Toulouse

Solidarité avec les jeunes migrants !

Brève
14/05/2021

Mercredi 12 mai, plusieurs dizaines de jeunes migrants mineurs, accompagnés par les militantes de l'association AutonoMIE et leurs soutiens se sont rassemblés devant le Conseil Départemental de la Haute-Garonne dirigé par le parti socialiste. Ils exigent à juste titre de celui-ci qu’il arrête de les mettre à la rue en contestant leur minorité, pourtant attestée par leurs actes de naissance, et qu’il assume sa mission de protection à leur égard.

Fuyant la misère, ces jeunes mineurs isolés étrangers se heurtent dès leur arrivée en France au cynisme de L’État français qui les traque aux frontières puis se décharge sur les collectivités territoriales. Celles-ci, à leur tour, cherchent à les maintenir ou les renvoyer dans la clandestinité. A une délégation qu’il a reçue, le Conseil départemental a dit « qu’il allait réfléchir ». Une attitude qui n’a rien à envier à celle de L’État qui cherche à diviser les classes populaires, en reprenant à son compte les idées xénophobes et réactionnaires.

Liberté d'installation et de circulation pour toutes et tous !

Toulouse

Théâtre de la Cité : les précaires évacués par la police

Brève
12/05/2021

Le Théâtre de la Cité (TdC), comme d’autres théâtres en France, est occupé par des intermittents et précaires depuis deux mois. Tout en affirmant hypocritement sa solidarité avec l’occupation, la direction du TdC a toujours ignoré les revendications des précaires. Elle a même décidé en douce le 8 avril (il y a un mois) d’invoquer un « trouble à l’ordre public » basé sur des mensonges éhontés, pour demander leur évacuation par la police, tout en niant dans la presse qu'une telle évacuation était prévue.

Ayant obtenu satisfaction pour la réouverture des lieux culturels le 19 mai, la direction du TdC a jeté le masque en obéissant sans aucun doute aux ordres du ministère, pour demander l’évacuation policière qui a eu lieu ce mercredi 12 mai.

Dans un communiqué les occupants évacués dénoncent à juste titre « l’hypocrisie, la lâcheté, la malhonnêteté de cette direction » et affirment qu’ils « comptent poursuivre la lutte à tout prix contre la réforme de l'assurance chômage, pour des droits sociaux pour toutes et tous ». Lutte Ouvrière s’associe à leur protestation.

Nîmes (Gard)

Des pompiers pas dupes

Brève
12/05/2021

Lundi 3 mai, 200 pompiers professionnels du Gard se sont retrouvés devant le siège du SDIS (Service Départemental d’Incendie et de Secours) à Nîmes. Par ce rassemblement bruyant et animé, ils ont voulu rappeler au Directeur Départemental ses engagements sur de futures embauches, car la charge de travail ne cesse de s'accroître. Comme tous les travailleurs, ils tiennent également à avoir des conditions de travail acceptables, alors que celles-ci sont remises en cause. Ils dénoncent également le fait qu’ils ne bénéficient pas de la prime covid.

Les budgets des pompiers, professionnels ou volontaires, diminuent parce qu'ils subissent les conséquences des mêmes politiques d'économie imposées par le gouvernement dans les autres services publics utiles à la collectivité. Ils ont raison de se défendre.

Alès (Gard)

Non à la fermeture des "Camélias"

Brève
11/05/2021

La direction de l'hôpital d'Alès a décidé de fermer la maison de retraite des Camélias, en centre ville, au premier septembre. Le prétexte invoqué : trop de travaux à réaliser pour la mettre aux normes. Mais cela fait 15 ans que la menace pèse sur cet EHPAD et pour les mêmes raisons. 15 ans, ça laisse pourtant du temps pour faire les travaux !

Cette petite structure de 27 lits accueille des résidents relativement valides physiquement mais souvent fragiles psychologiquement qui ont besoin d'un cadre rassurant. C'en serait donc fini pour eux, de ce lieu accueillant et chaleureux où ils connaissent et apprécient le personnel, où ils ont leurs repères, proches des activités du centre ville (commerces, animations...). Ils seraient alors tous transférés à l'EHPAD des Cigales, dans une commune limitrophe, à Saint Christol les Alès.

Quant aux employés de ce service, alors qu'ils connaissent le travail et les résidents, rien n'est prévu pour leur avenir.

Pour les responsables de la santé publique, la rentabilité et les économies restent les seuls critères. Vivement que l'on se débarrasse de ce système économique injuste et inhumain, et que les besoins de la population soient enfin la seule priorité.

Montpellier

Les lycéens mobilisés

Brève
11/05/2021

A Montpellier, depuis la reprise des cours en présentiel, des lycéens se mobilisent, du lycée « Jean Monnet » au lycée « Jules Guesde », notamment en bloquant leur établissement.

Les lycéens dénoncent le maintien des épreuves du bac, pour lesquelles ils n’ont pas été assez préparés en particulier l’épreuve de grand oral, maintenue alors que personne ne semble savoir de quoi il s’agit. Les élèves protestent aussi contre « parcoursup » et un renforcement des inégalités entre lycées privés et publics. Des lycées privés catholiques comme Notre Dame de la Merci ou le lycée Nevers bénéficient de plus de moyens avec des études surveillées, de beaux locaux permettant la distanciation nécessaire face au virus. Alors que les professeurs du privé sont payés par l’état, les élèves du privé bénéficient de meilleures conditions.

Ainsi, à « Jules Guesde », la solution trouvée par le proviseur pour faire baisser les effectifs, c’est l’exclusion dès qu’il surprend un élève au masque baissé : deux jours d’exclusion au minimum et 200 élèves exclus pour cette raison.

Lundi 10 mai, à « Jules Guesde » après deux jours de mobilisation consécutifs, le proviseur a appelé la police pour démanteler un début de blocage. Il a pourchassé un élève pour le prendre en photo et a ensuite montré la photo à ses amis policiers. Mardi, le lendemain, deux camions de police étaient présents devant le lycée en prévision d'une nouvelle mobilisation. La mobilisation se poursuit quand même et se renforce même de jour en jour avec un soutien plus important des professeurs.

Il n’y a pas de raison qu’en plus de voir notre liberté de mouvement réduite par les fermetures et autres confinements, on nous impose des épreuves gadget pour que le ministre Blanquer puisse dire que le bac a bien eu lieu !