Lycée Eiffel (Bordeaux)

Sourde colère face aux mesures sanitaires insuffisantes

Brève
05/11/2020

la file d'attente à la cantine du lycée

Au lycée Eiffel de Bordeaux, comme dans beaucoup de lycée du pays, les élèves se sont retrouvés à la rentrée entassés dans les coursives ou dans la cour d’honneur pour écouter la lecture de la lettre de Jean Jaurès lundi matin. A la cantine, dans les couloirs, dans les classes, les mesures de distanciation ne sont pas respectées. "Rien n'a changé, on est toujours 30 à 35 par classe" disent les lycéens. Et à la pause de l’après-midi certains d’entre eux ont été pris à partie par la police alors qu’ils étaient devant le lycée, comme ils ont l’habitude de le faire. Ils ont donc dû retourner se serrer les uns contre les autres en salle de classe. La grogne monte donc.

Mais les lycéens ne sont pas les seuls à hausser le ton : depuis plusieurs semaines déjà, les enseignants ont demandé un renforcement des règles sanitaires et l'accueil des élèves en effectifs réduits, via un système de rotation. Des mesures non retenues par le ministre de l'Education qui montre là son mépris pour la santé des jeunes et des professeurs. Il préfère donner comme directives d’ouvrir les fenêtres pour aérer et tenir les distances "dans la mesure du possible"… Mais aucune embauche pour renforcer les équipes de nettoyage ou permettre de diviser le nombre d’élèves dans les classes, aucun aménagement des horaires pour permettre de limiter les circulations dans les couloirs, rien n’a changé !

Au lycée comme dans les entreprises, le gouvernement nous montre encore une fois que son seul objectif est de continuer à faire tourner la machine économique afin de permettre aux actionnaires de toucher leurs dividendes, au mépris de la santé des travailleurs et de leurs enfants.

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