Marseille : Les postiers des docks en colère

Brève
04/06/2021

Devant les Docks, les postiers en grève.

Mercredi 2 juin, à midi, les postiers des Docks ont manifesté à une bonne soixante devant le centre.

Quelques jours avant, ils avaient exercé un droit de retrait après le décès d’un chef d’équipe très apprécié, victime d’un AVC. Ils dénoncent des conditions de travail exécrables, qui poussent les travailleurs à bout, et la direction qui laisse pourrir la situation.

La manifestation devant le centre a bien montré que les travailleurs n’étaient pas décidés à laisser passer. Ils ont multiplié les assemblées générales et se sont mis en grève.

Ils en ont assez d’un encadrement sans arrêt sur leur dos, d’une direction qui leur impose des réorganisations permanentes, qui refuse d’embaucher alors qu’il y a 32 postes vacants tout en maintenant des collègues en contrats précaires au lieu de les embaucher.

Marseille

Exploitation à outrance des travailleurs agricoles

Brève
21/05/2021

L'affiche d'une association de défense des travailleurs détachés.

À Marseille s'est ouvert le procès de la société d'intérim "Terra fecundis" qui fournit des travailleurs détachés venus souvent d'Amérique du sud, aux agriculteurs de la région, en particulier les propriétaires d'immenses vergers et de batteries de serres.

Au cours de ce procès les conditions de travail sont mises en lumière. Travail dans les champs et les serres de 7h du matin à 18h, conditions d'hébergements scandaleuses, non payement des heures supplémentaires. Ces travailleurs n'ont pas d'autre choix que d'accepter des conditions de travail déplorables.

Comme le déclarait un des ouvriers au tribunal : "...mes heures supplémentaires ne sont pas payées, mais au moins j'ai un travail et j'arrive à subvenir aux besoins de ma famille ...". Si l'entreprise "Terra Fecundis" est le pourvoyeur de travailleurs, les principaux bénéficiaires de ce travail mal ou peu payé sont les grands propriétaires agricoles de la région. Ce sont eux qui fixent les horaires de travail, eux qui payent mal ou peu, eux qui assurent les mauvaises conditions d'hébergements et eux qui profitent largement de ce travail.

Dans ce procès, ce sont ces riches propriétaires qui sont les grands absents !

Marseille

Les postiers manifestent à Marseille

Brève
21/05/2021

Ils étaient nombreux en grève ce mardi 18 mai à l’appel des syndicats, et une manifestation devant Colbert a regroupé environ 200 postiers venus de Vitrolles, Istres, Martigues, de plusieurs bureaux de Marseille et du centre financier.

La colère est d’autant plus vive que les salaires sont au niveau du smic pour les facteurs et ces salaires n'ont pas été revalorisés depuis des années.

Les manifestants dénoncent les réorganisations continuelles qui augmentent la charge de travail et suppriment des tournées, bien conscients que cela fait autant de travail en plus pour chacun alors qu’il y a tant de chômeurs.

Au centre financier, les effectifs ont fondu en vingt ans, passant de 1700 à prés de 600, et les employées qui restent ne veulent pas s'épuiser en travaillant parfois jusqu’à 20 h. Les fermetures de certains services se succèdent dans tous les Centres depuis plusieurs années. Révoltés par le turn-over permanent des CDD et des intérimaires, les employés demandent leur embauche.

Marseille

8 mai 1945, quelle libération ?

Brève
09/05/2021

Plaque de la Légion Étrangère rappelant la répression contre la population dans les gorges du Chabet el Akra

Martine Vassal, membre des Républicains (LR), présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône ainsi que présidente de la métropole d'Aix-Marseille-Provence s'est plainte de l'absence du Maire de Marseille à la cérémonie de la commémoration du 8 mai 1945.

La présidente de la Métropole fait silence sur la terrible répression qui a suivi la manifestation du 8 mai 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata contre ceux qui étaient appelés les "indigènes".

Les massacres organisés par l'armée française, les troupes de la gendarmerie, la Légion Étrangère, les tirailleurs d'Afrique noire qui se livrèrent à de terribles lynchages aidés et encouragés en cela par les milices de petits blancs.

Cela sous un gouvernement où ministres communistes et socialistes voisinaient aimablement avec De Gaulle, la droite...

Alger

Grève et manifestations des pompiers en Algérie.

Brève
09/05/2021

Manifestation des pompiers à Alger

 

Dimanche 2 mai, à Alger plusieurs centaines d'agents de la Protection civile, pompiers pour la plupart, avaient défilé en uniforme non loin du siège de la présidence algérienne à El Mouradia et le siège de leur direction générale.

Ils réclamaient la libération d'un des leurs, arrêté sans explication.

La marche a été violemment réprimée par la police. Des rassemblements ont eu lieu devant les unités principales de la protection civile, au cours desquelles des revendications ont été avancées.

En effet, le salaire de base d'un pompier n'est que de 15 000 dinars alors que le salaire national minimum garanti est de 20 000 dinars (un peu plus de 125 euros). Et cela alors que les produits de base manquent ce qui entraîne une flambée des prix considérable. En outre, alors que la durée légale du travail hebdomadaire est de 40 heures, les soldats du feu disent travailler beaucoup plus, voire le double, c'est-à-dire 80 heures par semaine. Les pompiers revendiquent aussi le renouvellement de leurs équipements et la réhabilitation de leur lieu de travail.

Le ministère algérien de l'Intérieur a annoncé lundi 3 mai suspendre et poursuivre en justice les manifestants :"Ces 230 agents (de la Protection civile) sont suspendus dans un premier temps, puis, dans un deuxième temps, ils seront poursuivis en justice pour avoir enfreint la loi." Ils sont accusés d'avoir enfreint le "statut particulier des fonctionnaires appartenant aux corps spécifiques de la Protection civile". Les sapeurs-pompiers, comme les policiers, n'ont pas le droit de grève ni celui de manifester.

Le ministère de l'Intérieur dénonce de son côté "une trahison des devoirs et responsabilités dans le but de déstabiliser et de discréditer ce corps de métier". Il enjoint les agents de la Protection civile, qui font partie des corps constitués, à ne pas suivre les appels "qui visent à déstabiliser cette institution".

Et pourtant ce n'est ni par plaisir ni par traitrise que ces travailleurs manifestent et se mettent en grève pour améliorer leurs conditions de travail. Ils ont, comme partout mille fois raison de se battre.