Brugnens (32)

Non à la casse de l'emploi à Matines

Brève
03/06/2022

La direction de Matines veut fermer en octobre l'usine de conditionnement d'oeufs de Brugnens ainsi qu'une autre usine dans le Morbihan. Pour la direction, cette activité n'est pas assez rentable. Il n'y aurait qu'à la croire sans voir les comptes véritables de Matines et du groupe Avril auquel cette usine est rattachée. Maintenant la direction remercie les efforts du personnel, s'engage à oeuvrer aux reclassements, et là il faudrait avoir confiance ?

Aucun des 114 travailleurs menacés ne doit perdre son emploi, ni voir son revenu baisser ! Les oeufs seront toujours nécessaires, il faudra toujours les conditionner. Alors il faut répartir le travail entre tous sans diminution de salaire !

 

Continental-Toulouse

Les grévistes font reculer la direction

Brève
31/05/2022

A Continental au Mirail, les équipes de fabrication, en grève depuis jeudi 19 mai après-midi, ont décidé en assemblée des grévistes de cesser leur mouvement ce lundi 30 à 22h.

Ils ont obtenu un talon (augmentation plancher) de 90 euros pour les salaires inférieurs à 1900 euros, et 80 euros au-dessus, avec l’intégration d’une partie de l’intéressement au salaire (80 euros).

La solidarité entre équipes a payé, et pour la première fois, la grève a duré plus d’une semaine sans interruption.

Les grévistes sont contents d’avoir fait reculer la direction, mais ne s’en tiennent pas quittes pour autant : ils savent que l’inflation va grignoter ce qu’ils ont gagné, et sont prêts à remettre ça.

 

Hérault

L'hôpital malade du capitalisme

Brève
25/05/2022

          Partout dans l’Hérault, les services hospitaliers sont débordés, à Sète, on parle de fermer les urgences plusieurs nuits par semaine, faute de personnel. À la polyclinique Sainte Thérèse de Sète, 80% du personnel était en grève le 10 mai dernier. Le 17 mai, c’est une cinquantaine de travailleurs des Urgences de l’hôpital de Béziers qui étaient en grève pour réclamer une augmentation des effectifs et protester contre la dégradation des conditions de travail. Ce sont déjà des heures d’attente pour les patients et avec l’approche des congés d’été, cela ne peut que s’aggraver. La nuit, comme il n’y a pas de brancardier ni d’agent d’entretien (ASH), ce sont des aides-soignants qui doivent brancarder et effectuer le ménage en plus de la prise en charge des patients.

          Pour les grévistes, il faut embaucher d’urgence deux infirmiers, deux aides-soignants et un brancardier alors la proposition de la direction d’un demi-poste d’infirmier est loin du compte.

          Au CHU de Montpellier, les syndicats estiment qu’il va manquer cet été, 300 postes d’infirmiers et 170 postes d’aides-soignants et 20% des lits sont d’ores et déjà concernés par une fermeture. Une journée de mobilisation est prévue le 7 juin au départ du CHU.

          Partout, le personnel hospitalier fait face aux mêmes problèmes et partout les directions ont les mêmes méthodes, imposer des heures et des tâches en plus au personnel déjà débordé. Toutes les promesses du « quoi qu’il en coûte », ou du Ségur de la santé ne sont que du vent, face à l’urgence c’est bien l’exemple des grévistes de Béziers ou de Sète qu’il faut généraliser.

Continental-Toulouse

La fabrication en grève pour les salaires

Brève
23/05/2022

A Continental au Mirail, après avoir débrayé à plusieurs reprises contre les propositions dérisoires de la direction en matière d’augmentations, les équipes de fabrication ont déclenché la grève depuis jeudi 19 mai après-midi.

Le relais s’est passé d’équipe en équipe, jusqu’au week-end compris. La production est arrêtée, rien ne sort.

Ils refusent l’aumône des 2, puis 2,5 % que veut leur donner la direction, qui les enfume en préten-dant les augmenter… avec leur propre argent en intégrant une partie des primes dans son calcul.

Avec une inflation qui galope, ils ne veulent pas être les dindons de la farce et réclament de vraies augmentations : 200 euros pour tous

Ils ont raison d’employer le seul langage que comprennent les patrons : celui de la grève.

Toulouse

CHU : téléphérique inauguré, manifestation interdite !

Brève
19/05/2022

Vendredi 13 mai, à l'occasion de l'inauguration du téléphérique à l'hôpital Rangueil, des militants de la CGT et de Sud ont voulu distribuer des tracts et prendre la parole pour dénoncer la privatisation de la crèche du personnel et les parkings payants pour les visiteurs.

Cela n'a pas été du goût des personnalités présentes, la présidente de région, le préfet, le maire et les directions de Tisséo et du CHU. Ils ont envoyé des agents de Tisséo jouer les gros bras pour empêcher les manifestants de s'approcher et de prendre la parole en leur arrachant la sono. Un comble, c'est un des manifestants agressés qui a été mis en garde à vue le mercredi 18 mai. Un rassemblement de soutien a eu lieu devant le commissariat central, et le camarade a été libéré.

Les manifestants ont eu bien raison de mettre les pieds dans les petits fours des fauteurs d'austérité.