Banque Postale (Bordeaux) :  Les sales méthodes de la direction pour faire reprendre le travail

Echo d'entreprise
17/04/2020

Le patronat pousse partout à la reprise du travail, malgré l'épidémie. Dans les centres financiers, la direction de la Banque Postale compte aller plus vite que Macron et son 11 mai. Elle fait tout pour qu’un maximum d’agents soient au boulot en 35 heures dans les jours qui viennent.

Pour ceux qui sont en « travail à distance », c’est déjà le cas. Mais cela ne suffit pas. La direction a donc missionné le médecin du travail pour qu'il appelle les agents éloignés des services pour raison de santé et qu'il leur impose cette formule de travail en leur expliquant que leur diabète ou que leur hypertension n'est pas assez grave pour qu'ils ne viennent pas sur site. Et si la direction parle de « travail à distance », ce n'est pas pour rien, c’est pour ne pas avoir à respecter les contraintes du « télétravail » telles qu'elles ont été définies précédemment.

Pour tous les autres collègues qui doivent venir sur site (environ 200 au centre de Bordeaux, rue Bonnac), la direction avait dans un premier temps accepté le principe de travail un jour sur deux pour respecter les mesures barrières, sous la pression du CHSCT et des collègues de certains services. Ce qui revenait à faire 17h30 environ par semaine. Mais depuis quelques jours la direction fait pression pour revenir à la « normale ». Certains services sont ainsi passés à 21 heures puis 27 heures, et dès la semaine prochaine ce sera 30 heures, voire 35 heures pour le service de la direction clientèle.

Pour ce faire, elle affirme être en capacité de mettre en place les mesures barrières, même si tout le monde est au boulot en même temps, en invoquant le peu d’agents présents sur site du fait du télétravail, des gardes d’enfants à domicile et autres absences. Et dans les services où ce n’est pas vraiment le cas, elle réinvente les horaires de « brigade » (une moitié des effectifs le matin et l’autre l’après-midi), horaire qu’elle avait totalement supprimé lors de la mise en place d’OTT !

Par ailleurs, alors que le médecin du travail certifiait que les masques ne servaient à rien, la distribution qui sera faite prochainement dans les services lui servira d’alibi pour remettre un maximum de monde au boulot sur site.

Alors que le confinement est prolongé, l’épidémie est loin d’être maitrisée… alors qu’il n’y a toujours aucun test de dépistage… la direction veut continuer à nous enfumer !

 

 

Legrand (Limoges) :  Difficile d’être plus hypocrite

Echo d'entreprise
12/04/2020

Comme tous les groupes du CAC 40, Legrand profite aussi de la situation pour se faire de la publicité à pas cher. L’entreprise communique sur ses actions pour « soutenir le personnel hospitalier et les aidants partout dans le monde ». En France, sa fondation va « généreusement » offrir 200 000 € pour les Ehpad. Quelle générosité, ça fait quand même 0,003 % de son chiffre d’affaires de 2019 !

Legrand (Limoges) :  Difficile d’être plus cynique

Echo d'entreprise
12/04/2020

Depuis le 17 mars le travail a cessé partiellement au siège et dans les usines du groupe Legrand. Mais la direction cherche tous les moyens de tirer profit de la situation. Elle attaque autant qu’elle peut les conditions de travail avec une flexibilité imposée jusqu’à fin décembre… 2021 .

Elle a imposé le vol de congés et RTT et, comme cela ne suffira pas, dès le travail repris, les travailleurs devront rattraper 4 jours non effectués sur 5. Cherchant probablement à booster la productivité, elle rechigne à la mise en place du télétravail et refuse des renouvellements de congés pour garde d’enfants.

Benoît Coquart, directeur général, veut faire croire que le but est de « limiter le recours aux aides publiques » et ainsi « participer à l’effort de solidarité économique demandé par le gouvernement »... Mais la direction prépare surtout l’assemblée générale des actionnaires du 27 mai prochain et dans les journaux financiers, elle dévoile sa vraie priorité : « travailler à protéger sa rentabilité et son cash-flow »

Legrand Limoges :  Avec les dividendes déjà accumulés, de quoi protéger les travailleurs !

Echo d'entreprise
12/04/2020

A partir du 13 avril, après la signature d’un accord de « flexibilité » par 3 des 4 syndicats de l’entreprise, la CGT ayant refusé, Legrand poursuit son objectif de faire reprendre, « coûte que coûte » le travail plutôt que d’enclencher une procédure de chômage partiel.

Depuis le début de la crise sanitaire, les dirigeants de Legrand clament que la priorité du groupe est « de protéger la santé et la sécurité de ses collaborateurs ». C'est sans doute de la santé boursière du groupe et de la sécurité de la fortune des actionnaires dont ils parlent !

La preuve, il a fallu de nombreuses négociations pour obtenir la mise à disposition de 2 masques par personnes et la prise de température à l’entrée ! Et comment être en sécurité dans les ateliers de production où les pièces passent forcément de mains en mains d’un poste à l’autre ?

Au final, le but de tout cela est de pouvoir verser aux actionnaires les dividendes de 2019, alors que sur les 2,5 milliards d’euros déjà versés aux actionnaires entre 2010 et 2018, il y a de quoi payer intégralement tous les salaires, toutes les charges fixes en attendant que l’épidémie soit jugulée !

Gironde :  Le geste barrière des patrons de Bricodeal : s'en laver les mains

Echo d'entreprise
09/04/2020

Bien planqués à l’abri du virus, les dirigeants du groupe Qérys, ex Bricodeal, dont le siège est au Haillan, voudraient faire endosser par leurs salariés les conséquences de continuer à vendre de la quincaillerie et de l’outillage dans leurs établissements de la région.

Ils leur font remplir une attestation individuelle, datée, signée certifiant que l’intéressé n’est pas atteint par le coronavirus ou qu’il doit le signaler dès qu’il en ressentira les symptômes. Le salarié doit aussi reconnaître que « de fausses déclarations l’exposent à des poursuites judiciaires et le cas échéant pénales ». Autrement dit, tout sera de sa faute.

Bien entendu c’est du bluff, faire signer une décharge de responsabilité à ses salariés est une pratique illégale sans aucune valeur juridique. Mais sans attendre de tomber malade pour un éventuel procès, c’est la réaction collective des travailleurs contre ces dirigeants qui peut réellement les protéger du virus.

Haute Vienne :  Pour Bernardaud aucune raison de ne pas produire, au contraire !

Echo d'entreprise
05/04/2020

Dans un interview publié par le Populaire le 4 avril, Michel Bernardaud, patron de l’entreprise de porcelaine du même nom, essentiellement de la porcelaine de luxe, explique sans complexe que pour lui : " C’est une période compliquée, mais ce n’est pas la fin du monde. "

Alors, depuis le 17 mars, dans les usines de Limoges et Oradour sur Glane, tous ceux qui peuvent travaillent, soit 80 % du personnel.

Pourquoi ? Qu’y a-t-il d’indispensable qui mérite de mettre en danger des travailleurs ? La réponse est claire : " Nous travaillons pour l’après Covid-19 " ; il faut " être prêt au moment de la reprise avec des stocks reconstitués et en réalisant du chiffre d'affaires "

Comble du cynisme, ce patron voudrait en plus être félicité pour sa participation à " l’élan de solidarité " parce qu’il produit du gel hydro-alcoolique destiné au personnel et va donner à la ville plusieurs dizaines de milliers de masques, FFP2 et chirurgicaux, commandés en Chine et en cours d’acheminement.

Pour ces patrons, la seule " recommandation » qu’ils suivent, c’est : continuer à faire des profits quelles qu’en soient les conséquences !

Clinique Bordeaux-Nord :  Les patrons ne perdent pas le nord... et exposent dangereusement les soignants

Echo d'entreprise
03/04/2020

Les cliniques privées prennent leur part de prise en charge du Covid-19. Et c’est parfaitement normal. Des personnels soignants aux agents de service, les salariés prennent des risques pour cela.

Du côté des patrons, avant même de s’engager dans cette participation, ils avaient obtenu que l’État les garantisse contre la perte de revenus éventuelle due au ralentissement de leurs autres activités en leur assurant une allocation de l'assurance malade identique à celle que leur permettrait une activité normale.

On voit que, quoi qu’il arrive, les patrons assurent leurs arrières contre toute perte éventuelle.

Pour les soignants, il en va autrement. Maintenant que des malades de Mulhouse dans un état grave sont pris en charge dans la clinique Bordeaux-nord, le personnel est particulièrement exposé. Pourtant, la direction continue à opposer un refus à celles et ceux qui expriment la demande d’être testé ou testée au virus, s’ils ou elles ne présentent pas de symptômes.

Au début, on nous disait de voix officielle que ce n’était pas justifié. Mais on sait maintenant qu’on peut être porteur et transmettre le virus sans présenter de symptômes, et que c’était juste une manière de cacher le manque de tests.

Pour le reste, c’est à l’avenant. À mesure que les stocks de gants, de blouses et d’autres équipements de protection s’amenuisent, on a remarqué que les consignes de sécurité que tiennent les responsables de l’entretien aux agents de service rétrécissent également. Il paraît maintenant que les équipements complets ne sont plus nécessaires, que rien ne vaut un bon lavage de mains régulier ! Le gouvernement nous a fait le même cinéma en nous mentant sur comment se passer de l’indispensable.

Alors on ne leur fait plus confiance, ni aux uns, ni aux autres. Le personnel ne veut pas ramener le corona à la maison. Et il lui faut les protections nécessaires !

Legrand (Limoges) :  Face au Covid-19, un seul objectif pour la direction : en tirer un profit maximum !

Echo d'entreprise
01/04/2020

Dans la rubrique finances des Echos !

Après avoir lanterné depuis la fermeture des usines le 17 mars, la direction de Legrand a sorti un projet d’accord de chômage partiel où on voit clairement ses objectifs : repousser le chômage partiel au maximum, redémarrer la production le plus vite possible et profiter de toutes les ordonnances du gouvernement pour qu’à la sortie de la crise sanitaire, les travailleurs puissent être pressurés comme des citrons.

Les travailleurs se sont déjà fait voler 8 RTT, dont 4 pris sur l’année prochaine et, sans décision de chômage partiel, ils se voient imposer de prendre le plus de congés possible. Il n’est pas question de compenser totalement la perte de salaire.

Dans son projet d’accord, à la reprise, les travailleurs devraient être complètement flexibles avec des horaires hebdomadaires sur 6 jours, établis en fonction de la charge de travail, avec des « périodes basses », à 0h et des périodes « hautes » à 48h. Et ce sur une période allant jusqu’au 31 décembre… 2021.

Interviewé dans le journal « Les échos », le directeur donne clairement le ton. Il se vante de la capacité de l’entreprise à pouvoir conserver ses marges et à profiter de la période pour ne manquer aucune opportunité de rachat d’entreprise !

Si, aujourd’hui, l’on ne sait pas comment vaincre le virus du covid-19, on sait que pour faire face aux attaques, les travailleurs doivent s’organiser, se préparer à la lutte.

Ariane Group - Le Haillan :  La direction fait main basse sur les congés

Echo d'entreprise
31/03/2020

Dès leurs parutions au journal officiel la direction d’ArianeGroup s’est précipitée sur les ordonnances Macron pour nous les imposer ! 

A tous les salariés de l’usine, sauf ceux qui seront rappelé pour venir travailler, il sera imposé 10 jours de CET (compte épargne temps) ou de RTT entre le 2 et le 15 avril alors que nous étions déjà en chômage partiel depuis le 18 mars c’est-à-dire avec un salaire net réduit de 16%.

La direction aurait pu prendre l’initiative de confiner tout le monde à la maison sans perte de salaire, elle en a largement les moyens. Mais pour elle il n’en est pas question car elle considère que les efforts ne doivent s’imposer qu’aux travailleurs, pas aux actionnaires !

La direction a fait un choix, celui de profiter de la situation en faisant payer doublement les travailleurs, avec un salaire amputé et des congés en moins !

Elle a raison de dire qu’on est en guerre, mais on est pas dans le même camp !

Safran Helicopter Engines – Bordes (64)  :  Mensonges et mépris de la direction

Echo d'entreprise
31/03/2020

« On est déjà tous contaminé alors ça sert à rien de se protéger ». Voilà ce que certains membres de la direction rétorquent aux interrogations des travailleurs sur la nécessité de travailler en période de confinement. Et au mépris de la santé des travailleurs s’est ajouté le mensonge lorsque la direction avance que l’entreprise qui fabrique des moteurs d’hélicoptères pour l’armée doit absolument fonctionner car c’est nécessaire aux besoins sanitaires du moment. C’est se moquer du monde quand on sait qu’il faut des semaines pour monter ces moteurs.

Au mépris des exigences médicales, la direction a fait venir 50 travailleurs la première semaine de confinement, la plupart ouvriers embauchés et sous-traitants, avant de demander à environ 200 d’entre eux de reprendre cette semaine. Durant cette période, les travailleurs ont pu constater combien la protection des travailleurs intéresse peu la direction de Safran. Comme dans beaucoup d’autres entreprises les masques sont en nombre insuffisants, les écarts minimaux entre personnes ne peuvent être respectés en raison du travail même, on demande aux travailleurs de se rendre au travail en bleu et de repartir avec… au risque de ramener le virus à la maison.

Dans ces circonstances nombre de travailleurs prennent conscience que cette entreprise qui affiche des taux de profits records chaque année ne se soucie que du portefeuille de ses actionnaires. En concurrence avec d’autres géants tel qu’Airbus Helicopter sur certains contrats avec l’armée la direction cherche à démontrer à son client principal que  ce n’est pas la préservation de la santé publique qui l’empêchera de fabriquer ces engins destinés bien plus à tuer qu’à sauver des vies.