CHS Cadillac (Gironde) :  On paie le prix des politiques contre la santé

Echo d'entreprise
24/03/2020

Chaque jour, les ordres et les contre-ordres tombent sur le personnel qui a vraiment l’impression d’être trimballé comme des pions. Les décisions mettent en danger soignants et patients. Pour des collègues ayant eu un contact avec un cas susceptible d’être touché par le Covid 19 ou pour ceux qui ont des symptômes, la seule consigne c’est de venir quand même au travail, mais avec un masque ! Pour les collègues pouvant travailler en télétravail ou par téléphone, comme les assistantes sociales par exemple, seuls y sont autorisés ceux qui ne peuvent pas avoir de garde pour leurs enfants.

Tous les services extérieurs ont été fermés pour rapatrier le personnel sur l’hôpital. La raison officielle, c’est qu’il faut se préparer à la prochaine vague d’épidémie. Mais cela se fait au détriment des autres patients, de ceux qui attendent un rendez-vous en CMP ou en hôpital de jour. Pour libérer deux services en cas d’épidémie, les patients ont été envoyés dans d’autres services. Résultat : des patients se retrouvent entassés, quelquefois à cinq dans une chambre !

Les hospitaliers subissent au quotidien les conséquences de la politique passée et présente contre la santé, avec les suppressions d’effectifs, la chasse aux économies. Et avec la crise sanitaire actuelle, les conséquences peuvent en être dramatiques !

CHS Cadillac (Gironde) :  Face à la crise, la direction fait du cinéma

Echo d'entreprise
24/03/2020

Dans les services soignants comme dans les ateliers, les cuisines et la blanchisserie, les transports, on manque toujours de gel, de masques, de gants, même de savon, de tout le matériel nécessaire pour se protéger et protéger les patients. Macron dit qu’on est "en guerre": sauf que les travailleurs sont en première ligne… sans les armes !

Face à cette pénurie, la direction a envoyé à chacun un tutoriel expliquant comment fabriquer soi-même notre masque… Alors que la situation est grave, la direction n’a que du bricolage à proposer.

PIC Cestas (Gironde) :  La direction joue avec la peau des travailleurs

Echo d'entreprise
23/03/2020

Lundi 16 mars, le gouvernement décrétait le confinement pour  se mettre, disait-il, en guerre contre le coronavirus.

La direction de la plateforme de tri courrier de Cestas et plus largement celle de La Poste, n’a pas eu, quant à elle, envie d’aller au front !

Cette plateforme est restée ouverte toute la semaine, mettant en danger les travailleurs. L’argument avancé était la nécessité d’assurer un service public. Comme s’il était vital de recevoir, publicité, recommandé, courrier et factures en ces périodes de risques de propagation.

Aucune protection n’avait été prévue, pas de gel, pas de gants, alors qu’on manipule toute la journée, des lettres, des colis, ordinateurs, des bacs. Finalement la direction, devant le peu de candidat aux risques, décidait de fermer le centre……. uniquement samedi 21. Alors beaucoup d’entre nous ont utilisé cette semaine là, le droit de retrait, ou se sont arrêtés en maladie, ou ont posé des congés, les intérimaires ou les CDD étant eu coincés et contraints de venir.

Mais la fermeture n’a été qu’éphémère, puisque dès ce lundi, la direction rouvre le centre, prétextant qu’elle a mis en place tout pour la sécurité. Les mesures sont loin, très loin d’assurer la sécurité des 700 salariés que compte la PIC de Cestas. Du gel hydro-alcoolique est arrivé, et un sens de circulation pour entrée et sortir du centre a été instauré. De vraies mesures de guerre ! Pour les masques et les gants, la direction se transforme en spécialiste médicale puisqu’elle certifie qu’ils ne sont pas nécessaires.

Le centre qui n’a aucun intérêt vital pour la population doit fermer immédiatement, et les salaires versés intégralement. Cela, La Poste ne le fera pas d’elle-même, il faudra que nous l’imposions collectivement.

 

Ariane Group - Le Haillan :  Face aux criminels, restons chez nous

Echo d'entreprise
22/03/2020

Après une semaine de chômage technique du fait du covid-19, la direction d’ArianeGroup veut dès mardi 24 mars rouvrir certains sites comme celui du Haillan pour des productions de matériel... militaire ! Jugées selon elle sensibles !

Dès lundi 23/03, elle convoque les syndicats pour une information/consultation réglementaire qui de toute façon est purement consultative.

Alors que le confinement est devenu une nécessité impérieuse de santé publique, non seulement pour les travailleurs d'Ariane mais pour leur famille et pour toute la population, alors que l’enjeu n’est rien moins qu’une question de vie ou de mort, l’attitude de la direction est irresponsable.

Entreprises de Charente-Maritime :  Le virus du profit sévit

Echo d'entreprise
18/03/2020

Le travail continue dans bien des entreprises du département dont la production n’a pourtant rien d’urgent. C’est le cas par exemple de deux sous-traitants aéronautiques à Rochefort : ce n’est qu’après le déclenchement de l’agitation parmi les travailleurs que la direction les a mis en chômage partiel, mardi à Simair et mercredi à Malichaud, et en refusant de le payer à 100 %.

À La Rochelle, alors que le maire J.-F. Fountaine suspendait dès dimanche le travail d’une partie des employés de la ville, son groupe de construction navale Dufour-Fountaine-Pajot a attendu mardi 17 midi pour arrêter la production de bateaux de plaisance de luxe, quand l’agitation s’y est faite sentir.

À Alstom (Aytré), près de 2 000 salariés sont concentrés sur le site. Ils utilisent les mêmes outillages à plusieurs, travaillent dans des espaces confinés, sans parler de la promiscuité dans les vestiaires et les douches. Un débrayage eut lieu mardi 17, suivi de l’exercice du droit de retrait, pour réclamer l’arrêt complet de la production et le paiement des salaires à 100 %. La réponse de la direction fut d’imposer un arrêt d’une semaine pris sur les RTT des salariés.

À Léa Nature (1 000 salariés sur le site), le patron invoque la production d’aliments bio… pour continuer la production y compris dans la partie cosmétique, et alors que deux cas de maladie ont été annoncés dans l’entreprise.

Au centre d’appel téléphonique Sitel, 40 % des 750 salariés sont arrêtés pour garde d’enfant, mais seuls ceux ayant un an d’ancienneté minimum sont payés à 100 %: les autres, nombreux, ne touchent que 50 %. Mardi matin, apprenant des suspicions de cas de Covid-19, les trois quarts des travailleurs ont débrayé et, rassemblés devant l’entreprise, ont copieusement hué la directrice, accusée de n’avoir pas pris les mesures sanitaires élémentaires. Le travail continuait d’autant plus que certains des clients de Sitel (SFR, Orange, Engie, Sofinco) ont fermé leur propre centre d’appel et fait pression sur leurs prestataires, tel Sitel, pour qu’ils fassent ce travail en plus. C’est d’autant plus révoltant qu’Engie par exemple, contrairement à Sitel, dispose des installations permettant le télétravail. Et certains appels, comme ceux pour Orange qui ne concernent que des clients entreprises, n’ont pas d’utilité immédiate. La direction se prépare à imposer le chômage partiel à certains, mais comme une grosse partie du salaire est constitué de primes, beaucoup ne toucheraient plus que 50 % de leur salaire net.

Les travailleurs peuvent ainsi mesurer l’écart scandaleux entre les discours sur la santé publique et ce qu’ils vivent dans leur entreprise, et entre le sauvetage des profits patronaux par Macron et l’effondrement de leurs revenus.

Droit de réponse

Nous publions ci-dessous un droit de réponse de  Charles KLOBOUKOFF, Président Fondateur de la société GROUPE LEA NATURE.

La santé et la prévention des salariés sont les priorités de Léa Nature.
A ce jour, aucun cas avéré n’est recensé sur les sites du Groupe Léa Nature. Aucun.
Toutes les garanties de sécurité sanitaire des salariés et les mesures barrières sont appliquées, dans le strict respect des règles et directives locales et nationales, et le nettoyage a été renforcé. Ces mesures sont complétées par la mise à disposition de masques pour les salariés qui ressentent le besoin d’en porter un.
Notre laboratoire cosmétique a spécialement fabriqué du gel hydroalcoolique pour l’usage de nos salariés (nos équipements ne peuvent pas en fabriquer en quantité industrielle pour la vente). Notre usine cosmétique continue de fabriquer des produits d’hygiène, qui font aussi partie des produits de 1ère nécessité, et d’autres soins cosmétiques pour éviter les ruptures, et ce en fonction des équipes disponibles.
L’ensemble du management est mobilisé pour veiller à l’application des consignes et pour répondre à toutes les questions que se posent les salariés, en s’appuyant sur les directives gouvernementales. Un comité décisionnel COVID 19 ajuste au jour le jour les mesures internes. Seuls les services indispensables au fonctionnement de la production et gestion des flux produits restent actifs sur site.
Sur l'ensemble des sites de Périgny, Léa Nature emploie 650 salariés (plus 200 commerciaux répartis sur la France) et non 1000 comme indiqué dans votre article. Actuellement, 550 salariés sont en télétravail. Il ne reste que 300 salariés sur les sites, dont 95 en logistique, 50 en service minimum dans les bureaux, 85 en production alimentaire et environ 60 en production hygiène beauté. La production va être repriorisée lundi et l'organisation ajustée : cela fera l’objet d’une communication en début de semaine.
Dons d’alcool pharmaceutique et de gels hydroalcooliques pour les Centres Hospitaliers de La Rochelle et Saintes, et de masques pour la Ville de La
Rochelle.
Léa Nature va donner 60 litres d’alcool de blé bio, conditionnés par bidons de 10 ou 20 litres, pour l’hôpital de Saintes qui fabriquera ensuite ses propres gels hydroalcooliques pour le personnel de santé et les patients.
Léa Nature va fabriquer et donner 200 kg de gel hydroalcoolique, conditionnés en seaux de 30 litres, pour l’hôpital de La Rochelle, avec une dérogation spéciale, n’ayant pas les équipements prévus à cet effet.
5000 masques ont été donnés hier à la Mairie de La Rochelle, destinés aux soignants libéraux de la Ville, hôpitaux et associations venant en aide aux démunis et aux sans-abris.
Nous venons également d'être sollicités ce jour par le Commandant des pompiers de La Rochelle, pour leur fabriquer également du gel hydroalcoolique.
Les acteurs de la chaîne alimentaire sont stratégiques.
Les directives gouvernementales sont claires : il faut maintenir la production pour nourrir une population confinée à domicile et les hôpitaux.
Le secteur alimentaire dans son ensemble est invité à travailler pour garantir la "sécurité économique du pays" en pleine alerte sanitaire (conformément aux recommandations du Ministre de l’Economie Monsieur Bruno LE MAIRE - AFP du 18/03/2020).
En maintenant ses activités de productions alimentaires et de produits d’hygiène, Léa Nature assure une mission essentielle à la Nation.
Léa Nature remercie l’ensemble des salariés mobilisés en production comme en logistique, et ses managers présents, exemplaires dans la situation exceptionnelle que nous subissons. Ils font preuve de toutes les précautions, de responsabilités et d’un bel esprit de solidarité.