Quint-Fonsegrives (banlieue toulousaine)

Chantier de la clinique CAPIO : patrons voyous !

Brève
30/05/2018

Cinq travailleurs roumains, embauchés en sous-traitance sur un chantier de Quint-Fonsegrives, ne sont plus payés depuis 2 mois par une obscure société sous-traitante qui les a recrutés. Le syndicat CGT du bâtiment leur est venu en aide et leur verse de l’argent sur une caisse de solidarité pour qu’ils puissent au moins se nourrir.

Le chantier, c’est celui d’une clinique du groupe Capio. Et c’est la société Axima, membre du groupe Engie, qui a obtenu le lot plomberie et chauffage. Mais comme beaucoup d’entreprises du BTP, celle-ci, plutôt que de recruter les travailleurs elle-même, sa délégué cette tâche sur une obscure société sous-traitante, qui n’a ni antenne, ni locaux à Toulouse, mais qui recrute pour plusieurs chantiers partout en France : bref, un de ces négriers marchands de main d’œuvre à bon marché comme il y en a beaucoup.

Ces travailleurs ont travaillé 6 jours sur 7 et 8h par jour, payés 35h, et la plupart ont un contrat de chantier qui n’a rien à voir avec le chantier en cours : une exploitation éhontée qui n’a guère dérangé Axima-Engie. Mais ayant été mise en redressement judiciaire, la société sous-traitante a cessé de les payer depuis deux mois, et ne donne plus signe de vie.

Le syndicat CGT pointe à juste titre la responsabilité d’Axima-Engie dans l’affaire et sa complicité dans les pratiques scandaleuses des patrons-voyous de la sous-traitance. Les salariés demandent à être payés comme il se doit, et de pouvoir vivre de leur travail. Exiger du donneur d’ordre Axima-Engie qu’elle paie leurs salaires et qu’elle les embauche, c’est la moindre des choses.

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