits divers était également partie en fumée dans l’entreprise Normandie logistique qui la jouxte. Cette firme stockait 9 050 tonnes de produits, dont 4 157 tonnes appartenaient à Lubrizol. Lundi 7, ses dirigeants étaient toujours dans l’incapacité de dire quels produits avaient brûlé et en quelle quantité.

Dans l’attente des résultats de l’enquête, Lubrizol et Normandie logistique se rejettent la responsabilité du départ de feu. Quoi qu’il en soit, c’est Lubrizol, dont les produits ont mis en danger la santé de la population, qui doit en assumer les conséquences. Cela ne semble pas être dans ses intentions : son PDG a déclaré qu’il n’y aurait aucune conséquence pour la santé ! Cette multinationale s’est seulement dite disposée à « participer » à la réparation des conséquences de l’incendie, avec un dispositif pompeusement nommé « Lubrizol solidarité ». Pour un peu, elle se ferait passer pour une entreprise philanthropique !

Qui paiera les prélèvements et analyses et le suivi médical sur le long terme des personnes exposées ? Le nettoyage et la dépollution ? Les pertes des éleveurs, qui jettent leur production laitière dans la fosse à purin depuis deux semaines et ne savent pas si le maïs qu’ils ensilent ne devra pas lui aussi être détruit ? Qui indemnisera les maraîchers qui ne peuvent récolter et vendre leurs légumes ? D’autant plus que, si les prochaines analyses du lait ou des végétaux révèlent des seuils de dioxine « acceptables », Lubrizol pourra se dédouaner de toute responsabilité et renvoyer la faute vers les autorités publiques qui ont invoqué le principe de précaution. 1 800 agriculteurs sont touchés dans 112 communes de Seine-Maritime, sans compter ceux de 96 communes des Hauts-de-France touchées par les retombées de suies et d’hydrocarbures.

Le Premier ministre Édouard Philippe a beau se déclarer déçu par Lubrizol et la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne vouloir faire appliquer le principe pollueur-payeur, ils n’ont aucun moyen de contraindre ce patron à payer et ne veulent pas en avoir !

Dans l’agglomération, les inquiétudes sont toujours vives. Même si les fumées et les suies ont disparu, il reste des odeurs très désagréables, localement, au gré des vents et des manipulations par les équipes de nettoyage des fûts endommagés par l’incendie. Les ouvriers chargés de la dépollution pataugent dans une couche de boue noirâtre et irisée d’une vingtaine de centimètres.

Les riverains, et en particulier les gens du voyage dont l’aire est située à moins de 500 mètres de Lubrizol, hésitent toujours sur la conduite à tenir. Dans la nuit de l’incendie, les pompiers leur ont dit de partir – mais pour aller où ? Rien, aucun lieu de confinement n’était prévu. Du coup, beaucoup sont restés ; les autres sont revenus quelques heures ou quelques jours plus tard, désemparés. Et ce n’est pas le numéro vert, mis en place par la métropole, qui permettra à la population d’avoir des réponses : les fiches mises à disposition des téléopérateurs d’un centre d’appel privé ne les donnent pas !

Mercredi 2 et jeudi 3, dans le collège Lecanuet situé non loin de Lubrizol, l’air était irrespirable et de nombreux élèves se plaignaient de maux de tête et de nausées. Mais, lorsque le personnel a voulu faire valoir son droit de retrait, comme l’avaient fait d’autres enseignants des écoles primaires voisines la semaine précédente, le rectorat l’a refusé. Une trentaine d’enseignants et d’agents territoriaux se sont donc mis en grève lundi 7 octobre, ils ont accroché des banderoles aux grilles du collège et ont invité les parents d’élèves à ne pas envoyer leurs enfants au collège et à protester avec eux.

Le conseil municipal du lundi 7 a été bousculé par des habitants, des représentants d’un collectif Lubrizol et la CGT, qui réclament la vérité et que Lubrizol paie les dégâts. Après la manifestation de mardi 1er, où le préfet n’a pas daigné recevoir une délégation, ils appellent à de nouvelles manifestations.

Rouen (Seine-Maritime)

AESH : Plus que précaires!

Brève
09/10/2019

 

 

Les AESH (accompagnant des élèves en situation de handicap) ont manifestés hier à Dieppe et aujourd’hui à Rouen, pour faire entendre leur colère et leur détresse.

 

Plus d’un mois après la rentrée, beaucoup n’ont toujours pas de contrat de travail signé et n’ont pas été payés des salaires de septembre et le rectorat parle d’une régularisation en … fin novembre, au mieux !

 

Aujourd’hui, après avoir proposé de recevoir une délégation de 10 personnes, le rectorat a dû accepter une réunion avec toutes les personnes présentes à la manifestation. Les AESH ont pu pendant plus de deux heures se faire entendre ensemble  et sont bien décidées à revenir si « les belles promesses entendues » ne sont pas tenues.

 

Hôpital du Rouvray, Sotteville-lès-Rouen (Seine Maritime)

De nouveau en grève !

Brève
27/09/2019

En 2018, les travailleurs de l’hôpital psychiatrique du Rouvray à Sotteville, avaient fait trois mois de grève et, pour sept d’entre eux, 18 jours de grève de la faim. Ils dénonçaient les conditions indignes de travail pour les soignants et d’hospitalisation. Ils avaient obtenu 31 postes d’infirmiers et d’aides-soignants, ainsi qu’une vague promesse de création d’unités spécialisées.

Un an après, les travailleurs de cet hôpital ont entamé une nouvelle grève illimitée, à l’appel de l’intersyndicale : le protocole de juin 2018 n’est pas respecté. La situation est toujours catastrophique. « On a toujours des patients installés sur des lits de camps dans des bureaux sans fenêtre et sans sanitaire et des chambres de deux occupées par trois patients », explique un gréviste. L’unité supplémentaire pour adolescents n’a pas été créée, et des mineurs sont toujours hospitalisés avec des adultes, avec les risques que cela implique pour eux. « La situation n’a pas changé, elle est même pire », résume un militant.

À Sotteville comme ailleurs, c’est contre une politique d’économies sordide que se mobilisent les travailleurs en psychiatrie.