Montpellier

Les lycéens mobilisés

Brève
11/05/2021

A Montpellier, depuis la reprise des cours en présentiel, des lycéens se mobilisent, du lycée « Jean Monnet » au lycée « Jules Guesde », notamment en bloquant leur établissement.

Les lycéens dénoncent le maintien des épreuves du bac, pour lesquelles ils n’ont pas été assez préparés en particulier l’épreuve de grand oral, maintenue alors que personne ne semble savoir de quoi il s’agit. Les élèves protestent aussi contre « parcoursup » et un renforcement des inégalités entre lycées privés et publics. Des lycées privés catholiques comme Notre Dame de la Merci ou le lycée Nevers bénéficient de plus de moyens avec des études surveillées, de beaux locaux permettant la distanciation nécessaire face au virus. Alors que les professeurs du privé sont payés par l’état, les élèves du privé bénéficient de meilleures conditions.

Ainsi, à « Jules Guesde », la solution trouvée par le proviseur pour faire baisser les effectifs, c’est l’exclusion dès qu’il surprend un élève au masque baissé : deux jours d’exclusion au minimum et 200 élèves exclus pour cette raison.

Lundi 10 mai, à « Jules Guesde » après deux jours de mobilisation consécutifs, le proviseur a appelé la police pour démanteler un début de blocage. Il a pourchassé un élève pour le prendre en photo et a ensuite montré la photo à ses amis policiers. Mardi, le lendemain, deux camions de police étaient présents devant le lycée en prévision d'une nouvelle mobilisation. La mobilisation se poursuit quand même et se renforce même de jour en jour avec un soutien plus important des professeurs.

Il n’y a pas de raison qu’en plus de voir notre liberté de mouvement réduite par les fermetures et autres confinements, on nous impose des épreuves gadget pour que le ministre Blanquer puisse dire que le bac a bien eu lieu !

Alès (Gard)

Menace de fermeture de lits à la maternité

Brève
29/04/2021

Pendant l'épidémie la programmation des fermetures de lits continue. A l'hôpital d'Alès, ce serait la maternité qui perdrait 10 des 30 lits actuels. Le comble c'est que c'est la baisse de la natalité due à l'épidémie qui sert de prétexte à ces suppressions de lits et de personnel : 6 sages-femmes et combien d'AS et d'AP (aide de puéricultrice) ? Après la pandémie s'il y a un rebond des naissances ces lits vont manquer. Combien de naissance devront se faire sur Nîmes ?

Décidément, si nous laissons faire, le monde d'après, promis il y a un an, risque fort de ressembler à celui d'aujourd'hui... en pire.

Toulouse

Une société inhumaine

Brève
26/04/2021

Mardi 20 avril, à la demande du CHU et de la mairie, le tribunal administratif de Toulouse a approuvé l'expulsion du pavillon qui héberge des familles, le DAL et la fondation Abbé Pierre sur le site de La Grave.

Le pavillon sera démoli pour laisser la place à des espaces verts. Quant aux sans-abris, ils sont priés d’aller planter leurs tentes ailleurs.

Colomiers (région toulousaine)

AAA : la direction coupable de ne pas respecter la santé psychique et mentale des salariés

Brève
18/04/2021

C’est le 13 avril que le tribunal administratif de Paris a invalidé le plan de suppressions d’emplois concocté par la société AAA, sous-traitant aéronautique. A Colomiers, une centaine de travailleurs ont été licenciés. AAA a 2 mois pour faire un recours. Sinon les salariés pourront demander à être ré-embauchés ou ils pourront saisir le tribunal des Prud’hommes pour bénéficier d’indemnités plus importantes.

Les risques psychosociaux, ce sont le choc, les drames personnels, familiaux… qu’entraîne un plan de licenciements pour les travailleurs licenciés et ce sont toutes les surcharges de travail pour ceux qui restent. Pour des millions de travailleurs, voilà ce qu’est la violence de cette société capitaliste.

Alors, cette décision juridique -toute fragile qu’elle soit- doit encourager l’ensemble du monde du travail à résister, à s’organiser pour défendre coûte que coûte sa peau.

Sète (Hérault)

L'hôpital à bout de souffle !

Brève
18/04/2021

À l'hôpital de Sète, il ne reste plus que 6 lits de libres en Médecine. Actuellement, il y a 49 patients Covid 19 dont 12 en soins critiques. Le personnel soignant est au bord de l'asphyxie.

Depuis des années, l'hôpital de Sète est au pain sec et à l'eau, comme tous les services hospitaliers du pays : suppressions de lits, départs en retraite non remplacés, pas d'embauche ou alors en CDD...

Le personnel de l'hôpital ne croit plus aux promesses de ce gouvernement surtout depuis le Ségur de la Santé. L'idée qu'il faudra de nouveau montrer notre colère, comme l'été dernier, fait son chemin, le seul qui pourra nous faire craindre.