Poitiers (Vienne) :  Coronavirus ou pas, le mépris patronal perdure

Echo d'entreprise
25/03/2020

Dans une structure associative d’aide à la personne, mardi 17 mars, alors que le gouvernement avait annoncé un confinement applicable le jour même dès midi, le travail a débuté comme un jour ordinaire, donc sans aucune consigne de protection. La direction n’avait d’ailleurs prévu ni gants, ni gel désinfectant pour les personnels concernés.

En fin de journée, lors de la réunion organisée par la direction avec les travailleurs pour évoquer la pandémie, une employée s’est mise à tousser. Le directeur lui a alors demandé de quitter la réunion et d’aller voir son médecin. Pour prescrire un arrêt maladie classique (non lié au virus), ce dernier l’a incompréhensiblement renvoyée, hors de tout cadre légal, pour accord, vers sa direction… qui a refusé l’arrêt, demandant à cette salariée de prendre sur ses congés ou sur son volant d’heures de récupération pour se soigner !

Avec cette pandémie, décidément, le culot patronal n’a plus de limite. Il n’y a qu’un seul vaccin contre cela : la colère des travailleurs !