La Rochelle (Charente-Maritime) :  Débrayage chez Dufour-Yachts

Echo d'entreprise
14/12/2021

Vingt-cinq salariés sur trente de l’expédition-finition se sont retrouvés en grève les 30 novembre et 1er décembre. Deux jours de grève contre les mauvaises conditions de travail en extérieur. Ils demandent des chauffages, des vêtements chauds et une prime d'intempéries de 100 euros net.

Deux salariés et deux représentants CGT ont été reçus par la direction. Les vêtements chauds et les chauffages vont arriver, selon le PDG.

Quant à la prime, la direction se laisse 15 jours pour réfléchir.

Les travailleurs ont donc décidé de reprendre le travail tout en se tenant prêts si la direction ne tient pas ses promesses dans les délais…

Clinique Bordeaux Nord :  Les contacts humains, ça a du bon

Echo d'entreprise
31/10/2021

La semaine dernière, le piratage informatique a semé le bazar. Il a fallu tout reprendre à la main... ou de mémoire.

Ces dernières années, tous les efforts de la direction ont visé à augmenter la productivité, ce qui a conduit à diminuer le temps qu’on passe avec les malades. Mais heureusement que les soins ne sont pas encore complètement déshumanisés et qu’il y a toujours l’un ou l’autre d’entre nous qui se souvient des soins à accorder au patient, sinon cela aurait été pire.

ArianeGroup (Gironde) :  Image écolo écornée

Echo d'entreprise
31/10/2021

27 élèves et 7 adultes d’un collège de Martignas- en-Jalles ont été légèrement intoxiqués, le 13 octobre.

Ce serait lié au passage d’un nuage toxique, issu sans doute d’une combustion de propergol d'un des sites d’ArianeGroup.

Et ce serait à la direction de faire l’enquête sur cet accident ?

Autant demander à un chauffard de contrôler lui- même ses excès de vitesse.

Stelia Rochefort (Charente-Maritime) :  En se défendant, ceux de Stelia défendent l’intérêt de tous

Echo d'entreprise
05/10/2021

Stelia, filiale d’Airbus d’un peu plus de 7 000 salariés, fabrique certaines structures, sièges et fauteuils. Le site de Rochefort compte 1 000 salariés. En 2020, la direction avait mis à la porte intérimaires et sous-traitants en même temps qu’elle instaurait du chômage partiel et supprimait plus de 704 CDI, dont 95 à Rochefort.

Aujourd’hui, la production reprend son niveau d’avant-Covid. Pour compenser le travail que faisaient des licenciés, la direction veut augmenter le temps de travail des travailleurs restants de 2 h 30 par semaine. Un embrouillamini de compensations sans aucune garantie est censé tromper les salariés ; mais surtout, permettre à certains syndicats d’accompagner le recul social, qui se matérialiserait pour beaucoup par la perte du vendredi après-midi chômé, aujourd’hui préservé grâce aux mouvements de grèves. Pour le moment, un seul syndicat aide les travailleurs à résister.

Et ça coince ! Après deux débrayages les deux lundis passés sur plusieurs sites en France, la mobilisation, en particulier chez les ouvriers, a permis la reconduction des débrayages tous les jours.

La mobilisation chez Stelia est la voie à suivre. En effet, l’heure doit être à la baisse du temps de travail sans perte de salaire afin de répartir le travail existant entre tous, plutôt qu’à crever ceux qui ont un emploi pendant que les jeunes et les chômeurs courent après un poste.

Fonderies du Poitou (Ingrandes – Vienne) :  Fondeurs, pas chômeurs !

Echo d'entreprise
31/05/2021

Vivant depuis plusieurs années dans l’incertitude du lendemain du fait de la rapacité et des magouilles comptables de leur patron et du désengagement du principal donneur d’ordre – Renault –, les ouvriers des fonderies du Poitou Fonte, dont l’entreprise a été placée en redressement judiciaire jusqu’au 15 juin (échéance fixée pour l’arrivée d’un éventuel repreneur), se sont mobilisés jeudi 27 mai.

Organisée par les syndicats, une opération escargot s’est dirigée vers l’UIMM (syndicat patronal de la métallurgie) de la Vienne puis vers Fenwick où un bref échange a eu lieu avec le directeur du site, sorti pour faire barrage à toute tentative d’intrusion.

Rencontrer les travailleurs de toutes les autres usines du secteur châtelleraudais serait en effet une bonne chose. Et rassembler toutes les colères ouvrières qui couvent, contre les menaces sur les emplois ou contre les conditions de travail exécrables, voilà qui pourrait donner du fil à retordre aux patrons et les faire réfléchir.

Mais s’adresser, comme l’ont fait les syndicats, aux patrons poitevins ou autres du secteur, de Fenwick, de Thales, de Mecafi, etc., pour chercher un quelconque soutien revient à espérer un appui aussi efficace que celui de la corde qui soutient le pendu. Rien à espérer de ce côté-là !

Semat (La Rochelle – Charente-Maritime) :  La direction coupable d’abus d’intérim

Echo d'entreprise
12/04/2021

Le tribunal des prud’hommes de La Rochelle a jugé que l’entreprise Semat, qui produit des camions de nettoyage, ne respectait pas la loi pourtant bien souple qui autorise l’intérim en cas de « surcroît temporaire d’activité ». Elle l’a condamnée à requalifier rétrospectivement vingt contrats d’intérim en CDI.

À La Rochelle, plusieurs centaines d’intérimaires constituent un vivier commun dans lequel les patrons peuvent puiser – ou rejeter – au gré de leurs besoins. Ces travailleurs sont privés de certaines primes de fin d’année par exemple, et la division des statuts sert au patronat à faire pression sur tous les travailleurs. C’est pourquoi cette mobilisation de travailleurs intérimaires et de militants, pour le moment sur le terrain juridique, et leur résistance au chantage patronal, sont une bonne chose pour l’ensemble des travailleurs.

Fonderies du Poitou (Ingrandes, Vienne) :  Il faut éclairer les circuits de l’argent !

Echo d'entreprise
29/03/2021

Dans la Vienne, le prêt garanti par l’État de 18 millions d’euros, qui avait été contracté par la Fonderie du Poitou Aluminium en vue de la sortir d’une passe difficile, a tout simplement disparu. La direction locale a communiqué avoir perdu la trace de l’argent, et le trust – propriété d’un milliardaire – dont dépend l’usine explique ne pas pouvoir dire ce qu’est devenu ce prêt.

Politiciens locaux et dirigeants syndicaux font preuve d’une bruyante indignation. Le procureur de la République s’est même fendu d’une enquête au cours de laquelle a été interrogé le directeur de l’usine. Lui non plus ne sait rien de rien. La seule solution que semble proposer tout ce monde serait de demander un nouveau prêt.

Cette affaire, comme bien d’autres, trouverait un prompt dénouement si les travailleurs pouvaient contrôler eux-mêmes les comptes des entreprises. S’ils pouvaient montrer au public les circuits de l’argent qui proviennent du travail que s’approprient sans vergogne et avec la complicité de l’État les capitalistes ! On retrouverait alors très vite la poche dans laquelle sont bêtement tombés les 18 millions d’euros prêté par la collectivité.

Fountaine-Pajot (Charente-Maritime) :  Catamarans pour les uns, pas marrant pour les autres

Echo d'entreprise
12/02/2021

L'usine Fountaine-Pajot de La Rochelle, dans les locaux de l'ancienne usine d'hydravions de la Société de construction aéronavale

Selon son directeur interviewé par Sud-Ouest, le groupe nautique se prépare à un boom des ventes de ses catamarans de luxe – certains valent plus de 2 millions d’euros. Signe certain que la crise ne touche pas les revenus de la bourgeoisie.

Le groupe a maintenu ses profits bruts à 21 millions d’euros en 2020 malgré l’arrêt de production pendant le confinement du printemps. Ces profits sont payés doublement par les salariés : par leurs impôts, quand l’entreprise bénéficie d’aides de l’État comme le paiement du chômage partiel, et par leur exploitation accrue, quand les salaires stagnent à 1 400 € ou quand le travail en 2 x 8 se généralise pour rentabiliser les installations existantes sans investir, au prix de la santé des travailleurs.

Tout cela pour des clients qui ne passent souvent qu’une semaine par an sur leur bateau, quand les ouvriers sont dessus à longueur d’année, non pas debout sur le pont mais contorsionnés dans la coque, et à respirer non l’air marin mais les solvants.

Lire aussi sous ce lien l’article du journal Lutte ouvrière sur ce sujet.

Dufour-Yachts (Périgny, Charente-Maritime) :  Grève pour une prime de quart

Echo d'entreprise
12/02/2021

Grévistes de Dufour le 6 février

L’usine Dufour a été rachetée par Fountaine-Pajot en 2018. Mais alors que le travail posté en 2 x 8 donne droit à une prime de quart, déjà bien maigre, de 4,25 € brut par jour à dans les autres usines du groupe, ceux de Dufour n’en touchent aucune. Cela a déclenché pendant une semaine une grève spontanée des travailleurs du montage en 2 x 8, à laquelle se sont joints par solidarité des travailleurs non concernés – pour le moment – par les quarts. Ils ont gagné un début de prime (2 € brut par jour).

Les profits du groupe Fountaine-Pajot atteignaient 30 millions brut en 2019. Cela représente 23 000 € par salarié ! Il y a donc vraiment de quoi payer non seulement une prime décente mais aussi des augmentations de salaires pour tous.

Lire aussi sous ce lien l’article du journal Lutte ouvrière sur ce sujet.

Centre Hospitalier Esquirol Limoges :  « Les oubliés du Ségur » se font entendre et ils ont raison

Echo d'entreprise
20/10/2020

Mardi 13 octobre les personnels de la MAS (maison d’accueil spécialisée pour adultes handicapés dépendants) Saint Exupéry qui dépend du centre hospitalier Esquirol de Limoges ont débrayé et se sont rassemblés à une cinquantaine devant la MAS pour dire qu’ils n’acceptent pas les accords du Ségur de la santé qui les privent du droit à l’augmentation de 187 € par mois.

Ceci parce que ces établissements sont classés dans « le secteur médico- social » et non dans « le secteur sanitaire ». La Fédération Hospitalière de France est d'ailleurs en désaccord avec cette décision !
Les services de l'hôpital qui font de la rééducation et de la réinsertion, le Centre Bobillot, l'UEROS, les appartements thérapeutiques... sont logés à la même enseigne. Les IME (instituts médico-éducatifs) dépendants de la fonction publique hospitalière, ont le même problème. Des contacts ont été pris avec certains, ainsi qu’avec au moins une autre MAS du département.

A la MAS Saint Exupéry le travail est difficile, c’est le service de l’hôpital où il y a le plus de violence, qui est en très forte augmentation cette année ! Il y a une vingtaine d’année la MAS a ouvert avec des infirmiers, des aides soignants, des agents d’Esquirol qui avaient le même salaire que les autres collègues de l’hôpital, et aujourd’hui, la direction d' Esquirol est bien toujours l'employeur des 80 travailleurs de la MAS, ce qui a fait dire à des collègues « on demande notre mutation dans un autre service du sanitaire pour avoir notre augmentation  ! »

Le ministère tente de nous diviser, mais dans ces services, les aides-soignantes, les AMP, les ASH, les infirmières, nous faisons le même métier que tous les collègues de l’hôpital. Il n’y a donc aucune raison que tout le monde n'y ait pas droit !