La Poste pousse les travailleurs à bout

Le Molay-Littry (Calvados 14)

Brève
02/12/2019

Lundi 25 novembre, un guichetier de la Poste du Molay-Littry a tenté de mettre fin à ses jours sur son lieu de travail . Ce sont ses collègues qui ont pu le secourir à temps et alerter les pompiers, qui l'ont pris en charge.

Dans un courrier, en partie publié dans la presse après les faits, il met en cause ses conditions de travail. En effet ce travailleur devait faire valoir ses droits à un poste aménagé pour des raisons de santé. Or La Poste prétendant ne pas pouvoir aménager son poste sur place, voulait lui imposer un déplacement de son lieu de travail à Caen à 40km, soit plus de 80 km par jour aller-retour. 

Un mépris inacceptable des travailleurs.

CHU de Rouen (Seine-Maritime)

Tous ensemble !

Brève
15/11/2019

Jeudi 14 novembre à l'appel des syndicats mais aussi de collectifs de médecins et d'étudiants en médecine, plus de 500 personnes se sont regroupées dans le hall de l'hôpital : des aides soignantes, des infirmières, des médecins, des administratifs, des techniques, les manips radio, très mobilisés, des collègues de Becquerel, beaucoup de jeunes et d'élèves. Dans la chaîne humaine qui a fait plusieurs fois le tour de l’hôpital on entendait : « non à la casse de l'hôpital public », « à l’hôpital il y a trop de travail, à l'extérieur, il y a trop de chômeurs, embauchez des chômeurs », ou « tous ensemble ».

Partout dans le pays les manifs ont été importantes, alors pour arrêter la dégradations de nos conditions de vie et de travail, c'est bien un grand mouvement de tous qu'il va falloir. Prochaine étape le 5 décembre !

À bas les licenciements

Sucrerie de Cagny - Calvados

Brève
29/10/2019

À la sucrerie de Cagny, pour la campagne d’automne, les préavis de grève se succèdent. La direction de Saint-Louis-Sucre a décidé de fermer le site de Cagny, et les salariés ne veulent pas l’accepter sans protester, faire payer le groupe au maximum, etc.

Saint-Louis s’est sucré sur leur dos pendant des années, alors ils ont bien raison !

Dieppe (Seine-Maritime)

Désertification médicale

Brève
27/10/2019

A Dieppe, 10 médecins généralistes, soit le tiers d’entre eux, ont pris leur retraite récemment, ou sont sur le point de le faire. A ce jour, aucun n’a été remplacé. 

Les répercussions pour les habitants sont catastrophiques. Les médecins particuliers, les cabinets médicaux refusent de nouveaux patients. Ils sont ou se disent d’ores et déjà « saturés », sachant que quantité de malades potentiels risquent de frapper à leur porte. Alors, c’est le bouche à oreille qui fonctionne : on peut tenter de consulter dans telle commune aux alentours de Dieppe, ou bien chez tel autre médecin qui, parfois, accepte un nouveau patient en remplacement d’un autre, décédé.

Dans ce contexte de pénurie, il reste deux possibilités : la « maison médicale », installée dans l’enceinte de l’hôpital, face aux urgences pleines à craquer, la seconde au cabinet situé à la périphérie de la ville, dans une clinique privée.

La première affiche la couleur : pas de tiers-payant ; heures d’ouverture : 20h-23h en semaine et en journée le week-end ; temps d’attente énorme. Des urgences bis aux tarifs prohibitifs : de 45 à 65 euros !

Deuxième solution : consultations sans rendez-vous et à la chaîne, deux malades à la fois séparés par un simple rideau, au tarif de 50 euros chacun.

Voilà, ça se passe comme ça à Dieppe, ville de 30 000 habitants. Un exemple parmi tant d’autres, dans un des pays les plus riches de la planète !

 

Rouen (Seine-Maritime)

Mouvement chez les cheminots

Brève
18/10/2019

Forte mobilisation mardi 15 octobre chez les contrôleurs de Rouen, Le havre et Dieppe. Entre 85 et 90 % de grévistes. Réunis en Assemblée générale à Rouen, chacun a pu s’exprimer sur un cahier de doléances.

Avec les salaires, le manque d’effectifs, il y a toute une série de revendications sur les conditions de travail et la division orchestrée par la direction.

Pour l’instant cela s’appelle « l’acte 1 », les contrôleurs préparent « l’acte 2 » qui devraient s’étendre aux conducteurs et tous les agents des gares.

 

Vendredi matin, suite à un accident avec un camion  dans un train à agent seul dans l’Est,  il y a deux jours, un mouvement « surprise » national de droit de retrait pour situation « catastrophique de sécurité » est en cours.

Un conducteur blessé et tout seul n’a pas pu s’occuper de la douzaine de voyageurs blessés. Tous les cheminots, qui l’avaient déjà dit, veulent montrer la dangerosité de ces conduites, pour eux comme pour les usagers.

A force de réduire les effectifs sur tous les postes, pour faire plus de profit, la SNCF se retrouve devant un mouvement important, et comme partout en France, toutes les lignes normandes sont touchées.