Toulouse Métropole et mairie de Toulouse

Vol de congés et augmentation du temps de travail là aussi

Brève
22/06/2021

A Toulouse Métropole et à la mairie de Toulouse, les 13000 travailleurs sont eux aussi en butte aux mêmes attaques que dans le Muretain.

Là, c'est 9 jours de congés que leurs patrons veulent leur prendre, en les transformant là aussi en RTT à prendre sous conditions, avec une augmentation de l'horaire hebdomadaire de travail, qui passerait à 36h10 au lieu de 35h.

Dans les deux cas, c'est la déclinaison locale de la loi de réforme de la fonction publique, qui a programmé l'augmentation du temps de travail pour ces fonctionnaires territoriaux. Et quelle que soit la couleur politique du président de la communauté, il s'empresse de l'appliquer.

Les travailleurs de Toulouse Métropole et de la mairie de Toulouse ont fait grève jeudi 17 et vendredi 18 juin : ils refusent cette dégradation de leurs conditions de travail, et ils ont raison. C'est bel et bien d'une attaque tous azimuths dont sont victimes les travailleurs, chez les fonctionnaires comme dans le privé : c'est tous ensemble qu'il faut riposter.

 

Muret (Haute Garonne)

Muretain Agglo : Face au vol des congés les travailleurs réagissent

Brève
21/06/2021

La communauté de commune du Muretain, au sud de Toulouse, présidée par le maire socialiste de Muret, a lancé depuis quelques mois une offensive contre l’ensemble des 1900 travailleurs qui la font tourner. Les départs en retraite ne sont plus remplacés et pour cette seule année, 112 postes ne seront pas pourvus. Mais ce qui a surtout mis le feu aux poudres c’est la volonté de supprimer 13 jours de congés. Ils seraient transformés en RTT, mais ces RTT ne seraient acquis que si on n’a pas été malade, et ils seraient compensé par l’augmentation du temps de travail à 39h20 par semaine. Tout cela bien sûr sans augmentation de salaire.

Vendredi 18 juin la grève a été votée et les poubelles commencent à s’amonceler dans plusieurs villes : 98 % des agents chargés de la collecte des ordures sont en grève reconductible avec le soutien actif de nombreux autres secteurs.

Le président de l’agglomération déclare que ces attaques permettraient d'économiser 2 millions d’euros. Mais que sont ces hypothétiques 2 millions face à la dizaine de millions prévue pour « l’aide aux entreprises et à l’immobilier d’entreprise » ? D’autant que, parallèlement, la communauté de communes a voté en mars dernier l’augmentation du tarif des cantines scolaires (de 3 à 13%) ou des centres de loisir (de 3,5 à presque 10%) !

Augmentation des impôts, attaques des travailleurs, cadeaux aux entreprises… Cette politique nous la subissons depuis trop longtemps. Les travailleurs de Muretain agglo ont mille fois raison de la combattre !

Saint Girons (Ariège)

EDF ENEDIS : Une sanction qui ne passe pas

Brève
21/06/2021

Les agents d'ENEDIS ont vu leurs conditions de travail se dégrader, le sous effectif étant chronique. Et EDF veut encore leur imposer une énième réforme, Hercule. La direction n'a de cesse que de vouloir briser les réactions et ne répond que par la répression, les convocations, l’intimidation. Mais le 16 juin, la convocation d'un agent avant sanction a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Les agents se sont mis en grève et ont occupé le site.

Parce qu’ils ne voulaient pas faire les dépannages sur Saint Girons, les agents de Boussens et Saint Gaudens en Haute Garonne, se sont aussi mis en grève vendredi 18 juin : pas question de jouer les jaunes.

La direction joue le pourrissement mais les grévistes sont déterminés à se faire respecter. L'AG des grévistes de lundi va décider de la suite du mouvement.

Occitanie

Choisir son camp en Occitanie comme ailleurs

Brève
18/06/2021

Neuf listes sont présentes pour le 1er tour des régionales dans la région Occitanie. Et sept de ces listes mettent en avant le mot « Occitanie » dans leur sigle : de la sortante PS « Occitanie en commun », au RN « Rassembler l’Occitanie » en passant par « l’Occitanie populaire » de LFI et « l’Occitanie naturellement » de EELV. Tous veulent nous faire croire que nous avons une identité régionale à préserver mais surtout qu’ils changeront notre vie en étant élus à la Région.

Comme si on pouvait oublier que certaines têtes de liste ont un lourd passé politique, à gauche ou à droite, en tant que député, voire secrétaire d’Etat, ils ont déjà mené ou soutenu une politique au service des plus riches.

La seule liste affichant clairement son camp, le fait que ce sont les travailleurs qui font tout tourner dans la société et que c’est à eux de la diriger : c’est « Lutte Ouvrière-Faire entendre le camp des travailleurs » menée par Malena Adrada.

Occitanie

Tambouille politique où comment changer d’étiquette en fonction du vent

Brève
18/06/2021

Les deux têtes de liste régionale du RN dans le sud sont issues de la droite dite républicaine. Il y a T. Mariani, tête de liste RN en PACA, au RPR dès sa fondation, ancien ministre de Sarkozy et ayant enchaîné les mandats électoraux. Le second, JP Garraud, est tête de liste RN en Occitanie, ex député UMP de Gironde de 2002 à 2012. Tous deux sont issus de la Droite Populaire (un courant de l’UMP). Ils sont devenus députés européens RN en 2019.

Si on ne compte plus les transfuges entre ces deux partis de notables, les succès électoraux du RN en attirent d’autres.

Ainsi, la tête de section départementale du RN dans l’Hérault est Frédéric Bort. C’est l’ancien directeur de cabinet de Georges Frêche, figure locale du PS à qui il a même consacré une thèse de science politique, ex candidat PS aux législatives de 2017 à Montpellier. Aux municipales de 2020, il change d’écurie et devient conseiller de campagne de Claude Arnaud, le maire LR de Lunel. Il a su jeter l’éponge avant que son poulain ne soit battu. Et sur sa lancée, aujourd’hui M. Bort se retrouve sur la liste RN.

En bon politicien professionnel, il a une longue expérience du pouvoir local. Il était déjà directeur de cabinet du président du conseil général PS des Pyrénées Orientales en 2003, C. Bourquin. Preuve que dans ce pays de viticulteurs, il faut savoir mettre de l’eau dans son vin pour continuer à être à la mangeoire et servir la soupe aux capitalistes.