Toray-Lacq (64)

La lutte contre les licenciements continue

Brève
07/11/2020

Au début du mois d’octobre, la direction de l’usine Toray a annoncé la suppression de 29 postes sur les 412 que compte l’entreprise. Après quelques jours de grève à la mi-octobre, les travailleurs de Toray se sont massivement remis en grève le mercredi 4 novembre paralysant depuis presque complètement les cinq unités que compte le site de Lacq. Les salariés dénoncent les mensonges de la direction qui prétend  que ces licenciements sont nécessaires en raison de la crise qui frappe le secteur aéronautique. Mais ce secteur ne représente qu’une part mineure du chiffre d’affaire de Toray, la direction ne souhaite en réalité que faire produire la même quantité de fibre de carbone par moins de salariés pour accroitre ses profits. En outre, les travailleurs dénoncent les conséquences sociales que cela aurait sur l’ensemble du bassin industriel de Lacq, signalant qu’un emploi direct supprimé signifie trois à cinq emplois indirects détruits chez les sous-traitants. C’est inacceptable. Avec 46000 salariés cette multinationale qui génère des centaines de millions d’euros de bénéfices aurait largement les moyens de maintenir tous les emplois.

La direction cherche à faire peur aux salariés par un chantage à la délocalisation en cas de refus du plan de licenciement. Mais loin de s’en laisser conter, les salariés pensent que cette attaque n’est que la première et que le seul moyen d’y faire face c’est leur lutte collective.  

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