Sort des jeunes migrants en Haute Vienne

Les Ponce Pilate du Conseil Départemental

Brève
24/03/2020

Banderole du collectif "Chabatz d'entrar"

Selon le collectif de défense des migrants "Chabatz d'entrar", pour les jeunes migrants en attente de reconnaissance de minorité et encore plus pour une quinzaine ayant été déboutés, la situation est alarmante. Déboutés ou non, l'association maintenait un lien avec eux par l'intermédiaire d'activités comme les cours de français. Mais aujourd'hui, cela n'est plus possible ! Ils sont donc complètement isolés, dans des chambres d'hôtel ou à la rue...

"Chabbatz d'entrar" a demandé, qu'au moins pendant la période, tous, quel que soit l'âge qu'on leur attribue, soient pris en charge par l'ASE (Aide Sociale à l'Enfance). Il lui a été répondu par la vice-présidente (socialiste) du Conseil Départemental chargée du problème de l'enfance : « Nous nous devons d’être humains mais nous ne pouvons aller trop loin au-delà de nos compétences. Il ne s’agit pas de renvoyer la balle à l’État, mais de suggérer à ce dernier d’assumer, lui aussi, ce qui relève de sa compétence. » Les examens médicaux destinés à "vérifier" si les jeunes migrants ont plus ou moins 18 ans, pour pouvoir les laisser dans la rue, sont révoltants. Mais maintenir ces pratiques dans la période est innaceptable. Quant à la façon dont le Conseil Départemental de la Haute Vienne s'en lave les mains, cela relève de la non-assistance à personne en danger !

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