Airbus - Langon (Gironde)

L'État sert de tiroir-caisse

Brève
05/04/2021

2,5 hectares, un bâtiment de 1 500 mètres carrés haut comme une église, un autre de 2 800 mètres carrés, sans compter le terminal fluvial : voilà ce que laisse derrière lui Airbus à Langon.

Manifestement, ni l’Etat, ni le Département, ni les Communes n’exigent des patrons d'Airbus qu’ils remettent en état le site ni qu’ils remboursent les aides reçues.

C’est à grand renfort de publicité qu’on nous avait présenté l’A380 et son transport fluvial et routier comme une manne pour les communes. Mais la manne, ça a été surtout pour Airbus : c’est l'Etat qui a payé les aménagements nécessaires du Pont-de-Pierre à Bordeaux pour 6,1 millions d'euros. Et combien ont payé l’Etat, le Département, la Région et les Communes pour l’aménagement du site et des routes qui le desservent, pour l’entretien des routes dégradées par les convois ?

En 2020, lorsque le groupe a annoncé la fin de la production de l’A380, il annonçait en même temps un bénéfice de 3,054 milliards d’euros, en augmentation de plus de 29 %, et une augmentation du dividende de plus 10 %. Ce groupe riche à milliards va aussi largement bénéficier des 15 milliards de cadeaux de l’Etat français au secteur aéronautique tout en supprimant 15 000 postes dont 5 000 en France ainsi que ceux de milliers d’intérimaires et de sous-traitants réduits au chômage.

Airbus est un des nombreux exemples de ces grands groupes capitalistes qui profitent du tiroir-caisse de l’Etat et des collectivités. Son adage : « Prends l’oseille et tire-toi » !

Les dernières brèves