Rouen (Seine-Maritime)

Lubrizol : la défense minable d’une multinationale

Brève
28/02/2021

Dans la nuit du 26 septembre 2019, près de 10 000 tonnes de produits chimiques étaient partis en fumée lors de l’incendie qui avait ravagé l’aire de stockage de Lubrizol, cette usine d’additifs pour lubrifiants, classée Seveso. L’incendie concernait aussi l’entreprise limitrophe Normandie-Logistique qui sous traitait du stockage pour Lubrizol.

Cette catastrophe industrielle avait répandu une épaisse fumée noire et occasionné des retombées de suie d’hydrocarbures sur les communes du nord de Rouen, jusqu’à plus de 20 km de distance, sur une largeur de 10 km.

Lubrizol est mis en examen depuis un an pour « exploitation non conforme d’une installation classée ». Mais on apprend qu’elle a déposé en août 2020 une « requête en nullité » pour faire annuler son procès au pénal.

Pour étayer cette demande, Lubrizol prétend qu’un témoignage d’un agent de la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement) n’aurait pas été versé au dossier.

Ainsi cette multinationale en est réduite à de minables artifices de procédure pour tenter d’échapper à une condamnation qui de toute façon ne lui coûtera pas très cher au regard des milliards qu’elle brasse

Lubrizol saura le 31 mars si sa requête est acceptée. Mais elle est déjà rejetée par le Collectif et les associations qui appellent à manifester à Rouen le samedi 27 mars à 14h30 Cours Clemenceau.

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