Dedienne Saint Aubin-sur-Gaillon (Eure)

Encore un patron contaminateur !

Brève
06/04/2020

Alors qu' il est toujours demandé à la population de rester confinée chez elle sous peine de contravention, un autre son de cloche se fait entendre chez les patrons. Pierre-Jean Leduc, président du Medef Normandie et patron des entreprises Dedienne est très fier d'affirmer que c’est au nom du « civisme » qu’il fait tourner ses usines partout dans le monde (de Saint-Aubin-sur-Gaillon à la Roumanie en passant par les Etats-Unis).

Dedienne est un groupe dont l’activité est la plasturgie, il fabrique des pièces en plastique pour des centaines d'entreprises dans le monde essentiellement pour l'industrie automobile, l'aéronautique ou le domaine médical. C'est aussi un groupe qui bénéficie de capitaux publics par l’intermédiaire de PBi France (Caisse des Dépôts et Consignations).

En écho à ce qu'affirme un autre notable de l’Eure, Bruno Le Maire depuis le ministère de l’économie, quand il dit qu’il faut que l’économie fonctionne, on voit bien que c’est la voix du patronat qui prime, au mépris de tous les sacrifices faits jusque-là par la population pour combattre l’épidémie.

Le patron de Dedienne, avoue que des salariés « comprenaient mal pourquoi nous devions continuer » [de travailler]. Il a alors fait valoir qu’il fallait « préparer le rebond » économique.

Les patrons nous préparent des « rebonds » non pas économiques mais épidémiques. Ce sont eux qui sont dangereux !

Des garanties bancaires… Uniquement pour les gros poissons

Brève
02/04/2020

Si l’État a annoncé qu’il allait garantir les prêts bancaires des entreprises à hauteur de 300 milliards d’euros… Ça ne semble pas être pour tout le monde. Ainsi, des dirigeants de PME se sont vus proposer de s’engager sur leur patrimoine personnel pour demander un prêt bancaire. Même dans le monde des patrons, malgré les beaux discours du gouvernement sur le rôle indispensable des entrepreneurs, il y a les requins qui dominent tout et les petits poissons asphyxiés : c'est aussi ça la société capitaliste. 

Total Gonfreville-l'Orcher (Seine-Maritime)

En pleine épidémie, Total augmente les dividendes et l’exploitation des travailleurs

Brève
01/04/2020

En pleine épidémie, Total augmente les dividendes et l’exploitation des travailleurs

L’entreprise Total n’a que faire des paroles creuses de Bruno Le Maire sur la « modération » dans le versement des dividendes aux actionnaires. Elle vient d'annoncer qu'elle versera à ses actionnaires, comme prévu le 1er avril, le troisième quart des dividendes calculés sur l'année 2019, c'est à dire 1,8 milliards d'euros, somme en hausse de 6% par rapport à 2018.

Et, si elle dit renoncer -comme si il y avait là un sacrifice- à sa politique de rachat d'action, il n'y a là aucune intention « vertueuse », c'est juste que, dans la conjoncture économique actuelle, cela est moins rentable pour les gros actionnaires.

Et Total en rajoute encore en disant qu’elle va réaliser 745 millions d’euros d’économie sur ces coûts d'exploitation, à commencer par le « gel immédiat » des recrutements. Quand on sait que les coûts de production ont déjà été divisés par deux en 6 ans, c’est parce que l’exploitation des travailleurs a été augmentée d’autant. Et cela aux quatre coins de la planète, depuis Gonfreville-l’Orcher jusqu’à l’Irak.

Alors on voit bien que les rodomontades du gouvernement n'ont aucun effet sur les capitalistes !

Le Havre (Seine-Maritime)

Transdev, pilleur de fonds publics

Brève
31/03/2020

Bruno Le Maire, ministre de l’économie, a appelé les entreprises à « la modération » en ce qui concerne le versement des dividendes aux actionnaires. Il a ajouté que celles qui sont en partie contrôlées par des fonds publics, devraient reporter ces versements… de quelques mois. La réalité l’a pourtant bien vite rattrapé.

Transdev, qui a la gestion des transports publics au Havre, est détenue à 66 % par la Caisse des dépôts et consignations, un organisme public, et à 34 % par le groupe privé Rethmann. Dès les propos du ministre, elle a annoncé qu’elle verserait 22,85 millions de dividendes, dès la fin de l’épidémie. Mais surtout, elle entend renégocier avec les collectivités locales. Elle veut des contrats comme celui qu’elle vient de signer avec la ville de Dublin, où « tous les coûts seront pris en charge accompagnés d'une rémunération », a indiqué le PDG Thierry Mallet. Il demande ainsi que les salaires des employés du groupe et les bénéfices des actionnaires repose sur le budget de la ville, le tout augmenté d’un « forfait », comme une sorte de dédommagement à la baisse actuelle du trafic. L’entreprise avoue pourtant disposer d’un milliard d’euros de liquidités.

Pendant que l’épidémie progresse, les capitalistes veulent des profits garantis, fût-ce en pillant les ressources publiques.

CMA-CGM Le Havre (Seine-Maritime)

Gouvernement irresponsable

Brève
27/03/2020

La compagnie maritime CMA-CGM a annoncé maintenir à bord ses équipages et ne pas faire de relève d’ici au moins un mois. Ce qui rend le travail particulièrement pénible pour les marins qui devaient normalement rentrer chez eux. A cette occasion, on a appris que depuis fin janvier et lorsqu'il était en escale en Chine, l’équipage devait prendre sa température régulièrement et les poignées de porte étaient désinfectées toutes les heures. Toute personne montant à bord devait porter un masque.

De telles consignes de précaution signifient que des compagnies maritimes avaient tout à fait conscience de la probable propagation du virus à très grande échelle.

Il faut vraiment être irresponsable pour déclarer, comme l'a fait Agnès Buzyn le 24 janvier : « le risque d'importation [du virus] depuis Wuhan est pratiquement nul" et que "le risque de propagation est très faible". »