Foix (Ariège)

VITESCO (ex-CONTINENTAL) : Trois travailleurs licenciés pour l’exemple

Brève
19/10/2021

Trois ouvriers de l’usine Vitesco (anciennement Continental) de Foix ont été sanctionnés d’une mise à pied conservatoire, et viennent d’être licenciés. Deux d’entre eux sont d’anciens élus du personnel, et c’est à la hussarde que la direction leur a signifié leur mise à pied : l’un d’entre eux s’est vu délogé de son poste de travail à 4h du matin par un huissier !

Motif de cette sanction inique : « incivilité envers vos collègues et deux intervenants extérieurs ; atteinte à l’image de la société par l’adoption d’une attitude dénigrante » lors d’une journée ESH (Environnement Sécurité Hygiène) ! Leur crime : avoir prétendûment « accaparé le temps de parole d’un ton vindicatif et contestataire», et avoir osé qualifier l’entreprise Veolia, organisatrice de la journée, de « capitaliste », nouveau crime de lèse-majesté qualifié de « violence au travail » par la direction.

Licenciés pour avoir échangé dans une journée d’échanges…c’est carrément un délit d’opinion !

Une pétition a circulé dans les différents sites Continental de la région et mercredi 13 octobre, un rassemblement de soutien a été organisé devant l’usine de Foix, en présence de la presse locale… et d’une huissière commise par la direction pour surveiller la chose. Mais cela n’a pas suffi à faire reculer la direction qui les a finalement mis dehors.

Priver d’emploi et de salaire, sous des prétextes dérisoires, 3 ouvriers qui sont connus pour leur franc-parler, c’est vouloir faire un exemple pour tenter d’intimider tous les salariés. Mais il n’est pas dit que les  travailleurs se laissent impressionner par ces manœuvres scandaleuses.

Toulouse

Clinique Pasteur : Les héros veulent des euros

Brève
05/10/2021

À la clinique Pasteur, les salaires sont à la traine, à peine le SMIC pour une aide-soignante qui débute, et les salariés sont exclus des revalorisations prévues par le Ségur 2 de la Santé. La direction n'a proposé qu'une augmentation de 15 € nets pour les aides-soignantes, et une trentaine d'euros pour les infirmières, ce qui a déclenché leur colère.

Aussi mardi 5 octobre, les soignantes ont fait grève massivement, entrainant la fermeture des blocs ambulatoire et chirurgical et de plusieurs services de soins. Et elles ont rejoint la manifestation interprofessionnelle dans les rues de Toulouse.

Dans le privé comme dans le public, il faut se défendre tous ensemble.

Toulouse

20 ans après l’explosion de l’usine AZF : « Total coupable, Etat complice »

Brève
21/09/2021

Ce mardi 21 septembre, près de 300 personnes se sont rassemblés au rond point du 21 septembre pour le 20ème anniversaire de l’explosion d’AZF. Rappelons que cette explosion avait fait 31 morts, 22 000 blessés et des dizaines de milliers de logements détruits ou endommagés dans les quartiers populaires proches de l’usine.

Cette année c’est à l’appel de la CGT, de « l’association des sinistrés du 21 septembre » et de « l’association plus jamais ça » que ce rassemblement a été organisé, à 500 mètres de l’usine, loin de la commémoration avec les représentants de Total. Les différentes prises de parole ont été ponctuées par un slogan « Total coupable, Etat complice ».

L’entreprise AZF, filiale de Total a été reconnue coupable par la justice en décembre 2019, après trois procès et 12 mois d’audience ; coupable de défaillance dans la gestion de la sécurité et l’utilisation abusive de la sous-traitance. Pendant toutes ces années de procédures, les armées d’experts de Total ont tout fait pour disculper la responsabilité du donneur d’ordre Total, en commençant par détruire les preuves avant l’intervention de la police, mais aussi en répandant les rumeurs les plus folles relayées par des « journalistes » rétribués. Sans oublier des politiciens de droite et de gauche, comme certains « syndicalistes » de l’usine qui prenaient fait et cause pour les thèses de Total.

La justice a refusé de sanctionner Total, considéré comme intouchable. Elle s’est contentée de mettre en cause sa filiale, la condamnant à une amende dérisoire (le maximum de la peine encourue) représentant… dix minutes du bénéfice annuel de Total.

Mais cette catastrophe n’a guère fait évoluer la législation en matière de sécurité. On l'a vérifié avec Lubrisol à Rouen. Mais pour se protéger des méfaits des capitalistes, il ne faut pas compter sur la réglementation ou un quelconque gouvernement, tous au service des profiteurs. La seule solution pour ne pas revoir d’autre AZF c’est de se battre pour l’expropriation des industriels comme Total qui jouent avec nos vies pour la santé de leurs profits.

Toulouse

Santé : une politique qui ne pass pas !

Brève
14/09/2021

A la veille de la date butoir pour l'obligation vaccinale, plus de 200 travailleurs de la santé et de l'action sociale, vaccinés ou non, ont manifesté devant l'Agence Régionale de Santé, en soutien à leurs collègues menacés de suspension, sans salaire.

Ce n'était pas le seul motif de colère : dans le secteur sanitaire et social, nombreux sont celles et ceux qui n'ont rien touché, ou très peu, des augmentations prévues dans le "Ségur de la Santé". Quant aux embauches, après plus d'un an de pandémie, rien n'est prévu.

Le gouvernement espère faire passer ses attaques en divisant les travailleurs entre vaccinés et non vaccinés. Pas question !

Muret (Haute Garonne)

Muret Agglo : « A la poubelle les 1607 heures ! »

Brève
10/07/2021

La grève contre le vol des congés au Muretain Agglo dure depuis 3 semaines et reste massive aux ordures ménagères. Cette semaine le président socialiste de l'agglomération du Muretain a multiplié les démarches administratives et judiciaires. Ainsi, jeudi 8 juillet, le site de Roques a du être débloqué devant la menace d'une condamnation. Puis un responsable syndical a été convoqué au tribunal administratif jeudi 8 juillet... et le lendemain à la gendarmerie de Muret.

La direction voudrait décourager les grévistes en s’en prenant à ce responsable syndical. Mais les grévistes se sont rassemblés devant la gendarmerie, pour montrer leur solidarité et affirmer leur détermination.