Haute Vienne :  Pour Bernardaud aucune raison de ne pas produire, au contraire !

Echo d'entreprise
05/04/2020

Dans un interview publié par le Populaire le 4 avril, Michel Bernardaud, patron de l’entreprise de porcelaine du même nom, essentiellement de la porcelaine de luxe, explique sans complexe que pour lui : " C’est une période compliquée, mais ce n’est pas la fin du monde. "

Alors, depuis le 17 mars, dans les usines de Limoges et Oradour sur Glane, tous ceux qui peuvent travaillent, soit 80 % du personnel.

Pourquoi ? Qu’y a-t-il d’indispensable qui mérite de mettre en danger des travailleurs ? La réponse est claire : " Nous travaillons pour l’après Covid-19 " ; il faut " être prêt au moment de la reprise avec des stocks reconstitués et en réalisant du chiffre d'affaires "

Comble du cynisme, ce patron voudrait en plus être félicité pour sa participation à " l’élan de solidarité " parce qu’il produit du gel hydro-alcoolique destiné au personnel et va donner à la ville plusieurs dizaines de milliers de masques, FFP2 et chirurgicaux, commandés en Chine et en cours d’acheminement.

Pour ces patrons, la seule " recommandation » qu’ils suivent, c’est : continuer à faire des profits quelles qu’en soient les conséquences !

Clinique Bordeaux-Nord :  Les patrons ne perdent pas le nord... et exposent dangereusement les soignants

Echo d'entreprise
03/04/2020

Les cliniques privées prennent leur part de prise en charge du Covid-19. Et c’est parfaitement normal. Des personnels soignants aux agents de service, les salariés prennent des risques pour cela.

Du côté des patrons, avant même de s’engager dans cette participation, ils avaient obtenu que l’État les garantisse contre la perte de revenus éventuelle due au ralentissement de leurs autres activités en leur assurant une allocation de l'assurance malade identique à celle que leur permettrait une activité normale.

On voit que, quoi qu’il arrive, les patrons assurent leurs arrières contre toute perte éventuelle.

Pour les soignants, il en va autrement. Maintenant que des malades de Mulhouse dans un état grave sont pris en charge dans la clinique Bordeaux-nord, le personnel est particulièrement exposé. Pourtant, la direction continue à opposer un refus à celles et ceux qui expriment la demande d’être testé ou testée au virus, s’ils ou elles ne présentent pas de symptômes.

Au début, on nous disait de voix officielle que ce n’était pas justifié. Mais on sait maintenant qu’on peut être porteur et transmettre le virus sans présenter de symptômes, et que c’était juste une manière de cacher le manque de tests.

Pour le reste, c’est à l’avenant. À mesure que les stocks de gants, de blouses et d’autres équipements de protection s’amenuisent, on a remarqué que les consignes de sécurité que tiennent les responsables de l’entretien aux agents de service rétrécissent également. Il paraît maintenant que les équipements complets ne sont plus nécessaires, que rien ne vaut un bon lavage de mains régulier ! Le gouvernement nous a fait le même cinéma en nous mentant sur comment se passer de l’indispensable.

Alors on ne leur fait plus confiance, ni aux uns, ni aux autres. Le personnel ne veut pas ramener le corona à la maison. Et il lui faut les protections nécessaires !

Legrand (Limoges) :  Face au Covid-19, un seul objectif pour la direction : en tirer un profit maximum !

Echo d'entreprise
01/04/2020

Dans la rubrique finances des Echos !

Après avoir lanterné depuis la fermeture des usines le 17 mars, la direction de Legrand a sorti un projet d’accord de chômage partiel où on voit clairement ses objectifs : repousser le chômage partiel au maximum, redémarrer la production le plus vite possible et profiter de toutes les ordonnances du gouvernement pour qu’à la sortie de la crise sanitaire, les travailleurs puissent être pressurés comme des citrons.

Les travailleurs se sont déjà fait voler 8 RTT, dont 4 pris sur l’année prochaine et, sans décision de chômage partiel, ils se voient imposer de prendre le plus de congés possible. Il n’est pas question de compenser totalement la perte de salaire.

Dans son projet d’accord, à la reprise, les travailleurs devraient être complètement flexibles avec des horaires hebdomadaires sur 6 jours, établis en fonction de la charge de travail, avec des « périodes basses », à 0h et des périodes « hautes » à 48h. Et ce sur une période allant jusqu’au 31 décembre… 2021.

Interviewé dans le journal « Les échos », le directeur donne clairement le ton. Il se vante de la capacité de l’entreprise à pouvoir conserver ses marges et à profiter de la période pour ne manquer aucune opportunité de rachat d’entreprise !

Si, aujourd’hui, l’on ne sait pas comment vaincre le virus du covid-19, on sait que pour faire face aux attaques, les travailleurs doivent s’organiser, se préparer à la lutte.

Ariane Group - Le Haillan :  La direction fait main basse sur les congés

Echo d'entreprise
31/03/2020

Dès leurs parutions au journal officiel la direction d’ArianeGroup s’est précipitée sur les ordonnances Macron pour nous les imposer ! 

A tous les salariés de l’usine, sauf ceux qui seront rappelé pour venir travailler, il sera imposé 10 jours de CET (compte épargne temps) ou de RTT entre le 2 et le 15 avril alors que nous étions déjà en chômage partiel depuis le 18 mars c’est-à-dire avec un salaire net réduit de 16%.

La direction aurait pu prendre l’initiative de confiner tout le monde à la maison sans perte de salaire, elle en a largement les moyens. Mais pour elle il n’en est pas question car elle considère que les efforts ne doivent s’imposer qu’aux travailleurs, pas aux actionnaires !

La direction a fait un choix, celui de profiter de la situation en faisant payer doublement les travailleurs, avec un salaire amputé et des congés en moins !

Elle a raison de dire qu’on est en guerre, mais on est pas dans le même camp !

Safran Helicopter Engines – Bordes (64)  :  Mensonges et mépris de la direction

Echo d'entreprise
31/03/2020

« On est déjà tous contaminé alors ça sert à rien de se protéger ». Voilà ce que certains membres de la direction rétorquent aux interrogations des travailleurs sur la nécessité de travailler en période de confinement. Et au mépris de la santé des travailleurs s’est ajouté le mensonge lorsque la direction avance que l’entreprise qui fabrique des moteurs d’hélicoptères pour l’armée doit absolument fonctionner car c’est nécessaire aux besoins sanitaires du moment. C’est se moquer du monde quand on sait qu’il faut des semaines pour monter ces moteurs.

Au mépris des exigences médicales, la direction a fait venir 50 travailleurs la première semaine de confinement, la plupart ouvriers embauchés et sous-traitants, avant de demander à environ 200 d’entre eux de reprendre cette semaine. Durant cette période, les travailleurs ont pu constater combien la protection des travailleurs intéresse peu la direction de Safran. Comme dans beaucoup d’autres entreprises les masques sont en nombre insuffisants, les écarts minimaux entre personnes ne peuvent être respectés en raison du travail même, on demande aux travailleurs de se rendre au travail en bleu et de repartir avec… au risque de ramener le virus à la maison.

Dans ces circonstances nombre de travailleurs prennent conscience que cette entreprise qui affiche des taux de profits records chaque année ne se soucie que du portefeuille de ses actionnaires. En concurrence avec d’autres géants tel qu’Airbus Helicopter sur certains contrats avec l’armée la direction cherche à démontrer à son client principal que  ce n’est pas la préservation de la santé publique qui l’empêchera de fabriquer ces engins destinés bien plus à tuer qu’à sauver des vies.

Scopelec – Pau :  En pointe dans les réseaux de communication… du virus !

Echo d'entreprise
30/03/2020

Scopélec est une entreprise d’installation de réseaux de télécommunication qui travaille pour de grands groupes tels que SFR.

En concurrence avec d’autres entreprises sur ce marché, la direction cherche, quoi qu’il en coûte à la santé de ses salariés à maintenir l’activité. Une activité pourtant loin d’être vitale puisqu’elle consiste en ce moment à du redéploiement c'est-à-dire l’installation d’infrastructures non connectées qui ne perturbent pas les communications.

Face à la multiplication des arrêts maladie déposés par ses salariés embauchés qui ont ainsi contourné sa réticence à accepter qu’ils exercent leur droit de retrait, elle les a finalement mis en chômage partiel. Pour les nombreux intérimaires c’est pire, elle se permet tous les abus. Tout d’abord en leur refusant le bénéfice du droit de retrait sous peine de suspendre leur contrat et leur rémunération au mépris de la loi. Au travail, qui pourtant nécessite d’être en petit groupe très rapproché, aucun masque ni gel jusqu’à ce que face à la colère de certains d’entre eux elle consente à leur en fournir de manière très insuffisante. Les chefs se démènent en revanche pour fliquer les techniciens et s’assurer qu’ils sont bien au travail aux heures prévues en se gardant bien de les informer des cas de contamination qui existent dans l’entreprise. C’est la peur au ventre d’être contaminés et de contaminer leur famille que les travailleurs viennent au travail. Certains d’entre eux exigent que leur direction respecte les exigences du corps médical et de pouvoir rester confiné, s’apercevant ainsi que la rationalité médicale ne correspond pas à celle du profit.

Safran Bordes (64) et Tarnos (40) :  Inadmissible réouverture des usines

Echo d'entreprise
30/03/2020

Après quelques jours de veille, Safran Helicopter Engines rouvre ce lundi ses trois sites de production à Bordes (64), Tarnos (40) et Buchelay (78). 500 salariés et quelque 150 prestataires sont sommés de regagner leurs postes.

C'est inadmissible. Il n’y a aucune activité essentielle à Safran HE. Mais le patronat est aidé par le gouvernement. Au nom de la continuité de l'activité économique prônée par le gouvernement, ils font prendre des risques inconsidérés à des millions de travailleurs. Il faut les arrêter.

Dassault (Anglet, 64) :  Echec à la reprise

Echo d'entreprise
30/03/2020

Le site d'Anglet qui emploie près de 900 salariés est à l'arrêt depuis le mercredi 18 mars. La direction aurait voulu reprendre au plus vite. Mais un droit d’alerte déposé par la CGT l’en a empêché jusqu’à présent.

La direction avance à pas de loup et a prévenu les syndicats qu’elle envisageait de faire reprendre, en premier lieu, 50 volontaires. Mais, selon un salarié de l’usine, elle n'arrive pas à les trouver.

Ce dernier ajoute :« Les urgences de livraison, il n’y a que ça qui compte, mais les mesures sanitaires n'arrivent pas à être tenues. »

Dans une information interne, le PDG affirmait le 23 mars : « C'est ensemble que nous pouvons faire face, avec le souci de la santé de chacun et la volonté de permettre à la Société de se projeter dans le futur »

Se projeter dans le futur, pour les travailleurs ce n'est pas risquer sa vie pour ajouter des milliards aux milliards de la famille Dassault qui n'a d'autre priorité que d’assurer ses profits en mettant en péril la santé et la vie de ceux qui font sa fortune.

Centre Financier de La Poste de Bordeaux :  «Restez chez vous»

Echo d'entreprise
28/03/2020

En cette période de crise sanitaire où le corps médical nous implore de rester chez nous (ce qui est relayé par les média en permanence), où nos sorties sont limitées et contrôlées, où l’employeur a obligation de proposer le télétravail... les directions des centres financiers sont dans l’impossibilité de le mettre en place dans la plupart des services.

Si les effectifs présents ont baissé de moitié suite à la mise en place des mesures de garde d’enfants ou pour le personnel dit « à risques », ce sont encore environ 200 agents du Centre Financier qui doivent venir travailler avec un risque potentiel de contagion pour eux, leurs proches ainsi que leur entourage.

Perdre sa vie en venant la gagner... Non merci !

Legrand Limoges :  La rapacité des patrons n'a pas de limite

Echo d'entreprise
28/03/2020

Chez Legrand, le lundi 16 et le mardi 17, certains salariés ont été mis en télétravail . Pour les autres pas de consigne ! Ils ont du venir travailler sans masque, sans gel et se sont organisés comme ils ont pu.

Devant les protestations syndicales, l'usine a été finalement fermée à partir du 24 mars. Lors d'une entrevue avec les syndicats, la direction a refusé de discuter de la mise en place du chômage partiel et imposé 4 RTT "direction" (dans l'accord 35h, un certain nombre sont à sa discrétion).

Une nouvelle rencontre direction-syndicats était prévue vendredi 27 mars avec pour ordre du jour : "information sur les modalités d'organisation d’une reprise progressive d’activité à partir de la semaine commençant le 30 mars" . Autrement dit, comme à PSA elle s'apprête à jouer la santé des salariés à la roulette russe ! Ce qui sort de l'usine n'est pas vital pour la population mais elle avance l'argument que les hôpitaux auraient besoin de son matériel électrique. Selon la CGT, il y a des stocks largement suffisants !

Finalement, l'usine ne sera pas ré-ouverte lundi 30 mars, excepté quelques ateliers, mais la direction impose de nouveau des RTT " direction" ceux de 2020 étant épuisés, ce sont ceux de ...2021 ! Elle a fixé une nouvelle entrevue avec les syndicats en proposant de négocier la prise des congés annuels pour la suite !

En réalité, de réunion en réunion, elle joue la montre pour éviter l'instauration du chômage partiel qu'elle devrait rémunérer à 89% selon les accords, la CGT demandant que les salaires soient intégralement payés. On voit où elle veut en venir : "cramer" tous les congés des travailleurs pendant le confinement et faire tourner ses usines non-stop tout l'été. Et elle pourra faire "suer le burnou" aux ouvriers jusqu'à 60h par semaine, comme la loi "d'urgence sanitaire " vient de le lui accorder !