Clinique Bordeaux-Nord Aquitaine :  Ça remue chez les blouses blanches et de couleur

Echo d'entreprise
26/06/2020

Deux jours après le succès de la manifestation du 16 juin, où se sont retrouvé plus de 150 travailleuses et travailleurs des trois cliniques du groupe Bordeaux-Nord, infirmiers et infirmières, aides-soignants, brancardiers, agents de services hospitaliers, un nouveau débrayage a eu lieu devant les locaux de la direction de la clinique Bordeaux-Nord, pour faire valoir les revendications de salaire du personnel.

La vue de tout ce monde n’a visiblement pas été du goût du directeur, puisque celui-ci, après avoir affirmé qu’il « ne négocierait pas sous la pression », est parti s’enfermer dans son bureau, dont il n’a plus voulu sortir. Cette déclaration a fait doucement sourire le personnel de santé qui ressent la pression tous les jours dans son travail.

Le service des urgences était particulièrement bien représenté dans ce débrayage puisque, comme bien d’autres, il subit de plein fouet, après l’épreuve du Covid, le choc de la reprise plein pot de l’activité avec toujours le même manque de personnel.

Les heures et les jours suivants, la hiérarchie s’est répandue dans les services pour raconter la fable selon laquelle le fait d’accorder plus que 1 % d’augmentation mettrait le groupe en péril.

Mais les travailleurs pensent, eux aussi, que leur budget est en péril avec leur salaire insuffisant. Alors, ce n’est pas ce genre d’argument qui suffira à les anesthésier.

Limoges :  LEGRAND se sert de la crise sanitaire pour surexploiter les travailleurs par tous les bouts

Echo d'entreprise
19/05/2020

Le cortège Legrand dans une manif

Depuis le 11 mai, la production a repris dans les ateliers de Limoges. La direction se plaint même d’avoir 7 jours de retard… Alors, après avoir piqué des jours et des jours de congés et RTT, elle déclare, maintenant que les commandes repartent, qu’il « faut sérieusement se remettre à produire ».

Plutôt que de profiter du pont de l’Ascension, elle appelle les travailleurs à venir travailler le vendredi 22 mai dans les sites ouverts, osant parler d’une « belle opportunité » pour « reconstituer leurs compteurs ». Autrement dit, il va falloir marner et en plus il faudrait dire merci !

Il y a ceux qui vont devoir travailler plus et à côté, dans les bureaux, le vol de congés continue. Jusqu’à fin juin, ce sera tous les vendredis en congés imposés. Certains ont épuisé leurs 28 jours de congés. Pas grave répond la direction, elle autorise des compteurs négatifs, bien plus largement que ce que prévoit l’accord. C’est illégal d’imposer des congés. Pas de problème répond la direction, ce n’est pas imposé, c’est juste que les chefs disent qu’il n’y a que 4 jours travaillés !

Le groupe Legrand est clair sur ses objectifs, il faut économiser tout ce qui est possible pour maintenir ses profits. Et le 3 juin, comme prévu, les actionnaires toucheront leurs dividendes.
De quoi faire monter la colère.

Creuzet - Lisi (Marmande) :  Le patronat se prépare à la reprise sur le dos des travailleurs

Echo d'entreprise
01/05/2020

Depuis le 17 mars, les travailleurs de Creuzet-Lisi sont en chômage partiel. Le patron a refusé de compléter leur salaire au-delà des 84% touchés en chômage partiel : il se drape dans la légalité proclamant : « La loi, rien que la loi ». La loi a bon dos, ce sont surtout des économies sur le dos des salariés ! De plus, il a voulu faire le chantage : le chômage partiel à condition d’écouler tous les congés et les RTT. La CGT a refusé que le patron touche aux congés !

150 ouvriers continuent à travailler (dont 20 en télétravail). Ils ont eu du mal à obtenir les moyens de protection. Quelquefois, il n’y avait du gel que dans certains bureaux : il a fallu aller le y chercher directement pour en avoir dans les ateliers ! Maintenant, les moyens y sont, … mais après bien des pressions et des menaces de droit de retrait.

La direction a annoncé que la rentrée sera progressive à partir du 12 Mai. En attendant, elle fait pression sur les ouvriers en appelant tout le temps chez eux. Mais, surtout, elle veut préparer les esprits aux attaques à venir. « C’est un véritable séisme qui a secoué tout le secteur », il y aura « des implications à longs termes de cette crise sur l’industrie » a annoncé la DRH. Elle prévient que les donneurs d’ordre, Airbus, Boeing, Safran, ont cessé de travailler et que les carnets de commandes de l’usine sont « au plus bas » dorénavant et pour les mois à venir. C’est bien un plan de licenciements qui se prépare.

Pourtant, Creuzet appartient au groupe Lisi dont la famille Peugeot est actionnaire à 30 %. Pourtant, le chiffre d’affaires a été un record en 2019 avec une augmentation de 2%. Les actionnaires et les donneurs d’ordre ont de quoi payer ! Ce n’est pas aux travailleurs de payer !

 

Thalès (Brive-la-Gaillarde) :  Gonflé !

Echo d'entreprise
29/04/2020

Le groupe veut verser la prime d’intéressement en octobre au lieu de juillet comme cela se fait tous les ans.

Vu le chiffre d’affaires en hausse de 16 % et l’acompte sur dividendes, versé aux actionnaires en décembre, en hausse lui de 20 %, cette entreprise n’est pas dans la « misère » !

La crise du COVID-19 est un prétexte. Depuis le début du confinement, ils ont fait payer les travailleurs en jours de RTT et de congés  dont ceux entre Noël et le 1er janvier prochain.

Maintenant ils se retournent sur la collectivité avec le chômage partiel.

Mais, ça ne leur suffit pas ! Il faudrait encore que tous les travailleurs acceptent de leur accorder chacun un prêt du montant de leur prime !

Mondelez (LU) - Cestas (Gironde) :  D'abord la sécurité des actionnaires

Echo d'entreprise
21/04/2020

A l’usine LU de Cestas, la direction a un slogan « Un biscuit ne vaut pas un accident du travail ! ». Une façon de dire que la sécurité serait le premier souci du propriétaire, Mondelez, trust américain de l’agroalimentaire.

Le coronavirus vient de montrer ce qu’il en est. L’usine n’a pas fermé, il y avait de l’argent à se faire. Pour que tous puissent avoir des masques obligatoires, il a fallu attendre cinq semaines. Même avec une suspicion de coronavirus sur un salarié, et l’éviction pour mise en « quatorzaine » d’une quinzaine d’autres, l’activité a continué.

Même sur la minable prime de risques Macron de 1000 €, Mondelez a mégotté. Il a fallu un mouvement de grève pour qu’elle soit portée à 990 €. Et encore, Mondelez ne veut la payer ni aux intérimaires nombreux particulièrement en ce moment, ni aux salariés de l’entreprise d’entretien qui assurent la désinfection de l’usine, ni à ceux de ses salariés en trop mauvaise santé pour être présents...

Qu’on vienne au travail, la peur au ventre, Mondelez s’en moque. La seule sécurité qui lui importe c’est celle de son profit. Pour eux, notre vie vaut moins qu’un biscuit.

Entreprises du bassin de Brive :  La boule au ventre !

Echo d'entreprise
19/04/2020

 PHOTONIS :

Il y a 450 salariés sur le site de Brive, le groupe est leader mondial de la vision nocturne, donc travaille beaucoup pour l’armée. Il appartient au groupe Ardian depuis 2011

Depuis le début du confinement l’entreprise a toujours travaillé, malgré les inquiétudes des salariés qui dénoncent les gestes barrières mis en place, comme la prise de température uniquement pour « les visiteurs, les artisans…, mais pas pour les travailleurs ! Même si les bureaux sont espacés de 1,50 m, il peut y avoir une trentaine de salariés dans un espace de 50 m² !

Les rumeurs de cas positifs circulent, mais jamais d’informations précises.

TELLIS

Ce Centre d’appel est situé sur la commune de Favars (près de Tulle), 350 personnes environ y travaillent Cette société se définit elle-même « comme spécialisée dans la relation client à distance pour de grandes entreprises… nos collaborateurs sont dynamiques… nous les encourageons à se dépasser quotidiennement et à relever de nouveaux défis... » Bien-sûr pour faire fructifier les profits de l’entreprise.

Les seules mesures mises en place : du gel hydroalcoolique et laisser toutes les portes ouvertes pour éviter de toucher les poignées. Ça ne coûte pas cher, mais ça ne protège pas vraiment les travailleurs qui n’ont pas accepté de travailler dans la promiscuité au risque de leur peau.. La direction a du accepter un accord de télétravail.

THALES

Il y a 300 salariés. L’entreprise a été fermée du 20 mars au 07 avril.

Thalès a un chiffre d’affaires en augmentation de plus de 16 %. En décembre 2019 les actionnaires ont touché un acompte sur dividendes de 128 millions d’euros en hausse de 20 % sur l’année précédente.

Mais soucieux de continuer à faire fructifier ses profits, le groupe a tout fait pour faire reprendre le travail sur tous les sites en parlant de volontariat. Mais si on ne vient pas travailler ce sont des jours de RTT, de congés payés qui nous sont volés . C’est une pression énorme. Certains travailleurs ont pu continuer en télétravail mais, même pour eux, le patron a souvent imposé des prises de congés. De sorte que la plupart des travailleurs auront 2 à 3 semaines de congés en moins pour la période 2020/2021 !

Pour ceux qui travaillent sur le site, même si des aménagements d’horaires ont été mis en place pour éviter que les travailleurs se croisent, il est évident que des risques existent.

ALLARD

Dans cette entreprise de fabrication d’emballages en carton, le télétravail n’est possible que pour une partie du personnel.

Dans les ateliers il y a 80 salariés sur le terrain qui ont des difficultés pour garder les distances d’un mètre, c’est quasi impossible sur une journée. Le gel hydro-alcoolique et les gants sont les mesures effectives réellement. Ces travailleurs disent qu’ils ont une épée de Damoclès au dessus de la tête en permanence !

Un mouvement de grève comme dans plusieurs entreprises du groupe, notamment à Compiègne dans l’Oise et à Aubigné-Racan dans la Sarthe a eu lieu pour obtenir une prime Covid19 de 1000 €.

Hôpital de Brive-la-Gaillarde :  Pénuries inacceptables !

Echo d'entreprise
19/04/2020

Pour être « dispensé » de prendre son service, il faut être testé positif, mais il faut en plus avoir de la fièvre, porteur sain ne suffit pas !

Dans les services où les patients COVID sont pris en charge, les soignants n’ ont pas tous des masques FFP2. Pour en avoir il faut faire des gestes invasifs, sinon ils doivent se contenter de masques chirurgicaux !

Plus besoin, soit-disant, de mettre des sur-chaussures !

Certaines sur-blouses sont plus ou moins imperméables, d’autres se déchirent trop facilement .

Cerise sur le gâteau pendant 1 mois, les casaques stériles utilisées dans certains services pour faire des soins précis, ont été repliées dans les cartons... pour être refilées à d’autres services. Ouf les casaques déjà utilisées sont maintenant mises à la poubelle... jusqu’à nouvel ordre !

C’est fou ce que la pénurie peut rendre inventif, mais surtout dangereux pour les soignants et les patients !

Limoges :  Des "héros" quasi gratuits !

Echo d'entreprise
19/04/2020

A Limoges aussi, comme à Mulhouse, ainsi que l'a dénoncé Le Canard enchaîné, les étudiants infirmiers de 3ème année sont "pistonnés". Les stages qu'ils effectuaient dans le cadre de leurs études ont été interrompus, on leur a demandé de signer d'autres conventions de stage et ils ont été envoyés aux Urgences, dans les unités Covid-19, en réanimation, dans des EHPAD. Leurs stages étant nécessaires à la validation de leur diplômes, on ne peut pas vraiment parler de volontariat. Par contre, on pourrait presque parler de.. bénévolat : ils sont habilités à faire fonction d'Aide soignant mais ils remplacent aussi les infirmiers pour...10,32 euros par jour ! La moindre des choses serait qu'ils soient rémunérés comme du personnel hospitalier !

CHU Limoges :  A vot' bon coeur !

Echo d'entreprise
19/04/2020

"Dans le cadre de la Crise sanitaire liée au Covid-19, le CHU de Limoges reçoit beaucoup de dons de matériel et nous vous en remercions bien sincèrement. Des besoins demeurent. Aussi si vous disposez de gants, masques (chirurgicaux ou FFP2), charlottes, tabliers de protection, vous pouvez adresser vos dons en précisant la nature des équipements et les quantités à..."

C'est l'annonce qu'on peut lire sur le site officiel et sur le Facebook de la direction du CHU de Limoges. C'est soft, on n'y emploie pas les mots "manque" ni "pénurie" mais la direction du CHU tend la sébile pour tout le matériel de base élémentaire qui sert à protéger le personnel. Et pourtant à Limoges, on est loin d'être dans la même tension que dans le Grand Est ou l'île de France !

Banque Postale (Bordeaux) :  Les sales méthodes de la direction pour faire reprendre le travail

Echo d'entreprise
17/04/2020

Le patronat pousse partout à la reprise du travail, malgré l'épidémie. Dans les centres financiers, la direction de la Banque Postale compte aller plus vite que Macron et son 11 mai. Elle fait tout pour qu’un maximum d’agents soient au boulot en 35 heures dans les jours qui viennent.

Pour ceux qui sont en « travail à distance », c’est déjà le cas. Mais cela ne suffit pas. La direction a donc missionné le médecin du travail pour qu'il appelle les agents éloignés des services pour raison de santé et qu'il leur impose cette formule de travail en leur expliquant que leur diabète ou que leur hypertension n'est pas assez grave pour qu'ils ne viennent pas sur site. Et si la direction parle de « travail à distance », ce n'est pas pour rien, c’est pour ne pas avoir à respecter les contraintes du « télétravail » telles qu'elles ont été définies précédemment.

Pour tous les autres collègues qui doivent venir sur site (environ 200 au centre de Bordeaux, rue Bonnac), la direction avait dans un premier temps accepté le principe de travail un jour sur deux pour respecter les mesures barrières, sous la pression du CHSCT et des collègues de certains services. Ce qui revenait à faire 17h30 environ par semaine. Mais depuis quelques jours la direction fait pression pour revenir à la « normale ». Certains services sont ainsi passés à 21 heures puis 27 heures, et dès la semaine prochaine ce sera 30 heures, voire 35 heures pour le service de la direction clientèle.

Pour ce faire, elle affirme être en capacité de mettre en place les mesures barrières, même si tout le monde est au boulot en même temps, en invoquant le peu d’agents présents sur site du fait du télétravail, des gardes d’enfants à domicile et autres absences. Et dans les services où ce n’est pas vraiment le cas, elle réinvente les horaires de « brigade » (une moitié des effectifs le matin et l’autre l’après-midi), horaire qu’elle avait totalement supprimé lors de la mise en place d’OTT !

Par ailleurs, alors que le médecin du travail certifiait que les masques ne servaient à rien, la distribution qui sera faite prochainement dans les services lui servira d’alibi pour remettre un maximum de monde au boulot sur site.

Alors que le confinement est prolongé, l’épidémie est loin d’être maitrisée… alors qu’il n’y a toujours aucun test de dépistage… la direction veut continuer à nous enfumer !