Marseille Provence

La rue, comme logement

Brève
06/02/2012

Le grand froid s'abat sur la région, alors que des familles entières sont à la rue et n'ont pas de toit. Les autorités ont ouvert des gymnases pour permettre à ces familles d'avoir au moins un toit provisoirement.

Il y a plusieurs milliers de places d'hébergement d'urgence occupées par des gens qui n'ont plus de chez soi. Heureusement cela permet, on l'espère, de sauver du froid quelques milliers de personnes. Mais cela ne résout pas le problème des mal logés ou pas du tout logés.

À Marseille, il existe des logements vides et d'immense espaces de bureaux inoccupés, appartenant à des grands groupes comme ATEMI, ANF, ou autre requins de l'immobilier, autour de la rue de la République, par exemple, qui veulent louer très cher leurs biens.

Qu'est-ce qui empêche les autorités, le préfet, le maire d'en réquisitionner une partie, même temporairement, de verser un loyer raisonnable et cela afin de donner un toit à ceux qui n'ont que la rue comme logement ?

Rien ni personne, si ce n'est la défense de la propriété privée qui est le socle de cette société. Et vouloir changer cela, vouloir donner un toit à ceux qui n'en ont pas, nécessite de se battre contre cette société et tout son ordre social.

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