Alès (Gard)

Quatrième semaine de grève des pompiers

Brève
09/02/2022

Depuis le mardi 18 janvier, la totalité des 80 pompiers professionnels du centre de secours principal d’Alès sont en grève pour des embauches pour mettre fin au sous-effectif qui les empêche d'assurer correctement leurs missions.

En 2005, ils devaient répondre à 6000 interventions, aujourd'hui, avec le même effectif, ils en sont à près de 9000. Avec la crise sanitaire, les absences se sont multipliées et ne sont pas remplacées. La situation s'est donc aggravée. Ces travailleurs demandent la création de 30 postes.

Comme ils sont réquisitionnés pour assurer les secours, ils ont déplacé « la caserne » en centre-ville d'Alès afin que leur mouvement et leur colère soient bien visibles. Ils s'installent tous les jours sur le parvis du théâtre avec les véhicules nécessaires aux interventions sur lesquels les pompiers ont peint « en grève ». Ils discutent avec les passants, distribuent des tracts.

Décidés à travailler dans des conditions de travail décentes, ils sont déterminés à ne pas lâcher leur bras de fer.

Alès (Gard)

Clinique Bonnefon : Toujours en grève pour des embauches

Brève
07/02/2022

Depuis le 26 janvier, les salariés de la clinique Bonnefon sont en grève pour obtenir des embauches, des augmentations de salaires. Ils demandent également la levée des sanctions contre quatre employés qui se sont opposés ouvertement aux choix de la direction qui demande toujours plus d’efforts de la part des travailleurs, en réorganisant les plannings, modifiant les congés etc... (Voir brève du 28 janvier).

Depuis deux semaines, plusieurs dizaines d'employés se relayent pour tenir le piquet de grève. Une pétition circule. Les soutiens se manifestent largement y compris de la part de médecins de l'établissement qui ont, eux aussi, cherché à interpeler la direction. Mais pour le moment celle-ci ne veut toujours pas recevoir les grévistes et cherche à intimider l'ensemble des salariés. Des soignants réquisitionnés, qui affirmait leur soutien au mouvement, se sont ainsi vu arracher le badge par un responsable RH. Cela a profondément choqué et a renforcé la colère. C'est pourquoi le mouvement continue et doit se renforcer. Pour cela, les grévistes ont distribué des milliers de tracts dans toute la ville, appelant à un grand rassemblement prévu devant la clinique ce jeudi 10 février à 18h.

Vive la lutte de ces travailleurs.

Toulouse

En classe le jour, dans la rue la nuit ?

Brève
05/02/2022

Une centaine de jeunes mineurs étrangers isolés risquent de se retrouver à la rue, suite à la fermeture de leur centre d'hébergement à Toulouse Lardenne. Malgré des conditions très précaires, ce logement collectif permettait tout de même un suivi médical et scolaire.

La mairie (LR) a décidé de récupérer ses locaux dès le 7 février, sans même attendre la fin de la trêve hivernale. Quant au Conseil Départemental (PS), légalement en charge des mineurs isolés, il refuse de s'en occuper, estimant que ces jeunes seraient majeurs.

Vendredi 4 février, près de 400 personnes, jeunes mineurs, associations et de nombreux enseignants du lycée Urbain Vitry où ils sont scolarisés, se sont rassemblées devant la mairie pour réclamer un hébergement digne pour tous ces jeunes.

Un toit, c'est un droit !

Saint Girons – Ariège

Lycée professionnel Berges : la mobilisation a payé

Brève
04/02/2022

Le rectorat a annoncé le "gel", c'est à dire la fermeture, de la section gros œuvre au lycée professionnel Berges, pourtant labellisé lycée du bâtiment. D'autres gels de sections sont annoncés au lycée professionnel d'Aubin dans l'Aveyron et au lycée Paul-Mathou de Gourdon Polignan. Au lycée professionnel d’Auch, la section maçon est menacée.

A Saint Girons, le mardi 1er février, un rassemblement a regroupé une centaine de personnes, professeurs, élus, soutiens, pour demander le maintien de cette section. Il y a un peu moins de 100 élèves au lycée Bergès et c'est justement parce que c'est un petit établissement de proximité que les élèves augmentent leur chance de réussir leur formation. S'ils devaient aller à Toulouse, beaucoup décrocheraient.

Ce rassemblement a porté ses fruits, le jeudi 3 février, la réponse est tombée, la section gros œuvre ne sera pas gelée. Après ce recul, il faut rester vigilant car le gouvernement aurait la fermeture du lycée Berges toujours en ligne de mire... mais pour la population, il n'en est pas question !

Toulouse

Hôpital Marchant : une politique irresponsable

Brève
03/02/2022

Après la fugue de trois patients dangereux de l'hôpital Marchant, et un autre de Purpan, l'Agence Régionale de Santé a lancé une inspection. Mais c'est elle qui supprime des lits, fait obligation de raccourcir les temps d'hospitalisation et de faire sortir les patients au plus vite.

L'hôpital doit d'abord être un lieu de soin et non d'enfermement, tout en assurant la sécurité de tous, mais pour cela la psychiatrie ne doit plus être le parent pauvre d'une Santé déjà bien mal en point.