Launaguet (banlieue toulousaine)

Mécachrome : En lutte pour les salaires

Brève
15/05/2022

Après 2 journées de mobilisation, les 26 et 29 avril, 85 % des ouvriers de production ont fait grève et se sont rassemblés devant l’usine, mardi 10 mai, à l’appel de la CGT.

À l’occasion des NAO, la direction leur proposait entre 2,5 % et 3,2 % d’augmentation. Pour eux, c’est ridiculement insuffisant. Ils revendiquent 7 % d’augmentation pour tous, avec un talon à 200€. « C’est le strict minimum pour ne pas perdre de l’argent en travaillant », disent-ils.

Mercredi et jeudi, les débrayages ont continué. Jeudi, une délégation d’ouvriers est allée au rond-point La Crabe à Airbus, le principal donneur d’ordre, pour montrer à tous qu’ils tiennent bon. Ils ont rejoint des travailleurs de Capgémini aussi en lutte pour les salaires.

En assemblée générale, les grévistes ont voté la reconduction du mouvement. D’ores et déjà, un nouveau rassemblement aura lieu mardi prochain : la lutte continue !

Alès (Gard)

Ça déborde de partout à l'hôpital

Brève
13/05/2022

Aux Urgences, les malades sont alignés dans les couloirs et peuvent déborder jusque dans celui qui mène à l'imagerie médicale car les lits d'"aval" sont insuffisants. Alors c'est la galère pour leur trouver une place dans un service adapté. Comme pour cette grand-mère qui s'est retrouvée en maternité.

La pénurie est telle, surtout le week-end, que l'on rajoute des lits dits "surnuméraires" dans des chambres prévues pour être individuelles, au grand désarroi des patients qui se retrouvent à 50 cm du voisin. Bonjour la promiscuité et les conditions de travail pour les soignants !

Face à une telle situation on a toutes les raisons de continuer à se mobiliser.

 

Toulouse

Cari Oref : répression anti-syndicale

Brève
28/04/2022

Une militante CGT, déléguée du personnel, membre du bureau de l’UD et secrétaire de l’UL Toulouse Sud est licenciée de l’association Cari Oref, association financée principalement par le Conseil régional d’Occitanie.

Cette militante est licenciée après avoir émis des alertes pour des comportements sexistes et racistes envers plusieurs salariés dont elle-même. En réalité on lui reproche simplement son travail syndical trop hostile à la politique de la nouvelle direction, en matière de salaire et de comportement envers les salariés. Pour le directeur de l’association en la licenciant, il s’agit de faire taire toute contestation : « silence dans les rangs ! ». Quant à la présidente socialiste du Conseil régional, qui s’est abstenu, elle s’en lave les mains.

Une preuve de plus que les comportements patronaux anti-ouvriers et anti-syndicaux peuvent exister quand de prétendus « socialistes » sont aux manettes. C’est notamment ce qu’ont affirmé les participants au rassemblement de protestation du 21 avril.

Sète (Hérault)

Escale ou esclaves à Sète ?

Brève
16/04/2022

A l’occasion de la biennale nautique du 12 au 18 avril, la ville accueille 120 navires et attend entre 300 000 et 350 000 visiteurs dans cette ville de 42 000 habitants. Le groupe Nicollin, 3ème groupe français derrière Veolia et Suez dans le traitement des déchets et du nettoyage, après avoir raflé le marché de la propreté sétoise et les agents municipaux qui vont avec, profite de main d’œuvre gratuite mise à disposition par Pôle Emploi.

Le contrat engagement jeunes (CEJ) pour les moins de 26 ans, censé favoriser leur immersion professionnelle à coup d’atelier et de forum, envoie douze jeunes faire un stage de nettoyage chez Nicollin pendant la semaine d’Escale à Sète. La famille Nicollin, classée dans les 300 premières fortunes de France, essentiellement grâce aux marchés des collectivités publiques, promet un poste à l’issue de la semaine. Douze jeunes mis en concurrence et travaillant gratuitement pour un groupe millionnaire, ce n’est pas de l’insertion par l’activité économique mais du profit par l’exploitation.

Alès (Gard)

Les personnels des urgences mobilisent l'hôpital

Brève
16/04/2022

À l'hôpital d'Alès, c'est à 150 que le personnel, rejoint par des usagers, s'est rassemblé pour la deuxième fois en deux semaines, à l'appel de la Cgt.

La goutte qui a fait déborder le vase, ce sont les 30h de garde à vue, sur dénonciation infondée de la direction, d'une infirmière et d'une aide soignante de nuit, après qu'une porte a été forcée à la maison médicale, proche des Urgences au mois d'octobre.

Injustement accusées, elles ont été vues sur les caméras de vidéo-surveillance et ont badgé... mais c'était pour aller récupérer une auto-laveuse !

En réaction, les collègues avaient envahi le CTE (comité technique d'établissement) pour protester contre la direction qui fait des travailleurs des délinquants et n'hésite pas à demander l'aide de la police.

Mais les rassemblements de ces derniers jours ont aussi servi à dénoncer les restrictions de personnel et de moyens.

La direction tente de mettre au pas les travailleurs de l'hôpital pour leur faire accepter des conditions de plus en plus dégradées. Alors la bonne réponse est de ne pas relâcher la mobilisation afin d'obtenir l'arrêt du flicage, vidéo notamment, plus de moyens, plus de lits et des postes supplémentaires.