Banlieue toulousaine

Débrayages chez Cultura : un salaire pour vivre, pas pour survivre !

Brève
11/12/2022

Dans ses magasins de la banlieue toulousaine (à Balma, Portet-sur-Garonne et Labège), les travailleurs de la société Cultura ont débrayé le samedi 10 décembre de 15h à 17h, comme le samedi précédent, suite à un appel national de la CGT. C’est une première dans le groupe. Les grévistes réclament un salaire d'embauche à 2000 €, de meilleures conditions de travail et une augmentation immédiate des salaires de 10 %, face aux prix qui explosent.

La direction impose une pression permanente pour faire du chiffre et être « poly-compétent ». Avec les fêtes, les salariés doivent travailler jusqu'à 20h30 et sont fortement « incités » à être volontaires pour travailler le dimanche. Le tout pour un salaire d'embauche au niveau du SMIC et qui fait du sur place pendant des années.

Le groupe, dont l'actionnaire principal est un gendre de la famille Mulliez (Auchan, Décathlon, Boulanger, Leroy-Merlin, Norauto, Alinea, ...), ne propose qu'une prime. Les négociations salariales ne sont prévues qu'en février, mais c'est dès maintenant qu'il faut augmenter les salaires et les indexer sur l'inflation.

Montpellier

Grève reconduite à Sanofi.

Brève
09/12/2022

Depuis le 24 novembre le secteur conditionnement et expédition (le PIC : Produit d’Investigation Clinique) est en grève pour obtenir des augmentations de salaire, 10 % pour faire face à l'inflation et l'embauche des précaires.

Une assemblée générale vote la grève tous les jours et les grévistes animent un piquet devant l'entreprise. La grève est minoritaire sur ce site de recherche et développement de 850 travailleurs. Mais les grévistes sont déterminés et se sentent encouragés par le fait que le mouvement concerne d'autres sites du groupe.

Sanofi refuse les augmentations demandées alors que le groupe richissime affiche 4 milliards d'euros de profit pour un seul semestre. Ils ne veulent pas céder pour ne pas encourager les travailleurs d'autres secteurs à réclamer leur dû. Alors tout est bon pour faire lâcher les grévistes menaces, chantage aux colis urgents, au fait que "des patients vont mourir" !!!
Pourtant si la direction veut que les travailleurs arrêtent la grève, il lui suffit d'accorder les augmentations et d'embaucher les précaires !

Centre Financier La Poste de Toulouse

Grève contre les réorganisations

Brève
27/11/2022

Cette journée de grève du jeudi 24 novembre s’inscrivait dans un appel sur tous les centres financiers de La Poste par  CGT et SUD.

Il y a eu 75 grévistes au Centre de Toulouse, sur un effectif total de 320. Et ils étaient 40 devant l'entrée du centre pour manifester leur opposition aux réorganisations qui se succèdent sans temps mort. Aux regroupements de services avec pour conséquence la fermeture de certains (à Toulouse le service des réclamations avec 40 personnes), s'ajoutent les changements d'horaires imposés par la direction. Dans le contexte des hausses des prix et des salaires insuffisants, ces mesures accroissent le mécontentement.

Bien des grévistes sont conscients qu'il faudra faire bien plus pour faire reculer La Poste. Mais ils étaient aussi très contents d'avoir marqué le coup et de s'être retrouvés ensemble pour exprimer leur mécontentement, et ils aimeraient que cette journée ne soit pas sans lendemain.

Montpellier (34)

Sobriété au FJT, ou comment apprendre aux jeunes travailleurs à se serrer la ceinture

Brève
28/10/2022

Dans les foyers de jeunes travailleurs de Montpellier, il est question de sobriété.
Plus question d'avoir deux frigos ou de prendre une douche de plus de 5 minutes.
Les chauffages doivent être baissés. Et comble du ridicule, alors que la plupart des résidents travaillent dans le bâtiment, dans le commerce ou sont apprentis dans l'industrie, on leur demande de prendre les escaliers au lieu de l'ascenseur, pour faire du sport.
La chasse aux gaspis se double de leçons de morale, on met sur le même plan les dépenses  d'énergie d'un foyer collectif et celle de grandes entreprises, comme si les jeunes travailleurs étaient responsables de la flambée des prix au lieu de la spéculation.
Culpabilisation et dressage sont bien les deux mamelles des responsables du logement social.

 

Toulouse

Airbus : trois jours de grève sur la chaîne A320

Brève
24/10/2022

La chaîne de montage de l’A320 est la chaîne réputée la plus pénible à Airbus Toulouse. C’est en utilisant la journée de grève nationale du mardi 18 octobre qu’une trentaine de travailleurs de la chaîne se sont déclarés en grève.

La grève a duré trois jours et a touché une centaine d’ouvriers sur les trois vacations. L’assemblée des grévistes a défini les revendications et a décidé de rédiger un tract qui s’intitulait « les salaries de l’A 320 s’adressent a vous » en reprenant les revendications qui sont communes à tous les ouvriers des chaînes (10% d’augmentation générale, abandon de l’annualisation du temps de travail, retour de l’horaire variable,…). Le tract a été distribué par les grévistes aux différents selfs de l’usine et appelait a une assemblée générale le lendemain, jeudi a 14H, où la quarantaine de grévistes présents a été rejoint par plus de 80 travailleurs d’autres secteurs. Les prises de paroles de ceux de l’A320 exprimaient leur fierté d’avoir relevé la tête. Et même si, vu le nombre, ils n’envisageaient pas de continuer la grève, beaucoup exprimait leur volonté de ne pas en rester là.