Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime)

Ateliers SNCF de Quatre-Mares : les empoisonneurs enfin condamnés

Brève
12/01/2022

Le 16 décembre dernier, la SNCF a été condamnée à verser 10 000 € de préjudice d’anxiété amiante à chacun des 119 cheminots retraités qui avaient porté plainte contre elle. Leur détermination et leur mobilisation pour faire reconnaître la responsabilité de leur patron a fini par payer.

La direction a en effet exposé des centaines de travailleurs de Quatre-Mares, pendant des dizaines d’années à l’amiante que ce soit au travers des locomotives ou des installations. Les cheminots travaillaient à l’époque sans protection individuelle ni collective. Ainsi, rien qu'aux ateliers, une centaine d'agents, ayant des plaques pleurales à cause de l'amiante, sont partis en retraite anticipée et une dizaine au moins en sont décédés.

La condamnation de la SNCF par la cour d’appel de Paris est le résultat d’un combat mené avec ténacité depuis 2013 mais il reste que la justice n’a toujours pas organisé le procès général de l’Etat et des patrons responsables du décès de près de 100 000 travailleurs empoisonnés à l’amiante.

CHU de Rouen (Seine-Maritime)

Urgences : ça déborde, la colère aussi

Brève
04/01/2022

Depuis lundi 27 décembre, un préavis de grève concernant le personnel des urgences est en cours.

Depuis des mois, voire des années, le manque d’effectif, combiné à un afflux de malades (covid ou non), rend la situation ingérable pour les équipes. D’autant plus qu’on ne sait plus où mettre les patients : en raison de fermetures de lits et de la transformation de certains lits en lits « covid », on ne peut pas les transférer dans les autres services pour qu'ils y soient hospitalisés. Ils attendent donc jusqu'à deux ou trois jours aux Urgences et s'entassent dans les box et les couloirs.

La période de Noël, avec un nombre encore plus important de malades, a fini par faire craquer les équipes.

En réponse aux revendications du personnel, la direction se contente de parler de « l’optimisation de l’approvisionnement en matériel » et de la « modification des organisations », autrement dit, elle n’a pas l'intention d'y faire grand'chose ! Elle attend sûrement que la colère se généralise…

Le Havre (Seine-Maritime)

Fermeture d’écoles au Havre : une bonne opération immobilière ?

Brève
16/12/2021

Lundi 13 décembre, une cinquantaine de parents d’élèves et d’enseignants se sont invités au conseil municipal pour dénoncer des fermetures d’écoles.

En effet, l’équipe municipale d’Édouard Philippe a décidé de fermer trois écoles à la rentrée prochaine : les écoles Marande et Gobelins, en centre-ville, et l’école Schlewitz, au bois de Bléville.

Depuis trois semaines, les parents d’élèves multiplient les actions pour dénoncer une opération immobilière : les prix des terrains augmentent et la vente des écoles de centre-ville est un calcul immobilier pour la mairie, préoccupée avant tout de satisfaire les investisseurs privés ! Sous les mandats d’Edouard Philippe et de son prédécesseur Antoine Rufenacht, 33 écoles ont été fermées, comme l’ont rappelé les parents d’élèves.

Le conseil municipal a acté la fermeture des écoles mais les parents d’élèves, qui ont quitté la mairie en colère, ne comptent pas en rester là.

Rouen (Seine-Maritime)

Les animateurs en ont assez de la précarité et des salaires de misère !

Brève
15/12/2021

Dans le cadre d’un mouvement national, les animateurs périscolaires de Rouen étaient majoritairement en grève mardi 14 décembre. Ces travailleurs assurent l’accueil des enfants le matin et s’occupent des animations après la classe. Certains surveillent également la prise des repas à la cantine. Ainsi beaucoup d’école de Rouen n’ont pu faire cette prise en charge mardi. Mercredi ce sont la plupart des centres de loisirs de Rouen qui sont restés fermés, faute d’animateurs.

Ces travailleurs, sous contrats, à temps partiel imposés et avec des horaires hachés touchent bien souvent moins de 1 000 € par mois, ce qui ne permet pas de vivre. Aussi c’est à juste titre qu’ils réclament la stabilité de leur emploi ainsi qu’une revalorisation de leur salaire.

Pour le moment, la secrétaire d’État à la jeunesse Sarah El Haïry, en charge du dossier, ne propose que des « tables rondes ». Même si elle annonce des « mesures fortes » pour février seule une « mobilisation forte » des animateurs pourra forcer la main du gouvernement.

Grand Port Maritime du Havre (GPMH) (Seine-Maritime)

La grève a payé

Brève
15/12/2021

Les quelques 1000 travailleurs portuaires du GPMH ont affronté leur direction locale au cours de plusieurs actions depuis un préavis de grève déposé le 17 novembre. La direction du port du Havre est associée depuis peu à celle des ports de Rouen et de Paris dans un ensemble toujours dépendant de l’autorité de l’Etat et dénommé HAROPA.

Les travailleurs dénonçaient depuis longtemps l’explosion des heures supplémentaires, comme des repos impossibles à prendre. Ils exigeaient le remplacement de 30 départs non pourvus et l’embauche de 20 personnes. Pour eux, la baisse continue des effectifs mettait par exemple en danger les opérations nécessaires de maintenance sur des ponts ou des écluses.

Grâce à quelques démonstrations de force, notamment le 30 novembre en entrée de ville, et à quelques heures de grève déterminées, les travailleurs ont obtenu le remplacement de tous les départs de 2022 et 2023 et la création de 5 postes.

La grève a payé, et l’on ne peut que souhaiter que cet exemple se propage à bien d’autres secteurs, minés par le sous-effectif et les surcharges de travail.