Montpellier (34)

Sobriété au FJT, ou comment apprendre aux jeunes travailleurs à se serrer la ceinture

Brève
28/10/2022

Dans les foyers de jeunes travailleurs de Montpellier, il est question de sobriété.
Plus question d'avoir deux frigos ou de prendre une douche de plus de 5 minutes.
Les chauffages doivent être baissés. Et comble du ridicule, alors que la plupart des résidents travaillent dans le bâtiment, dans le commerce ou sont apprentis dans l'industrie, on leur demande de prendre les escaliers au lieu de l'ascenseur, pour faire du sport.
La chasse aux gaspis se double de leçons de morale, on met sur le même plan les dépenses  d'énergie d'un foyer collectif et celle de grandes entreprises, comme si les jeunes travailleurs étaient responsables de la flambée des prix au lieu de la spéculation.
Culpabilisation et dressage sont bien les deux mamelles des responsables du logement social.

 

Toulouse

Airbus : trois jours de grève sur la chaîne A320

Brève
24/10/2022

La chaîne de montage de l’A320 est la chaîne réputée la plus pénible à Airbus Toulouse. C’est en utilisant la journée de grève nationale du mardi 18 octobre qu’une trentaine de travailleurs de la chaîne se sont déclarés en grève.

La grève a duré trois jours et a touché une centaine d’ouvriers sur les trois vacations. L’assemblée des grévistes a défini les revendications et a décidé de rédiger un tract qui s’intitulait « les salaries de l’A 320 s’adressent a vous » en reprenant les revendications qui sont communes à tous les ouvriers des chaînes (10% d’augmentation générale, abandon de l’annualisation du temps de travail, retour de l’horaire variable,…). Le tract a été distribué par les grévistes aux différents selfs de l’usine et appelait a une assemblée générale le lendemain, jeudi a 14H, où la quarantaine de grévistes présents a été rejoint par plus de 80 travailleurs d’autres secteurs. Les prises de paroles de ceux de l’A320 exprimaient leur fierté d’avoir relevé la tête. Et même si, vu le nombre, ils n’envisageaient pas de continuer la grève, beaucoup exprimait leur volonté de ne pas en rester là.

Cornebarrieu (banlieue toulousaine)

SABENA, les peintres en lutte pour les salaires

Brève
11/10/2022

Spécialisée dans la peinture des avions, Sabena compte 150 salariés dont une majorité de peintres. Le 6 octobre, ils se sont mis en grève pour les salaires et les conditions de travail.

Ils ont repris le travail ce mardi 11 octobre.
Même s’ils sont loin d’avoir obtenu ce qu’ils demandaient, ils ont exprimé leur mécontentement. Malgré des salaires différents, des horaires différents, des primes différentes, ils ont prouvé, en se mettant en grève à 100 %, que collectivement on peut se défendre. Et la question des salaires restant toujours d’actualité, leur mouvement est un atout pour demain.

Toulouse

Crèches en grève, contre la braderie de la petite enfance et des conditions de travail !

Brève
07/10/2022

Comme dans de nombreuses villes en France, les personnels des crèches de Toulouse étaient en grève ce jeudi 6 octobre à l'appel du collectif "Pas de bébés à la consigne" et soutenus par les syndicats.
Plusieurs centaines de salariées ont manifesté dans les rues de Toulouse pour exprimer leur colère et exiger le retrait de l'arrêté pris par le gouvernement le 29 juillet dernier qui autorise les établissements en sous-effectif à recruter du personnel n'ayant aucune expérience ou formation avec la petite enfance.
Les manifestantes dénonçaient le mépris du gouvernement pour leurs conditions de travail. Beaucoup de pancartes illustraient avec humour la situation de ce secteur en grande difficulté : "La couche est pleine", "Les bébés ne sont pas des sardines"... mais aussi des slogans contre la pénurie de personnel, l'épuisement des salariées, contre la baisse de tous les critères de qualité de l'accueil des enfants en crèche.
Ce mouvement fait suite à celui des AESH et les ATSEM dans l'éducation nationale qui font face aux mêmes attaques et subissent précarité et bas salaires.
Dans le public comme dans le privé, c'est tous ensemble qu'il faut lutter !

Toulouse

Explosion d’AZF : non à l’unité… avec les coupables

Brève
21/09/2022

L’explosion de l’usine AZF le 21 septembre 2001 avait fait 31 morts, des milliers de blessés et de sinistrés dans les quartiers populaires de Toulouse. Après 20 ans de procédure et quatre procès, et malgré les mensonges et malversations de la direction de Total (propriétaire de sa filiale AZF), la justice a finalement condamné le dirigeant de l’usine et la société AZF pour leurs manquements en matière de sécurité.

L’association des sinistrés du 21 septembre 2001, créée au lendemain de l’explosion s’est toujours opposée au responsable et coupable, le donneur d’ordre Total. Pendant toutes ces années, avec le soutien de quelques rares salariés de l’usine qui n'ont jamais marché avec leur patron, l’association a organisé sa propre commémoration. Il n’était pas question de s’associer à la cérémonie officielle organisée par les pouvoirs locaux, qui commémoraient la mémoire des victimes de l’explosion aux côtés des coupables.

Cette année, les nouveaux responsables de l’association ont décidé de tourner la page et de rejoindre les hypocrites, aux côtés des coupables et de leur caution locale. Ils ont « enterrer la hache de guerre », comme ils l’ont affirmé à la presse, en tournant le dos à ce qui justifiait l’existence même de cette association. Les dirigeants de Total et leurs soutiens locaux peuvent se réjouir de cette unité de façade, mais cela ne change rien à leur culpabilité dans l’explosion. Cela ne change rien au fait qu’il faudra réellement empêcher de nuire ces trusts irresponsables qui au nom de leurs profits jouent avec la vie de leurs salariés et des riverains avec la complicité des pouvoirs publics.