Villemur-sur-Tarn (31)

MOLEX : les travailleurs passent la vitesse supérieure

Brève
21/04/2009

La fermeture de cette usine de connectique automobile employant 300 salariés, a été annoncée le 23 octobre par les patrons du groupe américain. Les syndicats ont appris incidemment que Molex faisait produire aux États-Unis des doublures de moules et outils faits ici et les envoyait en Europe afin de livrer les clients, et cela depuis ... le 8 octobre 2008, soit avant même la décision de fermeture. Les travailleurs ont décidé lundi 20 avril au soir, de retenir deux directeurs à l'occasion d'une réunion de négociation du plan social, et de se mettre en grève.

Mardi 21 avril, pour protester contre le cynisme de la direction Molex et en solidarité avec les salariés, les 600 salariés de Labinal qui sont sur le même site, ont débrayé massivement.

Les patrons de Molex comptent fermer l'usine d'ici fin juin. Les travailleurs restent convaincus qu'ils ne peuvent compter que sur leur lutte pour empêcher le plan patronal, ou en tout cas, arracher le maximum d'indemnisations (pas moins de 100000€ par personne) si la fermeture est maintenue. Les travailleurs sont d'autant plus déterminés qu'ils considèrent à juste titre qu'ils n'ont rien à perdre.

Colomiers (31)

Sonovision-Itep : non aux licenciements

Brève
16/04/2009

Les salariés de Sonovision-Itep sont en lutte contre plusieurs licenciements que la Direction tente d'opérer sur le site de Colomiers.

Cela fait plusieurs mois que la Direction dit qu'il y a un " sureffectif " de 3 personnes. Après diverses pressions sur une dizaine de salariés et des " propositions " de départ volontaire ou de mutations (à Bordeaux et Vitrolles), elle a convoqué trois travailleurs à un entretien préalable en vue d'un licenciement.

Le personnel réuni en assemblée générale a envoyé une délégation avant le premier entretien du 3 avril pour demander l'annulation de ces licenciements, puis a débrayé à plus de 80 % lors des deuxième et troisième entretiens (10 et 15 avril), en montant à deux reprises dans les bureaux de la Direction pour lui dire son fait et exiger l'annulation de ces licenciements : la première des salariés visés venait de recevoir sa lettre de licenciement, ce qui a mis tout le monde en colère.

La Direction locale a dit dans un premier temps qu'elle n'avait pas le pouvoir de décider, puis dans un deuxième temps qu'elle allait réfléchir aux deux derniers cas, et que le Président de la société allait descendre mardi 21 avril pour en discuter.

Réunis à nouveau, l'ensemble des salariés ont décidé de ne pas s'en tenir là, et de préparer l'accueil du Président mardi prochain par une nouvelle grève. Sonovision-Itep, ils en sont convaincus, a parfaitement les moyens de garder les trois salariés visés (le site de Colomiers a fait 3 millions d'euros de bénéfices en 2008), et ils ont bien l'intention d'obtenir satisfaction.

Bordeaux (33)

FORD : plan de reprise ou sous-traitance des licenciements ?

Brève
07/04/2009

Le comité d'entreprise de Ford vient d'avaliser, avec réserves, le choix de la direction de l'entreprise de donner l'usine FAI à une société dénommée HZ Holding. Selon HZ Holding et selon Ford, les 1600 salariés seraient repris alors que c'était la menace des licenciements qui planait. Mais les réserves des syndicats portent sur la pérennité de cette reprise, pérennité bien douteuse au vu du peu de transparence dans les projets de HZ Holding.

Ce qui semble établi, c'est du travail pour 200 salariés (pour des éoliennes et de la sous-traitance pour des usines de la holding) mais pas grand-chose d'autre une fois que Ford aura cessé ses commandes de boîtes à vitesses en 2011. Les autres projets présentés ont semblé peu crédibles y compris au cabinet d'expertise. Parmi ces projets, il y a celui, pour 600 salariés, de la boîte à vitesse que Ford veut justement arrêter de produire !

Au total, HZ Holding fait une opération juteuse : elle touchera des subventions des collectivités locales et de Ford, et récupère une usine clé en main pour ses activités propres. Et le trust Ford doit être tout autant satisfait puisqu'il se sépare des 1600 salariés à bon compte, en évitant les remous, laissant à la charge de HZ Holding de réduire les effectifs ultérieurement en fonction de ses plans et de ses objectifs industriels.

Grâce au rapport de forces qu'ils ont su instaurer ces derniers mois, les salariés auront gagné un répit d'un ou deux ans. Un rapport de forces qui pourra et devra servir encore !

Toulouse (31)

Les salariés de Continental solidaires de ceux de Clairoix

Brève
27/03/2009

Près de 300 salariés de l'usine CONTINENTAL Toulouse sont sortis jeudi 26 mai de leur usine, à l'appel de la CGT et de la CFDT, pour donner une conférence de presse affirmant leur solidarité avec leurs camarades de l'usine de CLAIROIX, près de Compiègne, face à la fermeture de leur usine par le groupe, après les fermetures de Rambouillet et d'Asnières.

A Toulouse, la direction a licencié des sous-traitants, elle a imposé du chômage partiel et elle veut supprimer entre 200 et 240 emplois par départs prétendument " volontaires ". Le groupe CONTINENTAL a décidé, comme bien d'autres groupes industriels et financiers, de faire payer la crise à ses salariés pour maintenir ses profits.

Les salariés de CONTINENTAL réunis devant la porte ont voté à l'unanimité une motion de solidarité qui terminait comme suit :

" (...) Nos camarades de CLAIROIX et nous-mêmes avons les mêmes patrons, nous sommes en butte à la même volonté de faire payer la crise, nous avons les mêmes intérêts face à eux. Nous refusons que nos vies soient sacrifiées sur l'autel des profits.

C'est pourquoi ne pouvons qu'être solidaires de nos camarades de CLAIROIX, comme nous ne pouvons qu'être solidaires des travailleurs de MOLEX dont le groupe veut lui aussi fermer l'usine de Villemur, ou des travailleurs de FREESCALE, dont la direction vient de faire un plan de 170 suppressions d'emplois, et qui veut se débarrasser du secteur téléphonie, qui représente 250 emplois d'ingénieurs à Toulouse.

Les uns comme les autres, nous ne pourrons compter que sur nos mobilisations pour résister à la voracité de ceux qui n'hésitent pas à fermer des usines qui font des bénéfices, si cela leur permet de gagner encore plus d'argent, au mépris de nos vies "