Mondelez (LU) - Cestas (Gironde) :  D'abord la sécurité des actionnaires

Echo d'entreprise
21/04/2020

A l’usine LU de Cestas, la direction a un slogan « Un biscuit ne vaut pas un accident du travail ! ». Une façon de dire que la sécurité serait le premier souci du propriétaire, Mondelez, trust américain de l’agroalimentaire.

Le coronavirus vient de montrer ce qu’il en est. L’usine n’a pas fermé, il y avait de l’argent à se faire. Pour que tous puissent avoir des masques obligatoires, il a fallu attendre cinq semaines. Même avec une suspicion de coronavirus sur un salarié, et l’éviction pour mise en « quatorzaine » d’une quinzaine d’autres, l’activité a continué.

Même sur la minable prime de risques Macron de 1000 €, Mondelez a mégotté. Il a fallu un mouvement de grève pour qu’elle soit portée à 990 €. Et encore, Mondelez ne veut la payer ni aux intérimaires nombreux particulièrement en ce moment, ni aux salariés de l’entreprise d’entretien qui assurent la désinfection de l’usine, ni à ceux de ses salariés en trop mauvaise santé pour être présents...

Qu’on vienne au travail, la peur au ventre, Mondelez s’en moque. La seule sécurité qui lui importe c’est celle de son profit. Pour eux, notre vie vaut moins qu’un biscuit.