Municipalité de Marseille.

Printemps marseillais : tout ça pour ça

Brève
09/02/2021

les "Tatas" en manifestation devant la mairie.

 Au lieu d'embaucher les employés qui manquent cruellement dans les écoles , le"Printemps marseillais" dirigé par un socialiste a réussi à faire voter un article limitant le droit de grève des employés des écoles, les" Tatas".

En effet les syndicats CFTC-CFE-CGC et FO ont accepté que les employés des écoles, les ATSEM, soient obligés de se déclarer en grève 48 heures à l'avance. De plus elles ne pourront donc plus mener des mouvements de grève d’une heure seulement, mais devront déclarer une journée entière à chaque fois.

Auparavant, pour ne pas écorner un maigre salaire les Tatas ne se mettaient en grève qu'au moment des repas, bloquant ainsi leur bon déroulement.

Leur principale revendication soutenue par la CGT et la FSU est l'embauche.

Et pendant que la droite et l'extrême droite soutenaient des deux mains le maire socialiste, les adjoints du parti communiste se sont, juste abstenus. Seules deux conseillères du parti communiste ont voté contre ainsi qu'une écologiste.

C'était bien la peine d'être élus pour en arriver là !

Derichebourg - Marseille

Que vaut la parole d'un directeur ?

Brève
11/01/2021

Les éboueurs devant le siège, au froid !

À la suite de la grève des employés de Derichebourg un des directeurs s'est lamenté devant la presse :"C’est au moins un million d’euros de pertes nettes". Mais que n'a-t-il satisfait les revendications des grévistes et conserver ce million d'Euros ?

S'imagine-t-il que les éboueurs se mettent en grève par plaisir pour faire la grasse matinée ?

Pourtant, il les a bien vu devant les dépôts. Et lorsqu' il rajoute "Il n’y aura sans doute pas de participation versée aux 221 salariés dans les trois prochaines années", qu'il ne vienne pas pleurnicher devant la presse lorsque les employés l'exigeront.

Marseille

Les éboueurs ne se laissent pas faire.

Brève
27/12/2020

Les éboueurs de Derichebourg refusent de se laisser écraser !

Depuis le jeudi 17 décembre, dans les 2ème, 15ème et 16ème arrondissements de Marseille, les deux cents vingt travailleurs ouvriers comme agents de maîtrise de Derichebourg se sont mis en grève, ils ont bloqué le centre : "On a trop de pression, la boule au ventre quand on va travailler. Ce n'est pas un directeur mais un dictateur " "Des intérimaires travaillent depuis dix ans ici, ils se font insulter et virer, ce n'est pas normal".

Ils en ont assez des vestiaires et douches dans un état lamentable, des pannes fréquentes des camions, des sanctions disproportionnées, du comportement dictatorial de la direction.

De son côté, mercredi 23, La Métropole qui est le donneur d'ordre demandait au Préfet "la réquisition de la société Derichebourg" et demandait l'intervention des "forces de police pour en libérer l'accès". Samedi, des camions-bennes réquisitionnés commençaient le ramassage des ordures, escortés par des patrouilles de police. Mais, convaincus par des grévistes, les conducteurs interrompaient leur tournée.

Et oui, ces travailleurs de première ligne face à la Covid et aux ordures ne se laissent pas faire et ils ont bien raison !

Martigues-Lavera

La Poste nous fait marcher

Brève
15/12/2020

Circulez, pas de colis, pas de recomandé !

Récupérer son colis ou un recommandé sur le bureau de Poste de Martigues-Lavera est désormais impossible. Pour recueillir son bien désormais, il faudrait faire plusieurs Km afin de rejoindre le bureau de Poste de Jonquières.

Ce quartier de Lavera compte une population ouvrière importante avec en plus tous les retraités de la métallurgie, du pétrole, de la chimie. La direction de la Poste sabre dans le vif en supprimant unilatéralement un certain nombre de service de proximité essentiel pour la population.

Le président de la Poste, Wahl, quant à lui chante les louanges de "son" entreprise en pérorant :«en 2020 La Poste a distribué 1 million de repas...». Mais dans le même temps, des bureaux sont fermés un peu partout, des milliers d’emplois sont supprimés tous les ans...Et certains postiers travaillent dans des conditions de plus en plus insupportables.

École de l'Estaque

Parents d'élève, Tatas, même combat

Brève
13/12/2020

Le soutien aux Tatas, les employés des écoles marseillaises.

Les parents d'élève de l'école de l'Estaque-plage ont affiché la banderole suivante : "Sans Tata c'est la cata, des embauches dans les écoles".

Il manque des agents des écoles. Lorsque les Tatas, pour protester contre cette pénurie de personnel, se mettaient en grève à l'heure du repas, une heure leur était retirée.

Désormais une nouvelle législation entraînerait, pour le moindre arrêt de travail la suppression d'une journée et la nécessité d'annoncer la grève 48h avant . Le progrès à l'envers, en somme.

Les intérêts des parents et du personnel sont les mêmes : il faut que les Tatas soient plus nombreuses pour s'occuper correctement des enfants. Des embauches c'est une nécessité absolue !