CHU de Toulouse

Après les éloges, les tours de vis

Brève
10/10/2020

Avec la reprise de l'épidémie, le CHU de Toulouse est passé "hôpital en tension", ce qui permet de déprogrammer 20 % des hospitalisations, et les Urgences n'accueillent plus que les cas très graves. Comme au printemps, des malades risquent d'être laissés de côté, faute de personnel et de lits.

De plus, un récent rapport de la Cour Régionale des Comptes d'Occitanie préconise de pressurer encore un peu plus le CHU : baisser le nombre de médecins, rationaliser le nombre de lits, optimiser les équipes soignantes, maitriser les charges en personnel...

Contre cette politique, plusieurs syndicats appellent à faire grève et à manifester le 15 octobre. Lutte ouvrière s'associe à cet appel.

A Toulouse, la manifestation partira à 14h de St Cyprien

Toulouse Blagnac

Cornebarrieu : Liberté de circulation et d’installation pour tous !

Brève
05/10/2020

Samedi dernier, une chaîne humaine s’est formée devant le centre de rétention situé en bout des pistes de l'aéroport de Blagnac. Les manifestants dénonçaient les conditions de détention et réclamaient la régularisation des sans-papiers.

Dans ce centre, des familles sont régulièrement enfermées avec parfois de tout jeunes enfants. Leur seul tort, c'est de fuir la misère ou la guerre dont nos dirigeants sont bien souvent responsables. Alors la moindre des choses serait de les accueillir et de leur permettre de vivre dignement où ils le souhaitent.

Toulouse

La fête de Lutte ouvrière interdite à Toulouse

Brève
28/09/2020

Malgré notre volonté et notre détermination à organiser la fête de Lutte ouvrière les 26 et 27 septembre à Toulouse, en tenant bien sûr compte des contraintes sanitaires, celle-ci n’a pas eu lieu cette année. Une décision d’interdiction de la préfecture de la Haute-Garonne est intervenue à la veille de la fête.

Mais dans le même temps, nombre d’entreprises réunissant des milliers de travailleurs ont pu et peuvent continuer de fonctionner, moyennant un engagement purement formel au respect des mesures barrières, contribuant parfois de façon importante à l’extension de l’épidémie. Les enjeux économiques priment et cela ne peut nous étonner. Dans une société où la recherche du profit guide une grande partie des décisions, celles-ci ne peuvent être neutres, même quand il s’agit de sauvegarder la santé de tous.

Nous avons cependant organisé une réunion publique avec Nathalie Arthaud, le dimanche 27, qui a permis à nos camarades et amis de nous retrouver collectivement, malgré tout. Le déroulement de la réunion et le débat qui a suivi ont permis de démontrer que dans cette période de crise et d’attaques contre les travailleurs, l’affirmation des perspectives communistes révolutionnaires et l’activité militante sont indispensables.

Toulouse

Musée Bemberg : L'envers du décor

Brève
22/09/2020

A l'occasion des journées du patrimoine, les 16 salariés (sur 21), gardiens et guides-conférenciers, de la fondation Bemberg se sont mis en grève. Le musée va fermer 14 mois pour travaux, et la direction ne leur propose que le licenciement par rupture conventionnelle ou ... le licenciement économique ! Et c'est le grand flou pour une éventuelle reprise.

D'autres alternatives seraient pourtant possibles pendant la durée des travaux, d'autant que la fondation a quelques moyens : elle a acquis pour plusieurs millions d'euros de tableaux et elle reçoit régulièrement des fonds, largement de quoi couvrir les salaires. Quant au conseil d'administration où siègent la mairie et la DRAC (direction régionale des affaires culturelles) Midi-Pyrénées, ils se défilent.

Tout le week-end, les grévistes se sont adressés aux visiteurs pour dénoncer leur situation, avec un tract et une pétition massivement signée malgré la fermeture du musée. Non aux licenciements !

Toulouse - Aéronautique

Le PDG d’Airbus jette le masque

Brève
16/09/2020

Déjà, lors de sa visite à Toulouse, lorsque la ministre déléguée à l’industrie avait fait mine de recommander « pas de départs contraints », Guillaume FAURY, le PDG d’Airbus avait déclaré qu’il ne pouvait pas s’y engager.

Aujourd’hui, plus de doute. Dans son courrier à l’ensemble des salariés du groupe, il fait remarquer que les volontaires au départ n’étant pas assez nombreux, on ne pourra pas éviter les licenciements « secs. »

En fait, le « plan d’adaptation » qui vise à supprimer 15 000 emplois de par le monde et 5 000 en France (en plus de tous les intérimaires et autres sous-traitants déjà licenciés ou à venir) n’a pas d’autre but que de réduire de façon drastique les effectifs, de rationaliser, d’augmenter la charge individuelle et l’intensité au travail. Le maître mot, c’est augmenter la rentabilité, la compétitivité… pour que les marges et les profits soient au rendez-vous demain, lors de la reprise, et en augmentation !

Même gavés d’argent public, les patrons de l’aéronautique –comme les autres- n’en ont rien à faire du sort des travailleurs. Seuls comptent les intérêts des actionnaires. Pour sauver leur peau, les travailleurs ne peuvent compter que sur leur mobilisation collective.