Fabas (Ariège)

GRÈVE À L’EHPAD

Brève
10/02/2021

Les salariés de l’EHPAD de Fabas sont en mouvement depuis 15 jours. Ils réclament une augmentation de salaire et une prime pour tout le personnel, de meilleures conditions de travail et en particulier des remplacements en cas d’absence. Ils en ont plus qu’assez de boucher les trous et d’avoir des changements de planning incessants.

En tête de la manifestation syndicale du 4 février à Pamiers, ils ont manifesté ce mardi 9 à Saint Girons.

Médicharme, propriétaire de l’EHPAD, est un groupe né en 2015 du regroupement d’investisseurs privés et d’un fond d’investissement qui a pour but le rachat d’EHPAD : l’objectif revendiqué c’est d’obtenir un bénéfice de 15 % !

Face à ce mouvement, la direction de l’EPHAD mène sa petite guerre. Contre la grève, elle fait venir à Fabas, des salariés d’autres EHPAD appartenant au même groupe (venant du Fossat et de Saint Martory). Parallèlement des sanctions sont tombées : trois mises à pied, celle d’une déléguée CGT et de deux autres personnes dont l’infirmier coordinateur.

Cela n’a fait que souder les travailleurs dont une partie reste en grève totale.

Les EHPAD sont des affaires juteuses pour les investisseurs, au mépris des résidents et des personnels. Mais ceux de Fabas ont dit « stop ».

Toulouse

CHU Purpan : Ras le bloc !

Brève
25/01/2021

Les hospitaliers des blocs pédiatrique et orthopédique ont débrayé lundi 25 janvier pour dénoncer leurs conditions de travail. Les départs, qui représentent un tiers de l'effectif n'ont pas été remplacés, les heures supplémentaires s'enchainent et les plannings changent sans arrêt.

Après une manifestation avec blocage du tram, les grévistes ont décidé de se retrouver lundi prochain devant le siège de la direction à l'Hôtel-Dieu, avec les collègues de tous les blocs du CHU, qui ont les mêmes problèmes.

En pleine pandémie, alors qu'il distribue des milliards au grand patronat, le gouvernement prévoit encore 900 millions d'euros d'économies sur le budget des hôpitaux en 2021 !

Toulouse

Les gestes barrières du gouvernement contre les soignants

Brève
21/01/2021

Jeudi 21 janvier, plusieurs centaines de travailleurs de la santé et du secteur sanitaire et social, public ou privé, ont manifesté au départ de St Cyprien pour réclamer des moyens pour la santé et l'égalité de traitement pour tous. En effet les salariés du secteur médico-social, ainsi que ceux des EHPAD privés n'ont pas touché les primes et augmentations obtenues par la majorité des hospitaliers.

Prétextant les soldes en centre-ville, pourtant peu fréquentées, la préfecture a bloqué l'accès au Pont-Neuf, à grand renfort de fourgons de CRS, interdisant de fait la manifestation.

Ce qui n'a pas empêché les manifestants de clamer leurs revendications et de déployer leurs banderoles sur les fourgons de la police.

Haute-Garonne

L'extrême droite en démonstration.

Brève
21/01/2021

Des membres du groupe d'extrême droite « Génération identitaire » étaient en patrouille le 19 janvier au col du Portillon (Haute Garonne) à la frontière franco-espagnole. Il s’agissait d’une opération quasi-militaire, avec gros 4x4 au logo de leur organisation et uniformes en doudounes bleues, pour réclamer entre autre chose la fermeture des frontières. Des activistes de la même organisation avaient organisé au col de l’Échelle dans les Alpes, en 2018, un blocage à la frontière dirigé contre les migrants.

Aujourd'hui cette extrême-droite xénophobe se limite à des démonstrations démagogiques, mais demain ils représenteront un véritable danger pour les travailleurs. Car ces partisans de l’ordre capitaliste n’hésiteront pas à s’en prendre, non seulement aux immigrés qui fuient la guerre ou la misère, mais aussi aux bourses du travail, aux piquets de grève, et finalement à tous les travailleurs, si la situation de crise persiste.

Les succès de l’extrême droite en Europe comme aux Etats Unis, et l’attitude de politiciens comme Macron, qui s’inclinent devant elle en traitant les migrants et ceux qui les aident comme des criminels, encouragent visiblement les militants de cette mouvance à se mettre en scène. De telles manifestations représentent un signal d’alerte pour les travailleurs.

Toulouse

L’éducation prioritaire sacrifiée

Brève
16/01/2021

Jeudi 14 janvier, des enseignants des écoles d’éducation prioritaire du grand Mirail étaient en grève pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail et, par conséquent, celles de leurs élèves.

Réunis à une cinquantaine en AG ils ont dressé un état des lieux accablant de la situation des écoles de ce secteur : suppression du temps de concertation, manque chronique de remplaçants d’enseignants, qui s’ajoute à celui d’ATSEM et d’agents techniques (plusieurs centaines de demi-journées de classe compromises depuis la rentrée) ; 23 postes manquants d’AESH (accompagnants des élèves en situation de handicap), manque de places dans les structures en charge de l’accueil des enfants ne parlant pas français ; diminution drastique des réseaux d’aide aux élèves en difficulté et de la médecine scolaire.

Rejoints sur la pause méridienne par leurs collègues non grévistes mais tout aussi révoltés, ils se sont rassemblés à une grosse centaine pour manifester leur colère aux cris de « le COVID a bon dos, c’est des moyens qu’il nous faut ! » ou encore « remplaçants REP+ supprimés, éducation prioritaire au rabais ». Très contents d’avoir ainsi manifesté leur ras le bol face à l’hypocrisie de ce gouvernement qui prétend se préoccuper des élèves des milieux défavorisés, ils se sont donné rendez-vous à la prochaine journée de grève nationale du 26 janvier.