Sud-Ouest La Rochelle :  Le drapeau des luttes collectives à l'affiche

Article de presse
26/01/2017

La candidate à la présidentielle de Lutte ouvrière tenait son meeting hier soir

Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) pense qu'elle aura les parrainages nécessaires pour être candidate à la présidentielle. Parrainages d'élus de campagne, des gens « issus de milieux populaires », pas encartés, « soucieux du pluralisme ».

Dans cette hypothèse, elle se présentera pour « faire entendre la voix des travailleurs » et dénoncer le chômage qui accable « tous ces travailleurs qui n'ont même pas le droit de se faire exploiter. À part les travailleurs indépendants qui ont l'avantage ou l'inconvénient de s'exploiter eux-mêmes. »

Voilà qui donne vraiment envie de bosser. Mais pour Nathalie Arthaud ce n'est pas un paradoxe car ces travailleurs, « ceux qui ont conscience de subir » elle les appelle à réagir. « Je suis candidate pour lever le drapeau des luttes collectives, l'émancipation des travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs. Tous les candidats demandent à être élus pour ensuite régler les problèmes de chômage. Mais il n'y a pas de sauveur, il n'y en a jamais eu, il n'y en aura jamais. »

« Contrôler les comptes »

Elle exorte à se mobiliser pour que le travail « soit autre chose, qu'il favorise l'épanouissement ». Et elle répète que le salaire minimum ne doit pas être inférieur à 1 800 euros nets mensuels. Et si les patrons prétendent qu'il n'ont pas d'argent, les employés doivent exiger de « contrôler les comptes ».

Et selon le principe revendiqué systématiquement par ce parti d'extrême gauche, les licenciements dans les grands groupes « qui font des bénéfices » doivent être interdits. C'était hier soir à La Rochelle, où Nathalie Arthaud tenait un petit meeting.

 

M.-C. A.