Législatives en Gironde : Lutte ouvrière présente ses candidats

Article de presse
23/05/2017

Lutte ouvrière aligne des candidats dans chacune des douze circonscriptions de la Gironde. Photo Fabien Cottereau

Le parti de Nathalie Arthaud espère rafler 4 000 voix en Gironde.

Pas de patrons, pas de cadres, mais pas seulement des ouvriers parmi les candidats girondins aux législatives de Lutte ouvrière. Les douze candidats, présentés officiellement hier soir à l’Agora municipale, déclarent tous appartenir « au camp des travailleurs » : ils sont employés à la Poste, menuisier, retraités ; aucun d’entre eux n’est un professionnel de la politique.

Pas d’ambition de victoire

Les militants le savent, ils ne partent pas vraiment favoris. Mais pas question pour autant d’être des candidats témoins. Le parti cherche avant tout à capitaliser sur son score à la présidentielle. En Gironde, 3 980 électeurs ont voté Arthaud à la présidentielle. Guillaume Perchet, candidat sur la sixième circonscription, théorise : « Il faut qu’ils puissent le faire, pour affirmer qu’il existe un courant opposé à la grande bourgeoisie, un courant qui considère que le camp des travailleurs est un camp à part entière, qui produit toutes les richesses ». Se plaçant comme une alternative à l’extrême droite, les candidats marxistes entendent défendre les grandes lignes programmatiques nationales portées par Lutte ouvrière : l’interdiction des licenciements, le SMIC à 1 800 euros, mais aussi la fin du secret des affaires.

Un vote « de conscience »

« Voter pour notre candidat, c’est s’opposer au gouvernement », complète Guillaume Perchet. « Il n’y a pas d’illusion à avoir dans la politique de Macron », disent-ils, un président qui sera forcément « dévoué corps et âme aux intérêts du grand capital ». Le parti appelle à un vote « de conscience, sans ambiguïté » censé permettre de préparer les luttes à venir.

Lutte ouvrière s’oppose d’ailleurs fermement au vote dit utile, qui « n’a plus de sens aux élections législatives » et dénonce déjà une « majorité parlementaire au service des riches ».

Clément Pouré, Sud Ouest