Colomiers (banlieue toulousaine)

Diehl aviation : les travailleurs relèvent la tête

Brève
15/04/2021

Sous-traitant de Airbus, Diehl Aviation Colomiers assure le service après-vente des équipements-avion fabriqués en Allemagne : habillage cabine, toilettes, coffres à bagages notamment. La suppression de 1 500 postes avait été annoncé l’an dernier par le groupe en Allemagne. A Colomiers, ce sont 53 travailleurs qui étaient menacés sur 108, alors que les CDD et les intérimaires ont déjà été jetés à la rue.

Mercredi 14 avril, après 2 jours de grève totale, les 108 travailleurs ont repris le travail. La Direction a quelque peu reculé : 76 emplois devraient être conservés.

Comme dans le reste de l’aéronautique, pour sauver leur peau de la rapacité patronale, les travailleurs devront tous ensemble imposer la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire.

CHU de Toulouse

Soignants en colère

Brève
31/03/2021

Mardi 30 mars, des soignants de Pédiatrie, de Gériatrie et de la crèche ont manifesté à l'Hôtel-Dieu devant les bureaux de la direction. Toute l'année ils subissent heures supplémentaires, repos imposés, mutualisations et pressions de l'encadrement, pour pallier le manque de personnel, alors que de nombreuses collègues sont maintenues dans la précarité. En Hémato-oncologie pédiatrique, l'impossibilité de poser ses congés aux dates choisies a été la goutte d'eau de trop et l'équipe s'est mise en grève le 25 mars.

La direction refusant de les recevoir, les grévistes sont allé manifester sur le Pont-Neuf, décidés à remettre ça plus nombreux et contents de s'être fait entendre.

Toulouse

La justice « entrave la circulation » des personnes handicapées

Brève
29/03/2021

Mardi 23 mars, s’est déroulé le procès de seize militants, atteints de handicaps, accusés… d'entrave à la circulation lors de manifestations. Mais le déroulement du procès a démontré la justesse de leurs revendications : tribunal inaccessible, salle trop petite pour accueillir des personnes en fauteuil roulant, pas d'interprète pour un militant ayant des problèmes d'élocution, pas de braille pour une malvoyante, douze heures de procès alors que plusieurs ont besoin de soins réguliers. Et le pompon : à la fin des audiences à 22h, aucune possibilité de transport adapté pour rentrer chez eux.

Ce sont les accusateurs qui auraient dû être sur le banc des accusés !

Toulouse

Chronodrive : une menace de licenciement qui ne passe pas !

Brève
29/03/2021

Depuis le 6 mars, Rozenn, une étudiante employée chez Chronodrive à Basso Cambo, filiale du groupe Auchan, est mise à pied et menacée de licenciement pour faute grave : « abus de la liberté d’expression ».

En fait, elle avait dénoncé dans un tweet que le drive forçait les salariés à jeter les aliments dont l’emballage est abîmé, alors qu’il se vante d’être écologique. Mais, surtout, syndiquée CGT, elle militait contre les conditions de travail déplorables et défendait ses collègues victimes de violences sexistes.

Samedi 27 mars, près de 150 personnes (dont 20 grévistes du drive) ont tenu à dénoncer, à ses côtés, la Direction d’Auchan.

Toulouse

L’extrême-droite : un danger mortel pour les travailleurs

Brève
27/03/2021

Huit membres du mouvement d'extrême droite Action française ont tenté jeudi 25 mars de perturber une réunion du Conseil Régional d’Occitanie. Ils arboraient une banderole dénonçant les « islamo-gauchistes ». Ces opérations musclées d’extrême-droite se multiplient en France. Comme les nervis du groupe Génération Identitaire, qui lui, cible les migrants, ces démagogues surfent sur les idées les plus réactionnaires qu’alimentent les prises de positions des ministres de Macron et des politiciens de droite.

Cette extrême-droite xénophobe se limite aujourd'hui à des actions médiatiques, parfois passablement ridicules comme celle du 25 mars. Mais la société capitaliste est dans un tel état de pourrissement, amplifié par la crise sanitaire, que demain ces groupuscules pourraient représenter un véritable danger pour les travailleurs. Car ces partisans de l’ordre capitaliste n’hésiteront pas à s’en prendre, non seulement aux assemblées de gauche ou aux immigrés qui fuient la guerre ou la misère, mais aussi aux bourses du travail, aux piquets de grève, à tous ceux qui ne veulent pas baisser la tête et finalement à tous les travailleurs, si la situation de crise persiste.

Les bonnes âmes "démocratiques" ou "républicaines" et les politiciens qui tous portent une lourde responsabilité dans l'aggravation de la situation, ne peuvent pas constituer un rempart contre ces agissements. L'alternative à l’évolution réactionnaire de cette société se trouve dans l'organisation du monde du travail pour la défense de ses intérêts.