Dieppe (Seine-Maritime)

Désertification médicale

Brève
27/10/2019

A Dieppe, 10 médecins généralistes, soit le tiers d’entre eux, ont pris leur retraite récemment, ou sont sur le point de le faire. A ce jour, aucun n’a été remplacé. 

Les répercussions pour les habitants sont catastrophiques. Les médecins particuliers, les cabinets médicaux refusent de nouveaux patients. Ils sont ou se disent d’ores et déjà « saturés », sachant que quantité de malades potentiels risquent de frapper à leur porte. Alors, c’est le bouche à oreille qui fonctionne : on peut tenter de consulter dans telle commune aux alentours de Dieppe, ou bien chez tel autre médecin qui, parfois, accepte un nouveau patient en remplacement d’un autre, décédé.

Dans ce contexte de pénurie, il reste deux possibilités : la « maison médicale », installée dans l’enceinte de l’hôpital, face aux urgences pleines à craquer, la seconde au cabinet situé à la périphérie de la ville, dans une clinique privée.

La première affiche la couleur : pas de tiers-payant ; heures d’ouverture : 20h-23h en semaine et en journée le week-end ; temps d’attente énorme. Des urgences bis aux tarifs prohibitifs : de 45 à 65 euros !

Deuxième solution : consultations sans rendez-vous et à la chaîne, deux malades à la fois séparés par un simple rideau, au tarif de 50 euros chacun.

Voilà, ça se passe comme ça à Dieppe, ville de 30 000 habitants. Un exemple parmi tant d’autres, dans un des pays les plus riches de la planète !

 

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