Limoges :  Le Centre Hospitalier psychiatrique Esquirol à l'heure du coronavirus

Echo d'entreprise
26/03/2020

Les anciens pavillons Morel et Wildöcher, où il n’ y avait plus de patients depuis quelques mois, du fait de la suppression de 20 lits, ont été aménagés pour recevoir des malades qui pourraient être atteints du Covid19. Des équipes sont prêtes pour aller dans ces deux unités si besoin.

Une autre unité, Bellevue, doit accueillir des SDF. Du personnel soignant sera présent de 9H à 17H et le reste de la journée sera assuré par des associations.

Dans les autres unités, les équipes travaillent en service minimum tous les jours, sans masque, alors que qu'il peut y avoir des porteurs sains : vu la pénurie la petite réserve de l'hôpital est conservée précieusement pour les pavillons destinés aux patients Covid 19. Et comme partout la direction d'Esquirol fait appel aux dons de masques.

Cela ajoute au stress du travail au quotidien en service minimum, d'autant plus que le travail et les prises en charges sont majorés par le service des repas dans les chambres, l'interdiction des visites, des permissions et des sorties dans le parc qui fait monter la tension. Certains jours de travail des soignants sont confinés au domicile, avec possibilité d’être appelé si besoin. Il est en plus très difficile de se faire tester, là aussi par manque de test.

Mercredi soir, Macron, a annoncé un grand plan d’investissement pour l’Hôpital, une prime , une révision des grilles de salaires. Les promesses ne coûtent pas cher. Mais son gouvernement, comme tous les gouvernements bourgeois qui l'ont précédé, a saigné les hôpitaux pour mieux subventionner les grands bourgeois industriels et financiers. Et il s'est empressé de les renflouer avant même de prévoir le matériel minimum indispensable pour ceux qu'il nomme hypocritement "les héros en blouse blanche".

CHS Cadillac (Gironde) :  Les agents protestent

Echo d'entreprise
26/03/2020

Mercredi 25 mars, avec l’appui de la CGT, plusieurs agents ont décidé de protester contre le manque de moyens pour faire leur travail, et le manque de matériel de base pour se protéger, eux et les patients. Ils se sont regroupés en voitures sous les fenêtres de la salle où se réunissait la cellule de crise mise en place face à la pandémie. Ils se sont fait entendre et voir avec klaxons et banderoles.

Ils sont ensuite montés dans la salle de réunion pour dénoncer les conditions dans lesquelles travaillaient les collègues, au mépris de leur santé et de celles des patients. Ils ont pris la parole, pour dire l'angoisse, les inquiétudes des collègues, et le besoin de moyens de protection.  La directrice a préféré quitter la salle…

Les manifestants étaient fiers d’avoir montré leur colère. Ils ont eu raison !

CHS Cadillac (Gironde) :  Des promesses...

Echo d'entreprise
26/03/2020

L’hôpital de Cadillac va recevoir des patients atteints par le Covid 19. La direction avait promis aux agents amenés à travailler dans ce service qu’ils auraient tout le matériel nécessaire !

Et voilà que, mardi 24 mars, la direction a lancé un appel urgent pour des dons de matériel « surblouses à manches longues à usage unique ou bien combinaisons jetables (type peinture...) » ainsi que masques, gels, etc…  Il y a quelques jours, elle nous avait aussi proposé un tutoriel pour fabriquer nous-mêmes nos masques…

Il y a quelques semaines, le directeur avait proclamé que les hôpitaux du Sud Gironde étaient opérationnels pour faire face à la pandémie. C’était du vent !

Poitiers (Vienne) :  Coronavirus ou pas, le mépris patronal perdure

Echo d'entreprise
25/03/2020

Dans une structure associative d’aide à la personne, mardi 17 mars, alors que le gouvernement avait annoncé un confinement applicable le jour même dès midi, le travail a débuté comme un jour ordinaire, donc sans aucune consigne de protection. La direction n’avait d’ailleurs prévu ni gants, ni gel désinfectant pour les personnels concernés.

En fin de journée, lors de la réunion organisée par la direction avec les travailleurs pour évoquer la pandémie, une employée s’est mise à tousser. Le directeur lui a alors demandé de quitter la réunion et d’aller voir son médecin. Pour prescrire un arrêt maladie classique (non lié au virus), ce dernier l’a incompréhensiblement renvoyée, hors de tout cadre légal, pour accord, vers sa direction… qui a refusé l’arrêt, demandant à cette salariée de prendre sur ses congés ou sur son volant d’heures de récupération pour se soigner !

Avec cette pandémie, décidément, le culot patronal n’a plus de limite. Il n’y a qu’un seul vaccin contre cela : la colère des travailleurs !

Gironde :  Echos de la Polyclinique Bordeaux-Nord Aquitaine

Echo d'entreprise
24/03/2020

UNE NÉGLIGENCE COUPABLE

Au moins jusqu’à lundi 23 mars, à l’entrée de la clinique, au moment de la prise de poste, il n’y a pas de test pour le personnel, pas même une prise de température, comme cela se pratique pourtant dans les Ehpad depuis le début de l’épidémie.

Pour un lieu de travail concentrant plus de mille personnes, personnel et malades inclus, et où toutes les contaminations sont possibles, cette précaution paraît bien indispensable, et même, élémentaire.

Dans un établissement des soins, on ne peut pourtant pas dire que cette mesure serait compliquée à mettre en place !

 

C’EST DU VOL

La semaine dernière, des arrêts de travail ont été accordés par la direction à la demande des personnes qui avaient à garder leurs enfants.

Mais à la fin de la semaine, changement de ton : la direction du personnel a contacté les personnes concernées pour leur dire que les jours d’arrêt seraient prélevés sur les congés payés ou les récupérations pour les jours fériés, et que cela concernait même les jours déjà accordés.

C’est de l’arnaque totale !

 

IL Y A LOIN DES PAROLES AUX ACTES

Malgré les discours officiels, travailler et assurer la garde des enfants reste un casse-tête pour les personnes employées dans les établissements de soins.

En effet, les écoles où on peut déposer ses enfants sont parfois éloignées du domicile, et les horaires de garde scolaire ne coïncident pas avec les horaires de travail.

C’est bien gentil, les hommages officiels et dans les médias, mais ce serait mieux d’organiser les choses de manière à leur faciliter réellement la vie.

CHS Cadillac (Gironde) :  On paie le prix des politiques contre la santé

Echo d'entreprise
24/03/2020

Chaque jour, les ordres et les contre-ordres tombent sur le personnel qui a vraiment l’impression d’être trimballé comme des pions. Les décisions mettent en danger soignants et patients. Pour des collègues ayant eu un contact avec un cas susceptible d’être touché par le Covid 19 ou pour ceux qui ont des symptômes, la seule consigne c’est de venir quand même au travail, mais avec un masque ! Pour les collègues pouvant travailler en télétravail ou par téléphone, comme les assistantes sociales par exemple, seuls y sont autorisés ceux qui ne peuvent pas avoir de garde pour leurs enfants.

Tous les services extérieurs ont été fermés pour rapatrier le personnel sur l’hôpital. La raison officielle, c’est qu’il faut se préparer à la prochaine vague d’épidémie. Mais cela se fait au détriment des autres patients, de ceux qui attendent un rendez-vous en CMP ou en hôpital de jour. Pour libérer deux services en cas d’épidémie, les patients ont été envoyés dans d’autres services. Résultat : des patients se retrouvent entassés, quelquefois à cinq dans une chambre !

Les hospitaliers subissent au quotidien les conséquences de la politique passée et présente contre la santé, avec les suppressions d’effectifs, la chasse aux économies. Et avec la crise sanitaire actuelle, les conséquences peuvent en être dramatiques !

CHS Cadillac (Gironde) :  Face à la crise, la direction fait du cinéma

Echo d'entreprise
24/03/2020

Dans les services soignants comme dans les ateliers, les cuisines et la blanchisserie, les transports, on manque toujours de gel, de masques, de gants, même de savon, de tout le matériel nécessaire pour se protéger et protéger les patients. Macron dit qu’on est "en guerre": sauf que les travailleurs sont en première ligne… sans les armes !

Face à cette pénurie, la direction a envoyé à chacun un tutoriel expliquant comment fabriquer soi-même notre masque… Alors que la situation est grave, la direction n’a que du bricolage à proposer.

PIC Cestas (Gironde) :  La direction joue avec la peau des travailleurs

Echo d'entreprise
23/03/2020

Lundi 16 mars, le gouvernement décrétait le confinement pour  se mettre, disait-il, en guerre contre le coronavirus.

La direction de la plateforme de tri courrier de Cestas et plus largement celle de La Poste, n’a pas eu, quant à elle, envie d’aller au front !

Cette plateforme est restée ouverte toute la semaine, mettant en danger les travailleurs. L’argument avancé était la nécessité d’assurer un service public. Comme s’il était vital de recevoir, publicité, recommandé, courrier et factures en ces périodes de risques de propagation.

Aucune protection n’avait été prévue, pas de gel, pas de gants, alors qu’on manipule toute la journée, des lettres, des colis, ordinateurs, des bacs. Finalement la direction, devant le peu de candidat aux risques, décidait de fermer le centre……. uniquement samedi 21. Alors beaucoup d’entre nous ont utilisé cette semaine là, le droit de retrait, ou se sont arrêtés en maladie, ou ont posé des congés, les intérimaires ou les CDD étant eu coincés et contraints de venir.

Mais la fermeture n’a été qu’éphémère, puisque dès ce lundi, la direction rouvre le centre, prétextant qu’elle a mis en place tout pour la sécurité. Les mesures sont loin, très loin d’assurer la sécurité des 700 salariés que compte la PIC de Cestas. Du gel hydro-alcoolique est arrivé, et un sens de circulation pour entrée et sortir du centre a été instauré. De vraies mesures de guerre ! Pour les masques et les gants, la direction se transforme en spécialiste médicale puisqu’elle certifie qu’ils ne sont pas nécessaires.

Le centre qui n’a aucun intérêt vital pour la population doit fermer immédiatement, et les salaires versés intégralement. Cela, La Poste ne le fera pas d’elle-même, il faudra que nous l’imposions collectivement.

 

Ariane Group - Le Haillan :  Face aux criminels, restons chez nous

Echo d'entreprise
22/03/2020

Après une semaine de chômage technique du fait du covid-19, la direction d’ArianeGroup veut dès mardi 24 mars rouvrir certains sites comme celui du Haillan pour des productions de matériel... militaire ! Jugées selon elle sensibles !

Dès lundi 23/03, elle convoque les syndicats pour une information/consultation réglementaire qui de toute façon est purement consultative.

Alors que le confinement est devenu une nécessité impérieuse de santé publique, non seulement pour les travailleurs d'Ariane mais pour leur famille et pour toute la population, alors que l’enjeu n’est rien moins qu’une question de vie ou de mort, l’attitude de la direction est irresponsable.

Entreprises de Charente-Maritime :  Le virus du profit sévit

Echo d'entreprise
18/03/2020

Le travail continue dans bien des entreprises du département dont la production n’a pourtant rien d’urgent. C’est le cas par exemple de deux sous-traitants aéronautiques à Rochefort : ce n’est qu’après le déclenchement de l’agitation parmi les travailleurs que la direction les a mis en chômage partiel, mardi à Simair et mercredi à Malichaud, et en refusant de le payer à 100 %.

À La Rochelle, alors que le maire J.-F. Fountaine suspendait dès dimanche le travail d’une partie des employés de la ville, son groupe de construction navale Dufour-Fountaine-Pajot a attendu mardi 17 midi pour arrêter la production de bateaux de plaisance de luxe, quand l’agitation s’y est faite sentir.

À Alstom (Aytré), près de 2 000 salariés sont concentrés sur le site. Ils utilisent les mêmes outillages à plusieurs, travaillent dans des espaces confinés, sans parler de la promiscuité dans les vestiaires et les douches. Un débrayage eut lieu mardi 17, suivi de l’exercice du droit de retrait, pour réclamer l’arrêt complet de la production et le paiement des salaires à 100 %. La réponse de la direction fut d’imposer un arrêt d’une semaine pris sur les RTT des salariés.

À Léa Nature (1 000 salariés sur le site), le patron invoque la production d’aliments bio… pour continuer la production y compris dans la partie cosmétique, et alors que deux cas de maladie ont été annoncés dans l’entreprise.

Au centre d’appel téléphonique Sitel, 40 % des 750 salariés sont arrêtés pour garde d’enfant, mais seuls ceux ayant un an d’ancienneté minimum sont payés à 100 %: les autres, nombreux, ne touchent que 50 %. Mardi matin, apprenant des suspicions de cas de Covid-19, les trois quarts des travailleurs ont débrayé et, rassemblés devant l’entreprise, ont copieusement hué la directrice, accusée de n’avoir pas pris les mesures sanitaires élémentaires. Le travail continuait d’autant plus que certains des clients de Sitel (SFR, Orange, Engie, Sofinco) ont fermé leur propre centre d’appel et fait pression sur leurs prestataires, tel Sitel, pour qu’ils fassent ce travail en plus. C’est d’autant plus révoltant qu’Engie par exemple, contrairement à Sitel, dispose des installations permettant le télétravail. Et certains appels, comme ceux pour Orange qui ne concernent que des clients entreprises, n’ont pas d’utilité immédiate. La direction se prépare à imposer le chômage partiel à certains, mais comme une grosse partie du salaire est constitué de primes, beaucoup ne toucheraient plus que 50 % de leur salaire net.

Les travailleurs peuvent ainsi mesurer l’écart scandaleux entre les discours sur la santé publique et ce qu’ils vivent dans leur entreprise, et entre le sauvetage des profits patronaux par Macron et l’effondrement de leurs revenus.

Droit de réponse

Nous publions ci-dessous un droit de réponse de  Charles KLOBOUKOFF, Président Fondateur de la société GROUPE LEA NATURE.

La santé et la prévention des salariés sont les priorités de Léa Nature.
A ce jour, aucun cas avéré n’est recensé sur les sites du Groupe Léa Nature. Aucun.
Toutes les garanties de sécurité sanitaire des salariés et les mesures barrières sont appliquées, dans le strict respect des règles et directives locales et nationales, et le nettoyage a été renforcé. Ces mesures sont complétées par la mise à disposition de masques pour les salariés qui ressentent le besoin d’en porter un.
Notre laboratoire cosmétique a spécialement fabriqué du gel hydroalcoolique pour l’usage de nos salariés (nos équipements ne peuvent pas en fabriquer en quantité industrielle pour la vente). Notre usine cosmétique continue de fabriquer des produits d’hygiène, qui font aussi partie des produits de 1ère nécessité, et d’autres soins cosmétiques pour éviter les ruptures, et ce en fonction des équipes disponibles.
L’ensemble du management est mobilisé pour veiller à l’application des consignes et pour répondre à toutes les questions que se posent les salariés, en s’appuyant sur les directives gouvernementales. Un comité décisionnel COVID 19 ajuste au jour le jour les mesures internes. Seuls les services indispensables au fonctionnement de la production et gestion des flux produits restent actifs sur site.
Sur l'ensemble des sites de Périgny, Léa Nature emploie 650 salariés (plus 200 commerciaux répartis sur la France) et non 1000 comme indiqué dans votre article. Actuellement, 550 salariés sont en télétravail. Il ne reste que 300 salariés sur les sites, dont 95 en logistique, 50 en service minimum dans les bureaux, 85 en production alimentaire et environ 60 en production hygiène beauté. La production va être repriorisée lundi et l'organisation ajustée : cela fera l’objet d’une communication en début de semaine.
Dons d’alcool pharmaceutique et de gels hydroalcooliques pour les Centres Hospitaliers de La Rochelle et Saintes, et de masques pour la Ville de La
Rochelle.
Léa Nature va donner 60 litres d’alcool de blé bio, conditionnés par bidons de 10 ou 20 litres, pour l’hôpital de Saintes qui fabriquera ensuite ses propres gels hydroalcooliques pour le personnel de santé et les patients.
Léa Nature va fabriquer et donner 200 kg de gel hydroalcoolique, conditionnés en seaux de 30 litres, pour l’hôpital de La Rochelle, avec une dérogation spéciale, n’ayant pas les équipements prévus à cet effet.
5000 masques ont été donnés hier à la Mairie de La Rochelle, destinés aux soignants libéraux de la Ville, hôpitaux et associations venant en aide aux démunis et aux sans-abris.
Nous venons également d'être sollicités ce jour par le Commandant des pompiers de La Rochelle, pour leur fabriquer également du gel hydroalcoolique.
Les acteurs de la chaîne alimentaire sont stratégiques.
Les directives gouvernementales sont claires : il faut maintenir la production pour nourrir une population confinée à domicile et les hôpitaux.
Le secteur alimentaire dans son ensemble est invité à travailler pour garantir la "sécurité économique du pays" en pleine alerte sanitaire (conformément aux recommandations du Ministre de l’Economie Monsieur Bruno LE MAIRE - AFP du 18/03/2020).
En maintenant ses activités de productions alimentaires et de produits d’hygiène, Léa Nature assure une mission essentielle à la Nation.
Léa Nature remercie l’ensemble des salariés mobilisés en production comme en logistique, et ses managers présents, exemplaires dans la situation exceptionnelle que nous subissons. Ils font preuve de toutes les précautions, de responsabilités et d’un bel esprit de solidarité.