Sud Ouest Gironde :  Lutte ouvrière veut "remobiliser"

Article de presse
12/11/2018

Cenon

La fête annuelle du parti a eu lieu hier, au Château du Diable.

Il y avait tous les âges, hier, à la réunion annuelle de Lutte ouvrière (LO), au Château du Diable à Cenon. Une journée remplie, axée sur la priorité du parti politique, citée par le porte-parole d'Aquitaine, Guillaume Perchet : accélérer "la prise de conscience des travailleurs sur leur propre force".

Au château, une grande banderole à l'image de Trotsky a été déployée. Dans la grande salle, quelque 300 militants et sympathisants, selon les organisateurs, se sont restaurés au banquet du midi.

En plus des allocutions, concerts et débats sur scène, on trouvait de nombreux stands : parc pour les enfants, vente de badges aux slogans piquants, mais aussi librairie politique.

Une exposition sur Mai 68 a aussi été installée dehors. "L'élan puis l'échec du mouvement de grève de 68 nous prouvent qu'il faut aller plus loin" déclare Guillaume Perchet. Ainsi, LO compte exiger plus que la diminution du prix du carburant, le 17 novembre prochain, mais réclamer "la haussee des salaires des travailleurs".

Les jeunes s'engagent

Au stand de badges, Yannis, 26 ans, et Damien, 27 ans, s'activent à presser le plastique. Ils ne sont pas encore encartés. De la même école de programmeurs à Angoulême, ces jeunes actifs se sont retrouvés pour la fête de LO. Pour eux, arriver sur le marché du travail et se revendiquer "communiste révolutionnaire" est un paradoxe inévitable, mais qui permet une repolitisation : "On retrouve l'exploitation des travailleurs dans tous les secteurs, assure Yannis, notamment au niveau des heures supplémentaires. Alors oui, je suis sympathisant et je monte une start-up."

Mathilde Musset