Alès (Gard)

SCHNEIDER : en grève pour les salaires

Brève
02/02/2022

Depuis le mardi 24 janvier, les travailleurs de l’usine Merlin Gerin à Alès (groupe Schneider Electric) qui fabrique du matériel électrique, sont en grève pour l’augmentation de leur salaire. Ils tiennent un piquet de grève depuis le début de leur mouvement. Les syndicats revendiquent une augmentation de 2,8 % et une prime de 500 €. La direction a proposé 1,9 % d’augmentation et fait le chantage : si les travailleurs n’acceptent pas son diktat, l’augmentation patronale redescendra à 1,2 %.

C’est une provocation quand on sait que le groupe Schneider est riche à milliards. En 2019, il avait réalisé 2,4 milliards d’euros de bénéfices, et encore 2,1 milliards en 2020. Les profits accumulés sur le dos des travailleurs de Schneider doivent servir à augmenter les salaires. La lutte entamée par les travailleurs peut contraindre les patrons de Schneider à reculer. Elle doit avoir le soutien de tous les travailleurs.

FOIX (Ariège)

Hôpital : les standardistes en grève

Brève
31/01/2022

Depuis le lundi 17 janvier les standardistes sont en grève.Leur charge de travail ne cesse d'augmenter. En plus des appels téléphoniques, ils ont repris le travail du standard de Lavelanet qui a fermé, ils doivent gérer les clés des salles, des véhicules, surveiller les alarmes, etc....trop c'est trop et les standardistes se sont mis en grève. Ils étaient nombreux à la manifestation du 27 janvier à Foix avec un tract pour informer sur leur mouvement.

Partout la situation des hôpitaux est sur la corde raide et là, elle a craquée....

Clinique Bonnefon d’Alès (30)

Les employés en grève pour des embauches

Brève
28/01/2022

Cette clinique, qui compte 168 salariés, fait partie du groupe ELSAN numéro deux français de la santé privée qui regroupe 137 hôpitaux et cliniques en France, et a réalisé quelques deux milliards d’euros de chiffres d’affaires en 2020, en pleine crise sanitaire. Du côté des soignants, les conditions de travail se sont dégradées et l’épuisement monte. La direction prend le prétexte de la crise sanitaire pour demander toujours plus d’efforts de la part des travailleurs. Les absents ne sont pas remplacés et le manque de personnel se fait cruellement sentir dans certains services. Sans parler des salaires qui sont loin de suivre la progression des bénéfices du groupe. Le personnel alerte la direction sur ces conditions intenables pour eux, et dangereuses pour les patients mais... « Les profits d'abord » !

Dans ce contexte, les syndicats FO et CGT ont porté à la direction, le 21 janvier dernier, une série de revendications dont des embauches, sans que celle-ci ne réagisse. Les soignants ont donc décidé d'appeler à une grève à partir du mercredi 26 Janvier. Une centaine de personnes, dont une quarantaine de salariés de Bonnefon, se sont retrouvées devant la clinique. Les pompiers d’Alès, en grève également, sont venus apporter leur soutien, ainsi que du personnel de l’hôpital, des cheminots et des salariés de Merlin Gerin.

Comme le soulignait une soignante lors des prises de parole sur le parvis de la clinique : « il s’agit de la première grève à la clinique Bonnefon ». Les travailleurs refusent de se laisser intimider, quatre d'entre eux se retrouvant également sanctionnés. Les soignants s'opposent à tous les reculs imposés par la direction, demandent la levée de toutes les sanctions et réclament de quoi soigner dignement les malades avec des moyens humains suffisants. Vive leur lutte !

 

Toulouse (31)

Colère dans la Santé et le Social

Brève
12/01/2022

Mardi 11 janvier, plusieurs milliers de travailleurs de la Santé et du médico-social ont manifesté pour les salaires et les embauches. Parmi eux, les oubliés du Ségur, qui n'ont pas touché les 183 € d'augmentation, étaient encore plus nombreux que le 7 décembre. Les grévistes de l'Hôpital des Enfants ont rejoint le cortège après un rassemblement devant leur service pour dénoncer le manque de lits et de personnel, les urgences saturées, les heures supplémentaires. Les soignantes de l'hôpital J. Ducuing,  en lutte pour leurs salaires, étaient également présentes. Cet hôpital de proximité, à but non lucratif, le seul en centre ville, vient de fermer son service de médecine interne, et les urgences sont régulièrement fermées la nuit par manque de personnel.

Les héros ne veulent pas être pris pour des blaireaux !

Toulouse Métropole

Quand les premiers de corvée s'arrêtent, ça se voit !

Brève
06/01/2022

le dépôt du Mirail bloqué

Depuis le 16 décembre, les éboueurs de Toulouse Métropole ont entamé une grève de la collecte des déchets. Ils réclament 34 jours de congé au titre de la pénibilité de leur travail. En effet, avec l'entrée en vigueur de la loi de modernisation de la fonction publique et la fin du "fini-parti" qui permettait des journées de travail plus courtes, ils ont perdu l'équivalent de 67 jours de congé.

Depuis 3 semaines les poubelles s'amoncellent et débordent dans le centre-ville et les quartiers, les élus de Toulouse Métropole, présidée par le maire de droite de Toulouse, jouant les abonnés absents, pour finalement proposer 9 jours de compensation. Aussi jeudi 6 janvier, les grévistes ont décidé de durcir le mouvement en bloquant 3 dépôts et appelant les 3 autres à les rejoindre. Le temps de travail doit diminuer, et c’est le salaire qui doit augmenter !